[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech
Archives du bulletin SISTech: novembre 2000
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]

Bulletin du 24 novembre 2000
Bulletin du 17 novembre 2000
Bulletin du 10 novembre 2000
Bulletin du 3 novembre 2000

Bulletin du 24 novembre 2000

1. Montréal et Québec, villes technologiques
2. Télésanté : beaucoup d'initiatives au Québec
3. Le m-commerce : futur prometteur ou mode passagère
4. Une loi européenne contre le spam

1. MONTRÉAL ET QUÉBEC, VILLES TECHNOLOGIQUES - Montréal, la ville où « les dinosaures ont appris à marcher » grâce au logiciel de Softimage, est en voie de devenir un noyau de la production de contenu multimédia. Déjà, quelque 350 entreprises spécialisées dans les technologies des nouveaux médias telles que l'animation 3D, l'imagerie interactive et la production de jeux y sont installées. Leur objectif est de se tailler rapidement une place dans l'industrie du divertissement interactif. À cet égard, Hervé Fischer, organisateur de l'événement annuel Marché international du multimédia (MIM) et titulaire du projet visant à développer un « Media Lab » québécois alliant créativité artistique et innovation technologique à l'Université de Concordia, constate que Montréal émerge comme un centre important de technologies numériques dédiées aux films, à la radio/télédiffusion (broadcasting) et à Internet. Le chemin étant déjà tracé par des entreprises comme Discreet Logic et Softimage.

Également, l'Institut de la statistique du Québec prédit que la taille de l'industrie du multimédia à Montréal devrait doubler tous les trois ans. De récents investissements soutiennent ces prédictions. En effet, la société Motorola Canada dépensera plus de 100 millions $ et créera environ 500 emplois d'ingénieurs pour la mise sur pied d'un nouveau centre de développement de logiciels dans la Cité du multimédia qui est située dans le vieux Montréal. De plus, Gameloft.com, copropriété de Ubisoft et de Guillemot Corp. de France, investira 80 millions $ pour créer un centre de développement mondial pour ses jeux vidéos. La firme française Infogramme Entertainment, quant à elle, créera un studio numérique qui favorisera la création de 200 emplois.

Enfin, trois autres secteurs des technologies soit l'aérospatial, les télécommunications et les biotechnologies, sont très bien établis à Montréal. En effet, à elle seule, la ville de Montréal représente plus de 50 % de la production aérospatiale du Canada, 40 % du secteur des télécommunications canadiennes et 50 % de la biotechnologie canadienne. Par contre, si la métropole du Québec occupe le haut du pavé en matière de haute technologie, la région de la capitale provinciale, Québec, se fait remarquer pour son expertise dans le secteur de l'optique et de la photonique. D'après la Société de promotion économique du Québec métropolitain (SPEQM), entre 1994 et 1999, le nombre d'emplois a doublé dans cette industrie et les fabricants de ce secteur ont connu une croissance de 155 %. Le secteur de l'optique/photonique compte actuellement 15 entreprises qui emploient plus de 1500 personnes et génèrent des revenus frôlant les 200 millions $. Finalement, autre secteur à surveiller dans la région de Québec : la géomatique. La ville de Québec et l'Université Laval figurent parmi les meilleurs centres du genre au Canada. De plus, selon la SPEQM, environ 30 entreprises œuvrent dans ce secteur qui connaît un taux de croissance de 30 % et qui comptent plus de 500 employés. Source : National Post, 15 novembre 2000

2. TÉLÉSANTÉ : BEAUCOUP D'INITIATIVES AU QUÉBEC - En avril dernier, dans le cadre d'une consultation sur l'informatisation du système de santé, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) identifiait trois préoccupations majeures. Leurs préoccupations : l'informatisation du système de santé doit soutenir la pratique infirmière, participer à la formation continue des infirmières et favoriser l'éducation sur la santé.

Pour chacune de ces préoccupations, des pistes de solutions avaient été proposées. D'abord, côté soutien à la pratique infirmière, on avait identifié le projet de dossier informatisé du patient. Dans le cas de la formation continue des infirmières, plusieurs projets sont en marche, dont, par exemple, le site conçu par madame Lyne Cloutier, professeure à l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui a pour but d'offrir au personnel infirmier des régions éloignées les mêmes opportunités de formation qui sont offertes dans les grands centres. Finalement, la troisième préoccupation relative à l'éducation sur la santé se rapporte à des initiatives tels : le site de l'infirmière virtuelle, la ligne Infosanté ou encore d'autres initiatives de centres d'appels publics ou privés qui offrent des services ciblés à une clientèle bien spécifique.

D'ailleurs, le site de l'infirmière virtuelle a été le premier site francophone voulant éduquer le public sur les questions de santé. Il en est maintenant à sa troisième phase de développement depuis mai 1998 : on y développe actuellement un volet sur la santé du cœur.

Malheureusement, le manque de financement freine le développement de ce projet et de plusieurs autres d'ailleurs. Entre autres, un projet de vidéoconférence de l'hôpital Sainte- Justine où une infirmière et un enfant atteint de la fibrose kystique auraient pu communiquer entre eux sur une base régulière, sans déplacement, est présentement sur la glace. L'autre problématique nuisant à la mise en œuvre de nouvelles initiatives touche la rémunération des professionnels de la santé dans de tels projets innovateurs. Même si cinq autres provinces dont l'Ontario remboursent les soins de santé par télémédecine, la Régie de l'assurance-maladie du Québec ne couvre aucuns frais. Donc, actuellement, la Régie ne rémunère pas un médecin qui pose un acte médical par le biais de la télémédecine.
Source : Le Devoir, 18 novembre 2000

3. LE M-COMMERCE : FUTUR PROMETTEUR OU MODE PASSAGÈRE - Le commerce électronique mobile communément appelé « m-commerce » a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois. Plus récemment, au Québec, une initiative de Bell Mobilité en partenariat avec la compagnie e-plicity a vu le jour. En effet, à la suite de tests concluants réalisés cet été par des chauffeurs de taxi de Sainte-Foy, il sera dorénavant possible dans certains taxis de payer son trajet par carte de crédit. La transaction sera autorisée sur place à l'aide d'un téléphone cellulaire. Le paiement par carte de débit sera développé dans une seconde phase du projet et devrait être disponible sous peu.

Un autre domaine d'application de commerce mobile concerne les transactions bancaires. Ainsi, quelques banques canadiennes comme la Banque de Montréal, la Banque TD ainsi que la Banque Scotia offrent déjà des services de « commerce bancaire sans fil » et plusieurs autres développent actuellement de tels services. Les possibilités semblent quasi infinies : consulter le solde et le relevé de transactions de ses comptes, régler ses factures, effectuer des virements de fonds, commander des chèques, effectuer des transactions boursières, obtenir de l'information sur les cotes boursières, etc.

Avec toute les possibilités qu'offre le m-commerce, il n'est pas surprenant que le p.-d.g. d'Ericsson, monsieur Kurt Hellstrom, lors d'une présentation au Comdex de Las Vegas du 13 au 17 novembre dernier, ait affirmé qu'en 2003, les appareils sans fil seront plus populaires pour se brancher à Internet que les ordinateurs.

Une récente étude du Boston Consulting group trace cependant un portrait un peu moins rose du commerce électronique mobile. En effet, un peu moins du tiers des propriétaires auraient essayé d'effectuer un achat à l'aide de leur appareil sans fil et 20 % de ceux-ci auraient abandonné après quelques tentatives ratées. L'étude liste également les cinq plaintes des consommateurs : les coûts élevés, une vitesse de transmission trop lente, une interface non conviviale, de la difficulté à taper un texte en utilisant le clavier du téléphone ainsi que l'instabilité du service.

Reste à savoir qui dit vrai ?

Source : Les Affaires, 18 novembre 2000 ; Le Soleil, 15 novembre 2000 ; Le Devoir, 15 novembre 2000 ; E-commerce Times, 17 novembre 2000 (http://www.ecommercetimes.com/news/articles2000/001117-2.shtml)

4. UNE LOI EUROPÉENE CONTRE LE SPAM- Quel internaute n'a pas déjà reçu un courrier électronique faisant miroiter la possibilité de gagner 50 000 $ en trois mois ou d'acheter du Viagra en ligne ? Le spam (ou polluriel selon l'OLF) est omniprésent dans l'Internet moderne et de plus en plus de nations s'arment de législations pour faire face à cette pratique de plus en plus envahissante.

En matière de législation, aux États-Unis, bien que le gouvernement fédéral tarde à mettre en place sa propre législation, plusieurs états se sont dotés de lois qui restreignent l'envoi électronique massif de courriels commerciaux non sollicités.

L'Europe est sur le point d'emboîter le pas. En effet, l'organisme français CNIL (Commission nationale informatique et libertés) et ses homologues européens viennent de rendre un avis favorable au projet de loi bannissant l'envoi de courriels non sollicités. Déposé l'été dernier à la Commission européenne, ce projet de loi vise à renforcir la directive 97/66 qui stipule que « l'utilisation de systèmes automatisés d'appels sans intervention humaine (automates d'appels) ou de télécopieurs à des fins de prospection directe ne peut être autorisée que si elle vise des abonnés ayant donné leur consentement préalable ». En étendant la portée de cette loi au courrier électronique sur Internet, la Commission européenne interdirait ainsi le spam au profit de la publicité ciblée requérant un accord préalable des récipiendaires, ce que les Américains appellent « opt-in ».

L'application de cette nouvelle législation n'est pas chose faite en France. D'abord, la directive 97/66 n'est pas encore appliquée dans l'Hexagone. Autre problème, pour l'instant, le spam français est soumis à la loi « Informatique et libertés » qui stipule qu'un commerçant « peut adresser des courriers électroniques de prospection, sous la réserve du droit dont dispose l'internaute, prospect ou client, de s'opposer à en recevoir ». Bref, le principe du « opt-out » qui n'est certes pas la situation idéale pour les usagers. Imaginez le plaisir pour un internaute qui doit ainsi se « désabonner » de quelque 50 listes d'envoi par semaine. Histoire à suivre...
Source : @RT Flash, no 121, 18-24 novembre 2000 Coalition Against Unsollicited Commercial Email (CAUCE) http://www.cauce.org


Bulletin du 17 novembre 2000

1. Enquête internationale sur les cyberpratiques commerciales déloyales
2. Dernier avertissement aux entrepreneurs : préparez-vous pour janvier
3. Pas facile le marché bancaire en ligne
4. Une mauvaise expérience d'achat de cadeaux de Noël en ligne en 1999 n'empêchera pas les cyberconsommateurs de récidiver en 2000

1. ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LES CYBERPRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES - Une enquête de niveau international, initiée par la Federal Trade Commission aux États-Unis et le Réseau international de contrôle de la concurrence avec la collaboration du Bureau de la concurrence du Canada, a récemment démasqué les sites Internet où fraudes et pratiques commerciales trompeuses étaient de mise.

Plus de 2000 sites d'une vingtaine de pays différents dont 200 au Canada ont été examinés afin de vérifier si leurs offres de gains rapides et d'enrichissement instantané n'enfreignaient pas les lois sur la fraude ou les pratiques commerciales trompeuses. De ces sites canadiens, 25 ont été retenus pour une étude plus approfondie et finalement 14 d'entre eux présentaient des offres jugées trompeuses par le Bureau de la concurrence. Aucun nom d'entreprise n'a été révélé jusqu'à présent puisque aucune accusation n'a encore été portée.

Même si l'on peut croire que les activités de surveillance des fraudes du Bureau de la concurrence se concentreront de plus en plus sur Internet, présentement tel n'est pas le cas. En effet, depuis le début de l'année, contre 241 plaintes de fraudes sur Internet, on a enregistré quelque 6000 plaintes concernant la publicité postale trompeuse, en plus des 800 plaintes provenant des activités de télémarketing. Bref, pour l'instant les plaintes concernant des fraudes sur Internet ne représentent que 3 % des plaintes totales.

Quand même, la morale de cette histoire : Ne croyez pas tout ce que vous lisez sur Internet... et si ça semble trop beau pour être vrai, ça l'est probablement.
Source : La Presse, 11 novembre 2000

2. DERNIER AVERTISSEMENT AUX ENTREPRENEURS : PRÉPAREZ-VOUS POUR JANVIER - C'est le premier janvier 2001 qu'entrera en fonction la Loi concernant la protection des renseignements personnels et des documents électroniques (projet de loi C-6). Cette loi qui a été élaborée à la suite de négociations entre entreprises, groupes de protection des consommateurs et représentants du gouvernement se base en partie sur les normes développées par la Canadian Standard Association. Plusieurs compromis ont été adoptés afin de répondre aux préoccupations de la protection des renseignements personnels des consommateurs et la volonté des entreprises de recueillir des informations personnelles pour des raisons de marketing.

Bien que certaines entreprises ne devront appliquer l'ensemble de la loi qu'en 2004, l'entrepreneur doit déjà connaître les modalités auxquelles il devra se soumettre pour le début de la prochaine année. Voici donc une série de conseils pour vous situer.

Comme mentionné précédemment, la première étape consiste à se renseigner sur les modalités de la loi qui peuvent concerner votre entreprise. Par exemple, dès le premier janvier, tous les échanges d'informations personnelles entre provinces sont assujettis à la loi. La deuxième étape : effectuer un audit sur les méthodes de cueillette ainsi que sur le genre d'information recueillie par votre entreprise. Vous pourrez ainsi définir les informations qui sont incluses ou exclues de la loi. Par exemple, la loi s'applique uniquement à l'information personnelle qui peut être associée directement à une personne. Donc, l'information personnelle qui est du domaine public n'est pas couverte par la loi. Par ailleurs, certaines professions comme journaliste ne sont pas assujetties à la loi.

Il est également très important que les entreprises développent une politique de la protection de la vie privée. Cette politique qui doit, d'une façon ou d'une autre, être publiée, doit renseigner les consommateurs sur les méthodes de collecte de l'information ainsi que sur la façon dont cette information est utilisée. La meilleure façon de gérer tous ces éléments à l'intérieur d'une organisation est probablement de nommer un responsable de la protection des renseignements personnels.

Finalement, assurez-vous d'obtenir toujours le consentement de votre client avant de recueillir des renseignements et n'oubliez surtout pas de garder ces informations très précieusement car la responsabilité concernant la protection des informations personnelles qui sont dans les mains d'une entreprise revient évidemment à celle-ci.
Source : The Globe and Mail, 10 novembre 2000

3. PAS FACILE LE MARCHÉ BANCAIRE EN LIGNE - Les banques britanniques en ligne qui ne possèdent pas de succursale physique ont beaucoup de difficulté à attirer de nouveaux clients. Le problème est devenu tellement critique que plusieurs craignent pour la survie même de ces institutions virtuelles qui renient les façons traditionnelles de faire des affaires dans le monde bancaire.

Première problématique à laquelle font face les cyberbanques uniquement virtuelles : l'atteinte d'une masse critique de consommateurs. Tout indique que les consommateurs britanniques frissonnent à l'idée d'abandonner totalement leur succursale bancaire en brique et mortier.

Deuxième raison nuisant à la prospérité des banques virtuelles : la concurrence féroce du monde bancaire en ligne et traditionnelle. En fait, les banques traditionnelles se sont adaptées très rapidement à la menace que pouvaient représenter les banques virtuelles. Elles ont ainsi développé, elles aussi, des succursales virtuelles et ont par le fait même diversifié leur offre, profitant ainsi, si l'on peut dire, du meilleur des deux mondes.

Plusieurs banques britanniques en ligne ont donc annoncé qu'elles ne pourraient rencontrer les prédictions financières faites il y a quelque temps. Comme on pouvait s'y attendre, les capitaux de risques ont immédiatement réagi et la liquidité de ces entreprises en a beaucoup souffert.

Bien que cette problématique nous rappelle celle vécue par plusieurs sociétés point-com, il semble exister une lueur d'espoir, non seulement pour les cyberbanques britanniques mais également pour celles d'autres pays. Les solutions : diversifier leurs produits en offrant des services bancaires d'autres institutions, développer des partenariats avec d'autres entreprises dans des domaines connexes (assurance, investissement boursier, etc.) et finalement offrir des services à valeur ajoutée tels qu'aider leur clientèle à mieux gérer leurs finances personnelles. L'effet espéré de toutes ces stratégies, qui est également la base de tout commerce : accroître la loyauté des consommateurs.

Quoi qu'il en soit, on assiste de plus en plus à l'essoufflement du concept fétiche «zéro-surface» (pas de succursale dans le monde réel) qui était tellement à la mode il y a quelques années.
Source : Forrester Research, 10 novembre 2000

4. UNE MAUVAISE EXPÉRIENCE D'ACHAT DE CADEAUX DE NOËL EN LIGNE EN 1999 N'EMPÊCHERA PAS LES CYBERCONSOMMATEURS DE RÉCIDIVER EN 2000 - La majorité (96 %) des consommateurs américains ayant acheté des cadeaux de Noël en ligne en 1999 ont l'intention de répéter l'expérience cette année, et ce, même si plus de la moitié d'entre eux ont connu des problèmes l'an dernier. C'est ce qu'a révélé une récente enquête effectuée en octobre 2000 par le Boston Consulting Group et la firme Harris Interactive.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les mauvaises expériences d'achat en ligne comme les produits en rupture de stock (28 %), l'abandon en raison d'un temps trop long d'accès aux pages Web (22 %) et des pannes de système (17 %), les problèmes de livraison (17 %) ou encore l'impossibilité de repérer le cadeau recherché (15 %), ne freineront pas les cyberconsommateurs à Noël 2000. Cependant, un grand nombre d'entre eux ne retourneront pas au site où ils ont connu leur infortune. Ils encourageront plutôt d'autres cyberdétaillants.

En ce qui a trait aux dépenses, 88 % ont l'intention d'acheter autant sinon davantage de présents en ligne cette année que l'an dernier. Ils prévoient même débourser davantage. À cet égard, en 1999, les cyberclients ont dépensé en moyenne 170 $US pour des cadeaux à la période des fêtes. Cette année ces mêmes consommateurs prévoient dépenser 240 $US.

Par ailleurs, soulignons l'importance d'Internet dans le processus d'acquisition des consommateurs. Bien que les cyberconsommateurs ont affirmé allouer 22 % de leur budget de cadeaux à l'achat en ligne, il semble qu'Internet les influencera quant au reste du budget à dépenser. En effet, les deux tiers d'entre eux prévoient utiliser Internet pour comparer les prix avant d'acheter d'autres produits en magasin. Aussi, plus du quart des internautes qui ne planifient pas acheter en ligne ont mentionné qu'ils utiliseront Internet pour comparer les prix, obtenir de l'information sur les produits et chercher des idées de cadeaux avant de se rendre en magasin.

En bref, les résultats de l'étude permettent de confirmer une fois de plus, que l'impact d'Internet se situe au-delà de l'achat en ligne. Le réseau des réseaux est au cœur du processus de décision d'achat de nombreux consommateurs. Excellente motivation pour les détaillants...
Source : Communiqué de presse, Boston Consulting Group,
13 novembre 2000


Bulletin du 10 novembre 2000

1. Nouveau guide d'éthique pour les affaires électroniques
2. L'industrie du sans fil est en pleine révolution
3. Les cinq mythes des affaires électroniques
4. Projet «gouvernement en ligne» : apport des entreprises canadiennes demandé

1. NOUVEAU GUIDE D'ÉTHIQUE POUR LES AFFAIRES ÉLECTRONIQUES - Le «Better Business Bureau» qui compte 145 bureaux en Amérique du Nord dont 15 desservent le Canada et le «BBBOnline"» viennent de publier le BBB Code of Online Business Practices. Destiné tant aux consommateurs qu'aux entreprises en ligne, ce guide d'éthique a pour but de favoriser un climat de confiance entourant les transactions en ligne entre entreprises et consommateurs.

Déjà utilisé en Europe, ce code de conduite pour les affaires électroniques a été développé à la suite de consultations publiques qui se sont déroulées au cours de la dernière année. Cinq principes sont à la base du BBB Code of Online Business Practices : les communications transparentes et honnêtes, la divulgation par l'entreprise de toute information pertinente à la transaction, la protection des informations, la satisfaction à la clientèle, ainsi que la protection des enfants vis-à-vis la publicité et les transactions en ligne.

Similaire à celui développé par un regroupement d'entreprises en juin 2000, ce guide pratique va plus loin en offrant même des moyens concrets ainsi qu'un mécanisme de résolution de conflits. L'entreprise qui adhère à ces principes peut demander une accréditation pour obtenir le sceau de sécurité du BBBOnline qui a été octroyé à 675 sites Internet jusqu'à présent. Des demandes dans plus de 20 pays à travers le monde sont présentement en processus d'accréditation.

L'adoption des principes de ce guide par les entreprises en ligne permettra peut-être d'éviter la frustration qu'ont connue plusieurs consommateurs à la suite d'achats pour la période des fêtes l'année dernière.
Source : Le communiqué de presse

2. L'INDUSTRIE DU SANS FIL EST EN PLEINE RÉVOLUTION - Selon les participants à une table ronde qui a eu lieu le 19 octobre au Symposium / Itxpo 2000 de la firme Gartner, ce n'est ni plus ni moins une révolution qui est attendue dans le monde des technologies sans fil. L'industrie du sans fil travaille présentement à résoudre plusieurs problèmes techniques critiques, en plus de définir des standards communs qui devraient provoquer cette révolution.

Selon les participants à cette table ronde, les mécanismes d'adoption des technologies sans fil diffèrent de ceux qui, jadis, ont caractérisé l'adoption des ordinateurs. Cette fois-ci la technologie est adoptée dans un premier temps par les consommateurs et non par les entreprises. Par ailleurs, selon le groupe d'experts, l'idée d'un appareil sans fil unique mais multifonctionnel ne serait pas promise à un bel avenir. Les appareils sans fil vont continuer à être différents mais il offriront des services plus personnalisés. Seule la technologie devrait se standardiser un peu et nous devrions assister, d'ici quelques années, à la disparition de certains protocoles de communication. Présentement les protocoles les plus connus sont : l'accès multiple à répartition dans le temps (l'acronyme anglais «TDMA» ), l'accès multiple à répartition par code (l'acronyme anglais «CDMA»), le système mondial de communications mobiles (l'acronyme anglais «GSM», le protocole WAP ou la norme PHS au Japon.

Une chose semble cependant certaine, les services offerts par l'entremise de l'Internet sans fil ne remplaceront jamais ceux offerts par l'Internet conventionnel; les technologies de l'Internet sans fil se fondant davantage sur le principe de la transmission d'information en temps réel qui demande une rétroaction immédiate.
Source : Gartner Symposium/Itxpo Times, 20 octobre 2000

3. LES CINQ MYTHES DES AFFAIRES ÉLECTRONIQUES - Michael Parent, ex-directeur du marketing de Nortel Network, est présentement professeur associé au Richard Ivey School of Business où il vient de terminer une étude, qui s'est étendue sur une période d'un an, sur les affaires électroniques. Découlant de cet examen minutieux, son rapport intitulé The Five Lies About e-Business porte un jugement sévère sur l'enthousiasme et la ferveur entourant les affaires électroniques.

Selon ses propres dires : «il n'est pas frustré, il est plutôt cynique vis-à-vis les proportions démesurées qu'a pris le phénomène des affaires électroniques». À la suite de rencontres avec de nombreux dirigeants d'entreprises, il est parvenu à la conclusion que les réalités des affaires électroniques sont bien en deçà de la vision collective du phénomène. Selon ses propres termes il s'agirait d'une utopie de masse.

Il dénote entre autres cinq mythes et réalités sur les affaires électroniques au Canada :

1) Mythe : les Canadiens aiment magasiner en ligne. Réalité : ils magasinent en ligne pour des raisons beaucoup plus pratiques.
2) Mythe : le Canada connaîtra une explosion des affaires électroniques dans les prochaines années. Réalité : avec l'infrastructure technologique canadienne qui n'est pas encore bien développée, ce ne sera pas demain la veille.
3) Mythe : en affaires, les nouvelles technologies appartiennent aux jeunes. Réalité : encore aujourd'hui, en affaires, l'expérience vaut de l'or.
4) Mythe : la première entreprise qui s'approprie un marché détient un avantage fondamental. Réalité : d'innombrables exemples ont démontré que les premiers à atteindre un marché ont souvent été les premiers à faire faillite.
5) Mythe : les théories traditionnelles ne peuvent pas être appliquées aux affaires électroniques. Réalité : dans les faits, les processus d'affaires traditionnelles s'appliquent très bien aux affaires électroniques.

Pour appuyer ses affirmations M. Parent se base, entre autres, sur les statistiques des achats en ligne au Canada, sur l'infrastructure technologique canadienne et les décisions du CRTC, ainsi que sur de nombreux cas concrets d'entreprises impliquées dans les affaires électroniques.
Source : The Globe and Mail, 2 novembre 2000

4. PROJET «GOUVERNEMENT EN LIGNE» : APPORT DES ENTREPRISES CANADIENNES DEMANDÉ - Les entreprises doivent s'impliquer dans le projet du gouvernement canadien qui vise à rendre accessibles les services gouvernementaux en ligne. C'est ce qu'a déclaré madame Michelle d'Auray, directrice des technologies de l'information (CIO) du Secrétariat du Conseil du trésor canadien et responsable du projet «Gouvernement en direct», à l'occasion du congrès annuel de la Chambre de commerce du Canada.

Le projet, qui consiste à déposer en ligne toute l'information et tous les services gouvernementaux d'ici 2004 - tel qu'annoncé lors du Discours du Trône en 1999 - est commencé. cependant, le gouvernement fédéral requiert la participation du secteur privé afin de s'assurer que les entreprises et les citoyens soient à l'aise avec l'approche choisie. Par exemple, l'approvisionnement des produits et services gouvernementaux par le biais d'Internet doit se faire de manière à ce que les fournisseurs tirent avantage à effectuer leurs transactions en ligne. À cet égard, le gouvernement souhaite aussi que les entreprises contribuent au développement du processus de l'acquisition en ligne.

Par ailleurs, si tout se déroule comme prévu, d'ici décembre 2000, tous les ministères du gouvernement du Canada posséderont leur propre site Web, les principaux formulaires gouvernementaux seront déposés en ligne et le portail fédéral sera restructuré. De plus, d'ici 2004, les transactions électroniques effectuées avec les ministères et organismes devraient être sécuritaires.

Enfin, il est intéressant d'ajouter que, lors du congrès de la Chambre de commerce, on a rappelé aux membres l'importance d'automatiser leurs activités afin de demeurer compétitifs. Le dirigeant d'IBM Canada, monsieur John Wetmore, a précisé que le point de départ de toute activité de commerce électronique consiste en une solide stratégie d'affaires. Les premières préoccupations ne concernent donc pas la technologie ou le développement du site Web mais la compréhension et le choix de ce qu'on l'on souhaite accomplir au moyen de ce nouveau médium.
Source : The National Post, 31 octobre 2000


Bulletin du 3 novembre 2000

1. Internet dans les milieux ruraux canadiens
2. Le Canada, facteur de risque pour la sécurité informatique des États-Unis?
3. Un nouvel encan dans le monde des télécommunications sans fil canadiennes
4. Innovation et profits : deux antonymes?

1. INTERNET DANS LES MILIEUX RURAUX CANADIENS - Internet est perçu comme le moyen idéal pour réduire l'isolement des populations rurales et amenuiser les différences économiques et sociales entre les milieux ruraux et les milieux urbains. Ça, c'est la théorie. Dans la pratique, malheureusement, il semble que les milieux ruraux ne profiteront pas de sitôt des nouvelles technologies de l'information et de la communication en raison du faible taux d'adoption des technologies. À cet égard, une étude de Statistique Canada révèle que les membres des ménages ruraux sont deux fois moins branchés à Internet que ceux des ménages urbains.

Par ailleurs, divers obstacles à l'adoption d'Internet en région rurale ont été identifiés à l'occasion de la «Cyberrencontre des milieux ruraux» qui a réuni plus de 150 intervenants, entrepreneurs, décideurs et représentants d'organismes des gouvernements du Québec et du Canada à la fin d'octobre 2000. Les difficultés d'accès à Internet constituent le premier obstacle. Les lignes téléphoniques partagées qui rendent le branchement impossible et les frais d'appels interurbains pour accéder au réseau, pour ceux qui disposent d'une ligne privée, en sont des exemples. De plus, un facteur socio-économique lié à une population vieillissante, souvent pauvre, explique également le faible taux de branchement en zone rurale.

Ainsi, les régions rurales doivent compter sur les citoyens dits néo-ruraux et «rurbains» pour augmenter leur taux de branchement et d'utilisation d'Internet. Pour information, les «néo-ruraux» sont des citadins qui retournent vivre à la campagne. Ils peuvent continuer à travailler grâce au télétravail. Les «rurbains», quant à eux, sont des ruraux qui vivent en ville ou vice versa! Habitués à travailler avec un micro-ordinateur et à utiliser Internet, ces derniers poursuivent généralement leurs activités à la campagne. C'est pourquoi les milieux ruraux misent sur les «rurbains» pour développer et augmenter l'accès à Internet, espérant même qu'ils favoriseront l'installation d'entreprises et de travailleurs dans leur région. Par contre, si elles veulent attirer les entreprises et les individus, les régions rurales devront élargir l'étendue des services offerts tels que la comptabilité, le gardiennage et les services gouvernementaux, tout en préservant le cachet particulier de la campagne.
Source : La Presse, 25 octobre 2000

*** Le site de la «Cyberrencontre des milieux ruraux» est accessible à l'adresse suivante : http://www.cyber-rural.org/

*** Pour plus d'information sur l'enquête de Statistique Canada intitulée L'utilisation de l'ordinateur et d'Internet par les membres des ménages ruraux, consultez l'Infomètre à l'adresse suivante : http://www.infometre.cefrio.qc.ca/fiches/fiche33.asp

2. LE CANADA, FACTEUR DE RISQUE POUR LA SÉCURITÉ INFORMATIQUE DES ÉTATS-UNIS? - Lors d'une conférence à PopTech2000, un colloque sur les impacts sociaux et politiques des nouvelles technologies de communication, un conseiller américain en sécurité informatique, M. James Adams, a affirmé que le Canada constituait un risque pour la sécurité informatique américaine, parce qu'il est incapable de se défendre contre des attaques perpétrées auprès de son réseau de télécommunication et de son infrastructure informatique. Même si Ottawa a des plans pour mettre sur pied un centre national de protection des réseaux d'information vitale, il semblerait que le Canada aurait encore beaucoup de chemin à faire, en particulier les forces de l'ordre. Monsieur Adams, qui a entre autres travaillé avec le U.S. National Security Agency et la CIA a poursuivi en mentionnant que les responsables de la défense américaine aimeraient que le Canada en fasse davantage pour se protéger des attaques de pirates informatiques.

Il semblerait également qu'une trentaine de pays, excluant le Canada, se préparent à tester, à l'aide de simulation, leur capacité à repousser des attaques informatiques. La question de la sécurité auprès du réseau de télécommunication et de son infrastructure informatique au Canada inquiète les États-Unis surtout à cause du lien étroit qui unit les deux pays combiné à la présence de multiples filiales d'entreprises canado- américaines.
Source : The National Post, 30 octobre 2000

3. UN NOUVEL ENCAN DANS LE MONDE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS SANS FIL CANADIENNES - Pratique courante aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais moins populaire au Canada, un encan de fréquences réservées aux communications cellulaires aura lieu le 15 janvier prochain. Au total, 40 MHz, soit 56 licences seront aux enchères.

On s'attend à ce que quatre grands joueurs y jouent un rôle actif : BCE, Microcell, Rogers AT&T ainsi que Telus. Ce dernier est cependant le participant le moins certain. Dans un premier temps il devra peut-être se départir de 25 MHz de fréquences dans l'Ouest canadien afin de respecter les normes du CRTC qui fixe la limite de propriété dans une région à 55 MHz. Ensuite, sa dette qui s'élève à 4,3 milliards de dollars suite à l'acquisition de la compagnie québécoise Clearnet pourrait nuire à son pouvoir d'achat.

Voilà une excellente opportunité pour des plus petits joueurs d'intégrer la course aux ondes. Une concurrence moins grande pour s'accaparer une région rendra certainement les prix plus abordables. Cependant, pour ces petits joueurs, une mise en garde s'impose. Aux États-Unis, lors d'un récent encan, certaines entreprises qui avaient les yeux plus grands que la panse se sont retrouvées incapables de s'acquitter de leurs achats. L'encan a dû être repris.

Par ailleurs, il faut se rappeler la surprise provoquée par une petite firme de Montréal, Wispra Networks Inc., l'automne dernier lors de la mise aux enchères de 258 licences par Industrie Canada pour les communications sans fil fixes. Avec des soumissions totalisant 74 millions de dollars, elle a remporté les licences des six plus grands centres urbains canadiens pour cette catégorie de fréquences. Évidemment, avec une firme américaine multimilliardaire comme endosseur, n'importe qui peut jouer dans la cour des grands!

L'enchère devrait rapporter entre 2,5 et 3,5 milliards de dollars. Dispendieux croyez-vous? Pas vraiment, si on compare au Royaume-Uni et aux États-Unis où un tel encan rapporterait respectivement environ 11 milliards et 7,5 milliards de dollars. La grandeur du marché combinée aux règles du CRTC expliquent cet écart. Le coût pour une bande de 10 MHz dans la région de Québec devrait avoisiner les 2,4 millions de dollars. À Montréal on parle plutôt de 6 millions de dollars alors qu'à Toronto le prix devrait s'élever à environ 9,6 millions de dollars.

Cette première canadienne risque de créer un précédent puisque déjà un nouvel encan est prévu en 2002 ou 2003 cette fois-ci pour les communications cellulaires de troisième génération (3G). Reste à voir le succès de celui de janvier! Source : Le Soleil, 30 octobre 2000 ; Canadian Business, 21 février 2000

4. INNOVATION ET PROFITS : DEUX ANTONYMES? - Depuis un certain temps, des entreprises comme eBay, Microsoft, IBM, eToys et une myriade d'autres produisent des innovations à la minute. Serait-ce une nécessité pour faire des affaires dans cette ère de l'information? Mais, qui assume les coûts de ces innovations? Le consommateur? Eh bien non! La pratique a plutôt prouvé que la charge des innovations se retrouve sur le dos des innovateurs. Mais les éléments qui sous-tendent cette réponse sont relativement complexes.

En fait, plusieurs théories sont valables. La première, empruntée au domaine de l'économie, soutient que plus il y a d'innovations et plus leur valeur est faible : l'offre et la demande en quelque sorte. Ensuite il y a la problématique de l'imitation. Les technologies qui permettent de développer plus rapidement et plus facilement une innovation, permettent également de la copier plus rapidement et plus facilement. Une innovation aujourd'hui est une imitation demain et une commodité le mois prochain. Finalement, la valeur ajoutée des innovations s'avère parfois difficile à évaluer précisément, ce qui n'aide pas la cause. Plusieurs entreprises préfèrent donc absorber les coûts liés aux innovations et ainsi développer une valeur captive pour le consommateur.

Cependant, il faut faire la distinction entre innovation technologique et innovation de marché. D'un côté, des firmes comme Intel, Microsoft et Cisco qui sont la plupart du temps des innovateurs technologiques, n'ont jamais vraiment eu de problème à faire des profits avec leurs innovations. De l'autre, des firmes comme Amazon, eBay, AOL et E*Trade sont des innovateurs de marché et leurs innovations n'ont pas toujours été des plus profitables, du moins à court terme. Évidemment, la tendance n'a pu être étudiée sur une période de temps très longue, puisque ce type d'innovations de marché est assez récent. Il apparaît néanmoins qu'il semble très difficile de percer avec ce genre d'innovation.

Seul le temps pourra éclaircir cette problématique mais est-ce qu'une innovation qui nécessite des investissements de plusieurs milliers de dollars ne devrait pas rapporter plusieurs milliers de dollars de profit? En fait, ne s'agit-il pas tout simplement de trouver un équilibre entre une culture organisationnelle axée sur l'innovation et un modèle d'entreprise rentable et viable?
Source : Fortune, 13 novembre 2000


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)