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Bulletin du 29 octobre 2004
Bulletin du 15 octobre 2004
Bulletin du 1er octobre 2004


Bulletin du 29 octobre 2004
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Dans cette édition :

1. Les environnements collaboratifs ou comment transformer vos processus
2. Développer la cyberdémocratie
3. Quelques mythes sur la personnalisation des sites Web de commerce électronique


1- Les environnements collaboratifs ou comment transformer vos processus


Un environnement collaboratif peut transformer, à différents niveaux, les processus d'une organisation. C'est du moins ce qu'une étude menée auprès de sept organisations ayant mis en place un tel environnement révèle. Toutefois, pour mettre toutes les chances de leur côté, les organisations concernées ont intérêt à prendre en compte les recommandations des auteurs de cette étude, soit de suivre une démarche en trois étapes, qui leur permettra de retirer le maximum des avantages de la création d'un tel environnement.

Mais qu'entend-on au juste par « environnement collaboratif » ? Il s'agit en fait d'un environnement, construit à partir d'une combinaison de différentes technologies, dans lequel deux ou plusieurs participants peuvent communiquer, coordonner et collaborer pour réaliser un objectif commun. Les logiciels de messagerie instantanée, les forums de discussion, les bases de données et les pages blanches partagées sont autant de technologies, ou d'outils, qui peuvent être appelés à composer un environnement collaboratif. Les communautés de pratique, d'ailleurs l'un des fers de lance de la recherche au CEFRIO, sont aussi un parfait exemple d'environnements collaboratifs (1).

    Les trois niveaux
  1. Niveau local (local collaboration). L'environnement collaboratif est mis en place pour supporter le travail collaboratif dans une fonction en particulier ou pour supporter le travail d'une équipe spécifique. Établi à ce niveau, il amène peu de changement au niveau des processus globaux de l'organisation; c'est plutôt au niveau local que sont ressentis les changements. L'initiative provient d'une autorité décentralisée et s'inscrit dans une démarche « tactique ».
  2. Niveau intraorganisationnel (intra-organizational collaboration). L'environnement collaboratif transforme les processus de l'ensemble de l'organisation, puisque la sphère de son influence englobe toutes les fonctions. L'initiative provient d'une autorité centralisée, souvent la fonction TI. Parmi les avantages entraînés par le déploiement d'un environnement collaboratif de cette envergure, notons l'accroissement de la productivité, rendu possible par un meilleur accès à l'information ainsi qu'aux connaissances organisationnelles, et l'amélioration de la communication à l'intérieur d'une équipe de travail dispersée géographiquement.
  3. Niveau extraorganisationnel (extended network collaboration). L'environnement collaboratif s'étend à l'extérieur des limites de l'organisation aux fournisseurs, aux partenaires et aux clients. L'intégration des acteurs de la chaîne de valeur situés en amont et en aval de l'organisation permet de coordonner l'ensemble des activités extraorganisationnelles de manière à engendrer des réductions de coûts mutuels, d'optimiser des processus (approvisionnement, ordonnancement de la production, distribution, etc.) et d'améliorer la prise de décision. L'initiative s'inscrit dans une démarche « stratégique ».
    Les trois étapes
  1. Déterminer où et comment un environnement collaboratif peut avoir un impact sur l'organisation. Est-ce que les impacts se feront sentir à un niveau tactique ou stratégique ?
  2. Déterminer à quel niveau (local, intra ou extraorganisationnel) les transformations des processus de l'organisation sont souhaitées.
  3. Identifier la position actuelle de l'organisation en matière d'environnement collaboratif. C'est-à-dire, quelle est la situation de l'organisation aujourd'hui et quelle serait la situation où elle voudrait être demain. Il s'agit donc de connaître quelle est la « distance » entre les deux.

Force est de croire que les environnements collaboratifs sont appelés à redessiner les façons de faire à l'intérieur des organisations et entre les organisations. Ils représentent un enjeu majeur qui, malheureusement, ne se situe pas encore au cœur des priorités de bon nombre d'entre elles.


(1) En se basant sur les résultats de recherche de son projet Modes de travail et de collaboration à l'ère d'Internet, le CEFRIO a rédigé un guide pratique de mise en place et d'animation des communautés de pratique. Le lancement officiel de ce guide se fera en janvier prochain, à l'occasion d'un séminaire animé par Réal Jacob, directeur du Service de l'enseignement du management à HEC Montréal et directeur scientifique au CEFRIO. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le lien suivant : http://www.cefrio.qc.ca/nouvelles.cfm?Id_actualite=759

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Fontaine, M.A., S. Parise et D. Miller, « Collaborative Environments : An Effective Tool for Transforming Business Process », Ivey Business Journal, May/June 2004, 11 p. http://www.iveybusinessjournal.com/view_article.asp?intArticle_ID=489



2- Développer la cyberdémocratie

Présenté en juin dernier, le rapport sur le gouvernement en ligne Vers un Québec branché pour ses citoyens (1) témoigne de la détermination du gouvernement du Québec de poursuivre son virage électronique. Or, parmi les quatre principaux axes de développement identifiés dans le rapport et qui seront privilégiés dans le cadre de cette transformation, figure la démocratie en ligne. Destinée à favoriser une participation directe et plus active des citoyens à la vie publique ainsi qu’au processus décisionnel, la cyberdémocratie constitue ainsi l’un des grands enjeux de la modernisation de l’État québécois par les TI.

C’est dans ce contexte que le Conseil du trésor du Québec a mandaté le Groupe de recherche sur la cyberdémocratie et les collectivités de l'Université de Sherbrooke (GRECUS) pour effectuer une vaste étude intitulée Développer la cyberdémocratie (2) dont les objectifs généraux étaient de :

  • faire le point sur le phénomène de la cyberdémocratie;
  • dégager les meilleures pratiques en la matière par des étude de cas : le Queensland (Australie), le Canada, l’Écosse, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, Singapore, la Nouvelle Zélande et le e-Minnesota;
  • proposer les contours d’un modèle de développement de l’exercice de la cyberdémocratie, modèle constitué en interaction avec l’analyse transversale ainsi que la littérature disponible sur le sujet;
  • identifier les défis et enjeux du développement de la cyberdémocratie pour les ministères et organismes de l’État québécois.

Construit autour de la question générale de recherche suivante : « Comment le gouvernement québécois peut-il mettre à profit les TIC pour améliorer les pratiques démocratiques? », l’ouvrage vise ainsi à constituer un point de départ destiné à guider les actions et les réflexions de l’Administration publique du Québec. À la lumière de leur réflexion, les auteurs du rapport concluent d’ailleurs l’exercice par cinq grandes recommandations aux décideurs québécois :

  • adopter un horizon temporel crédible : il faut être réaliste et comprendre qu’il faudra au moins dix ans d’efforts concertés avant de commencer à retirer définitivement les bénéfices de la cyberdémocratie;
  • mettre en œuvre une stratégie inclusive, claire et souple : puisqu’il touche une variété de dimensions, le développement de la cyberdémocratie exige une action concertée et ne peut être l’affaire d’un seul ministère ou organisme;
  • attribuer au processus les ressources appropriées;
  • développer un cadre conceptuel de travail bien étoffé et régulièrement remis en question;
  • se donner un lieu de partage des expériences et des apprentissages.

Et enfin, si le gouvernement du Québec reconnaît le développement de la cyberdémocratie comme un enjeu majeur de sa modernisation, il semble bien que les citoyens soient du même avis. Selon les résultats de NetGouv 2004 (3), plus de la moitié des internautes québécois ont en effet jugé « tout à fait » ou « assez » prioritaire le déploiement des services en ligne de nature démocratique suivants : donner son opinion par Internet lors de consultations publiques (60,6 %), communiquer avec un député par courriel (50,7 %) et voter aux élections provinciales par Internet (49,4 %).


Notes :

1- Ce document a été présenté par Henri-François Gautrin, député de Verdun et adjoint parlementaire au premier ministre, au début du mois de juin 2004 et est disponible gratuitement en ligne à l’adresse http://www.hfgautrin.com/egov.asp?lang=1.

2- Ce rapport s’enracine directement dans les travaux sur les collectivités apprenantes et la démocratie en ligne dans les collectivités locales réalisés par le GRECUS dans le cadre du projet Développement des collectivités locales et régionales par les TI piloté par le CEFRIO. Les rapports associés à ce projet de recherche seront d’ailleurs disponibles gratuitement sur le site du CEFRIO à l’adresse http://www.cefrio.qc.ca/projets/proj_29.cfm et ce, au début du mois de novembre.

3- Vous pouvez consulter les résultats de cette enquête menée par le CEFRIO à l’adresse :
http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/enquetes/NetGouv2004.asp. À noter aussi qu’une conférence présentant les résultats de NetGouv 2004 sera prononcée par Éric Lacroix, directeur Enquêtes et Veille stratégique au CEFRIO, le 3 décembre 2004 à Montréal. Pour plus de détails sur cet événement, veuillez consulter le site du CEFRIO
https://extranet.cefrio.qc.ca/indexWeb.cfm?type=colloques) ou communiquer avec Karyne Fontaine (karyne.fontaine@cefrio.qc.ca).


Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Source :

Paul Prévost (dir.), Développer la cyberdémocratie : rapport de recherche, GRECUS, Université de Sherbrooke, juillet 2004, 445 pages.



3- Quelques mythes sur la personnalisation des sites Web de commerce électronique

Les entreprises ne sont pas à blâmer. Après tout, vouloir offrir un service des plus personnalisés à leurs clients virtuels s’avère sans contredit important. Il n’en demeure pas moins que la personnalisation des sites Web n’a pas connu que des succès. Un récent article publié dans le E-Commerce Times relève quelques mythes souvent véhiculés sur les bienfaits de cette méthode de marketing en ligne.

La personnalisation des sites Web regroupe l’ensemble des stratégies visant à adapter l’accueil, l’environnement, l’offre de produits et de contenus disponibles sur un site aux différents profils des internautes, soit selon leurs caractéristiques sociodémographiques ou leur comportement en ligne (Journal du Net, 2004). La personnalisation d’un site Web peut prendre différentes formes. Elle peut s’appuyer sur un système informatique complexe gardant trace des préférences - d’achats par exemple – des clients visitant un site. Dans ce cas, une application informatique modifie le contenu du site en fonction des achats précédents ou des liens cliqués préalablement. Une autre forme, surtout utilisée dans le cadre de portails, consiste à créer un profil de l’usager qui pourra ensuite choisir le contenu, la mise en page (couleur, grosseur des polices, emplacement des menus ou autres) ou sélectionner des fonctions pour configurer le site selon ses préférences. Toute une gamme de solutions informatiques – des moins aux plus sophistiquées – permettent de conserver les données des personnes s’étant enregistrées sur le site et de suivre leur comportement en ligne afin d’adapter par la suite la navigation à leurs besoins.

Si le concept paraît alléchant de par ses possibilités d’atteindre directement les gens, ces solutions complexes s’avèrent parfois très coûteuses et engendrent des tonnes de données que peu d’entreprises prennent le temps d’analyser en profondeur. Rares sont donc les entreprises pouvant profiter pleinement de toutes les possibilités que permettent les applications reliées à la personnalisation des sites.

Selon les auteurs de l’article, quelques mythes persistent quant à l’utilisation de la personnalisation des sites Web comme stratégie de marketing. Un de ces mythes insinue qu’elle demeure l’unique façon d’obtenir des données sur le comportement des visiteurs d’un site. Les solutions complètes de personnalisation nécessitent l’enregistrement et l’ouverture d’une session (log in), ce qui permet en effet d’obtenir les renseignements désirés sur les clients et même de suivre leur comportement. Mais il ne s’agit pas de la seule façon de connaître les activités ayant cours sur un site Web : des statistiques sur le nombre de clics sur une section, sur un thème, les échecs et abandons ou autres en disent long également sur le ou les profils de nos visiteurs, solution qui s’avère beaucoup moins coûteuse et qui n’embête pas les internautes fuyant les mots de passe et noms d’usager et souhaitant conserver un certain anonymat dans leur visite.

Certaines entreprises pensent à tort qu’il est nécessaire de collecter et d’analyser des données sur leurs clients en ligne pour pouvoir faire du commerce électronique. Les solutions complètes de personnalisation ne conviennent pourtant pas à toutes les entreprises. À cet effet, offrir un service personnalisé aux internautes peut consister en une navigation adaptée à chaque type d’internautes (par exemple, des sections « clients », « fournisseurs » ou « employés »). S’assurer que notre site Web rejoint les différents types de clientèles cibles constitue tout de même une clé importante du succès de la relation avec le client en ligne.

Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO

Sources :

Journal du Net, 2004, « Personnalisation », Encyclopédie e-Businesss.
http://www.journaldunet.com/encyclopedie/definition/69/44/21/personnalisation.shtml

Robert Brazile, août 2004, “Five Myths in E-Commerce About Personalization”, E-Commerce Times.
http://www.ecommercetimes.com/story/35404.html



Bulletin du 15 octobre 2004
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Dans cette édition :

1. La démographie de l'Internet québécois : un portrait de la situation actuelle
2. Les appareils portables : une menace majeure à la sécurité informatique des organisations
3. Gestion de la relève : les avantages et les limites des TIC


1- La démographie de l'Internet québécois : un portrait de la situation actuelle


En novembre 1999, le CEFRIO et Léger Marketing lançaient le sondage NETendances qui visait à mesurer l’évolution de l’usage d’Internet au Québec. Cinq ans plus tard, où en sommes-nous ? Le fossé numérique entre les générations est-il sur le point de se résorber ? Les femmes sont-elles aujourd’hui aussi friandes d’Internet que le sont les hommes ? Et qu’en est-il de l’informatisation et du branchement des entreprises ?

Une vue d’ensemble

En novembre 1999, 33,7 % des adultes québécois avaient utilisé Internet au cours de la semaine précédant le sondage. Cinq ans plus tard, cette proportion a presque doublé. Comme le révèlent les résultats publiés cette semaine sur l’Infomètre (1), 61,5 % des adultes québécois ont utilisé Internet au cours de la seconde semaine de septembre 2004. Une croissance majeure qui positionne le Québec parmi les leaders mondiaux sur le plan de l’usage d’Internet. Certes, nous avons encore un retard à combler par rapport à nos voisins ontariens ou américains, mais le Québec fait très bonne figure par rapport à des pays européens comme la Grande-Bretagne, la France ou l’Italie (2).

Le fossé numérique entre les générations

Au Québec, les plus jeunes demeurent toujours les plus fervents utilisateurs d’Internet. Comme le démontrent les résultats récents de NetAdos 2004 (3), la presque totalité des ados de 12 à 17 ans utilisent régulièrement Internet. En septembre 2004, 88,7 % des 18 à 24 ans utilisaient Internet alors que chez les 65 ans et plus, cette proportion atteignait à peine 19,2 %, une différence de presque 70 points de pourcentage. Si on remonte un peu en arrière, en janvier 2000, 49,2 % des 18 à 24 ans avaient utilisé Internet contre 7,7 % des personnes âgées de 65 ans ou plus, une différence de 42 points. Donc, non seulement le fossé numérique entre les plus âgés et les plus jeunes ne s’est pas résorbé au cours des cinq dernières années, il s’est accru de près de 30 points de pourcentage. On a encore bien du chemin à faire de ce côté.

Hommes et femmes en ligne

Le constat est exactement le même lorsqu’on compare les niveaux d’utilisation d’Internet des hommes et des femmes au Québec. Aux États-Unis, une enquête récente (4) annonçait que des nombres presque identiques d’hommes et de femmes utilisaient Internet. Au Québec, la situation est plutôt différente. En effet, en janvier 2000, 41,4 % des hommes avaient utilisé Internet contre 27,5 % des femmes, une différence de 13,9 points. Presque cinq ans plus tard, en septembre 2004, la différence hommes – femmes était demeurée essentiellement la même (14,1 points) avec des taux d’utilisation respectifs de 68,8 % et de 54,7 %. Là aussi, beaucoup de chemin reste à parcourir.



Et les entreprises ?

En 1999, une enquête du CEFRIO et de l’Institut de la statistique du Québec (5) révélait que 90 % des établissements québécois de 10 employés et plus étaient informatisés et que 57 % étaient branchés à Internet. En mai 2004, l’enquête NetGouv 2004 (6) dévoilait que 96 % des entreprises de cinq employés et plus étaient informatisées alors que 86 % avaient accès à Internet. Bien que ces résultats ne soient pas strictement comparables, ils témoignent néanmoins de l’importance croissante qu’occupe Internet dans le quotidien de nos entreprises.

Cependant, il ne faudrait pas se réjouir trop vite. Selon le dernier rapport de l’Initiative canadienne pour le commerce électronique (7) : « bon nombre de PME ne tirent pas pleinement parti des avantages associés à la mise en œuvre des SAI (solutions d’affaires Internet), à savoir une hausse des revenus et une réduction des coûts attribuables à une meilleure gestion de nombreuses fonctions commerciales, à partir de l’approvisionnement et des relations avec les clients jusqu’à la mise au point des produits. » Donc, si la bataille de l’informatisation et du branchement à Internet est gagnée, on a encore du chemin à faire en matière de productivité accrue grâce aux TIC.

En bref…

Cinq ans plus tard, les progrès ont été considérables, le Québec est de plus en plus informatisé et Internet est désormais un incontournable dans notre société. Par contre, de nombreux défis se dressent toujours devant nous. Parmi eux, des fossés numériques sont à combler et une meilleure intégration des TIC dans les processus d’affaires de nos PME est nécessaire pour assurer notre compétitivité.

Rédacteur : Éric Lacroix, directeur, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO


Sources :

(1) http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/omnibus/default.asp

(2) http://www.cefrio.qc.ca/pdf/Pres_NETendances03_LM.pdf (page 3)

(3) http://www.cefrio.qc.ca/rapports/NetAdos_2004_rapport.pdf (page 11)

(4) http://www.digitalcenter.org/downloads/DigitalFutureReport-Year4-2004.pdf (page 31)

(5) https://extranet.cefrio.qc.ca/indexWeb.cfm?type=produits (voir l’avant-dernier rapport de la liste)

(6) http://www.cefrio.qc.ca/rapports/Net_Gouv_2004_Entreprises.pdf (page 15)

(7) http://www.icce.ca/ResourceContent_f.asp?ResourceID=121&PageID=3



2- Les appareils portables : une menace majeure à la sécurité informatique des organisations


La sécurité de l’information et la protection des renseignements personnels sont des préoccupations majeures tant pour les individus que pour les entreprises. Or, faciles à perdre ou à voler et recélant fréquemment une mine d’information personnelle et stratégique, les appareils portables représentent certainement l’un des maillons faibles de la sécurité informatique des organisations. Pourtant, il semble bien que l’utilisation de tels dispositifs demeure le plus souvent laissée au libre arbitre de leur propriétaire et partant, ne soit encadrée par aucune politique organisationnelle.

C’est du moins ce que démontre la firme Forrester dont une récente étude a mis au jour que seulement 9 % des entreprises ont développé des outils de gestion des appareils portables, tandis que 20 % prévoyaient le faire au cours des 12 mois suivant l’enquête. Si ces données indiquent déjà que les organisations tardent à encadrer l’utilisation des dispositifs portables en tout genre (ordinateurs, assistants numériques personnels, téléphones mobiles, etc.), c’est encore plus vrai dans un contexte où ceux-ci prolifèrent… le nombre de ces engins perdus ou volés augmentant lui aussi. Car les appareils portables sont désormais des biens très convoités des malfrats de ce monde : plusieurs employés s’en servent pour conserver de l’information stratégique relative à leur organisation et ce, souvent sans protéger adéquatement ces données (mot de passe, chiffrement). Celles-ci sont alors facilement accessibles et peuvent servir de pont jusqu’au réseau de l’entreprise.

Il y a donc péril en la demeure, les appareils portables utilisés de façon désinvolte représentant désormais l’une des menaces les plus sérieuses – et les plus ignorées – à la sécurité des réseaux informatiques. Devant les risques que posent ces dispositifs, les organisations ont tout à gagner à instaurer des politiques et des outils encadrant leur utilisation. Ces politiques devraient idéalement :

  • Être conviviales et faciles à suivre;
  • Être adaptées aux divers rôles des usagers dans l’organisation ainsi qu’au degré de « sensibilité » de l’information qu’ils sont susceptibles de manipuler;
  • Inclure les principes encadrant l’utilisation et le transfert des données;
  • Définir les conditions d’utilisation appropriées des appareils portables (utilisation de mot de passe, de procédures de chiffrement, etc.);
  • Établir les standards de l’entreprise en matière du choix des appareils à acquérir;
  • Présenter, s’il y a lieu, les modalités du support accordé aux appareils étant la propriété des employés eux-mêmes.

Il importe enfin de communiquer clairement ces politiques, ainsi que leurs différentes mises à jour, aux utilisateurs d’appareils portables… utilisateurs dont plusieurs gagneraient aussi à bénéficier d’une formation à leur utilisation sécuritaire.


Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Friedlander, David, « Managing and securing mobile devices », Forrester, 12 août 2004,
http://www.csoonline.com/analyst/report2794.html

Giroux, Philippe, « Appareils portables : le risque se déplace », Direction informatique, 7 octobre 2004, http://www.directioninformatique.com/index.asp?theaction=61&sid=52309

« Privacy and Security : a challenge for KM », KnowledgeBoard, 6 octobre 2004,
http://www.knowledgeboard.com/cgi-bin/item.cgi?id=131755&d=744&h=746&f=745



3- Gestion de la relève : les avantages et les limites des TIC


Départs massifs à la retraite des baby-boomers obligent, la gestion de la relève est en voie de devenir une préoccupation pour plusieurs gestionnaires au sein de moult organisations. D’ailleurs, le plus récent numéro de la revue Gestion propose une série d’articles sur les différentes facettes de la relève des effectifs. Parmi ceux-ci, un article portant sur les solutions informatiques en matière de gestion de la relève a retenu plus particulièrement notre attention. Les technologies de l’information et la gestion de la relève s’intéresse ainsi aux avantages, mais également, aux limites des différentes applications mises à la disposition des responsables des ressources humaines.

Voici donc, en quelques mots, quels sont les avantages de la mise en place de telles solutions :

Accessibilité d’une information de qualité. Le principal avantage généré par les solutions informatiques de gestion de la relève. Il peut s’agir, en général, d’information de base tels le sexe, la date d’entrée en fonction ou d’information complémentaire tels l’historique d’emploi ou les niveaux de compétence d’un employé. Certaines solutions permettent également de créer des liens menant vers des documents tels des curriculum vitae ou le détail des évaluations de rendement.

Génération de rapports et de diagrammes organisationnels basés sur une structure logique (poste, service, centre de coûts, etc.). Cette application des solutions informatiques permet de dénicher la perle rare en étendant les recherches en dehors des filières traditionnelles des nominations.

Flexibilité et faible coût. Les applications offrent aux organisations beaucoup de flexibilité en pouvant s’intégrer à d’autres solutions, par exemple à des systèmes intégrés de gestion ou à des systèmes spécialisés en ressources humaines, ou, encore, en s’utilisant seules. Cette dernière caractéristique, combinée avec leur faible coût, fait de ces solutions informatiques en gestion de la relève des outils qui peuvent convenir aux PME.

Projection et planification. Les solutions informatiques destinées à la gestion de la relève permettent d’effectuer des projections en matière de besoins et de disponibilités des ressources humaines pour fins de planification.


Pas une panacée
La mise en place de telles technologies n’égale pas pour autant que la question de la relève soit réglée. Un travail de réflexion doit être entrepris de la part des utilisateurs quant au choix du type de données à traiter, puisque le traitement de « mauvaise » information (non pertinente ou partielle) engendrera de « mauvais » résultats. Au-delà des considérations de qualité ou de quantité reste que l’exercice de l’implantation d’outils de gestion de la relève doit s’inscrire dans une optique plus large, qui englobe l’essence même des orientations et des stratégies des organisations.

Si les technologies offrent la possibilité de traiter et de synthétiser rapidement une grande quantité de données, il demeure quand même que leurs extrants (outputs) doivent être considérés comme des éléments de réponse aux problèmes de la gestion de la relève et non comme la réponse en soi.

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Haines, Victor Y. III, « Les technologies de l’information et la gestion de la relève », Gestion, volume 29, numéro 3, automne 2004, pp. 50-53




Bulletin du 1er octobre 2004
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Dans cette édition :

1. TIC au Canada : le temps des bilans
2. Les programmes « Un ordinateur portatif, un élève » : au-delà de la technologie, une transformation de l’apprentissage
3. L'avenir d'Internet



1- TIC au Canada : le temps des bilans


Le mois de septembre a été faste en matière de publications sur le commerce et les affaires électroniques au Canada. Deux parutions de l’Initiative canadienne pour le commerce électronique (ICCe) ont attiré plus particulièrement notre attention.

La première, l’Étude canadienne de l’impact d’Internet IV : Stratégies visant à accroître la participation des PME à la cyber-économie dresse le portrait de la situation au niveau de la mise en œuvre et de l’utilisation des Solutions d’affaires Internet (SAI) par les PME. La deuxième, Pour une progression rapide 5.0 : Tirer le meilleur parti de la connectivité, dresse un portrait plus global de la condition du Canada en matière de commerce et d’affaires électroniques. Notons que l’ICCe « est un partenariat bénévole dirigé par le secteur privé qui vise à faire progresser les réussites du Canada en matière de commerce électronique, en mettant l'accent sur la productivité, le leadership et l'innovation » (1).

Que peut-on retirer de ces deux études ? Tout d’abord deux constats : 1) les PME tirent de l’arrière au niveau de l’adoption de solutions d’affaires Internet par rapport aux grandes entreprises et; 2) malgré l’avancement du Canada en matière de connectivité de déploiement des infrastructures, les Canadiens tardent à profiter du plein potentiel des TIC et à adopter le commerce électronique. Il est à spécifier que c’est surtout dans les secteurs du commerce de gros, du commerce de détail et de la fabrication que le retard des PME en matière d’utilisation d’outils électroniques se fait le plus sentir.

Retard des PME
Pourquoi recourir aux solutions d’affaires Internet ? L’Étude de l’ICCe dresse la liste des avantages mentionnés par les PME ayant adopté de telles technologies. L’augmentation des revenus, la diminution des coûts, l’accroissement de la productivité, l’amélioration de la satisfaction de la clientèle sont autant de raisons qui ont motivé la mise en place de solutions d’affaires électroniques. Mais alors pourquoi les PME accusent-t-elles un tel retard par rapport aux entreprises de grande taille si les avantages semblent si alléchants ? L’ICCe explique ce retard par le manque de planification et de stratégie dans la mise en oeuvre des solutions d’affaires Internet, l’inégalité des compétences des consultants appelés à travailler de concert avec les PME mais surtout, le manque de ressources internes qualifiées et l’insuffisance de solutions conçues pour répondre aux besoins des PME.

Ajoutons, par contre, que les PME canadiennes n’ont rien à envier aux PME de l’Union européenne. En effet, nos PME les surpassent en matière d’utilisation de solutions d’affaires Internet.

La difficulté à emboîter le pas
Sur le plan de la connectivité et de l’utilisation d’Internet le Canada occupe une position des plus enviable comparativement à celle des autres pays. Par contre, le bât blesse sur le plan de l’adoption du commerce électronique par les Canadiens. Selon divers rapports, le niveau d’adoption du commerce électronique est inférieur à d’autres pays caractérisés pourtant par une connectivité plus faible et dotés d’infrastructures moins performantes. Toutefois, il faut quand même prendre note qu’entre 2002 et 2003 les commandes passées sur Internet ont crû de 25 %, passant de 2,4 milliards de dollars à 3 milliards de dollars (2).

Enfin, l’ICCe résume la situation du Canada en ces trois mots : « circonspection », « conservatisme » et « contentement ».

Circonspection. Les entreprises ont peut-être été trop prudentes en matière d’adoption de pratiques de commerce électronique et en investissements en TIC.
Conservatisme. Les comportements d’achats des consommateurs ont peu changé avec l’arrivée du commerce électronique.
Contentement. Le gouvernement du Canada s’est contenté de miser sur l’excellent départ du Canada en matière de connectivité et a négligé de mettre en place des stratégies dynamiques et innovatrices pour encourager l’adoption du commerce et des affaires électroniques au pays.

(1) Initiative canadienne pour le commerce électronique, À propos de nous, [En ligne]. http://www.icce.ca/Page_f.asp?PageID=2 (Page consultée le 29 septembre 2004)

(2) Statistique Canada, Achats en ligne : magasinage des ménages sur Internet, [En ligne]. http://www.statcan.ca/Daily/Francais/040923/q040923a.htm (Page consultée le 28 septembre 2004)


Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Initiative canadienne pour le commerce électronique, Étude canadienne de l’impact d’Internet IV : Stratégies visant à accroître la participation des PME à la cyber-économie, Septembre 2004, 27 p.

Initiative canadienne pour le commerce électronique, Pour une progression rapide 5.0 : Tirer le meilleur parti de la connectivité, Septembre 2004, 26 p.




2- Les programmes « Un ordinateur portatif, un élève » : au-delà de la technologie, une transformation de l’apprentissage

Les jeunes, on le sait, sont de grands amateurs de technologies et de fervents utilisateurs d’Internet. Or, si la toile est désormais pour la majorité d’entre eux un outil de divertissement privilégié, elle représente aussi l’une de leurs principales sources d’information scolaire(1). Mais encore, les TI ont-elles véritablement un effet bénéfique sur le succès académique des jeunes? Et dans la foulée, les programmes intégrant les ordinateurs portatifs pour tous les élèves représentent-ils vraiment une solution pour transformer l’apprentissage?

Les initiatives de type « un ordinateur portatif, un élève » se multiplient en Amérique du Nord(2). Au Nouveau-Brunswick par exemple, un projet-pilote en ce sens est ainsi mis de l’avant par le gouvernement cet automne dans six écoles secondaires, tandis qu’au Québec, la Commission scolaire Eastern Townships aura pour sa part équipé de portables tous les élèves de la 3e année primaire jusqu’à la fin du secondaire au début de l’année scolaire 2005. Coûts pressentis de cette initiative baptisée « Stratégie d’apprentissage améliorée » : 12,5 millions de dollars. Encore plus près de nous, à Québec, le programme PROTIC de l’école secondaire des Compagnons de Cartier est en place depuis 1997, tandis que l’Institut St-Joseph a pour sa part initié le programme CARRIERE (Communauté d'apprentissage reliée en réseau de l'Institut St-Joseph en recherche d'excellence) destiné aux élèves des 5e et 6e années primaires en septembre 2003.

Si ces programmes suscitent l’enthousiasme de plusieurs, certains se montrent cependant nettement plus sceptiques et ce, malgré le fait que des études aient récemment démontré leur effet bénéfique sur l’apprentissage et plus particulièrement encore, sur les habiletés en écriture et la réussite scolaire en général.

Le pour…

Pour Chantal Beaulieu, assistante-directrice générale de la Commission scolaire Eastern Townships et partisane convaincue, ces initiatives correspondent tout à fait au style de vie actuel des jeunes. Ceux-ci baignent en effet dans un univers dynamique et interactif, utilisent souvent différents médias (télévision, ordinateur, etc.) de façon simultanée et ont par conséquent de la difficulté à adhérer au modèle traditionnel d’apprentissage qui les pose en situation de récepteurs passifs.

Au chapitre des bénéfices mentionnés par les principaux intéressés ou par leurs enseignants : un engagement renforcé face aux études, une plus grande créativité (élaboration de présentations PowerPoint, de sites Web, etc.), une augmentation de l’intérêt et du désir d’apprendre, une collaboration accrue entre élèves et entre élèves et professeurs, etc. En clair : une augmentation de la motivation, par ailleurs encore davantage marquée chez les élèves à risque ainsi que chez ceux qui avaient des résultats plus bas.

… et le contre

Le plus gros hic au déploiement de tels programmes à grande échelle est certainement la question de leurs coûts. Pour d’aucuns, ces montants gagneraient ainsi davantage à être investis dans les infrastructures actuelles des écoles, par exemple, dans le rajeunissement des parcs informatiques, l’enrichissement des bibliothèques, etc. D’autres réserves sont aussi exprimées, notamment le fait que le portable puisse devenir un nouvel outil de distraction pour les jeunes qui l’utiliseraient à des fins inappropriées (navigation ludique, clavardage entre amis, etc.).

Mais qu’on soit défenseur ou, au contraire, pourfendeur de ces initiatives, il faut enfin se rappeler que, comme le soulignait si bien Ronald Canuel, directeur général de la Commission scolaire Eastern Townships, « l’ordinateur portable n’est pas une panacée mais plutôt un catalyseur pour le changement dans l’apprentissage. »


Notes :

1- Pour plus de détails sur les différentes utilisations du Net privilégiées par les adolescents québécois, vous pouvez consulter gratuitement le dépliant synthèse ou le rapport intégral de l’enquête NetAdos 2004 réalisée au printemps dernier par le CEFRIO.

2- À noter que la France aussi peut se targuer d’avoir mis en œuvre une telle initiative, le Département des Landes ayant lancé le programme « Un collégien, un ordinateur portable » dès l’année scolaire 2001-2002.

Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Commission scolaire Eastern Townships, « Nouvel environnement pédagogique à la Commission scolaire Eastern Townships : premier pas réussi », 10 juin 2003,
http://www.etsb.qc.ca/fr/EnhancedLearningStrategy/press_release_2003_06_10.shtm

Miller, Audrey, « Des études valident l’utilisation des portables à l’école au Canada et aux États-Unis », L’Infobourg, 16 février 2004, http://www.infobourg.qc.ca/AfficheTexte/Long.asp?DevID=1594

Miller, Audrey, « Un portable par élève : l’opposition s’organise », L’Infobourg, 1er décembre 2003, http://www.infobourg.qc.ca/AfficheTexte/long.asp?DevId=1537

Stonehouse, David, « The laptop experiment – Learning or laziness? », The Globe and Mail, 25 septembre 2004, F7



3- L'avenir d'Internet


Internet a fêté ses 35 ans à la fin du mois d’août dernier. Au début plutôt austère et accessible seulement aux chercheurs universitaires, Internet est devenu plus convivial et compte maintenant 600 millions d’usagers, soit approximativement 10 % de la population mondiale. Accès domestique à grande échelle dans différentes langues, transactions bancaires en ligne, commerce électronique, téléphonie IP et autres ne faisaient pas partie des plans lors de sa conception. Résultats : selon le Internet Analysis Report 2004 de Internet Mark 2 Project, il faudra revoir différents aspects d’Internet d’ici sept ans sinon les virus, pannes, pourriels et autres nuisances du genre risquent de se multiplier.

La firme Ian Peter and Associates Pty Ltd. a réalisé un portrait d’Internet et a émis quelques recommandations sur les modifications devant être apportées à Internet. Ces recommandations portent notamment sur les divers protocoles utilisés actuellement. Selon le rapport, le protocole de contrôle de transmission (TCP), dont l’efficacité et la sécurité ont été abondamment critiquées par différents spécialistes, devrait être remplacé, et ce, d’ici cinq à dix ans. Le système de noms de domaine (DNS) devra aussi évoluer. Ce système assure la traduction des noms de domaine utilisés par les internautes en numéros Internet compréhensibles par les ordinateurs. En effet, on lui reproche le fait qu’il ne supporte que les caractères ASCII et, conséquemment, qu’il ne permet pas l’utilisation de caractères d’autres alphabets ni même des accents. Enfin, le protocole SMTP (Simple Mail Transport Protocol) – utilisé pour les échanges de courriels dans Internet – ne répondrait plus, lui aussi, aux besoins des internautes. Selon le rapport, le SMTP équivaudrait à des frontières sans douanes ni passeports, ou à des voûtes de banque sans porte ni cadenas. Parmi les faiblesses en sécurité de ce protocole, on compte l’incapacité d’identifier de façon précise les gens qui communiquent ensemble par courriel et la possibilité d’envoyer des messages de masse à peu de frais. Ces deux lacunes ouvrent la voie au marketing de masse, aux fraudes et aux pourriels.

Si la plupart des spécialistes consultés pour cette étude s’accordent sur le fait que les protocoles utilisés actuellement ne conviennent plus à l’usage que les internautes font maintenant d’Internet, encore faut-il qu’une concertation mondiale sur ces changements et ces migrations soit organisée. Un autre problème fait surface : à qui confier la planification de ces changements? La gouvernance d’Internet est présentement assurée par des organisations comme Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l’Union internationale des télécommunications (ITU), le Consortium W3C et le groupe de travail IETF, qui ne seraient pas aptes à prendre en charge un tel chantier1. Il faudrait donc revoir les modes de fonctionnement de chacune de ces organisations, leur structure et leur rôle, ou encore – et c’est ce que le rapport suggère - créer un comité d’experts dont la mission principale serait de veiller à la réorganisation d’Internet. Le rapport conclut que les modifications à la gouvernance d’Internet et les changements dans les protocoles doivent aller de pair pour mettre Internet à l’heure des nouveaux usages qu’en font et qu’en feront les internautes.

Note :

1. Voir à ce sujet l’article SISTech « L’ONU à la tête d'Internet ? » paru le 8 avril 2004. http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/sistech/0404.asp#1


Rédactrice: Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO

Source:

Ian Peter and Associates Pty Ltd, Internet Mark 2 Project, 2004, Internet Analysis Report 2004. Protocols and Governance, sommaire exécutif, 28 pages.
http://www.internetmark2.org


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