[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech

Archives du bulletin SISTech : octobre 2005
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]

Bulletin du 21 octobre 2005
Bulletin du 7 octobre 2005

Bulletin du 21 octobre 2005
Version PDF

1. Dossier médical électronique : le point de vue des citoyens
2. Faciliter la transition vers l’apprentissage virtuel
3. Gouvernement électronique : où en est l'Amérique latine ?

1. Dossier médical électronique : le point de vue des citoyens - Les Américains croient fortement que le dossier médical électronique peut contribuer à sauver leur vie ou celle d’un de leurs proches dans une situation d’urgence. En effet, deux études réalisées par Public Opinion Strategies à la demande de Markle Foundation démontrent leur intérêt pour la mise sur pied d’un système national d’échange d’information de santé sur Internet alliant sécurité et confidentialité.

Internet et les nouvelles technologies numériques s’insinuent progressivement dans les activités courantes des individus. De plus en plus d’internautes s’informent, effectuent des achats, paient leurs factures, etc. au moyen du réseau des réseaux. Dans le domaine des soins de santé, l’évolution des technologies de l’information connaît une révolution remarquable. Les études de Markle Foundation démontrent que les Américains souhaitent maintenant les utiliser pour bénéficier des meilleurs soins possibles et être en mesure de gérer leur propre santé.

À cet égard, près des trois quarts (72 %) de la population américaine interrogée est favorable à la mise sur pied d’un système national d’échange d’information de santé ou d’un réseau pour les professionnels du domaine et les patients. Voici les avantages invoqués pour justifier leur accord :
- une augmentation de l’efficacité et de l’accessibilité au système de soins de santé, se traduisant par une meilleure qualité des soins;
- des soins médicaux plus rapides et plus appropriés dans une situation d’urgence, grâce à un accès sans délai à l’historique médical des patients;
- une réduction des coûts de soins de santé;
- une diminution des erreurs médicales en matière de diagnostics et de soins;
- la possibilité, pour le patient, de contrôler l’accès à son dossier médical.

Outre les questions de sécurité et de protection de la confidentialité, on constate que les Américains considèrent comme prioritaire le contrôle d’accès à leur dossier. Ainsi, ils veulent, entre autres :
- que l’identité de l’utilisateur soit confirmée afin de prévenir les accès non autorisés (91 %);
- être en mesure de savoir qui a consulté leur dossier médical (81 %);
- accorder eux-mêmes la permission d’accéder à leur dossier de santé (79 %);
- que leur employeur ne puisse pas avoir accès au réseau d’échange d’information de santé (68 %).

À partir des résultats obtenus dans les études, un groupe multidisciplinaire de spécialistes du domaine a rédigé sept principes fondamentaux destinés à toute personne des secteurs public et privé intéressée au développement d’un projet de dossier médical partagé reflétant le point de vue et les besoins des citoyens. Les principes ou règles de base visent à protéger la confidentialité et à s’assurer que les renseignements personnels sur la santé soient utilisés d’une façon appropriée dans l’échange d’information de santé. Les voici :

  1. Les individus devraient être en mesure d’accéder à leurs données médicales d’une manière pratique et abordable;
  2. Les individus devraient pouvoir décider (c.-à-d. autoriser l’accès) à quel moment leurs données de santé seront partagées et avec qui. Ils devraient également avoir le droit de refuser que leur dossier médical soit partagé (c.-à-d. s’exclure, opt-out);
  3. Les individus devraient avoir la possibilité de désigner une personne, telle qu’un conjoint, qui accèderait à leur dossier et exercerait le contrôle sur le partage de leur information;
  4. Les individus devraient être bien informés afin de comprendre la façon dont leurs données de santé pourraient être utilisées ou partagées;
  5. Les individus devraient être capables de savoir quelles personnes ou organisations ont consulté leur dossier médical;
  6. Les échanges de données de santé électroniques devraient protéger l’intégrité, la sécurité, la vie privée et la confidentialité des informations personnelles;
  7. Les organismes indépendants, responsables devant le public, devraient s’occuper de surveiller les échanges de données de santé électroniques. Aucun groupe d’intervenants ne devrait prédominer. Les représentants des consommateurs, choisis par leurs pairs, devraient participer et détenir un droit de vote de membre à part entière.

Par ailleurs, il est intéressant de préciser qu’au Canada, les efforts en la matière sont présentement concentrés sur le développement d’une infostructure sécuritaire qui permettra un partage des données sur la santé à travers le pays. La société Inforoute santé du Canada, qui regroupe des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, travaille à ce projet.

Plus près de nous, au Québec, la création d’un dossier patient informatisé et l’échange d’information entre les professionnels de la santé font également partie des préoccupations du gouvernement. D’ailleurs, un projet de loi sur l'harmonisation de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, identifié comme le projet de loi 83, a été présenté en décembre 2004. Il sera adopté au cours de l’automne 2005. Ce projet de loi assurera un cadre légal à la mise en place du dossier médical partagé entre les intervenants de la province. Notons que les normes et l’architecture choisies par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec devraient s’harmoniser avec celles retenues pour le dossier de santé électronique canadien.

Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
Markle Foundation (2005). Americans support online personal health records; patient privacy and control over their own information are crucial to acceptance [Communiqué de presse, en ligne], 11 oct., (Page consultée le 19 oct. 2005)

Markle Foundation, et Public Opinion Strategies (2005). Attitudes of Americans regarding personal health records and nationwide electronic health information exchange [En ligne], oct., 3 p. (Page consultée le 19 oct. 2005)

Inforoute santé du Canada [En ligne]. (Page consultée le 20 oct. 2005)

Québec (Province). Assemblée nationale. Rapport sur l'état des projets de loi : no 83 [En ligne]. (Page consultée le 20 oct. 2005)

Québec (Province). Assemblée nationale (2004). Projet de loi no 83 : Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et d'autres dispositions législatives [En ligne], Éditeur officiel du Québec, (Page consultée le 20 oct. 2005)

Vachon, Isabelle (2005). « Dossier minimum partageable en santé : à quand un dossier patient pancanadien? » [En ligne], Bulletin SISTech, CEFRIO, 11 févr. (Page consultée le 20 oct. 2005)

2. Faciliter la transition vers l’apprentissage virtuel - Dans plusieurs entreprises, l’apprentissage virtuel a aujourd’hui remplacé les anciennes méthodes de formation qui existaient depuis très longtemps. Les travailleurs doivent alors oublier les formations familières auxquelles ils étaient habitués et s’adapter aux messageries instantanées, aux exposés sur ordinateurs portables, aux ordinateurs de poches et, pourquoi pas, aux iPods.

Cette nouvelle façon de donner de la formation a créé de nouvelles exigences autant pour les instructeurs que pour leurs étudiants. En effet, les stratégies d’apprentissage et les habiletés développées dans les salles de cours traditionnelles ne suffisent plus. Par exemple, pour bien réussir un cours traditionnel, les élèves peuvent poser des questions et communiquer face-à-face avec l’enseignant. Puisque cette possibilité ne s’offre pas nécessairement avec l’apprentissage virtuel, les participants doivent adapter leurs méthodes de fonctionnement comme faire des recherches sur Internet dans le but d’identifier de l’information utile ou de communiquer avec d’autres participants en attendant une réponse du responsable du cours.

Sans expérience et sans conseils, plusieurs travailleurs, et ce peu importe leur âge, ne sont pas prêts à effectuer une activité d’apprentissage en ligne. Même si certaines personnes peuvent être très habiles avec certaines technologies, comme l’utilisation des jeux vidéo ou du téléphone portable, cela n’implique pas nécessairement une habilité à utiliser les bases de données pour effectuer de la recherche en ligne ou une facilité à comprendre le fonctionnement des salles de discussion. Pour ces raisons, l’apprentissage virtuel représente un gros casse-tête pour certains travailleurs et la réussite n’est pas garantie.

Pour que l’investissement en apprentissage virtuel atteigne son plein potentiel, de plus en plus d’organisations s’attardent à préparer adéquatement leurs élèves. Dans cette optique, Ryan Watkins, Ph.D., suggère à l’organisation de concevoir un petit questionnaire. Celui-ci devrait permettre aux participants de s’auto-évaluer pour reconnaître leurs forces et leurs faiblesses face aux habiletés requises par l’apprentissage virtuel. M. Watking suggère des questions basées sur l’accès aux technologies, les compétences en ligne, la motivation, la relation avec les outils audio et vidéo, les discussions en ligne et l’importance du succès. Voici quelques exemples de questions suggérées :

• Avez-vous accès à un ordinateur muni des logiciels nécessaires?
• Possédez-vous les connaissances de base pour vous débrouiller sur Internet (utiliser les moteurs de recherche, entrer des mots de passe)?
• Pensez-vous que vous serez capable de compléter les travaux malgré les distractions en ligne?
• Pensez-vous être capable de prendre des notes en regardant une vidéo sur l’ordinateur?
• Est-ce qu’un contact régulier avec un instructeur est important pour vous afin de réussir un cours?

À la suite de cette auto-évaluation, la personne peut identifier les ressources à mettre en place et développer des exercices qui la prépareront efficacement à suivre et à réussir une activité d’apprentissage en ligne. Ce questionnaire peut également servir aux organisateurs afin de mieux connaître les futurs participants et ainsi adapter la formation. En effet, si un cours nécessite une importante interaction en ligne entre les participants, l’entreprise peut adapter son questionnaire pour en apprendre davantage sur la capacité de ses employés à utiliser la messagerie instantanée et autres outils de communication en ligne.

En général, adapter le matériel et les cours pour les offrir en ligne afin de faciliter le développement des capacités et la réussite des participants ne devrait pas requérir beaucoup d’efforts additionnels. Selon M. Watkins, intégrer des activités, des ressources et du matériel en ligne à des activités courantes d’apprentissage virtuel peut cependant faire toute une différence.

En terminant, voici une série de petits éléments qui peuvent être ajoutés aux activités dans le but de faciliter l’adaptation des participants :

• Inclure des activités en ligne permettant à l’élève de briser la glace;
• Familiariser l’élève avec l’ensemble des technologies utilisées dans le cours;
• Fournir de l’information sur les supports techniques disponibles;
• Donner à l’élève l’occasion d’évaluer l’amélioration de ses capacités;
• À chaque leçon, fournir à l’élève des adresses Web où il peut développer les habiletés nécessaires pour atteindre les objectifs du cours;
• Encourager l’élève à interagir et à communiquer avec les autres participants par courriels ou par d’autres moyens.

Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Source : Watkins, Ryan (2005). « Preparing e-learners for online success » [En ligne], Learning Circuits, septembre, (Page consultée le 21 octobre 2005)

3. Gouvernement électronique : où en est l'Amérique latine ?* - L'accès à l'information, la participation aux échanges commerciaux par voie électronique, la présence sur le Web constituent des facteurs critiques pour positionner les pays d’Amérique latine sur le marché international. Mais voilà ! Avec une grande part de la population sous le seuil de la pauvreté, bien souvent analphabète, brancher les familles, les écoles et les entreprises à Internet, donner accès à l'information gouvernementale et offrir des services publics en ligne représentent un défi de taille. Pourtant, de nombreux gouvernements ont choisi de le relever et ont déjà emboîté le pas vers l'informatisation à la fois de la population et de l'administration publique.

Les internautes latino-américains se font de plus en plus nombreux


Le nombre d'internautes présents dans un pays, les budgets disponibles et la volonté politique ont un impact important sur le déploiement de services publics en ligne, qu'ils soient de nature informationnelle, interactionnelle ou transactionnelle.

Bien que l'Amérique latine1 représente 62,5 % de la population des Amériques, elle ne compte que 23,4 % des internautes panaméricains. À l'opposé, les Nord-américains ne représentent que 37,5 % de la population panaméricaine, mais 76,6 % des internautes de toute l'Amérique. Internet World Stats, d'où proviennent ces chiffres, rend aussi disponibles des statistiques mises à jour en juillet 2005 pour chacun des pays.

De tous les États d'Amérique latine, l'Uruguay est de loin le plus branché : on y trouve 36,6 % d'internautes. Au second rang, vient le Costa Rica, en Amérique centrale, où 27,9 % de la population navigue sur Internet. Ce pays se situe nettement au-dessus des autres États du centre qui affichent des proportions d'internautes allant de 10,3 % pour le Belize à 1,6 % pour le Nicaragua. Les habitants du Chili (25,8 %), de l'Argentine (20 %) et du Pérou (16,3 %), en Amérique du Sud, figurent également parmi les plus avides internautes latino-américains. Le Mexique, pays d'Amérique du Nord, compte pour sa part 14,3 % d'utilisateurs d'Internet dans la population. Si l'on se fie à la croissance effrénée du nombre d'amateurs d'Internet enregistrée au cours des cinq dernières années, ce n'est que le commencement.

Les latino-américains au palmarès des gouvernements électroniques

Certains pays d'Amérique latine se classent parmi les plus avancés en ce qui concerne les gouvernements en ligne. C'est du moins ce que révèle l'édition 2005 de l'étude du Taubman Center for Public Policy de l'Université Brown, qui compare 198 pays de tous les continents selon le degré d'avancement des gouvernements électroniques2. Dans ce classement, les Bahamas (Caraïbes) remportent la 12e place, le Chili la 13e et le Belize la 21e. Étonnamment, ces pays devancent la Suisse, la Norvège et la Nouvelle-Zélande. Autres résultats : le Mexique obtient la 30e position, la Colombie la 35e et le Brésil partage la 48e place avec la France. Notons également que les États-Unis ont remporté la 3e position et le Canada la 6e.

Des initiatives novatrices

L'utilisation d'Internet que font les pays latino-américains d'Internet est empreinte de leur culture communautaire. Maints portails ont été déployés pour relier tantôt les municipalités, tantôt les divers ordres de gouvernement dans un même lieu. Des outils de collaboration et de communication sont rapidement mis à la disposition des citoyens pour dialoguer et exprimer leurs idées.

Ainsi, le site Iberomunicipios regroupe en réseau les villes numériques d'Amérique latine. La plateforme offre la possibilité de se former en ligne, permet des échanges entre les collectivités des divers pays et la transmission de connaissances entre pairs, et crée un climat favorable aux alliances entre le privé et le public. Les gouvernements locaux y trouvent aussi des exemples de bonnes pratiques et des descriptions d'initiatives pour le gouvernement électronique. Autre exemple : le programme Met@LoGo (Meta e-Local Governance), parrainé par la Commission européenne, a pour objectif de renforcer le partenariat entre l'Amérique latine et l'Union européenne dans le domaine de la société de l'information. Les instigateurs du programme souhaitent diminuer la fracture numérique dans les pays latino-américains en améliorant la communication et la coopération entre les petites villes et les collectivités du continent. Enfin, la culture de collaboration latino-américaine s'exprime aussi par l'adhésion massive aux logiciels libres. Le Brésil, le Pérou et le Venezuela se font, par ailleurs, de grands défenseurs des logiciels libres et de la philosophie qui les sous-tendent. Leaders en ce domaine, ces pays du Sud en ont entraîné plusieurs autres dans l'informatisation de leur administration publique à l'aide du libre.

D'autres pays se distinguent par leurs initiatives novatrices en matière de gouvernement électronique, malgré un contexte socioéconomique peu favorable à ce type de développement. Notons à cet égard, le système de déclaration de revenus en ligne au Chili et les portails d'information et de communications de pointe.

* Extrait d’un article de l’édition d’octobre du bulletin e-Veille. Consultez le texte intégral ainsi que les autres articles du bulletin pour en apprendre davantage sur les projets en gouvernement en ligne mis en œuvre au Chili, au Pérou et au Mexique et sur la présence en ligne des parlements d'Amérique latine.

Notes :
1. L'Amérique latine comprend le Mexique (Amérique du Nord), ainsi que les pays d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes.
2. L'enquête du Taubman Center for Public Policy de l'Université Brown a analysé 1797 sites gouvernementaux de 198 pays au cours des mois de juin et de juillet 2005. Dans la cinquième édition de cette étude annuelle, on a attribué une note sur 100 à chacun des pays en rapport avec l'état d'avancement de leur gouvernement en ligne. Plus d'une vingtaine de critères ont été mesurés dans le contexte de cette analyse, dont la disponibilité des coordonnées en ligne, la diffusion de publications électroniques, la possible consultation de bases de données en ligne, les politiques de confidentialité, la sécurité et le nombre de services en ligne.

Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, Direction des enquêtes et de la veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Anonyme. « Brazil adopts open-source software », BBC News, 2 juin 2005.

DUMAIS, Michel. « Annonce du gouvernement brésilien de faire migrer une grande partie de son administration vers les logiciels libres », Le Devoir, mardi 25 janvier 2005.

Ibero Municipios

InternetWorldStats.com

TAUBMAN CENTER FOR PUBLIC POLICY. Global E-Government 2005, septembre 2005.

UNESCO. Met@LoGo: Developing e-local governance portals for the benefit of local SMEs in Latin America, 30 mars 2005.

Met@LoGo

Wikipedia.org



Bulletin du 7 octobre 2005
Version PDF

1. Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet : les efforts du gouvernement canadien ont porté fruit
2. E-Poll, l’appareil de votation de demain?
3. Le bulletin e-Veille présenté lors d’une conférence ministérielle sur le gouvernement en ligne

1. Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet : les efforts du gouvernement canadien ont porté fruit - Selon une étude publiée en septembre 2005 par le Commissariat aux langues officielles du Canada, les actions consenties au cours des dernières années par le gouvernement fédéral dans le but de combler le fossé numérique entre les deux langues officielles sur Internet ont donné lieu à des progrès significatifs. Des efforts demeurent cependant encore à réaliser par le Canada et les autres pays francophones pour que davantage de contenus en français soient disponibles sur la toile.

Le rapport en question, Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet, s’inscrit dans la foulée de deux études publiées en 2002 par le Commissariat aux langues officielles. Ces travaux faisaient à l’époque état, entre autres conclusions, du fossé numérique grandissant entre les Canadiens et les Canadiennes de langue anglaise et de langue française. Les documents comportaient en outre une série de recommandations qui s’articulaient autour de trois axes principaux :

  • Axe stratégique 1 : Favoriser l’offre populaire de contenus et d’outils Internet en français.
  • Axe stratégique 2 : S’assurer que les responsables du gouvernement en direct dans les ministères disposent des connaissances et des ressources nécessaires à la production et à la diffusion de contenus et de services de qualité en français.
  • Axe stratégique 3 : Veiller à la mise en place d’un cadre de gouvernance robuste en matière d’Internet et de langues officielles.

Le ministère du Patrimoine canadien a partiellement répondu à ces recommandations en mai 2004 par la publication de l’étude Le français dans Internet : innover pour rayonner. À la lumière de ce rapport cependant, force était de constater que la problématique ainsi que plusieurs enjeux signalés dans les premières études du Commissariat perduraient. Quatre questions se posaient toujours de façon plus particulière :

  1. Quel est l’état d’avancement des différentes mesures prises par le gouvernement?
  2. Depuis mai 2004, le gouvernement a-t-il adopté d’autres mesures favorables à l’utilisation des langues officielles dans Internet et dans le gouvernement en direct?
  3. Les mesures mises en place par le gouvernement répondent-elles aussi adéquatement que possible aux différentes recommandations de la commissaire et aux besoins des Canadiens et des Canadiennes?
  4. Quelles nouvelles mesures le gouvernement devrait-il prendre pour favoriser l’utilisation du français dans Internet et des langues officielles dans le gouvernement en direct?

L’étude spéciale Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet vise donc à répondre à ces grandes questions. Le rapport met ainsi en lumière que sur les 28 recommandations des deux rapports de 2002, près de la moitié ont été mises en œuvre ou sont en voie de l’être, tandis que cinq l’ont été partiellement. À noter aussi que ce nouvel examen de la situation du français sur Internet a amené la commissaire aux langues officielles à proposer au gouvernement la mise en œuvre d’une série de sept recommandations additionnelles. Le document présente enfin le détail des progrès observés et des enjeux qui demeurent problématiques selon les trois axes stratégiques retenus au départ.


Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Canada, Commissariat aux langues officielles, Combler le fossé numérique des langues officielles sur Internet, septembre 2005, Rapport complet, faits saillants, communiqué de presse


2. E-Poll, l’appareil de votation de demain? - Au Québec, le vote électronique gagne en popularité. Notamment, le 6 novembre prochain, la ville de Granby utilisera pour la première fois un système de vote électronique lors des élections municipales. Du côté européen, certains projets en la matière sont dignes de mention. Par exemple, une initiative française, initiée dès 1999 par la Commission européenne a permis aux ministères de l’Intérieur de France et d’Italie, à France Télécom, à Vodafone et à Siemens de développer conjointement un dispositif de vote, nommé E-Poll. Particularité intéressante, le E-Poll utilise une carte à puce pour identifier l’électeur.

Le dispositif a d’ailleurs déjà été testé à quelques reprises, entre autres, lors du dernier référendum dans la ville d’Issy-les-Moulineaux. Après s’être inscrit sur la liste électorale, le citoyen recevait une carte à puce qui, une fois insérée dans la machine, lui permettait de faire son choix. Le tout s’effectuait au moyen d’un crayon optique. Après avoir confirmé son vote, l’électeur ne pouvait plus le modifier. Par contre, il lui était possible de réintroduire sa carte afin de s’assurer de l’enregistrement de son vote. D’autres prototypes ont aussi vu le jour au cours des années, mais dans tous les cas, le système utilisait un réseau sécurisé avec des communications cryptées.

Situé à mi-chemin entre la machine à voter et le vote sur Internet, le E-Poll permet de compter automatiquement les bulletins de vote, un avantage majeur selon Thierry Vedel, chercheur à Sciences Po, puisque dans certaines municipalités françaises, il est de plus en plus difficile de recruter des personnes pour dépouiller les bulletins de vote. De plus, l’instauration de ce système permettra aux électeurs de voter sans avoir à se déplacer dans un bureau de vote prédéterminé. En effet, des machines pourraient être installées à différents endroits sur le territoire français, dans les entreprises et même près de gares. Daniel Canepa, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, va même jusqu’à avancer que le scrutin sur E-Poll pourrait être ouvert sur plusieurs jours. Tous ces aspects aideraient certainement à augmenter le taux de participation.

Par contre, l’instauration d’un tel système implique une adaptation des règles juridiques. Tout d’abord, en France, le vote électronique tel que prévu au code électoral ne concerne que les localités de plus de 3 500 habitants. De plus, les textes de lois portant sur la signature de l’électeur, le lieu de vote et les modalités pour comptabiliser les voix nécessitent une modification. Jusqu’à maintenant, en France, trois étapes de l’élection ont été réexaminées : la vérification des machines en amont, le dépouillement et la conservation des votes enregistrés. Le ministère de l’Intérieur de la France travaille également depuis quelques mois sur un projet de loi qui devrait permette de connecter plusieurs machines à voter entre elles.

Les nouvelles règles devraient tenir compte aussi des conseils de la Commission nationale de l’informatique et des libertés qui suggère :
• la publication du code source des logiciels utilisés par le système de vote électronique;
• la formation par le prestataire technique des membres du bureau de vote;
• la séparation des trois serveurs gérant la liste électorale, la procédure de vote et l’urne virtuelle.

Et combien ça coûte?

Le principal obstacle au vote électronique se trouve au niveau financier. En effet, les premiers prototypes du système E-Poll valent 1500 euros (environ 2 200 $ canadiens). À ce prix, on doit ajouter les coûts associés à la mobilisation d’experts aptes à vérifier le bon déroulement du scrutin et capables d’intervenir rapidement si un bris survenait au cours de l’élection. Donc, même si on prévoit une baisse des coûts des appareils, le vote électronique reviendra toujours plus cher que le vote papier. En Belgique, le vote électronique, qui existe depuis 1994, coûte en moyenne trois fois plus qu’un scrutin classique.

Bien que plusieurs aient hâte de pouvoir utiliser cette méthode de votation, ils devront être patients encore quelque temps puisque le système nécessite l’informatisation des listes électorales, tâche qui n’est pas prévue au calendrier français avant 2010.


Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Fargues, Laurent (2005). « La course d’obstacles » [En ligne], La lettre de la modernisation de l'État, numéro 18, 4 oct., (Page consultée le 5 octobre 2005)

Site Web dédié aux activités de R&D du groupe France Télécom


3. Le bulletin e-Veille présenté lors d’une conférence ministérielle sur le gouvernement en ligne - Une édition spéciale du bulletin e-Veille sera offerte, en primeur, aux représentants des gouvernements des provinces et des territoires canadiens. Réunis à Québec les 4 et 5 novembre lors d’une conférence ministérielle sur le gouvernement en ligne, ils se verront remettre une version papier du bulletin, avant sa diffusion en ligne. Ce numéro portera sur les avancées en cyberdémocratie au Canada. Le ministre délégué au Gouvernement en ligne, monsieur Henri-François Gautrin, ainsi que ses collègues, le ministre des Services gouvernementaux du Québec, M. Pierre Reid, et le ministre responsable de Services Nouveau-Brunswick, M. Percy Mockler seront hôtes de l’événement.

Traitant de divers aspects du gouvernement en ligne, le bulletin e-Veille porte un regard sur les initiatives réalisées à l’étranger. Élaboré par la Direction des enquêtes et de la veille stratégique du CEFRIO pour le ministère des Services gouvernementaux du Québec, il fait connaître les bons coups et les écueils vécus dans la transformation des États par les TI.

Divers thèmes touchant les administrations publiques y sont abordés, tels que le déploiement de services en ligne, la gouvernance des TI, la sécurité informatique, la démocratie en ligne, les logiciels libres et l’authentification numérique. L'édition d'octobre, pour sa part, porte sur le gouvernement électronique en Amérique latine, les services transactionnels au Chili, l'administration municipale péruvienne, le gouvernement électronique au Mexique et les parlements d'Amérique latine à l'ère numérique.

Le bulletin e-Veille compte maintenant plus de 600 abonnés et sa popularité ne cesse de croître parmi les adeptes du déploiement du gouvernement en ligne.

 


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)