[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech
Archives du bulletin SISTech : décembre 2004
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]


Bulletin du 10 décembre 2004
Version pour imprimer en format PDF

Dans cette édition :

1. Le m-gouvernement ou Un pas plus loin dans l'informatisation des gouvernements
2. Comment les TI engendrent la productivité : résumé de la conférence d'Erik Brynjolfsson
3. Une rétrospective des années 2003 et 2004 de SISTech


1- Le m-gouvernement ou Un pas plus loin dans l'informatisation des gouvernements


On n’arrête pas le changement, et ce, d’autant plus lorsque l’on parle de TI. Les gouvernements n’y échappent pas. Alors que les travaux pour le passage au gouvernement électronique n’en sont qu’à leur début, voilà qu’un nouveau créneau fait son entrée : le m-gouvernement.

On entend par m-gouvernement la diffusion d’information et l’offre de service de l’État à ses employés, aux citoyens, aux entreprises et aux organismes à but non lucratif par le biais des technologies sans fil et portables telles que les assistants personnels numériques et les téléphones cellulaires. En un mot : En plus d’offrir des services sur le Web, les gouvernements devront bientôt se pencher sur l’opportunité de rejoindre les propriétaires de technologies mobiles et sans fil.

D’après un rapport publié par le IBM Center for The Business of Government et des chercheurs d’universités américaine et coréenne, le m-government révolutionnera la relation entre le citoyen et l’État ainsi que les processus de travail de son personnel. En effet, ces technologies offrent une panoplie de nouvelles opportunités. Les technologies sans fil s’avèrent de puissants outils pour répondre à des situations qui requièrent une réponse immédiate ainsi qu’une communication et une action coordonnées. Elles constituent un atout précieux surtout pour les actions menées sur le terrain nécessitant des données provenant d’un réseau central, ou encore pour la mise à jour de ces données après collecte d’information sur place.

Des gouvernements explorent actuellement le potentiel des technologies sans fil. À titre d’exemple, l’État de la Virginie aux États-Unis rend accessible sa page d’accueil et certains services d’information aux détenteurs de téléphone cellulaire et d’assistant numérique personnel. Des technologies sans fil, combinées à un système GPS, ont été également utilisées comme moyen de transmission d’information entre différents agents pour combattre un feu de forêt en Californie. Parmi les autres applications possibles des technologies sans fil, on compte notamment la gestion des urgences (la signalisation d’incendies, d’accidents de la route ou de catastrophes naturelles par des agents ou même par des citoyens), la gestion de la sécurité publique (la signalisation de crimes, l’identification de criminels en reliant, par exemple, les autos de police au bureau de police central) et la relation patient en santé (la possibilité pour les médecins d’avoir accès au dossier médical lors de visite au lit d’un patient ou la transmission de données sur un patient entre un ambulance et un hôpital).

Bien sûr, avant de passer aux technologies sans fil, les lacunes de ces technologies devront être éliminées ou, à tout le moins, contrôlées. Comme l’information circule à l’air libre plutôt qu’à l’abri dans le fil de cuivre ou la fibre optique, les communications sans fil restent encore très vulnérables aux intrusions frauduleuses et autres attaques informatiques. L’authentification représentera donc un défi important pour les gouvernements qui se lanceront dans l’adoption de ces technologies. L’interopérabilité entre les logiciels utilisés sur les appareils sans fil et les autres réseaux et systèmes d’information des gouvernements constitue également un enjeu majeur dans l’implantation de ces technologies.

Malgré les limites des technologies sans fil, il n’en demeure pas moins que les gouvernements devront bientôt répondre à la demande provenant des détenteurs de ce type d’appareil. De plus en plus de personnes utilisent ces technologies et un nombre grandissant d’entre eux se branchent sur Internet grâce à ces appareils. C’est, entre autres, ce que révèle une nouvelle analyse des résultats de l’étude The Face of The Web 2003, présentée en janvier 2004. Selon l’étude, le taux d’utilisation d’Internet par le biais de technologies sans fil aurait fait un bond de 145 % entre 2002 et 2003. Actuellement, 79 millions de personnes en feraient usage dans 13 pays étudiés. Malgré le fait qu’Internet sans fil n’en est qu’à ses balbutiements, le sondage montre que 134 millions de personnes ont déjà essayé ou utilisent actuellement Internet sans fil, représentant 40 % de la population internaute globale dans les pays sondés.

N.-B. : L’Office québécois de la langue française n’a pas encore attribué un équivalent français au terme « m-government ».

Rédactrice: Isabelle Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Ipsos-Insight. Wireless Internet access set to flourish, communiqué de presse, janvier 2004.
http://www.ipsos-na.com/news/pressrelease.cfm?id=2228

Jae Moon, M. IBM Center for The business of Government. From E-Government to M-Government? Emerging Practices in the Use of Mobile Technology by State Governments. George Bush School of Government and Public Service Texas A&M University and Department of Public Administration Korea University, novembre 2004, 39 pages.
http://www.businessofgovernment.org/pdfs/MoonReport2.pdf






2- Comment les TI engendrent la productivité : résumé de la conférence d'Erik Brynjolfsson

Dans le cadre du lancement de la troisième édition de sa revue PerspecTIves, le CEFRIO avait invité le réputé chercheur américain Erik Brynjolfsson à prononcer une conférence traitant de l'impact des technologies de l'information (TI) sur la productivité des entreprises. Pour les absents, voici un bref résumé des propos de ce chercheur de la MIT Sloan School of Management (1).

L’organisation numérique

C’est en analysant des données provenant de plus de 1 000 entreprises américaines qu’Erik Brynjolfsson a pu conclure qu’il existe une relation positive entre les investissements en technologies de l’information (TI) – c'est-à-dire le ratio dépenses en matériels et en logiciels par employé – et la productivité des entreprises.

Loin de clore le débat sur le sujet, les travaux du chercheur l’ont plutôt mené à un constat : des entreprises ayant investi des montants similaires en technologies (matériels et logiciels) n’ont pas vu leur productivité croître de la même façon. D’où provient cette différence ? En fait, les investissements technologiques ne constitueraient que la pointe de l’iceberg pour expliquer les gains de productivité. Selon Brynjolfsson, les réels catalyseurs de la productivité seraient en fait les investissements en actifs intangibles, caractéristiques de « l’organisation numérique » (Digital Organization). Ces actifs intangibles consistent essentiellement en un assemblage de différentes pratiques organisationnelles et de culture organisationnelle.

Les travaux de Brynjolfsson ont permis de dégager sept pratiques qui caractérisent les organisations numériques ou, en réalité, les firmes les plus productives :

  1. Passer des processus papier à l’ordinateur. Répertoire téléphonique, préparation et approbation des voyages, soumission des notes de frais pour signature et traitement, etc.
  2. Décentraliser les processus décisionnels. Quelles décisions ? Quelles tâches effectuer, comment les effectuer ? Quelle méthode utiliser ? Laissons aux individus les décisions où sont engagées la créativité, les connaissances, les relations interpersonnelles.
  3. Adopter une politique en matière de communication et de libre circulation de l’information. Favoriser l’ouverture et la circulation de l’information, horizontalement et verticalement.
  4. Offrir des incitatifs à la performance. Bonis (ou primes), récompenses, etc.
  5. Rester concentré sur les objectifs organisationnels et communiquer ceux qui sont essentiels. Revenir aux compétences de base (core competencies), laisser tomber les lignes de produits à profitabilité marginale, communiquer régulièrement les objectifs stratégiques afin de promouvoir la culture organisationnelle.
  6. N’engager que les meilleurs. La haute direction doit être impliquée dans l’embauche. Les critères de sélection doivent inclure l’adéquation des aptitudes personnelles des candidats avec la culture organisationnelle.
  7. Investir dans le capital humain. Embauche de candidats bien formés, formation continue (surtout en ligne).

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de firmes qui passent aux actes? Parce que cela est très exigeant. Pour recueillir le maximum de bénéfices, il faut mettre en place l’ensemble des sept pratiques. C’est leur complémentarité qui crée la synergie qui entraîne la valeur ajoutée.

Les deux font la paire
Si investir dans les TI sans transformer son organisation en organisation numérique n’entraîne pas de hausse de productivité, le contraire est aussi vrai. En étudiant la valeur des actions des 1 000 entreprises constituant sa base de données, Brynjolfsson arrive à la conclusion que l’un ne va pas sans l’autre, faute de quoi la performance boursière des entreprises, un indicateur de la productivité, ne s’améliore pas. En guise de conclusion, notons qu’il est à retenir que seules les firmes ayant investi, à la fois en technologies et en actifs intangibles, ont obtenu des résultats probants.

Pour tous ceux qui sont intéressés à en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la présentation d’Erik Brynjolfsson, disponible gratuitement sur le site du CEFRIO à l’adresse http://www.cefrio.qc.ca/pdf/BrynjolfssonCEFRIO_Montreal_2004-11.pdf

(1) Sincères remerciements à M. Louis Langelier, président de KLMNOP Canada inc., de nous avoir permis de reproduire partiellement ses « Notes d’allocution » rédigées pour les membres de l’Agora.


Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Brynjolfsson, Erik. The Digital Organisation. How IT Drives Productivity. [En ligne]. http://www.cefrio.qc.ca/pdf/BrynjolfssonCEFRIO_Montreal_2004-11.pdf (Page consultée le 7 décembre 2004).

Brynjolfsson, Erik. « The Digital Organization: Seven Practices of Highly Productive Firms », Center for eBusiness ResearchBrief, Vol.1, no.2, mai 2003, 3 p.

Brynjolfsson, Erik, « The IT Productivity Gap », Optimize magazine, Vol. 21, juillet 2003.



3- Une rétrospective des années 2003 et 2004 de SISTech

Pour ce dernier bulletin de l’année 2004, le CEFRIO a choisi d’innover et de vous offrir gracieusement une publication électronique qui recense l’ensemble des 155 nouvelles relatives à l’actualité des TI publiées dans le bulletin SISTech au cours des années 2003 et 2004.

Vous y retrouverez ainsi tous les articles rédigés par les membres de la Direction enquêtes et veille stratégique, classés selon les six grands thèmes de recherche du CEFRIO, soit : (1) affaires électroniques, (2) éducation/formation, (3) gestion du savoir, (4) santé et services sociaux, (5) services gouvernementaux et (6) utilisation d’Internet. Une dernière section intitulée « Autres thématiques », elle-même subdivisée en trois sous-sections (emploi et main-d’œuvre en TI; sécurité et protection des renseignements personnels; divers), complète le tout en intégrant les nouvelles qui ne pouvaient être catégorisées selon l’un ou l’autre des thèmes.

Veuillez enfin noter que le bulletin SISTech fera relâche pendant la période des fêtes. Nous vous retrouverons donc avec plaisir le 14 janvier 2005!

Bonne lecture et heureux temps des fêtes!


La Direction Enquêtes et Veille stratégique du CEFRIO



Rétrospective 2003-2004 (format PDF)

Vous éprouvez des difficultés lorsque vous cliquez sur les liens inclus dans ce document? Téléchargez le fichier et ouvrez-le à partir de votre ordinateur plutôt que de le consulter directement en ligne.


 


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)