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Bulletin du 12 novembre 2004
Bulletin du 26 novembre 2004


Bulletin du 12 novembre 2004
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Dans cette édition :

1. L'aspect humain : À la fois pierre d'assise et d'achoppement du succès des projets de changement technologique
2. Professions des technologies de l'information : le point sur la question
3. Un cadre pour l'innovation


1- L'aspect humain : À la fois pierre d'assise et d'achoppement du succès des projets de changement technologique


Encore aujourd’hui, bon nombre de projets de changement technologique ne connaissent qu’un succès mitigé. Trop souvent en effet, les efforts des intervenants se concentrent autour de la dimension technologique ou purement opérationnelle des initiatives, au détriment de leur aspect humain. Et pourtant, comme le démontrent de nombreux travaux dont ceux du CEFRIO, la prise en compte de cette dimension s’avère tout à fait déterminante pour la réussite d’une transformation par les TI.

Si le CEFRIO a fait son fer de lance des aspects social et humain de l’appropriation des TI par les organisations, il n’est heureusement pas seul à répandre la bonne nouvelle. Le chercheur américain Erik Brynjolfsson (1), par exemple, avance pour sa part que trop d’organisations négligent encore ces aspects de la question et ce, bien que ses propres études aient démontré que « pour chaque dollar investi dans l’acquisition de technologies (IT hardware capital), les entreprises doivent s’attendre à consacrer quelque 9 $ au développement de leur capital organisationnel et humain. » (2). En clair, pour s’avérer gagnante, l’innovation technologique seule ne peut suffire : elle doit nécessairement se doubler d’une transformation sur les plans social et organisationnel.

Plus près de nous, le Centre d’expertise en gestion des ressources humaines du Secrétariat du Conseil du trésor du Québec (3) a d’ailleurs publié en février dernier le rapport de recherche Prenez part au changement technologique : guide GRH d’accompagnement. L’ouvrage vise à soutenir les intervenants dans la prise en compte de la dimension humaine d’un projet de changement technologique et ce, à toutes les étapes de son déploiement. Élaboré à partir des résultats d’un vaste programme de recherche, le rapport propose un cadre d’intervention destiné à supporter la dynamique à établir entre les différents groupes d’intervenants qui ont à intégrer et à gérer le changement occasionné par l’implantation d’une nouvelle technologie.

Pratique et facile à utiliser, le guide est divisé en deux grandes sections. La première, intitulée « Porte individuelle », présente les tâches et responsabilités associées à chaque groupe d’intervenants (directeurs de projets, gestionnaires, hauts dirigeants, représentants syndicaux, spécialistes en communication, spécialistes en ressources humaines, spécialistes en technologies et utilisateurs) et repose sur l’auto-évaluation. La seconde partie de l’ouvrage, « Porte sur les domaines d’intervention », renferme quant à elle des fiches thématiques portant sur les différents domaines qui doivent être pris en compte lors d’une transformation technologique (communication, culture organisationnelle, formation, gestion de l’équipe de projet, gestion de projet, gestion des risques, gestion de la transition, leadership, mobilisation des utilisateurs).

Reste maintenant à espérer que les directeurs de projet de changement technologique sauront se montrer réceptifs au mode d’emploi exposé dans ce guide et s’assurer qu’en bout de ligne, les autres intervenants leur emboîteront le pas.


Notes :

1- À noter que le CEFRIO accueillera d’ailleurs ce chercheur dans le cadre d’un déjeuner-conférence intitulé « Optimisez vos investissements en TI » qui se tiendra le 3 décembre prochain à Montréal. Pour plus de détails sur cette activité, veuillez consulter le site du CEFRIO à l’adresse http://www.cefrio.qc.ca/nouvelles.cfm?Id_actualite=763 ou contacter Karyne Fontaine (karyne.fontaine@cefrio.qc.ca).

2- Voir notamment Brynjolfsson, Erik, « The IT Productivity Gap », Optimize, juillet 2003,
http://ebusiness.mit.edu/erik/Optimize/pr_roi.html (Page consultée le 9 novembre 2004)

3- Deux des auteurs du rapport, soit Yves-Chantal Gagnon et Mario Bourgault, font en outre partie du réseau de chercheurs associés du CEFRIO.


Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Source :

Yves-Chantal Gagnon, Mario Bourgault et Isabelle Fortier, Prenez part au changement technologique : Guide GRH d’accompagnement : rapport de recherche, Centre d’expertise en gestion des ressources humaines, Secrétariat du Conseil du trésor du Québec, février 2004, 123 pages. Les personnes intéressées à obtenir ce document sont invitées à communiquer avec la Table patronale de concertation en santé et sécurité du travail (TPCSST) à l'adresse tpcsst@tablepatronalesst.gouv.qc.ca ou au numéro de téléphone (418) 646-3402. À noter qu’un coût de 20,00 $ sera exigé par exemplaire afin de couvrir les frais de reprographie.




2- Professions des technologies de l'information : le point sur la question

Cette semaine, en collaboration avec TECHNOCompétences, le Conseil des ressources humaines du logiciel (CRHL) rendait officiellement publics les principaux résultats de l’Enquête pancanadienne sur les professions reliées aux technologies. Parmi les faits saillants, on retiendra que la main d’œuvre technologique canadienne est plus jeune que la moyenne, plus scolarisée et plus souvent masculine.

L’enquête

Projet majeur, l’enquête visait 25 000 employeurs du secteur privé, 2 000 organisations du secteur public et 35 000 employés, soit 70 % de la main-d'oeuvre en technologie au pays. Coût du sondage : 5 millions de dollars, assumés par le CHRL dans le cadre de son projet Information sur le marché du travail. Les auteurs déplorent le faible taux de réponse - environ 20 % - malgré les efforts colossaux déployés par Statistique Canada, l’organisme chargé de collecter les données.

Heureusement, les résultats analysés jusqu’à présent semblent cohérents avec d’autres études, dont notamment l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Donc, le taux de réponse ne semble pas, à première vue, provoquer de biais trop importants dans les résultats mesurés.

Au-delà des considérations méthodologiques, l’impact de cette étude sur l’industrie sera considérable : « Les résultats de l’enquête pancanadienne aideront à façonner l’avenir de l’industrie, particulièrement en ce qui a trait à la formation, au recrutement et au maintien de l’emploi, et c’est avec impatience que tous nos membres qui travaillent au sein de l’industrie des technologies de l'information partout au Québec attendent ces résultats, » indique Sylvie Gagnon, directrice générale de TECHNOCompétences.


Les employés

L'étude confirme que les hommes forment la majeure partie de la main d’œuvre technologique canadienne. Pour leur part, les femmes représentent 74,3 % des employés de rédaction, 36,8 % des analystes, 21,3 % des développeurs multimédias et à peine 13 % des ingénieurs en logiciel. Côté scolarité, les auteurs qualifient la main d’œuvre de « bien formée », la moitié des travailleurs TI possédant un diplôme universitaire et 27 % un diplôme collégial.

Les auteurs de l’étude estiment que l’âge moyen du secteur est relativement bas comparativement aux autres secteurs de l’économie. On note cependant certains écarts selon les professions. Les plus âgés, les gestionnaires ont en moyenne 46,8 ans, suivis des ingénieurs en logiciel (43 ans) et des analystes (42,5 ans). Parmi les cadets, on trouve les responsables du soutien aux usagers et les concepteurs graphiques ainsi que les illustrateurs, âgés respectivement de 35,6 ans et de 35,3 ans.

Résultat amusant, patrons et employés n’ont pas toujours la même désignation pour un poste occupé et cet écart de perception peut atteindre des proportions faramineuses dans certaines catégories d'emploi. Par exemple, seulement 8% des gens nommés « vérificateurs de système » par leur employeur se reconnaissent comme tel. En fait, lorsqu’on leur demande le titre de leur emploi, 41,1 % se définissent plutôt comme des « gestionnaires de systèmes informatiques » et 13,9 % comme des « analystes de l’assurance qualité informatique ». Donc, les lignes entre certaines professions sont plutôt floues, à moins que ce ne soit le vocabulaire utilisé pour désigner les tâches qui porte à confusion.


Les employeurs

Au Canada, chez les employeurs privés, environ 10% des emplois en technologies sont occupés par des contractuels. Dans la fonction publique fédérale, cette proportion de contractuels augmente légèrement, atteignant 11,4%. Par contre, dans les administrations provinciales, les contractuels représentent 28,1% de l’effectif en technologie de l’information. La fonction publique québécoise en compterait même 29,2%.

Côté recrutement, trois facteurs compliquent la tâche des employeurs : le manque d’expérience des candidats, la pertinence des études par rapport à l’emploi offert et la situation géographique de l’organisation. Et ces facteurs varient selon les régions. Ainsi, si l’ensemble des organisations interrogées reconnaissent le manque d’expérience comme le problème le plus criant, les organisations situées hors des grandes centres déplorent davantage leur situation géographique.

Les lecteurs qui désirent en connaître davantage sur le sujet pourront consulter le site de TECHNOCompétences :http://www.technocompetences.qc.ca/site/index.php ou celui du Conseil des ressources humaines du logiciel (CRHL) : http://www.shrc.ca

Rédacteur : Eric Lacroix, directeur, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources : la conférence de presse, TECHNOCompétences et le Conseil des ressources humaines du logiciel (CRHL).



3- Un cadre pour l'innovation

L’innovation, ce processus par lequel on créé la richesse économique et sociale, est au cœur d’une étude récemment publiée par le Conference Board du Canada. De ce rapport qui évalue la performance du Canada en matière d’innovation et qui la compare à celle de onze autres pays – G7, Espagne, Finlande, Suède et Australie – émergent plusieurs recommandations ou actions futures à envisager. L’étude propose également, et c’est ce qui nous intéresse plus particulièrement, un cadre qui schématise le processus de l’innovation.

Le cadre d’innovation
Le cadre d’innovation, qui met en lumière les mécanismes mêmes de l’innovation, est composé de six éléments ou concepts clés : la création, la diffusion, la transformation, l’utilisation, la valeur et le milieu. Sommairement, ces éléments clés se définissent comme ceci :

1. Création : Élaboration de nouvelles connaissances ou de connaissances existantes considérablement améliorées
2. Diffusion : Partage des connaissances
3. Transformation : Adoption ou adaptation de connaissances dans un but particulier
4. Utilisation : Fourniture ou mise en oeuvre de biens, de procédés, de programmes ou de services nouveaux ou considérablement améliorés
5. Valeur : Valeur sociale ou économique provenant de connaissances transformées
6. Milieu : Conditions primordiales influant sur l’innovation

Il est possible de se représenter mentalement le cadre d’innovation proposé par le Conference Board comme une roue, ou plutôt une vrille, autour de laquelle les quatre étapes (quatre premiers éléments), la création, la diffusion, la transformation et l’utilisation, s’enroulent de façon séquentielle et continuelle. Au centre, se trouve la valeur, qui agit en tant que pivot sur lequel s’appui le processus, tout en étant, à la fois, la résultante de l’action de la vrille de l’innovation. Enfin, en arrière plan, la notion de milieu, le catalyseur de l’innovation, qui englobe le processus et offre les conditions dans lequel a lieu l’innovation.

C’est donc le milieu, ou le tissu social, politique culturel et économique, qui créé l’environnement propice, ou non propice, aux changements. Il engendre l’innovation mais, encore plus important, s’en nourrit également. En effet, les bénéfices de l’innovation, par exemple l’accroissement de la productivité et de la compétitivité des entreprises, engendrent des retombées plus larges qui entrent, à leur tour, dans la composition de l’environnement. Ainsi, le processus de l’innovation apparaît comme un système résolument dynamique et surtout interdépendant.

La place des TI dans le processus
Sans aucun doute, les technologies de l’information (TI) occupent une place primordiale dans le cadre d’innovation. Comment? En favorisant la création et l’animation de réseaux grâce aux outils collaboratifs par exemple. En permettant de faire circuler, de l’extérieur vers l’intérieur, les idées et le savoir d’une région, d’une institution ou d’une entreprise. En facilitant la circulation et le transfert des connaissances à l’intérieur même des organisations ou des territoires. Les TI sont non seulement présentes à chaque étape du processus d’innovation illustré par le cadre d’innovation – la création, la diffusion, la transformation et l’utilisation – mais également elles conditionnent l’innovation en façonnant l’environnement technologique. Alors quelle est la place des TI dans le processus de l’innovation? Et bien sûrement celle de vecteur de création de valeur.


Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Conference Board du Canada, Explorer le caractère de l’innovation au Canada. Comparaison avec les pays les plus innovants au monde, Rapport, juin 2004, 53 p.
http://www.conferenceboard.ca/boardwiseii/signin.asp



Bulletin du 26 novembre 2004
Version pour imprimer en format PDF

Dans cette édition :

1. Ne mordez pas à l'hameçon
2. Le déploiement de la télésanté dans les régions rurales et éloignées du Canada : mise en branle d'une stratégie par Inforoute Santé du Canada
3. Le RSS : Une nouvelle avenue pour les publicitaires?


1- Ne mordez pas à l'hameçon

Vous recevez un courriel provenant de votre banque. L’adresse de courriel, le nom, le logo : tout semble correspondre. Elle vous demande, pour une raison quelconque, de vous rendre sur son site et d’accéder à votre compte, comme vous le faites habituellement. Le courriel contient un lien cliquable vers un clone de son site. En vous rendant sur cette page Web, copie conforme du site de l’institution, vous saisissez votre nom d’usager et votre mot de passe. Mais voilà, vous venez de donner à un faussaire libre accès à votre compte. Et hop…plus un sou en banque! Ce nouveau phénomène, de plus en plus en vogue, s’appelle l’hameçonnage ou le phishing.

Un autre exemple de ce type de subterfuge a touché les clients du populaire site d’enchères eBay. Des clients ont reçu un courriel aux couleurs d’eBay leur indiquant que leur compte avait été désactivé et qu’ils devaient donner leurs renseignements personnels et bancaires (numéro d’assurance sociale, numéro de carte de crédit et autres) à nouveau en se rendant à une adresse donnée. Encore une fois, un clone du site de l’entreprise récoltait toutes les données sur la personne. D’autres grands commerçants en ligne ont connu le même sort, dont PayPal, AOL, Best Buy et Amazon.com.

Comment faire pour ne pas se faire prendre dans les filets de ces fraudeurs ?
1. Si vous recevez un courriel semblant provenir de votre institution bancaire ou d’un commerçant en ligne, ne répondez pas à ce courriel et ne cliquez pas sur le lien qui y est proposé. Habituellement, les institutions financières et les marchands sérieux sur le Net ne vous écrivent pas directement pour vous demander des renseignements personnels et financiers. À tout le moins, n’utilisez pas le lien proposé, mais rendez-vous sur le site officiel de votre banque ou de votre marchand.
2. Ne jamais envoyer par courriel des renseignements bancaires ou personnels. Le courriel n’est pas un moyen sécuritaire de transmission de l’information.
3. Dès que vous recevez vos relevés bancaires ou vos relevés de cartes de crédit, vérifiez immédiatement s’il n’y a pas de transactions anormales. Rapportez toute transaction douteuse à votre institution financière.
4. Installez un antivirus et un pare-feu sur votre ordinateur et mettez-les à jour régulièrement. Virus, vers, espiogiciels, intrusions dans votre ordinateur et autres attaques seront ainsi déjoués.
5. Soyez vigilant quand vous ouvrez ou téléchargez des pièces jointes à des courriels, et ce, même si elles semblent provenir de personnes que vous connaissez. Les pirates informatiques peuvent maintenant utiliser le nom ou l’adresse courriel de vos proches pour envoyer des courriels sans éveiller vos soupçons.
6. Rapportez toute tentative d’hameçonnage au Bureau de la concurrence du Canada. Ce geste permettra de limiter les dégâts causés par ce type de faussaire. Vous pouvez rapporter ces fraudes en transférant le message à l’adresse suivante : reportphishing@antiphishing.org.

La situation est à ce point critique que Visa Canada, la Gendarmerie royale canadienne et le Bureau de la concurrence ont lancé dernièrement une campagne de sensibilisation du public sur le sujet. Selon Visa Canada, 1 974 cas d’hameçonnage auraient été enregistrés à l’échelle mondiale au cours du mois de juillet dernier. Aussi, un sondage mené par Visa révèle que 4 % des Canadiens - représentant environ 200 000 personnes - ont avoué avoir reçu un courriel hameçon et avoir divulgué des renseignements personnels.

Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Federal Trade Commission for the Consumer, juin 2004, “How not to get hooked by a ‘phishing’ scam”, FTC consumer Alert.
http://www.ftc.gov/bcp/conline/pubs/alerts/phishingalrt.htm

Matt Hines, 17 novembre 2004, “Caught in a phishing trap”, CNET News.com.
http://news.com.com/Caught+in+a+phishing+trap/2100-1029_3-5453203.html

Radio-Canada, novembre 2004, « Attention aux faussaires! », Enjeux, reportage en format vidéo, disponible gratuitement en ligne.
http://radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_1072.shtml

Visa Canada, 3 novembre 2004, « Un rapport révèle que l'hameçonnage s'accroît à un rythme alarmant », communiqué de presse.
http://www.visa.ca/fr/about/mc_article.cfm?pid=45

Russell Kay, 19 janvier 2004, « Phishing », Computerworld.
http://www.computerworld.com/securitytopics/security/story/0,10801,89096,00.html



2- Le déploiement de la télésanté dans les régions rurales et éloignées du Canada : mise en branle d'une stratégie par Inforoute Santé du Canada

Inforoute Santé du Canada annonçait dernièrement son intention de s’impliquer davantage dans le développement de la télésanté au Canada. Plus particulièrement, les efforts devraient être déployés dans les régions rurales et éloignées du pays. Le programme, qui devrait bientôt être mis de l’avant par Inforoute Santé du Canada, vise le développement de l’utilisation et la viabilité des réseaux de télésanté déjà existants ainsi que l’intégration de la télémédecine dans la prestation des soins de santé traditionnels. L’organisme espère également resserrer les liens entre la télésanté et les dossiers de santé électroniques (DES).

Actuellement, 15 % des localités canadiennes rurales et éloignées bénéficient de services de télésanté. Rapidement, la télésanté se définit comme l’utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour le transfert et l'échange à distance de données en matière de santé (1).

La réalisation d’un projet de télésanté peut s’avérer fort complexe en raison de la multitude d’aspects impliqués, soit les aspects culturels, cliniques, géographiques, de gestion et techniques. À cette liste, s’ajoutent également les différences qui existent dans la pratique de la médecine entre les provinces et les territoires.

Les bénéfices
Au nombre des bénéfices de la télésanté, on retrouve l’amélioration de la prestation de soins de santé dans les régions hors des grands centres, tout comme la possibilité d’étendre l’accès à ces soins à une plus grande proportion de citoyens canadiens. Comment ? En offrant, par exemple, de la formation continue en ligne aux professionnels de la santé des communautés isolées par le biais de la vidéoconférence. L’utilisation des TI dans ces conditions peut contribuer à briser l’isolement des travailleurs du milieu de la santé et à augmenter, d’un même coup, la satisfaction ressentie face à l’exécution de leurs tâches ainsi que la qualité des soins qu’ils prodiguent.

Au chapitre des bénéfices, il ne faut pas omettre ceux engendrés par la « télévisite », c’est-à-dire la possibilité pour un patient de garder des liens avec ses proches lors d’une hospitalisation hors de sa région. Ces bénéfices sont strictement humains certes, mais combien importants.

Bien que le déploiement de la télésanté dans les régions rurales et éloignées du pays ne soit encore qu’un projet « embryonnaire », espérons que d’ici peu de temps, tous les regards seront tournés vers des réalisations concrètes, qui permettront à tous les Canadiens et les Canadiennes de bénéficier de soins de santé accessibles et de qualité.

À propos d’Inforoute Santé du Canada
Infororoute Santé du Canada est un organisme composé des sous-ministres de la Santé des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. La mission d’Inforoute Santé du Canada est de favoriser et d’accélérer, à l'échelle pancanadienne, l'élaboration et l'adoption de systèmes d'information électroniques sur la santé, de normes et de technologies de communication compatibles, afin de procurer des bénéfices tangibles aux Canadiens en matière de santé. Inforoute misera sur les initiatives existantes et sur des partenariats de collaboration pour concrétiser sa mission. (2)

(1) OLF, Grand dictionnaire terminologique, [En ligne]. http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp (Page consultée le 23 novembre 2004)

(2) Inforoute Santé du Canada, À propos d’inforoute santé du Canada : Vision et mission, [En ligne].
http://www.infoway-inforoute.ca/aboutinfoway/vision.php?lang=fr (Page consultée le 23 novembre 2004)

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Inforoute Santé du Canada, « Canada Health Infoway Ready to Become More Active in Telehealth », tiré à part du Canadian Healthcare Technology, novembre/décembre 2004.
http://www.infoway-inforoute.ca/pdf/Reprint78.pdf (Page consultée le 23 novembre 2004)

Inforoute Santé du Canada, Intégration du point de vue d’Inforoute sur la télésanté, présentation effectuée lors de la 7e assemblée annuelle de la Socitété canadienne de télésanté du 3 au 5 octobre 2004 à Québec, par M. Richard Alvarez, président et chef de la direction d’Inforoute Santé du Canada. http://www.infoway-inforoute.ca/pdf/CST_TelehealthV8_F.pdf (Page consultée le 23 novembre 2004)

Site Internet d’Inforoute Santé du Canada : http://www.infoway-inforoute.ca/




3- Le RSS : Une nouvelle avenue pour les publicitaires?

Permettant la distribution et l’affichage automatiques de contenus informationnels sur des sites externes, le RSS (really simple syndication) gagne de plus en plus en popularité sur le Web. Véritable approche gagnant-gagnant, cette nouvelle façon de diffuser de l’information et partant, de se faire connaître, comporte ainsi de nombreux avantages. Mais attention, les publicitaires veillent au grain et il y a peut-être déjà péril en la demeure!

Sans entrer dans les détails techniques, d’abord quelques éléments de définition. Le RSS peut être compris comme un protocole de syndication de contenus Web, protocole basé sur le standard XML et qui permet à un site de publier des contenus informationnels dynamiques produits par des sources externes. En clair : un site propose les titres/résumés de ses dernières nouvelles par RSS, les autres sites pouvant dès lors les « aspirer » pour les afficher sur leurs pages.

Le plus beau de l’affaire, c’est qu’en principe tant le producteur que le diffuseur y trouvent son compte. En effet, comme le site qui intègre les nouvelles ne fait qu’en proposer une description rapide, les internautes sont dirigés vers le site du producteur pour consulter les textes en entier. Et le diffuseur non plus n’est pas en reste, puisque le RSS lui permet d’enrichir son site de contenus pertinents, mis à jour de façon automatique, et ce, sans avoir d’efforts de recherche et de rédaction à fournir. À noter aussi que la simplicité et la standardisation – grâce au XML – de la technologie RSS la rendent interprétable par pratiquement tous les médias branchés (ordinateurs de poche, téléphones cellulaires, etc.).

Cependant, si tous sont à peu près d’accord sur le fait que le RSS a un bel avenir devant lui, d’aucuns avancent aussi que la technologie risque d’avoir un impact non négligeable sur le modèle économique déjà fragile du Web. Dès décembre 2003, Cyril Fievet avançait ainsi qu’en conduisant les internautes à visiter moins souvent les sites Web, le RSS induirait une diminution des images publicitaires vues et donc, une réduction de l’impact de la publicité Web. Pour Fievet, cela suppose « que les entreprises vont pouvoir - ou devoir - s’approprier l’outil pour l’utiliser à des fins publicitaires, et des expérimentations ont déjà eu lieu dans ce sens, en insérant des messages publicitaires au sein des flux RSS. ». La technologie pourrait alors perdre de son intérêt, « le risque de voir des flux RSS composés pour l’essentiel de messages publicitaires incitant à cliquer sur des liens [étant] bien réels… ».

Or Fievet n’est pas seul à évoquer cette tendance. Plus récemment, Daniel Terdiman exposait ainsi sur Wired News le fait que le RSS représente désormais un terrain fertile pour les publicitaires. Le développement d’un programme pilote qui ajoute automatiquement des annonces aux fils RSS des entreprises qui le souhaitent confirme d’ailleurs encore cette orientation.

Si le RSS paraît donc avoir un grand avenir devant lui, il semble bien que les internautes devront apprendre à composer avec les annonces publicitaires qui ne manqueront pas de l’accompagner.


Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Cyril Fievet, « RSS : une alternative au Web? », Internet Actu, 11 décembre 2003
http://www.internetactu.net/?p=4169 (Page consultée le 24 novembre 2004)

Denys Lamontagne, « Créer et utiliser les fils de nouvelles RSS : simple, pratique et gratuit », Thot, http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=21277 (Page consultée le 24 novembre 2004)

Daniel Terdiman, « Advertisers Muscle Into RSS », Wired News, 18 novembre 2004, http://www.wired.com/news/ebiz/0,1272,65745,00.html (Page consultée le 24 novembre 2004)

Thibaud, « Les différentes utilisations du RSS », Webmaster Hub, 10 novembre 2004,
http://www.webmaster-hub.com/publication/article109.html (Page consultée le 24 novembre 2004)

 


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