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du bulletin SISTech : novembre 2004
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Bulletin
du 12 novembre 2004
Bulletin
du 26 novembre 2004
Bulletin du 12 novembre 2004
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Dans cette édition
:
1.
L'aspect humain : À la fois pierre d'assise et d'achoppement du succès des projets
de changement technologique
2.
Professions des technologies de l'information : le point sur la question
3.
Un cadre pour l'innovation
1-
L'aspect humain : À la fois pierre d'assise et d'achoppement du succès des projets
de changement technologique
Encore aujourd’hui, bon nombre de projets de changement technologique
ne connaissent qu’un succès mitigé. Trop souvent en effet,
les efforts des intervenants se concentrent autour de la dimension technologique
ou purement opérationnelle des initiatives, au détriment de leur
aspect humain. Et pourtant, comme le démontrent de nombreux travaux dont
ceux du CEFRIO, la prise en compte de cette dimension s’avère tout
à fait déterminante pour la réussite d’une transformation
par les TI.
Si le CEFRIO a
fait son fer de lance des aspects social et humain de l’appropriation
des TI par les organisations, il n’est heureusement pas seul à
répandre la bonne nouvelle. Le chercheur américain Erik Brynjolfsson
(1), par exemple, avance pour sa part que trop d’organisations négligent
encore ces aspects de la question et ce, bien que ses propres études
aient démontré que « pour chaque dollar investi dans l’acquisition
de technologies (IT hardware capital), les entreprises doivent s’attendre
à consacrer quelque 9 $ au développement de leur capital organisationnel
et humain. » (2). En clair, pour s’avérer gagnante, l’innovation
technologique seule ne peut suffire : elle doit nécessairement se doubler
d’une transformation sur les plans social et organisationnel.
Plus près
de nous, le Centre d’expertise en gestion des ressources humaines du Secrétariat
du Conseil du trésor du Québec (3) a d’ailleurs publié
en février dernier le rapport de recherche Prenez part au changement
technologique : guide GRH d’accompagnement. L’ouvrage vise
à soutenir les intervenants dans la prise en compte de la dimension humaine
d’un projet de changement technologique et ce, à toutes les étapes
de son déploiement. Élaboré à partir des résultats
d’un vaste programme de recherche, le rapport propose un cadre d’intervention
destiné à supporter la dynamique à établir entre
les différents groupes d’intervenants qui ont à intégrer
et à gérer le changement occasionné par l’implantation
d’une nouvelle technologie.
Pratique et facile
à utiliser, le guide est divisé en deux grandes sections. La première,
intitulée « Porte individuelle », présente les tâches
et responsabilités associées à chaque groupe d’intervenants
(directeurs de projets, gestionnaires, hauts dirigeants, représentants
syndicaux, spécialistes en communication, spécialistes en ressources
humaines, spécialistes en technologies et utilisateurs) et repose sur
l’auto-évaluation. La seconde partie de l’ouvrage, «
Porte sur les domaines d’intervention », renferme quant à
elle des fiches thématiques portant sur les différents domaines
qui doivent être pris en compte lors d’une transformation technologique
(communication, culture organisationnelle, formation, gestion de l’équipe
de projet, gestion de projet, gestion des risques, gestion de la transition,
leadership, mobilisation des utilisateurs).
Reste maintenant
à espérer que les directeurs de projet de changement technologique
sauront se montrer réceptifs au mode d’emploi exposé dans
ce guide et s’assurer qu’en bout de ligne, les autres intervenants
leur emboîteront le pas.
Notes :
1- À noter
que le CEFRIO accueillera d’ailleurs ce chercheur dans le cadre d’un
déjeuner-conférence intitulé « Optimisez vos investissements
en TI » qui se tiendra le 3 décembre prochain à Montréal.
Pour plus de détails sur cette activité, veuillez consulter le
site du CEFRIO à l’adresse http://www.cefrio.qc.ca/nouvelles.cfm?Id_actualite=763
ou contacter Karyne Fontaine (karyne.fontaine@cefrio.qc.ca).
2- Voir notamment
Brynjolfsson, Erik, « The IT Productivity Gap », Optimize,
juillet 2003,
http://ebusiness.mit.edu/erik/Optimize/pr_roi.html
(Page consultée le 9 novembre 2004)
3- Deux des auteurs
du rapport, soit Yves-Chantal Gagnon et Mario Bourgault, font en outre partie
du réseau de chercheurs associés du CEFRIO.
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Source :
Yves-Chantal Gagnon,
Mario Bourgault et Isabelle Fortier, Prenez part au changement technologique
: Guide GRH d’accompagnement : rapport de recherche, Centre d’expertise
en gestion des ressources humaines, Secrétariat du Conseil du trésor
du Québec, février 2004, 123 pages. Les personnes intéressées
à obtenir ce document sont invitées à communiquer avec
la Table patronale de concertation en santé et sécurité
du travail (TPCSST) à l'adresse tpcsst@tablepatronalesst.gouv.qc.ca
ou au numéro de téléphone (418) 646-3402. À noter
qu’un coût de 20,00 $ sera exigé par exemplaire afin de couvrir
les frais de reprographie.
2-
Professions des technologies
de l'information : le point sur la question
Cette semaine, en collaboration avec TECHNOCompétences, le Conseil
des ressources humaines du logiciel (CRHL) rendait officiellement publics les
principaux résultats de l’Enquête pancanadienne sur les professions
reliées aux technologies. Parmi les faits saillants, on retiendra que
la main d’œuvre technologique canadienne est plus jeune que la moyenne,
plus scolarisée et plus souvent masculine.
L’enquête
Projet majeur,
l’enquête visait 25 000 employeurs du secteur privé, 2 000
organisations du secteur public et 35 000 employés, soit 70 % de la main-d'oeuvre
en technologie au pays. Coût du sondage : 5 millions de dollars, assumés
par le CHRL dans le cadre de son projet Information sur le marché du
travail. Les auteurs déplorent le faible taux de réponse - environ
20 % - malgré les efforts colossaux déployés par Statistique
Canada, l’organisme chargé de collecter les données.
Heureusement, les
résultats analysés jusqu’à présent semblent
cohérents avec d’autres études, dont notamment l’Enquête
sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Donc, le taux de réponse
ne semble pas, à première vue, provoquer de biais trop importants
dans les résultats mesurés.
Au-delà
des considérations méthodologiques, l’impact de cette étude
sur l’industrie sera considérable : « Les résultats
de l’enquête pancanadienne aideront à façonner l’avenir
de l’industrie, particulièrement en ce qui a trait à la
formation, au recrutement et au maintien de l’emploi, et c’est avec
impatience que tous nos membres qui travaillent au sein de l’industrie
des technologies de l'information partout au Québec attendent ces résultats,
» indique Sylvie Gagnon, directrice générale de TECHNOCompétences.
Les employés
L'étude
confirme que les hommes forment la majeure partie de la main d’œuvre
technologique canadienne. Pour leur part, les femmes représentent 74,3
% des employés de rédaction, 36,8 % des analystes, 21,3 % des
développeurs multimédias et à peine 13 % des ingénieurs
en logiciel. Côté scolarité, les auteurs qualifient la main
d’œuvre de « bien formée », la moitié des
travailleurs TI possédant un diplôme universitaire et 27 % un diplôme
collégial.
Les auteurs de
l’étude estiment que l’âge moyen du secteur est relativement
bas comparativement aux autres secteurs de l’économie. On note
cependant certains écarts selon les professions. Les plus âgés,
les gestionnaires ont en moyenne 46,8 ans, suivis des ingénieurs en logiciel
(43 ans) et des analystes (42,5 ans). Parmi les cadets, on trouve les responsables
du soutien aux usagers et les concepteurs graphiques ainsi que les illustrateurs,
âgés respectivement de 35,6 ans et de 35,3 ans.
Résultat
amusant, patrons et employés n’ont pas toujours la même désignation
pour un poste occupé et cet écart de perception peut atteindre
des proportions faramineuses dans certaines catégories d'emploi. Par
exemple, seulement 8% des gens nommés « vérificateurs de
système » par leur employeur se reconnaissent comme tel. En fait,
lorsqu’on leur demande le titre de leur emploi, 41,1 % se définissent
plutôt comme des « gestionnaires de systèmes informatiques
» et 13,9 % comme des « analystes de l’assurance qualité
informatique ». Donc, les lignes entre certaines professions sont plutôt
floues, à moins que ce ne soit le vocabulaire utilisé pour désigner
les tâches qui porte à confusion.
Les employeurs
Au Canada, chez
les employeurs privés, environ 10% des emplois en technologies sont occupés
par des contractuels. Dans la fonction publique fédérale, cette
proportion de contractuels augmente légèrement, atteignant 11,4%.
Par contre, dans les administrations provinciales, les contractuels représentent
28,1% de l’effectif en technologie de l’information. La fonction
publique québécoise en compterait même 29,2%.
Côté
recrutement, trois facteurs compliquent la tâche des employeurs : le manque
d’expérience des candidats, la pertinence des études par
rapport à l’emploi offert et la situation géographique de
l’organisation. Et ces facteurs varient selon les régions. Ainsi,
si l’ensemble des organisations interrogées reconnaissent le manque
d’expérience comme le problème le plus criant, les organisations
situées hors des grandes centres déplorent davantage leur situation
géographique.
Les lecteurs qui
désirent en connaître davantage sur le sujet pourront consulter
le site de TECHNOCompétences :http://www.technocompetences.qc.ca/site/index.php
ou celui du Conseil des ressources humaines du logiciel (CRHL) : http://www.shrc.ca
Rédacteur
: Eric Lacroix, directeur, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Sources
: la conférence de presse, TECHNOCompétences et le Conseil
des ressources humaines du logiciel (CRHL).
3-
Un cadre pour l'innovation
L’innovation, ce processus par lequel on créé la richesse
économique et sociale, est au cœur d’une étude récemment
publiée par le Conference Board du Canada. De ce rapport qui évalue
la performance du Canada en matière d’innovation et qui la compare
à celle de onze autres pays – G7, Espagne, Finlande, Suède
et Australie – émergent plusieurs recommandations ou actions futures
à envisager. L’étude propose également, et c’est
ce qui nous intéresse plus particulièrement, un cadre qui schématise
le processus de l’innovation.
Le cadre
d’innovation
Le cadre d’innovation, qui met en lumière les mécanismes
mêmes de l’innovation, est composé de six éléments
ou concepts clés : la création, la diffusion,
la transformation, l’utilisation, la valeur
et le milieu. Sommairement, ces éléments clés
se définissent comme ceci :
1. Création
: Élaboration de nouvelles connaissances ou de connaissances existantes
considérablement améliorées
2. Diffusion : Partage des connaissances
3. Transformation : Adoption ou adaptation de connaissances dans un but particulier
4. Utilisation : Fourniture ou mise en oeuvre de biens, de procédés,
de programmes ou de services nouveaux ou considérablement améliorés
5. Valeur : Valeur sociale ou économique provenant de connaissances transformées
6. Milieu : Conditions primordiales influant sur l’innovation
Il est possible
de se représenter mentalement le cadre d’innovation proposé
par le Conference Board comme une roue, ou plutôt une vrille, autour de
laquelle les quatre étapes (quatre premiers éléments),
la création, la diffusion, la transformation
et l’utilisation, s’enroulent de façon séquentielle
et continuelle. Au centre, se trouve la valeur, qui agit en tant que pivot sur
lequel s’appui le processus, tout en étant, à la fois, la
résultante de l’action de la vrille de l’innovation. Enfin,
en arrière plan, la notion de milieu, le catalyseur de l’innovation,
qui englobe le processus et offre les conditions dans lequel a lieu l’innovation.
C’est donc
le milieu, ou le tissu social, politique culturel et économique, qui
créé l’environnement propice, ou non propice, aux changements.
Il engendre l’innovation mais, encore plus important, s’en nourrit
également. En effet, les bénéfices de l’innovation,
par exemple l’accroissement de la productivité et de la compétitivité
des entreprises, engendrent des retombées plus larges qui entrent, à
leur tour, dans la composition de l’environnement. Ainsi, le processus
de l’innovation apparaît comme un système résolument
dynamique et surtout interdépendant.
La place
des TI dans le processus
Sans aucun doute, les technologies de l’information (TI) occupent une
place primordiale dans le cadre d’innovation. Comment? En favorisant
la création et l’animation de réseaux grâce aux outils
collaboratifs par exemple. En permettant de faire circuler, de l’extérieur
vers l’intérieur, les idées et le savoir d’une région,
d’une institution ou d’une entreprise. En facilitant la circulation
et le transfert des connaissances à l’intérieur même
des organisations ou des territoires. Les TI sont non seulement présentes
à chaque étape du processus d’innovation illustré
par le cadre d’innovation – la création,
la diffusion, la transformation et l’utilisation
– mais également elles conditionnent l’innovation en façonnant
l’environnement technologique. Alors quelle est la place des TI dans le
processus de l’innovation? Et bien sûrement celle de vecteur de
création de valeur.
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Source : Conference
Board du Canada, Explorer le caractère de l’innovation au Canada.
Comparaison avec les pays les plus innovants au monde, Rapport, juin 2004,
53 p.
http://www.conferenceboard.ca/boardwiseii/signin.asp
Bulletin du 26 novembre 2004
Version pour imprimer
en format PDF
Dans cette édition
:
1.
Ne mordez pas à l'hameçon
2.
Le déploiement de la télésanté dans les régions rurales et éloignées du Canada : mise en branle d'une stratégie par Inforoute Santé du Canada
3.
Le RSS : Une nouvelle avenue pour les publicitaires?
1-
Ne mordez pas à l'hameçon
Vous recevez un courriel
provenant de votre banque. L’adresse de courriel, le nom, le logo : tout
semble correspondre. Elle vous demande, pour une raison quelconque, de vous
rendre sur son site et d’accéder à votre compte, comme vous
le faites habituellement. Le courriel contient un lien cliquable vers un clone
de son site. En vous rendant sur cette page Web, copie conforme du site de l’institution,
vous saisissez votre nom d’usager et votre mot de passe. Mais voilà,
vous venez de donner à un faussaire libre accès à votre
compte. Et hop…plus un sou en banque! Ce nouveau phénomène,
de plus en plus en vogue, s’appelle l’hameçonnage ou le phishing.
Un autre exemple de ce type
de subterfuge a touché les clients du populaire site d’enchères
eBay. Des clients ont reçu un courriel aux couleurs d’eBay leur
indiquant que leur compte avait été désactivé et
qu’ils devaient donner leurs renseignements personnels et bancaires (numéro
d’assurance sociale, numéro de carte de crédit et autres)
à nouveau en se rendant à une adresse donnée. Encore une
fois, un clone du site de l’entreprise récoltait toutes les données
sur la personne. D’autres grands commerçants en ligne ont connu
le même sort, dont PayPal, AOL, Best Buy et Amazon.com.
Comment faire pour ne pas
se faire prendre dans les filets de ces fraudeurs ?
1. Si vous recevez un courriel semblant provenir de votre institution bancaire
ou d’un commerçant en ligne, ne répondez pas à ce
courriel et ne cliquez pas sur le lien qui y est proposé. Habituellement,
les institutions financières et les marchands sérieux sur le Net
ne vous écrivent pas directement pour vous demander des renseignements
personnels et financiers. À tout le moins, n’utilisez pas le lien
proposé, mais rendez-vous sur le site officiel de votre banque ou de
votre marchand.
2. Ne jamais envoyer par courriel des renseignements bancaires ou personnels.
Le courriel n’est pas un moyen sécuritaire de transmission de l’information.
3. Dès que vous recevez vos relevés bancaires ou vos relevés
de cartes de crédit, vérifiez immédiatement s’il
n’y a pas de transactions anormales. Rapportez toute transaction douteuse
à votre institution financière.
4. Installez un antivirus et un pare-feu sur votre ordinateur et mettez-les
à jour régulièrement. Virus, vers, espiogiciels, intrusions
dans votre ordinateur et autres attaques seront ainsi déjoués.
5. Soyez vigilant quand vous ouvrez ou téléchargez des pièces
jointes à des courriels, et ce, même si elles semblent provenir
de personnes que vous connaissez. Les pirates informatiques peuvent maintenant
utiliser le nom ou l’adresse courriel de vos proches pour envoyer des
courriels sans éveiller vos soupçons.
6. Rapportez toute tentative d’hameçonnage au Bureau de la concurrence
du Canada. Ce geste permettra de limiter les dégâts causés
par ce type de faussaire. Vous pouvez rapporter ces fraudes en transférant
le message à l’adresse suivante : reportphishing@antiphishing.org.
La situation est à
ce point critique que Visa Canada, la Gendarmerie royale canadienne et le Bureau
de la concurrence ont lancé dernièrement une campagne de sensibilisation
du public sur le sujet. Selon Visa Canada, 1 974 cas d’hameçonnage
auraient été enregistrés à l’échelle
mondiale au cours du mois de juillet dernier. Aussi, un sondage mené
par Visa révèle que 4 % des Canadiens - représentant environ
200 000 personnes - ont avoué avoir reçu un courriel hameçon
et avoir divulgué des renseignements personnels.
Rédactrice : Isabelle
Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Federal Trade Commission
for the Consumer, juin 2004, “How not to get hooked by a ‘phishing’
scam”, FTC consumer Alert.
http://www.ftc.gov/bcp/conline/pubs/alerts/phishingalrt.htm
Matt Hines, 17 novembre 2004, “Caught in a phishing trap”, CNET
News.com.
http://news.com.com/Caught+in+a+phishing+trap/2100-1029_3-5453203.html
Radio-Canada, novembre 2004, « Attention aux faussaires! », Enjeux,
reportage en format vidéo, disponible gratuitement en ligne.
http://radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_1072.shtml
Visa Canada, 3 novembre
2004, « Un rapport révèle que l'hameçonnage s'accroît
à un rythme alarmant », communiqué de presse.
http://www.visa.ca/fr/about/mc_article.cfm?pid=45
Russell Kay, 19 janvier
2004, « Phishing », Computerworld.
http://www.computerworld.com/securitytopics/security/story/0,10801,89096,00.html
2-
Le déploiement de la télésanté
dans les régions rurales et éloignées du Canada : mise en branle d'une stratégie
par Inforoute Santé du Canada
Inforoute Santé
du Canada annonçait dernièrement son intention de s’impliquer
davantage dans le développement de la télésanté
au Canada. Plus particulièrement, les efforts devraient être déployés
dans les régions rurales et éloignées du pays. Le programme,
qui devrait bientôt être mis de l’avant par Inforoute
Santé du Canada, vise le développement de l’utilisation
et la viabilité des réseaux de télésanté
déjà existants ainsi que l’intégration de la télémédecine
dans la prestation des soins de santé traditionnels. L’organisme
espère également resserrer les liens entre la télésanté
et les dossiers de santé électroniques (DES).
Actuellement, 15
% des localités canadiennes rurales et éloignées bénéficient
de services de télésanté. Rapidement, la télésanté
se définit comme l’utilisation des technologies de l'information
et de la communication (TIC) pour le transfert et l'échange à
distance de données en matière de santé (1).
La réalisation
d’un projet de télésanté peut s’avérer
fort complexe en raison de la multitude d’aspects impliqués, soit
les aspects culturels, cliniques, géographiques, de gestion et techniques.
À cette liste, s’ajoutent également les différences
qui existent dans la pratique de la médecine entre les provinces et les
territoires.
Les bénéfices
Au nombre des bénéfices de la télésanté,
on retrouve l’amélioration de la prestation de soins de santé
dans les régions hors des grands centres, tout comme la possibilité
d’étendre l’accès à ces soins à une
plus grande proportion de citoyens canadiens. Comment ? En offrant, par exemple,
de la formation continue en ligne aux professionnels de la santé des
communautés isolées par le biais de la vidéoconférence.
L’utilisation des TI dans ces conditions peut contribuer à briser
l’isolement des travailleurs du milieu de la santé et à
augmenter, d’un même coup, la satisfaction ressentie face à
l’exécution de leurs tâches ainsi que la qualité des
soins qu’ils prodiguent.
Au chapitre des
bénéfices, il ne faut pas omettre ceux engendrés par la
« télévisite », c’est-à-dire la possibilité
pour un patient de garder des liens avec ses proches lors d’une hospitalisation
hors de sa région. Ces bénéfices sont strictement humains
certes, mais combien importants.
Bien que le déploiement
de la télésanté dans les régions rurales et éloignées
du pays ne soit encore qu’un projet « embryonnaire », espérons
que d’ici peu de temps, tous les regards seront tournés vers des
réalisations concrètes, qui permettront à tous les Canadiens
et les Canadiennes de bénéficier de soins de santé accessibles
et de qualité.
À
propos d’Inforoute Santé du Canada
Infororoute Santé du Canada est un organisme composé des sous-ministres
de la Santé des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
La mission d’Inforoute Santé du Canada est de favoriser et
d’accélérer, à l'échelle pancanadienne, l'élaboration
et l'adoption de systèmes d'information électroniques sur la santé,
de normes et de technologies de communication compatibles, afin de procurer
des bénéfices tangibles aux Canadiens en matière de santé.
Inforoute misera sur les initiatives existantes et sur des partenariats de collaboration
pour concrétiser sa mission. (2)
(1) OLF, Grand
dictionnaire terminologique, [En ligne]. http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp
(Page consultée le 23 novembre 2004)
(2) Inforoute Santé
du Canada, À propos d’inforoute santé du Canada : Vision
et mission, [En ligne].
http://www.infoway-inforoute.ca/aboutinfoway/vision.php?lang=fr
(Page consultée le 23 novembre 2004)
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : Inforoute
Santé du Canada, « Canada Health Infoway Ready to Become More Active
in Telehealth », tiré à part du Canadian Healthcare
Technology, novembre/décembre 2004.
http://www.infoway-inforoute.ca/pdf/Reprint78.pdf
(Page consultée le 23 novembre 2004)
Inforoute Santé
du Canada, Intégration du point de vue d’Inforoute sur la télésanté,
présentation effectuée lors de la 7e assemblée annuelle
de la Socitété canadienne de télésanté du
3 au 5 octobre 2004 à Québec, par M. Richard Alvarez, président
et chef de la direction d’Inforoute Santé du Canada. http://www.infoway-inforoute.ca/pdf/CST_TelehealthV8_F.pdf
(Page consultée le 23 novembre 2004)
Site Internet d’Inforoute Santé du Canada :
http://www.infoway-inforoute.ca/
3-
Le RSS : Une nouvelle avenue
pour les publicitaires?
Permettant la distribution et l’affichage automatiques de contenus informationnels
sur des sites externes, le RSS (really simple syndication) gagne de plus en
plus en popularité sur le Web. Véritable approche gagnant-gagnant,
cette nouvelle façon de diffuser de l’information et partant, de
se faire connaître, comporte ainsi de nombreux avantages. Mais attention,
les publicitaires veillent au grain et il y a peut-être déjà
péril en la demeure!
Sans entrer dans
les détails techniques, d’abord quelques éléments
de définition. Le RSS peut être compris comme un protocole de syndication
de contenus Web, protocole basé sur le standard XML et qui permet à
un site de publier des contenus informationnels dynamiques produits par des
sources externes. En clair : un site propose les titres/résumés
de ses dernières nouvelles par RSS, les autres sites pouvant dès
lors les « aspirer » pour les afficher sur leurs pages.
Le plus beau de
l’affaire, c’est qu’en principe tant le producteur que le
diffuseur y trouvent son compte. En effet, comme le site qui intègre
les nouvelles ne fait qu’en proposer une description rapide, les internautes
sont dirigés vers le site du producteur pour consulter les textes en
entier. Et le diffuseur non plus n’est pas en reste, puisque le RSS lui
permet d’enrichir son site de contenus pertinents, mis à jour de
façon automatique, et ce, sans avoir d’efforts de recherche et
de rédaction à fournir. À noter aussi que la simplicité
et la standardisation – grâce au XML – de la technologie RSS
la rendent interprétable par pratiquement tous les médias branchés
(ordinateurs de poche, téléphones cellulaires, etc.).
Cependant, si tous
sont à peu près d’accord sur le fait que le RSS a un bel
avenir devant lui, d’aucuns avancent aussi que la technologie risque d’avoir
un impact non négligeable sur le modèle économique déjà
fragile du Web. Dès décembre 2003, Cyril Fievet avançait
ainsi qu’en conduisant les internautes à visiter moins souvent
les sites Web, le RSS induirait une diminution des images publicitaires vues
et donc, une réduction de l’impact de la publicité Web.
Pour Fievet, cela suppose « que les entreprises vont pouvoir - ou devoir
- s’approprier l’outil pour l’utiliser à des fins publicitaires,
et des expérimentations ont déjà eu lieu dans ce sens,
en insérant des messages publicitaires au sein des flux RSS. ».
La technologie pourrait alors perdre de son intérêt, « le
risque de voir des flux RSS composés pour l’essentiel de messages
publicitaires incitant à cliquer sur des liens [étant] bien réels…
».
Or Fievet n’est
pas seul à évoquer cette tendance. Plus récemment, Daniel
Terdiman exposait ainsi sur Wired News le fait que le RSS représente
désormais un terrain fertile pour les publicitaires. Le développement
d’un programme pilote qui ajoute automatiquement des annonces aux fils
RSS des entreprises qui le souhaitent confirme d’ailleurs encore cette
orientation.
Si le RSS paraît
donc avoir un grand avenir devant lui, il semble bien que les internautes devront
apprendre à composer avec les annonces publicitaires qui ne manqueront
pas de l’accompagner.
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Sources :
Cyril Fievet, «
RSS : une alternative au Web? », Internet Actu, 11 décembre 2003
http://www.internetactu.net/?p=4169
(Page consultée le 24 novembre 2004)
Denys Lamontagne,
« Créer et utiliser les fils de nouvelles RSS : simple, pratique
et gratuit », Thot, http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=21277
(Page consultée le 24 novembre 2004)
Daniel Terdiman,
« Advertisers Muscle Into RSS », Wired News, 18 novembre 2004, http://www.wired.com/news/ebiz/0,1272,65745,00.html
(Page consultée le 24 novembre 2004)
Thibaud, «
Les différentes utilisations du RSS », Webmaster Hub, 10 novembre
2004,
http://www.webmaster-hub.com/publication/article109.html
(Page consultée le 24 novembre 2004)
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