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du bulletin SISTech : décembre 2005
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Bulletin
du 16 décembre 2005
Bulletin du 2 décembre 2005
Bulletin
du 16 décembre 2005
Version PDF
1. Une rétrospective de l’année 2005 de SISTech
2. Sommet mondial sur la société de l'information
– Tunis
3. Une année chargée pour les gouvernements en ligne
du monde : Bilan du bulletin e-Veille 2004-2005
1.
Une rétrospective de l’année 2005 de SISTech -
Pour ce dernier bulletin de l’année 2005, le CEFRIO a choisi de
répéter l’expérience de l’an dernier et de
vous offrir gracieusement une publication électronique qui recense l’ensemble
des 54 nouvelles relatives à l’actualité des TI publiées
dans le bulletin SISTech au cours de la dernière année.
Vous y retrouverez
ainsi tous les articles publiés en 2005, classés selon les six
grands thèmes de recherche du CEFRIO, soit : (1) affaires électroniques,
(2) éducation/formation, (3) gestion du savoir, (4) santé et services
sociaux, (5) services gouvernementaux et (6) utilisation d’Internet. Une
dernière section intitulée « Autres thématiques »
complète le tout en intégrant les nouvelles qui ne pouvaient être
catégorisées selon l’un ou l’autre des thèmes.
Veuillez enfin
noter que le bulletin SISTech fera relâche pendant la période des
fêtes. Nous vous retrouverons donc avec plaisir le 20 janvier 2006!
Bonne lecture et
heureux temps des fêtes!
L’équipe du bulletin SISTech
RétrospecTIve
SISTech 2005
2.
Sommet mondial sur la société de l'information – Tunis -
En novembre dernier, le ministre délégué au Gouvernement
en ligne, Henri-François Gautrin, participait au sein
de la délégation canadienne, à la seconde phase du Sommet
mondial sur la société de l'information tenu à Tunis et
organisé par les Nations Unies. Le ministre Gautrin y était accompagné
de représentants de groupes communautaires, d'universités et de
ministères qui ont profité de l’occasion pour partager leur
savoir avec les membres de la communauté internationale. Michel
Audet, directeur scientifique, CEFRIO et directeur de l’Institut
Technologies de l’information et Sociétés, Université
Laval était du nombre pour y présenter le projet du CEFRIO École
éloignée en réseau.
Pour en savoir
plus sur cet événement, le CEFRIO vous invite à lire l’article
Sommet mondial sur la société de l'information : Le Québec
n'a rien à envier aux leaders mondiaux que Michel Audet a proposé
au quotidien Le Soleil dès son retour ainsi que le communiqué
de presse émis par le gouvernement du Québec.
Le Québec
et le Sommet mondial sur la société de l’information
Plus de 20 000
personnes ont participé dans la semaine du 14 novembre au Sommet mondial
sur la société de l’information (SMSI), cette grande messe
«onusienne» s’est tenue en Tunisie dans un contexte géopolitique
fortement critiqué. Certains incidents reliés à l’affirmation
de la liberté de la presse et au respect des droits de l’Homme
ont été rapportés avec raison par la presse internationale.
Malheureusement, ces reportages ont semblé occulter les retombées
de cet événement unique au monde, événement foisonnant
et stimulant en termes de partage de connaissances et de collaboration internationale.
Le Canada et le Québec y ont d’ailleurs fait bonne figure en présentant
des projets illustrant l’expertise de chacun des niveaux de gouvernement
ainsi que de la société civile.
Les participants au Sommet ont pu assister à de multiples sessions parallèles
(plus de 300 colloques, tables rondes, séminaires, etc.) et visiter une
immense foire regroupant 328 exposants. De ce nombre, près de 70 pays
avaient une vitrine afin de promouvoir leurs meilleures pratiques en matière
d’appropriation des technologies de l’information dans toutes les
sphères de la société. De plus, une multitude d’organismes
internationaux (UNESCO, Agence de la francophonie, Union internationale des
télécommunications, etc.) ont exposé leurs stratégies
visant à accélérer la collaboration internationale sur
les enjeux de la société de l’information.
Les retombées
officielles
Sur le plan officiel,
ce sommet a accouché de l’«Engagement de Tunis» et
de l’«Agenda de Tunis». La première de ces deux pièces
maîtresses réaffirme la volonté et la détermination
de tous les pays de la terre à édifier une société
de l’information à dimension humaine, inclusive et privilégiant
le développement conformément aux buts et aux principes de la
Charte des Nations Unies, au droit international, au multilatéralisme
et à la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La
deuxième pièce maîtresse, l’«Agenda de Tunis
», est le fruit d’une concertation mondiale sur 122 points répartis
autour de trois thèmes majeurs à savoir les mécanismes
de financement pour répondre aux défis des TIC pour le développement,
la gouvernance d’Internet et la stratégie de mise en œuvre.
Sur le plan moins officiel, l’impression qui se dégage de cet événement
est la convergence des énergies autour de quatre enjeux clés :
la lutte à la fracture numérique, l’éducation, la
convergence des pratiques exemplaires de gouvernement en ligne et la collaboration
internationale. Un grand absent toutefois, le monde de la santé. Sans
doute que les réseaux internationaux associés à l’utilisation
des TI en santé mènent leur barque en parallèle.
Les retombées
pour le Québec
Le SMSI a permis
aux divers pays et niveaux de gouvernement de se comparer dans leur marche vers
un monde meilleur. À ce chapitre, le Québec n’a rien à
envier aux leaders mondiaux. Cependant, les leçons qui émergent
de cette grande messe «onusienne» nous permettent de cibler les
pistes d’amélioration suivantes :
La fracture
numérique existe au Québec
En matière de fracture numérique, il est temps pour le Québec
de mieux connaître l’état de situation des 40 % de la population
qui n’utilise pas Internet et qui potentiellement, est appelée
à vivre une forme d’exclusion. À l’instar des pourparlers
de Tunis, une attention particulière doit être accordée
aux personnes vieillissantes, aux femmes, aux défavorisés, aux
autochtones et aux handicapés. La mise en place de Service Canada et
de Services Québec est d’ailleurs une excellente fenêtre
d’opportunité pour prendre position face aux dangers d’exclusion
de certains segments de population.
Le «elearning»
traditionnel : out
En matière d’éducation, le Sommet a souligné l’importance
d’innover dans les pratiques pédagogiques, les contenus éducatifs
et les systèmes d’éducation afin de tirer profit de l’immense
potentiel des technologies, ce qui signifie d’aller bien au-delà
du «elearning» traditionnel. Ce recentrage de l’usage des
TI en éducation est déjà amorcé au Québec
comme en témoignent les nombreuses initiatives d’ici qui ont été
présentées à Tunis. Parmi celles-ci mentionnons les projets
d’École éloignée en
réseau du ministère de l’Éducation du Québec
et du CEFRIO, de Campus virtuel en santé,
de Bibliothèque virtuelle du patrimoine
documentaire et d’Érudit.
La plupart de ces réalisations sont le résultat d’une collaboration
étroite entre le monde universitaire, la société civile,
des ministères ou organismes et le Fonds de la société
de l’information. Malgré sa taille sur l’échiquier
international et la rareté de ressources financières, le Québec
regorge d’innovateurs à la fois dans les milieux : scolaire, de
la consultation et de la recherche. Cette force d’innovation gagnerait
à être mieux promue dans la francophonie et dans le monde en général.
Le gouvernement
et la société de l’information
Il n’y a pas de gouvernement en ligne sans «gouvernement»
et sans une vision partagée de la société de l’information.
En ce sens, la société de l’information est une réalité
inclusive et c’est ce concept qui doit englober l’administration
électronique, la cyberdémocratie et la cyberéducation.
Les grands chantiers de modernisation de l’État (gouvernement en
ligne, Services Québec, Centre des services partagés, etc.) ne
doivent pas se réaliser au détriment de la stimulation des innovations
en matière d’appropriation des technologies de l’information
dans les domaines de l’éducation, des collectivités locales,
du développement économique, de la vie démocratique, etc.
L’ensemble des organismes publics associés au développement
économique et social du Québec doivent mieux articuler leurs stratégies
et leurs moyens afin de renforcer l’axe de la société de
l’information, pas seulement l’axe du gouvernement en ligne. Plus
que jamais le rôle de l’«État stratège»
prend tout son sens ici. Le Sommet de Tunis a également permis de prendre
conscience d’une meilleure collaboration avec le palier fédéral
et les autres provinces. Mais cette chanson a déjà été
entendue plus d’une fois.
La collaboration
internationale
L’expertise que le Québec a développée autour de
la société de l’information revêt un potentiel important
d’exportation. Des gens d’affaires du Québec ont d’ailleurs
annoncé à Tunis que l’expertise québécoise
sera mise à profit au cours des prochaines années afin d’améliorer
de façon substantielle les infrastructures à large bande dans
l’ensemble des pays arabes. Le Québec a également été
invité à participer activement à la mise sur pied d’un
réseau de la francophonie visant à échanger sur les meilleures
pratiques en matière de gouvernement en ligne.
De nombreux représentants de pays en voie de développement ont
interpellé les Québécois et les Canadiens afin de leur
réitérer l’état d’urgence de la collaboration
internationale dans la poursuite du rêve de l’ONU qui est de connecter
l’ensemble de la planète d’ici 2015. Outre la construction
et la mise à niveau d’infrastructures, des besoins immenses se
profilent en matière de collectivités locales, de gouvernement
en ligne, d’informatisation des PME, de santé et d’éducation.
Être un leader
mondial dans la société de l’information, voilà un
projet rassembleur pour les forces vives du Québec qui œuvrent dans
le monde des technologies de l’information. Ce projet de société
est l’affaire de tous (société civile, entreprises, universités,
gouvernements) mais demande spécifiquement à l’État
québécois de réamorcer la pompe et de réactualiser
la politique de l’autoroute de l’information¹ avec une stratégie
plus volontaire et plus intégrée. C’est à la fois
un enjeu «politique» et un enjeu «de politiques».
Rédacteur : Michel Audet²
Directeur, Institut technologies de l’information et sociétés,
Université Laval
Directeur scientifique, CEFRIO
Notes :
¹La politique de l’Autoroute de l’information date de 1998
(sous Lucien Bouchard). Au cours des sept dernières années, il
y a eu une concentration graduelle des énergies autour du gouvernement
en ligne, au détriment des autres sphères de la société
(développement économique, capacités des PME, éducation,
monde municipal, culture et langue, etc.)
²Michel Audet a participé au Sommet mondial sur la société
de l’information à titre de représentant de la société
civile dans la délégation de la Commission canadienne de l’UNESCO.
3.
Une année chargée pour les gouvernements en ligne du monde : Bilan
du bulletin e-Veille 2004-2005 -
Entre les mois de septembre 2004 et d’août 2005, maints études,
articles et conférences ont été publiés sur le sujet
de l’heure : la transformation des administrations publiques par les technologies
de l’information. Le bulletin e-Veille* s’est intéressé
à divers sujets, de la mise en place de services publics en ligne, à
la gouvernance, en passant par la sécurité informatique, les logiciels
libres, l’authentification numérique, etc.
Le bilan e-Veille
2004-2005 vise à rassembler, en un seul document, les principales
idées véhiculées, les cas exemplaires et les études
majeures qui ont marqué la dernière année. Cette récapitulation
permet également de dresser le portrait de l’avancement de la réflexion
et des réalisations en gouvernement électronique dans le monde.
Enfin, cette synthèse permet de dégager les principaux défis
actuels et à venir pour effectuer le passage à l’ère
électronique.
Le rapport se divise
en trois grands thèmes :
1. Gouvernement
électronique : portrait global et défis
2. Survol de l’évolution des prestations de services en ligne et
de la cyberdémocratie
3. Informatisation de l’administration publique, sécurité
informatique et nouvelles tendances en TI
Bonne lecture et
heureux temps des fêtes!
Bilan
e-Veille 2004-2005 (PDF, 202 k).
* Le bulletin
e-Veille est réalisé par le ministère des
Services gouvernementaux en collaboration avec l’équipe des enquêtes
et de la veille stratégique du CEFRIO.
Bulletin du 2 décembre 2005
Version PDF
1. Fini le temps où les chèques faisaient la navette
entre les institutions financières : l’imagerie s’en vient!
2. L’identification par radiofréquence,
la voie du futur pour les entreprises?
3. La place de la consultation en ligne au Canada
1. Fini le temps où les
chèques faisaient la navette entre les institutions financières
: l’imagerie s’en vient! - Au Canada, à chaque
jour ouvrable, environ cinq millions de chèques papier voyagent entre
les différentes institutions financières. Depuis plus d’un
siècle, le cadre d’acheminement au Canada n’a pas changé
: il repose sur le transport aérien et au sol et est à la merci
des conditions climatiques et des incidents aéroportuaires. Mais ce temps
sera bientôt révolu. L’Association canadienne des paiements
(ACP) vise à faire adopter une nouvelle technique de compensation, soit
le processus d’échange qui assure le transfert de fonds entre institutions
financières. Cette nouvelle initiative, nommée « non-circulation
et présentation électronique des chèques » sera basée
sur l’imagerie des chèques et devrait être mise en place
au début de 2007 pour être en vigueur à l’échelle
nationale d’ici la fin de 2008.
La méthode
de traitement traditionnelle
Après qu’une
personne ait déposé un chèque dans une institution financière
ou à un guichet automatique, le chèque commence un long voyage
qui peut s’échelonner sur plusieurs jours. Quotidiennement, l’institution
financière rassemble l’ensemble des chèques reçus
et les achemine par messagerie vers son centre de traitement régional.
Le centre effectue le codage magnétique des montants, trie les chèques
selon les centres de traitement de l’institution financière où
se trouve le compte de l’émetteur et les expédie vers cet
endroit. Là-bas, certaines vérifications sont faites puis les
chèques sont, une fois de plus, triés et envoyés vers la
succursale qui détient le compte. C’est dans cet établissement
que la transaction se produit. Par contre, si un chèque ne peut être
honoré, le parcours inverse s’enclenche.
Le traitement
par l’imagerie
Les chèques
seront traités autrement une fois que le processus d’imagerie sera
instauré au Canada. Dans un premier temps, les chèques seront
toujours envoyés au centre de traitement des institutions financières.
À cet endroit, le montant du chèque, les données de sa
ligne de code numérique et une image recto verso du chèque seront
saisis. Le centre n’aura alors qu’à transmettre aux institutions
financières les données amassées et les fichiers d’images
réduisant ainsi le délai de transit. Puis, les chèques
papier pourront être détruits.
Les avantages
sont nombreux
Les avantages de
l’imagerie des chèques sont nombreux autant à l’interne
que pour les clients. La méthode sera plus efficiente, les périodes
d’attente seront réduites et le processus ne sera plus à
la merci des transporteurs.
Pour les institutions
financières, la numérisation réduira l’espace d’entreposage
des chèques et limitera les risques d’en perdre la trace. La rapidité
de la conciliation des comptes permettra aussi de découvrir les fraudes
plus rapidement. Les institutions pourront également offrir de nouveaux
services à leur clientèle:
• relevés
d’images reproduisant les chèques tirés,
• accès en direct aux images par un service bancaire électronique,
• images sur CD-ROM pour les clients qui émettent beaucoup de chèques.
L’accès
aux images sera en tout temps plus rapide qu’avec la méthode traditionnelle
et les archives électroniques permettront d’effectuer plus rapidement
les recherches de chèques et les reconstitutions de relevés.
Pour combattre la fraude, les institutions pourront développer différentes
méthodes de contrôle tels l’utilisation de logiciels pour
déceler les fausses signatures et l’envoi de l’image à
l’émetteur pour confirmer qu’il a bien émis le chèque.
Quelques
inconvénients
Certaines personnes
voient tout de même certains inconvénients entourant l’instauration
de la numérisation des chèques. Ceux-ci sont principalement reliés
à la sécurité, notamment la possibilité de pirater
les ordinateurs et de visualiser des images confidentielles et la perte des
bandes de sauvegarde qui contiendront de grandes quantités de données
financières. Pourtant, selon Roger Dowdall, vice-président, Communications
et Éducation de l’ACP, les besoins en sécurité pour
l’imagerie des chèques sont similaires à ceux instaurés
pour les autres services bancaires en ligne. Enfin, d’autres personnes
évoquent qu’il sera plus difficile d’examiner les documents
suspects comme ça se fait présentement par l’analyse du
papier ou de l’encre et au niveau judiciaire, l’imagerie des chèques
pourrait entrainer une perte de renseignements servant à prouver les
actes condamnables.
L’imagerie
des chèques est déjà utilisée
Les États-Unis
ont déjà commencé à utiliser l’imagerie des
chèques dans le système de compensation et une loi sur le sujet
a été adoptée en octobre 2003, Check Clearing for the 21st
Century Act. Les événements du 11 septembre 2001 ont déclenché
son développement puisqu’à ce moment la moitié du
système de paiement a été paralysée en raison de
l’arrêt des vols aériens. Singapour, l’Espagne, Hong
Kong, l’Australie et le Royaume-Uni utilisent également la saisie
électronique des chèques.
Au Canada, les
coopératives de crédit du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta
et de la Colombie-Britannique emploient déjà l’imagerie
des chèques, mais uniquement après leur traitement et leur échange
par le système. Les images sont donc fournies aux clients dans leurs
relevés ou par services bancaires électroniques et ces derniers
semblent réagir positivement à cette nouvelle méthode.
Quotidiennement, entre 9000 et 10 000 visiteurs consultent les archives d’images
sur Internet.
L’arrivée
éventuelle de l’imagerie des chèques nécessite toutefois
quelques adaptations. Pour maximiser la qualité de l’image, tous
les chèques, autant personnels que ceux d’entreprises, devront
être conformes pour décembre 2006 aux normes de conception et de
spécialisation de l’ACP. Aussi, pour faciliter la mise en place
de la numérisation, l’ACP travaille actuellement à faire
modifier la loi actuelle, Loi sur les lettres de change, pour l’adapter
aux nouvelles technologies. Enfin, selon Jim Kopperson, directeur financier
auprès de RDM Corporation à Waterloo, Ontario, le nouveau système
canadien est un bon départ, mais les États-Unis ont encore plusieurs
longueurs d’avance.
Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes
et Veille stratégique, CEFRIO
Sources:
Association canadienne des paiements (2005). L’imagerie
des chèques au Canada, Un changement dont le temps est venu [En ligne],
Ottawa, 9p. (Page consultée le 1er déc. 2005)
Vermond, Kira (2005).
« La
numérisation à l’ordre du jour » [En ligne], CMA
Management, novembre, (Page consultée le 1er déc. 2005)
2. L’identification par
radiofréquence, la voie du futur pour les entreprises? - Gartner
croit que l’identification par radiofréquence (identification RF,
RFID en anglais) est inévitable. De plus, la firme prévoit qu’elle
transformera le paysage du monde des affaires d’une manière insoupçonnée.
Avec le temps, la réduction des coûts, l’amélioration
du rendement et le développement des normes inciteront un nombre toujours
grandissant d’entreprises à intégrer l’identification
RF dans leurs processus, changeant ainsi les façons de faire d’ici
les vingt prochaines années.
L’identification
par radiofréquence est une technologie de collecte de données
automatisée qui utilise les ondes radioélectriques pour le transfert
de données entre un lecteur et une étiquette RFID dans le but
de les identifier, de les localiser ou de les suivre.
Ainsi, l’identification
RF offre de nouvelles avenues aux entreprises en leur permettant de recueillir
des données qui, autrement, ne pourraient être mises au jour. Elle
recèle également un fort potentiel de développement et
de marketing pouvant se traduire en avantages compétitifs. Cependant,
Gartner insiste pour affirmer que l’identification RF ne remplacera entièrement
pas la codification à barres. En fait, les deux méthodes coexisteront
pendant un certain temps. Les utilisateurs choisiront la technologie appropriée
à la situation. Par exemple, au cours des cinq à sept prochaines
années, les codes à barres demeureront un choix avantageux pour
la collecte liée aux processus hautement structurés comme les
entrepôts de données. Les étiquettes RFID, pour leur part,
sont davantage recommandées pour la collecte de données liée
à des processus non structurés ou à des éléments
mobiles comme le pistage d’articles dans un magasin de détail.
Contrairement à
la croyance populaire, les données RFID recueillies dans le cadre d’un
processus opérationnel ne peuvent pas être intégrées
dans une application transactionnelle existante. L’utilisation de l’identification
RF dans la gestion d’un processus requiert plutôt le développement
d’une nouvelle application d’affaires. Ainsi, l’implantation
d’une telle technologie ne se fait pas du jour au lendemain. Elle nécessite
une reconfiguration des processus et doit être considérée
comme un projet informatique à long terme. Néanmoins, Gartner
prédit que d’ici 2023, au moins une entreprise figurera au palmarès
Fortune 50 grâce à son utilisation concurrentielle de l’identification
RF (taux de probabilité 0.7).
Déjà,
des entreprises apprécient les avantages de l’identification RF.
Wal-Mart et Metro AG en sont deux exemples. Selon une récente étude
de la Computing Technology Industry Association et de Frost and Sullivan, plus
de la moitié des 500 entreprises nord-américaines interrogées
travaillent à un projet d’identification RF - soit au stade de
l’évaluation, du projet pilote, de la mise en œuvre ou de
l’utilisation - ou prévoient le faire d’ici les douze prochains
mois. Parmi les secteurs d’activité prévoyant adopter l’identification
RF d’ici la prochaine année, celui de l’automobile remporte
la palme avec un taux de 59 %! Il est suivi de près par les industries
des biens de consommation, du transport et de la logistique qui obtiennent 58
% chacune.
Enfin, chaque secteur
d’activité mettra sur pied ses propres applications spécialisées
d’identification RF afin de répondre à ses besoins particuliers.
Certaines applications connaîtront un succès, d’autres, un
échec. Bien que les industries pourront apprendre les unes des autres,
chacun des projets spécifiques contribuera au développement et
à l’avancement de son secteur d’activité.
Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
Computing Technology Industry Association, et Frost and Sullivan (2005). Automotive,
consumer goods and transportation industries leading RFID push, CompTIA study
reveals [Communiqué de presse, en ligne], 22 août. (Page consultée
le 2 déc. 2005)
Woods, Jeff (2005).
Positions 2005 : RFID is set to redefine industry processes, Stamford, Conn.,
Gartner, 19 oct., 14 p. (Research ; G00130292)
3.
La place de la consultation en ligne au Canada - Les citoyens
désirent de plus en plus être consultés sur les questions
sociales. La consultation en ligne répond à ce besoin, puisqu'elle
offre la possibilité de réagir sur des enjeux majeurs ou des propositions
de politiques. Tout en améliorant la communication entre l'administration
publique et les citoyens, de nouvelles idées jaillissent qui n'auraient
peut-être jamais vu le jour autrement. Quoique la consultation en ligne
ne soit pas encore très répandue, on peut tout de même répertorier
des expériences présentes ou passées à l'échelle
canadienne.
Au Gouvernement du Canada
Le Gouvernement du Canada, dans sa volonté de trouver des moyens novateurs
de consulter la population, a construit le guichet unique « Consultation
auprès des citoyens ». Le site présente une série
de consultations portant sur divers sujets et menées en continu ou sur
une période fixe. Le participant, une fois orienté vers le site
du ministère ou de l'organisme qui tient la consultation, peut, selon
le cas, remplir un formulaire en ligne ou envoyer ses commentaires par courriel,
par télécopieur ou par courrier. Cependant, les citoyens n'ont
pas de rétroaction directe sur leurs commentaires.
Dans les provinces canadiennes
Le gouvernement de l'Ontario possède également un portail, Forum
Ontario, où le citoyen peut émettre son opinion sur différents
thèmes. Par exemple, en 2004, des milliers d'Ontariens ont participé
à la consultation sur le budget. La même année, le ministère
des Affaires municipales et du logement y a lancé six consultations portant
sur l'aménagement du territoire, la protection des espaces verts et la
location des logements. Cette façon de sonder a permis de recueillir
et d'analyser l'information à moindre coût. Enfin, une consultation
sur la conservation des ressources est en cours et le citoyen est invité
à soumettre une idée en 150 mots. Les commentaires évalués
par un modérateur sont ensuite affichés.
Les Néo-Brunswickois ont également eu la possibilité de
se rassembler en ligne pour débattre les orientations futures de leur
province dans seize forums publics. Une conférence a ensuite clos l'activité
en juin 2005. Pour sa part, en 2004, la Commission sur la démocratie
législative, en plus du forum, posait une nouvelle question toutes les
deux semaines au sujet des réformes électorales, législatives
et démocratiques. Les gens étaient aussi invités à
communiquer leur opinion par courrier, par courriel ou en personne. Les commentaires
sur tous les sujets traités étaient affichés en ligne.
Du côté du Québec, en 2004, un débat s'était
amorcé sur Internet par l'intermédiaire d'un forum sur l'avenir
de l'enseignement collégial. Munies de documents de consultation, les
personnes ont pu s'informer et soumettre leur point de vue sous la forme de
commentaires, de textes ou de mémoires. Des règles claires définissaient
la longueur des textes, les sujets et les conditions de mise en ligne. Une section
permettait également de suivre l'évolution des débats.
Et dans les municipalités
La Ville de Winnipeg a également fait un pas pour promouvoir la consultation
en ligne. En 2003, elle a implanté un projet, New Deal Campaign, qui
avait pour objectif de favoriser la discussion et la présentation de
solutions concernant la réforme du système de taxation municipale.
Un outil hybride s'apparentant au courriel et au salon de clavardage a été
développé afin de permettre aux citoyens d'écrire au maire
et de voir la réponse apparaître dans un tableau Web mis à
jour chaque minute.
À Montréal, un projet pilote, découlant du projet de cybergouvernance
municipale e-Cité, a été mis en place dans l'arrondissement
du Plateau-Mont-Royal. Le conseil virtuel permet aux citoyens de participer
à des forums et de poser en ligne des questions au maire et aux conseillers.
La personne interrogée s'engage à y répondre lors de la
prochaine séance du conseil ou par écrit.
Dans les cas cités précédemment, mises à part quelques
fois où l'adresse de courriel était demandée, aucun mécanisme
d'identification n'était nécessaire pour soumettre une opinion.
Afin d'éviter les écarts susceptibles de survenir, il importerait
que les Administrations songent à des mesures d'authentification.
Pour en apprendre davantage sur les enjeux politiques ou sur les méthodes
d'identification utilisées dans d'autres pays, relativement à
la consultation en ligne, consultez le Guide
pour maîtriser les risques juridiques des cyberconsultations ou le
rapport Développer
la cyberdémocratie.
* Extrait d’un article de l’édition de novembre
2005 du bulletin e-Veille réalisé pour le ministère
des Services gouvernementaux. Consultez l’ensemble des articles du bulletin
pour en apprendre davantage sur différentes initiatives en gouvernement
électronique à travers le monde.
Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Direction
des enquêtes et de la veille stratégique, CEFRIO
Sources :
BENNETT, Peter. « Winnipeg
takes modern approach to the old issue of municipal tax reform »,
Technology in Government, mars 2004.
GOUVERNEMENT DE L'ONTARIO, Forum
Ontario, site Web.
GOUVERNEMENT DU CANADA, Consultation
auprès des citoyens, site Web.
GUGLIELMINETTI, Bruno. « Montréal : en route vers la cybergouvernance
», Le Devoir, 19 septembre 2005, p.B6.
MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION, DES LOISIRS ET DU SPORT. « Toute
la population est invitée à s'exprimer sur l'avenir de l'enseignement
collégial », 8 avril 2004.
PRÉVOST, Paul, Marie-Ève FORTIN, Mélanie LAGACÉ,
Karl LUSSIER, Bernard SÉVIGNY et Chakda YORN. Développer
la cyberdémocratie, Université de Sherbrooke, Groupe
de recherche sur la cyberdémocratie et les collectivités, juillet
2004, 445 p.
SERVICE NOUVEAU-BRUNSWICK. « New
e-democracy tool up and running », 30 janvier 2004.
SERVICE NOUVEAU-BRUNSWICK. « Online
discussion forum established », 17 juin 2004.
SIBLEY, Kathleen. « Ontario's
Ministry of Housing moves public consultations online », IT business.ca,
24 janvier 2005.
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