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du bulletin SISTech : octobre 2003
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Bulletin
du 31 octobre 2003
Bulletin
du 17 octobre 2003
Bulletin
du 3 octobre 2003
Bulletin
du 31 octobre 2003
Version
pour imprimer (format PDF)
1. Pour une nouvelle culture de protection des renseignements personnels
basée sur le meilleur intérêt des citoyens du Québec
2. L’essor ou le sort des municipalités en ligne
3. Le défi de l’Hexagone : la compétitivité
des PME par le numérique
1.
Pour une nouvelle culture de protection des renseignements personnels basée
sur le meilleur intérêt des citoyens du Québec - Dans
le cadre de la consultation publique sur la réforme de la Loi sur l'accès
aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels, le CEFRIO a présenté un mémoire à la
Commission de la culture du Québec le 29 octobre dernier. Sans remettre
en question les acquis du Québec en matière de protection des
renseignements personnels, ce mémoire propose six recommandations visant
à favoriser le déploiement du gouvernement en ligne et qui s’appuient
sur le principe de base suivant lequel le meilleur intérêt des
citoyens du Québec doit primer.
C’est à
la lumière de l’examen de trois éléments de contexte
fondamentaux – (1) la transformation « naturelle »
de l’Administration publique québécoise vers le gouvernement
en ligne, (2) les besoins et attentes des citoyens qui vont grandissant et (3)
le constat selon lequel l’interprétation de la loi doit être
assouplie - que le CEFRIO formule ces recommandations :
1- Le cadre juridique devrait
partager les actuelles responsabilités de la Commission d’accès
à l’information (CAI) en matière de protection des renseignements
personnels entre des organismes distincts.
2- Le cadre juridique devrait permettre et encadrer la circulation des renseignements
personnels entre les différents ministères et organismes impliqués
dans la prestation de services intégrés. Dans cette optique, une
entente spécifique devrait décrire les responsabilités
de chacun en matière de protection des renseignements personnels.
3- Sans nécessairement établir ou reconnaître un mécanisme
unique de certification de l’identité, le cadre juridique devrait
prévoir l’éventualité de la mutualisation de la fonction
d’identification.
4- Le cadre juridique devrait conduire les différents ministères
et organismes québécois à mettre en œuvre des principes
de gestion et de sécurité adaptés aux enjeux associés
aux divers contextes d’utilisation des renseignements personnels qu’ils
recueillent et conservent.
5- Lorsque les enjeux le justifient, l’obtention du consentement du citoyen
devrait demeurer une condition essentielle à l’utilisation de renseignements
personnels.
6- Le nouveau cadre juridique devrait prévoir un mécanisme permettant
aux citoyens qui se prévalent de différents services en ligne
d’avoir accès aux dossiers les concernant.
Pour le CEFRIO, il ne s’agit
donc pas de remettre en question les principes fondamentaux de la protection
des renseignements personnels, mais au contraire de moduler cette protection
pour répondre adéquatement aux besoins et attentes des citoyens,
par ailleurs de plus en plus exigeants en matière de services électroniques
gouvernementaux. Par-dessus tout enfin, il importe de voir que, bien au-delà
d’une menace, les TI représentent une formidable opportunité
de rapprocher l’État de ses citoyens et même de mieux protéger
leurs renseignements personnels. L’établissement de hauts standards
en matière de protection de ces renseignements et la mise en œuvre
de processus assurant une circulation adéquate de l’information
permettront d’arriver à ces fins.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Source : CEFRIO, « Pour
une nouvelle culture de protection des renseignements personnels basée
sur le meilleur intérêt des citoyens du Québec »,
Mémoire présenté à la Commission de la culture du
Québec, septembre 2003,
2. L’essor ou le sort des
municipalités en ligne - Qu’ont en commun Saint-Joseph-de-Beauce,
Chicago et Toulouse? Elles ont toutes leur vitrine sur le Net. De plus en plus
de citoyens des pays occidentaux peuvent maintenant consulter le site de leur
municipalité. Quels rôles ces sites doivent-ils jouer? Quelle valeur
ajoutent-ils à l’offre d’information et de service –
public et privé – déjà disponible sur la toile?
Vitrine informationnelle
ou transactionnelle, le Web municipal offre divers services en ligne, plus ou
moins interactifs et complexes selon la taille de la population qu’il
a à desservir ou le budget alloué à son déploiement.
En France, un nombre croissant
de mairies ont maintenant leur site Web. En fait, le nombre de sites municipaux
aurait doublé en deux ans. On compterait maintenant près de 4600
sites municipaux français sur le Net. Environ une mairie sur dix aurait
sa vitrine sur le Web. Ce nombre devrait poursuivre sa progression, puisque
près de 900 sites sont présentement en construction. Qu’en
pensent les citoyens? Environ 60 % des plus de 15 ans visiteraient les sites
de leur localité souvent ou de temps en temps. Ils y recherchent surtout
de l’information sur la vie locale et y réalisent des opérations
administratives.
Au Québec,
le phénomène semble encore plus important.Le Répertoire
des municipalités du ministère des Affaires municipales, du Sport
et du Loisir dénombre environ 315 sites Web municipaux. Près de
3 municipalités québécoises sur 10 seraient donc présentes
sur la toile. Qui plus est, 923 municipalités auraient une adresse courriel,
soit 83 % d’entre elles. Certains sites offrent de l’information
sur les services de la ville, sur les élus, de l’information touristique
et les heures d’ouverture de la mairie, tandis que d’autres iront
jusqu'à offrir des services transactionnels en ligne. C’est le
cas notamment de la ville de Bromont¹ qui
s’est vue attribuer récemment le label de Ville Internet par l’Association
villes Internet en France. La ville permet à ses résidents de
consulter et d’ajouter une petite annonce, un forum de discussion, des
vidéos touristiques en ligne, le paiement du compte de taxes par le site
de leur institution bancaire et autres.
Bien sûr, toutes les
municipalités n’ont pas nécessairement besoin d’offrir
tous ces services. Comme le signale Lawrence Pratchett, expert sur cette question,
dans Local e-government now : a worldwide view, si les TI peuvent être
utiles pour rassembler les citoyens d’une ville populeuse ou d’un
village rural dont la population est éparse, le site Web peut s’avérer
totalement inutile pour les citoyens vivant tout près de leur mairie.
Pour une autre spécialiste consultée pour cette étude,
Kate Oakley, le site Web doit avant tout améliorer la participation démocratique
des citoyens. Le site ne doit pas seulement offrir des services, mais amener
les citoyens à s’exprimer, à collaborer et à participer
à la vie municipale. Voilà sans doute la valeur ajoutée
des sites Web municipaux par rapport à tout ce que le citoyen peut retrouver
sur la toile.
Note :
¹Bromont,
Ville branchée! a servi de terrain d’exploration aux chercheurs
du projet « Développement des collectivités locales et régionales
par les TI » mené par le CEFRIO. Pour plus d’information
sur ce projet, veuillez communiquer avec Norman
Roy, directeur développement de projet au CEFRIO.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Improvement
and Development Agency/ Society of IT management, Local
e-government now, 2003 - sustaining the momentum, sommaire exécutif,
16 pages, 2003
OpinionWay et le
Cabinet EVS Conseil, « Les
internautes français et les sites publics locaux ».
Voir la fiche infomètre portant sur cette étude, janvier 2003
Susinet, «
Les sites
Web municipaux multipliés par 2 en deux ans », La lettre d’information,
17 octobre 2003
MAMSL,
Répertoire des municipalités du Québec, 2003
3.
Le défi de l’Hexagone : la compétitivité des PME
par le numérique - Les efforts déployés
par de célèbres Gaulois pour protéger leur petit village
des envahisseurs romains étaient des plus héroïques. En y
pensant bien, une question vient cependant à notre esprit : en se protégeant
de cette façon, les Gaulois se privaient-ils par la même occasion
du savoir et des compétences du plus grand empire de l’époque?
Selon l’une des conclusions
d’un rapport sur la compétitivité des PME par les TI, les
entrepreneurs français auraient malheureusement tendance à imiter
les comportements de leurs célèbres ancêtres gaulois. En
effet, bon nombre de PME françaises éprouveraient de réels
problèmes de compétitivité en raison de leur propension
à se refermer sur elles-mêmes. En agissant ainsi, les PME de l’Hexagone
se privent d’avantages compétitifs reliés aux pratiques
de réseautage.
Ce rapport de mission sur
la compétitivité numérique des entreprises françaises
a été déposé en septembre 2003 par Jean-Paul Charié,
député de Loiret. Les buts de cette mission étaient de
dresser le portrait des PME françaises en matière de compétitivité
numérique, d’identifier les secteurs d’activités sur
lesquels les efforts devaient être concentrés et de mettre au point
un plan d’action afin d’améliorer la compétitivité
des PME par les TI.
Vingt-cinq projets
pilotes ont été élaborés afin de tenter de combler
le manque de compétitivité des PME françaises par rapport
à celles d’autres pays, tels la Suède, la Belgique, l’Espagne
ou le Canada. Ces projets, qui visent l’amélioration des pratiques
d’affaires des PME par le biais des TI, mettent à profit plus de
200 partenaires gouvernementaux nationaux et locaux ainsi que privés.
L’objectif de leur réalisation est bien précis : transformer
100 PME par jour en « PME championnes » d’ici 2007.
Pour devenir des
« championnes », les PME doivent posséder trois
attributs parmi une liste préétablie. On retrouve notamment dans
cette liste une connexion Internet à haut débit, un intranet ou
encore un site Web relationnel ou transactionnel. Les PME championnes doivent
également avoir développé des pratiques d’affaires
exemplaires telles que la mise à jour régulière de leur
site, la mise en place de procédures sécurisées de commerce
électronique, l’instauration de pratiques de formation continue
des dirigeants et des employés ainsi que la mise en place d’activités
de veille. Enfin, les PME championnes doivent se démarquer par leur capacité
à travailler en réseau et leur disposition à échanger
leur expérience. Cela peut, par exemple, se concrétiser par un
partenariat avec un centre de recherche universitaire.
En tout, onze secteurs d’activités
regroupant 248 000 PME sont ciblés par les projets. À titre d’exemple,
dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, des actions
pourraient être entreprises afin que les hôtels puissent permettre
à leur clientèle de réserver et de payer leur séjour
en ligne, par le biais d’un portail.
La démarche proposée
par Jean-Paul Charié est ambitieuse mais le pari de la compétitivité
en est un dont la France ne peut se passer.
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : Jean-Paul Charié, Le
numérique pour gagner : 100 PME championne par jour d’ici 2007,
Conclusions de mission parlementaire.
Bulletin
du 17 octobre 2003
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pour imprimer (format PDF)
1. Prenez
garde : des logiciels vous espionnent!
2. Publicité ou pourriel? Évitez les pièges
en posant les bonnes questions
3. Quand les TI se font anges gardiens
4. Bromont : première ville à se mériter le
label « Ville Internet » à l’extérieur de l’hexagone
1. Prenez garde : des logiciels
vous espionnent! - Ils s’installent sournoisement sur
votre ordinateur, collectent des données sur la configuration de votre
ordinateur et vos habitudes d’internaute, puis transmettent le tout à
des firmes de marketing : les logiciels espions s’immiscent dans votre
vie à votre insu et peuvent divulguer vos renseignements les plus intimes.
On entend par « logiciels
espions » – spyware en anglais ou encore espiogiciels pour
les avides de néologismes – des petits programmes informatiques
qui s’installent sur votre ordinateur sans que vous ne le sachiez. On
les retrouve intégrés en complément d’un logiciel
principal, le plus souvent des gratuiciels et des applications pour le poste-à-poste
(P2P) comme Kazaa. Ils collectent et conservent des données, entre autres,
sur votre comportement d’internaute, sur la configuration de votre ordinateur
ou la liste des sites Web que vous avez visités. Ils iront parfois même
jusqu’à tenir un registre du contenu de votre disque dur ou à
le balayer à la recherche de mots de passe ou de courriels.
Les données
ainsi récoltées sont ensuite envoyées par Internet à
leur auteur, soit habituellement un concepteur de gratuiciels qui souhaite arrondir
ses fins de mois en vendant vos données personnelles à une firme
de marketing. Gare ensuite aux pourriels, aux fenêtres-pubs d’entrée
(pop-ups) qui apparaissent sans cesse dans votre messagerie instantanée
et autres désagréments! En plus de vous envahir de publicités
non sollicitées, ils accaparent votre bande passante, votre mémoire
vive et votre disque dur. Le pire dans tout ça : leur légalité.
En effet, sous le couvert d’une volonté d’offrir un bon service
aux clients par la mise à jour de leurs logiciels ou la correction des
erreurs rencontrées par leurs clients, les concepteurs de logiciels ont
le droit d’utiliser les espiogiciels avec le consentement de l’usager.
Encore faut-il que les clients lisent les politiques d’utilisation en
petits caractères avant de les télécharger, ce qui n’est
malheureusement pas toujours le cas.
Comment s’en
protéger ou s’en débarrasser? Les antivirus et les coupe-feux
ne suffisent souvent pas à la tâche. Les espiogiciels ont plus
d’un tour dans leur sac : ils se modifient et se déplacent sur
votre ordinateur à chaque semaine, voire parfois même à
chaque jour. Une panoplie de logiciels spécialisés, gratuits ou
non, permettent de les enrayer. Certains les empêchent d’envoyer
les données à des serveurs externes, d’autres bloquent leur
installation ou les détectent et les suppriment sur votre ordinateur
infecté. Les plus sophistiqués offrent toutes ces options à
la fois et fournissent même une liste des logiciels espions installés
sur votre ordinateur, leur localisation et leurs fonctions.
Malgré tous
ces logiciels disponibles, il n’en demeure pas moins qu’une prudence
élémentaire de l’internaute s’avère le meilleur
moyen de contrecarrer ces nuisances. Lire les petits caractères des contrats
d’installation des gratuiciels avant de les installer et demeurer à
l’affût des logiciels espions en cours sur le marché devraient
vous garder à l’abri de leur intrusion.
Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil en veille stratégique
et enquêtes, CEFRIO
Sources :
Isabelle Falque-Pïerrotin, « Est-il
vrai que lorsque l'on télécharge certains logiciels, des programmes
espions s'installent sans que l'on en soit informé? »,
Droit du Net.fr, 2003
Richard Koontz,
« Spyware
Removal Tools Stop Snoopers », E-Commerce News, 13 octobre 2003
Vincent Ryan, « Internet
Sleuths for Hire : Defeating Spyware », NewsFactor, 7 octobre
2003
2.
Publicité ou pourriel? Évitez les pièges en posant les
bonnes questions - Une boîte de réception remplie
de courriels gênants, dans tous les sens du terme, ça vous dit
quelque chose? Les pourriels (spam), qui promettent mer et monde, constituent
un irritant quotidien pour bien des internautes. Et pourtant, pour plusieurs
entreprises le marketing par courriel demeure un outil promotionnel très
efficace.
Certes, la meilleure
option du marketing par courriel demeure la conception de sa propre liste de
prospects en offrant aux internautes la possibilité de s’y inscrire.
Cependant, certains peuvent être tentés par l’option plus
facile que constitue l’achat d’une liste compilée par un
tiers.
Afin d’éviter
les pièges du pourriel, voici les questions clés à poser
au fournisseur d’une telle liste :
• Comment
et quand le consentement des individus a été vérifié?
Revoir le processus de collecte d’autorisation d’utilisation des
adresses pour s’assurer de l’aval de leur propriétaire. Dans
les cas québécois et canadiens, tout doit être conforme
à la Loi sur la protection des renseignements personnels qui stipule
que la vente de renseignements personnels ne peut se faire sans le consentement
de la personne concernée.
• À quelle fréquence les individus reçoivent-ils
les messages? S’assurer que les courriels ne sont pas trop rapprochés
en matière de temps. Si un fournisseur ne peut pas fournir ce détail,
il faut changer de fournisseur.
• Est-ce que de nouveaux noms sont ajoutés fréquemment?
Est-ce que les adresses qui annulent leur abonnement sont retirées rapidement?
Cette dernière question est capitale pour éviter d’être
associé aux pourriels par les individus qui ont exprimé leur volonté
de ne plus faire partie de la liste.
• Est-ce que la liste est exclusive à ce fournisseur?
Si elle ne l’est pas, elle risque d’être employée plus
fréquemment et ce, peut-être, par des concurrents.
• Qu’est-il écrit dans l’en-tête et le
bas de page des courriels? Le texte doit clairement expliquer pourquoi
les destinataires reçoivent le courriel et comment ils peuvent mettre
à jour leur profil ou, encore, comment ils peuvent se désabonner.
• À quoi ressemble le texte d’identification de l’expéditeur
du courriel (sender line)? Très importante question à
poser puisque les destinataires détruisent les courriels dont ils ne
connaissent pas l’origine.
• Comment le fournisseur s’assure-t-il de réellement
envoyer les courriels? Quel est le taux de courriels non envoyés?
S’assurer que le fournisseur peut garantir que les courriels ne seront
pas filtrés comme des pourriels.
• Est-ce qu’il y a des limites à la créativité?
Les fournisseurs doivent surveiller le contenu des courriels et fournir des
conseils pour qu’ils passent au travers des filtres. Par exemple, certains
filtres n’acceptent pas les messages qui sont en HTML.
• Quel est le degré de réceptivité des destinataires
de la liste? Est-ce que la liste est composée d’individus
qui ont manifesté leur intérêt pour le produit ou service
vanté par le courriel? Si oui, le courriel doit en tenir compte, sinon
il doit en tenir compte également.
• Combien ça coûte, pourquoi et pour combien de temps?
Est-ce qu’une politique garantit que les courriels seront correctement
envoyés? Y a-t-il des conditions spécifiques? Y a-t-il un service
après-vente? Connaître tous ces détails permet
de mieux gérer la campagne et de s’assurer un meilleur retour sur
l’investissement.
Avec les bonnes
questions et les bonnes réponses, le recours à de telles listes
peut offrir une alternative intéressante aux « listes maison »
et permettre un certain succès à une campagne de marketing par
courriel.
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Source : Al DiGuido, « Questions
to Ask Before Renting a List », Small Business Computing.com, 21 août
2003.
3. Quand les TI se font anges gardiens -
Le pire cauchemar des parents est sans aucun doute de voir leurs enfants harcelés,
agressés ou pire encore, enlevés. Or, si une sensibilisation des
jeunes aux dangers qui les guettent demeure sans conteste l’une de leurs
meilleures armes, la technologie peut cependant elle aussi – et de plus
en plus - renforcer la sécurité des petits comme des plus grands
et partant, diminuer l’angoisse des parents.
Les dispositifs
de sécurité personnelle prennent en effet depuis quelques temps
déjà la forme de divers produits destinés à la protection
des enfants. Ayant le grand avantage d’être littéralement
fixés à l’enfant, ces dispositifs sont de plus en plus populaires.
Ils se présentent selon un vaste éventail, de la simple alarme
qui, une fois déclenchée, émet un son à briser les
tympans, au nec plus ultra des systèmes de protection, une unité
qui ressemble à s’y méprendre à un inoffensif bracelet-montre,
à la grande différence près cependant que le dispositif
est verrouillé au poignet de l’enfant et connecté à
un système de localisation par satellite basé sur la technologie
GPS. Certainement le plus sophistiqué d’entre tous, ce système
rend compte de la position et des mouvements de son utilisateur, permettant
ainsi aux parents de localiser leur progéniture. Encore faut-il toutefois
avoir les moyens d’en munir son bambin – le fameux bracelet-montre
coûte tout de même environ 200 $US – et habiter aux États-Unis,
dans une région desservie par des réseaux de satellites appropriés.
Mais si les jeunes
doivent être prémunis contre les dangers de la rue, ils doivent
aussi, et dans la très grande majorité des cas¹, savoir reconnaître
les menaces de l’univers virtuel. Et entre tous les risques que comporte
Internet, la rencontre de personnages peu recommandables lors de sessions de
clavardage est certainement l’un des plus inquiétants.
C’est à
partir de ce constat et pour enseigner aux enfants les rudiments de la sécurité
en ligne, qu’une petite entreprise de logiciels éducatifs basée
à Vancouver (Live Wires) a développé il y a quelques années
déjà le jeu sur ordinateur Missing. Ayant fait son apparition
en février 2000 au Canada, le logiciel connaîtra sous peu un nouvel
essor chez nos voisins du Sud, puisque des représentants du congrès
américain, d’organismes chargés de l’application de
la loi et de grands de l’industrie du jeu sur ordinateur, propulseront
sa distribution dans 25 États supplémentaires.
Destiné
à mettre les enfants au courant des dangers et des tactiques des prédateurs
du Net, Missing est basé sur une histoire vraie : Zack, un adolescent
canadien, est leurré par un homme éminemment sympathique, mais
pédophile à ses heures, qui le persuade de faire une fugue et
de l’accompagner à l’étranger. Le but du jeu : agir
en véritable limier et retrouver Zack avant que le plan du prédateur
n’ait totalement réussi. À noter que Missing a par ailleurs
aidé les autorités américaines à appréhender
de véritables pédophiles, les policiers ayant bénéficié
d’indices fournis par des adolescents inspirés par leur expérience
du logiciel.
Fort du succès
de Missing, Live Wires compte en outre lancer sous peu Mirror Image, une vidéo
interactive qui présente toujours les dangers reliés aux prédateurs
du Net, mais qui vise cette fois les adolescents.
Les TI, on le voit,
peuvent contribuer à rassurer les parents et les aider à sensibiliser
leurs jeunes aux périls d’Internet. Il n’en tient en fait
qu’à nous de repousser leurs limites pour encore mieux les mettre
au service de la sécurité des enfants.
Note :
¹Selon l’enquête NetAdos menée en 2003 par le CEFRIO,
99 % des jeunes Québécois de 12-17 utilisent en effet Internet.
Pour plus d’information, veuillez noter que le rapport
complet de l’enquête et la brochure
qui en présente les principaux résultats sont disponibles tout
à fait gratuitement sur le site du CEFRIO.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
David Porter, « Child
security devices becoming more common », Canada.com News, 13 octobre
2003 (page consultée le 15 octobre 2003)
Paul Koring, « New
software teaches kids Internet safety », The Globe and Mail, 1er octobre
2003 (page consultée le 15 octobre 2003)
Life
Wires Design Ltd (page consultée le 16 octobre 2003)
4.
Bromont : première ville à se mériter le label «
Ville Internet » à l’extérieur de l’hexagone
- Le 14 octobre 2003, à l'occasion de la cérémonie
de remise des labels 2003 «Ville Internet», monsieur Jean-Yves Beaudoin,
directeur du projet Bromont ville branchée, s'est vu décerner
au nom de la Ville de Bromont le prestigieux label par monsieur Jean-Louis Borloo,
ministre délégué à la Ville et à la Rénovation
urbaine, madame Claudie Haigneré, ministre déléguée
à la Recherche et aux Nouvelles technologies, monsieur Francis Mayer,
directeur général de la Caisse des dépôts et consignations
et monsieur Emmanuel Eveno, président de l’Association Villes Internet
et du jury du Label Ville Internet. Bromont est ainsi la toute première
ville à l’extérieur de la France à se mériter
un tel honneur.
Le label « Ville
Internet » reconnaît les cités qui valorisent, développent
et diffusent l’usage des TI auprès de leurs citoyens et est illustré
par l'octroi d'une à cinq arobases. Cette année, 252 villes et
communes se sont méritées le label. À l’instar de
treize localités françaises, Bromont a reçu 4 arobases,
tandis que seulement trois villes ont vu leurs efforts récompensés
par 5 arobases.
Félicitations
à toute l’équipe du projet Bromont, ville branchée,
partenaire du CEFRIO dans le cadre du projet Développement des collectivités
locales et régionales par les TI.
Rédactrice
: Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Communiqué de presse, « Bromont
ville branchée reçoît 4 arobases au «Label Ville Internet
2003» de France », 14 octobre 2003
Site
du réseau Villes Internet
Bulletin
du 3 octobre 2003
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pour imprimer (format PDF)
1. Responsables
des TI dans l’entreprise : Qu’est-ce que vos employés pensent
réellement de vous?
2. Le Web sémantique ou quand les données se font
intelligentes
3. Apprendre partout et en tout temps grâce aux TI mobiles
et sans fil
1. Responsables des TI dans l’entreprise
: Qu’est-ce que vos employés pensent réellement de vous?
- La réponse à cette question épineuse,
pour bien des responsables des TI (CIO), n’est probablement pas celle
qu’ils auraient voulu entendre. Le message envoyé par 400 professionnels
des TI à leur patron est le suivant : délaissez vos budgets
et vos réunions de direction et portez-nous plus d’attention.
Un sondage conduit
par CIO Magazine et TopCoder en mai 2003 auprès de 400 professionnels
des TI au sujet du responsable de leur direction indique que le niveau de satisfaction
envers ce dernier est très bas. Les doléances sont nombreuses :
incapacité à créer un esprit d’équipe, manque
de leadership, absence de rétroaction positive, manque de connaissances
en ce qui concerne les ressources matérielles et humaines nécessaires
à la réalisation de projets en TI, insuffisance de l’attention
portée aux activités de formation, etc.
Deux principales
raisons sont évoquées afin de tenter d’expliquer la mauvaise
réputation des responsables des TI auprès de leurs employés.
Premièrement,
souvent promus directement du Département des TI, les responsables manquent
d’expérience et de formation en gestion. Reste à voir si
cette situation ne s’appliquerait pas à d’autres dirigeants
comme le directeur de l’exploitation (COO) ou le chef de la direction
(CEO). Dix conseils peuvent aider les responsables des TI à devenir de
meilleurs gestionnaires :
1. Rencontrer régulièrement
les employés;
2. Découvrir ce qui les « allume » de façon
individuelle;
3. Créer une équipe pour rassembler les suggestions des employés;
4. Investir dans la formation des employés;
5. Éliminer les obstacles restreignant cette formation;
6. Inviter les hauts dirigeants à venir discuter avec vos employés;
7. S’assurer d’avoir de l’aide du Département des ressources
humaines;
8. Suivre une formation en gestion;
9. Recourir aux services d’un conseiller personnel (personal coach) afin
d’apprendre comment accroître le moral des employés;
10 Recourir aux services d’un spécialiste en communication.
Deuxièmement,
le contexte économique qui sévit présentement priverait
les responsables des TI d’une partie de leur budget et par le fait même,
d’une partie de leur pouvoir d’action. Ainsi restreints, ils seraient
moins sollicités au sein de l’entreprise en général
et moins présents auprès de leur équipe.
Toutefois, le climat
économique ne devrait pas servir d’excuse à ces gestionnaires.
D’autant plus que dans une telle situation, les responsables des TI devraient
concentrer leurs efforts pour être encore plus près de leurs employés.
Ces derniers recevront ainsi de la rétroaction sur la qualité
de leur travail qui se traduira par une augmentation de la motivation et un
meilleur moral au sein de l’équipe.
Pour justement accroître le moral des troupes, différentes actions
sont proposées aux responsables des TI : organiser une séance
de consolidation d’équipe (team-bulding exercise), demander l’avis
des autres pour trouver des solutions pour améliorer l’environnement
de travail, organiser des réunions mensuelles pour faire le suivi, etc.
En guise de résumé,
les responsables des TI devraient retenir ces quatre conseils clés :
surveiller de près le moral des troupes, apprendre à connaître
son équipe, prévoir un budget réservé aux activités
de formation et, enfin, ne pas oublier d’appeler les ressources humaines
à la rescousse quand le besoin s’en fait sentir.
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
Lauren Gibbons
Paul, « What
They’re Saying About You », CIO Magazine, 15 septembre 2003.
Lauren Gibbons
Paul, « Management
To-Do List », CIO Magazine, 15 septembre 2003.
Lauren Gibbons
Paul, « Morale-Boosting
Moves », CIO Magazine, 15 septembre 2003.
2. Le Web sémantique ou quand les données se font intelligentes
- Si le Web tel qu’on le connaît actuellement recèle
une mine de contenus, l’intervention humaine est toutefois toujours requise
pour les manipuler et en bout de ligne, y dénicher l’information
recherchée. Mais rêvons, ne serait-il pas agréable d’avoir
plutôt accès à un Web deuxième manière, transformé
en un vaste réseau de données « intelligentes »
qui pourraient interagir entre elles et à notre insu?
Or un tel rêve
pourrait devenir bientôt réalité. Le World Wide Web Consortium
(W3C), une organisation d’environ 400 entreprises, organismes gouvernementaux
et laboratoires de recherche, travaille en effet depuis quelques années
déjà à un projet sur le Web sémantique. Avec Tim
Berners-Lee en tête, un scientifique britannique par ailleurs inventeur
du Web, le W3C vise ainsi à développer des technologies destinées
à attacher aux données existantes de l’information qui rend
compte des diverses relations sémantiques qu’elles sous-tendent
ou, en clair, du contexte dans lequel elles doivent être interprétées.
L’une des technologies à la base du Web sémantique est le
Resource Description Framework (RDF). S’appuyant sur le populaire langage
XML, le RDF est utilisé pour décrire et coder, de façon
tout à fait transparente pour les humains, les relations établies
entre les données.
Le plus beau de
l’affaire : l’information ainsi « enrichie »
deviendrait directement manipulable et compréhensible par des applications
informatiques. Pour Berners-Lee, il tombe en effet sous le sens que le Web n’atteindra
son plein potentiel que lorsque les contenus qu’il véhicule auront
ainsi été transformés et rendus « intelligents ».
Dans une telle
optique, les recherches menées sur le Web seraient nettement plus efficaces,
puisque les navigateurs repéreraient non seulement les mots clés
recherchés mais aussi, selon le contexte dans lequel ils doivent être
compris, les différents concepts leur étant associés. S’évitant
des heures de butinage, les consommateurs en ligne parviendraient par exemple
à conduire des recherches de produits et de services plus ciblées.
Mais il y a un
hic et du chemin demeure à parcourir. Les technologies qui supportent
le Web sémantique sont en effet nettement plus faciles à développer
pour un domaine d’activité spécialisé. La mise au
jour du réseau sémantique d’un concept nécessite
ainsi le développement d’une ontologie, c’est-à-dire
la création d’un dictionnaire qui définit de façon
formelle les interrelations entre différents termes d’un domaine.
Or la vocation généraliste du Web requérait une ontologie
gigantesque, elle-même généraliste, ou encore que des liens
soient établis entre différentes ontologies spécialisées.
Rien de moins donc, on le conçoit aisément, qu’un travail
de Titan.
Bien que beaucoup
de temps et d’argent devront certainement être consentis à
leur développement, les technologies associées au Web sémantique
demeurent certainement des plus prometteuses. Et si les organisations qui opteront
pour leur utilisation en retireront certainement de grands bénéfices,
elles devront cependant avoir les moyens de transformer les masses de données
qu’elles génèrent en information intelligente.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
Danny Bradbury, « The
search for “smart data” pays off », Financial Post, 29
septembre 2003 (page consultée le 30 septembre 2003)
Site
du World Wide Web Consortium (W3C) (page consultée le 30 septembre
2003)
Tim Berners-Lee,
James Hendler et Ora Lassila, « The
Semantic Web : A new form of Web content that is meaningful to computers will
unleash a revolution of new possibilities », Scientific American.com,
mai 2001 (page consultée le 30 septembre 2003)
3.
Apprendre partout et en tout temps grâce aux TI mobiles et sans fil –
Apprendre par Internet permet une flexibilité dans l’horaire
et le lieu des cours; offre des opportunités de collaboration entre apprenants;
ouvre à de multiples sources d’information et outils d’apprentissage
interactifs. Mais encore faut-il se brancher à Internet, que le service
soit disponible dans sa région et qu’une borne Internet soit à
notre disposition au moment voulu. Voilà des limites que repoussent les
technologies mobiles et sans fil.
Le Beaufort County
Community College, collège situé en Caroline du Nord, a tiré
profit de ces nouvelles technologies en voulant offrir des cours en ligne à
ses étudiants habitant une région non desservie par les fournisseurs
Internet. Depuis trois ans, une camionnette munie d’une antenne et d’un
réseau Ethernet sans fil distribue la connexion Internet qu’elle
reçoit par satellite à des ordinateurs portables situés
dans des locaux du village. Cette camionnette parcourt la région selon
l’horaire des cours et les lieux où se déroulent les activités
de formation. À l’intérieur de la camionnette, numériseurs
à balayage (scanner), imprimantes, caméras et autres périphériques
sont mis à la disposition des apprenants. Cette initiative évite
aux étudiants de parcourir les cinquante kilomètres qui les séparent
du collège pour suivre un cours qui ne dure que quelques heures. Et ce
n’est ici qu’une des applications possibles de l’alliage entre
TI mobiles et sans fil.
Ce qui semble aujourd’hui
relever de l’anecdote ou de l’exception pourra sans doute demain
devenir une réalité. Ordinateurs portables, assistants numériques
personnels, tablettes PC : toute une gamme de gadgets technologiques mobiles
de formats et de puissance variés deviennent maintenant accessibles sur
le marché, et ce, à prix abordable. Qui plus est, les réseaux
locaux de type Ethernet à accès sans fil (WiFi), comme celui utilisé
par le Beaufort Community College, permettent à des ordinateurs situés
dans un rayon d’environ un kilomètre d'obtenir des débits
pouvant atteindre 2 mégabits par seconde dans une bande de fréquences
de 2,4 gigahertz.
Un engouement croissant
des Canadiens pour ces TI a d’ailleurs été observé
par Decima Research et Decima Publishing¹. Leur récente enquête
révèle que :
• Plus de la moitié des adultes canadiens (55 %) possèdent
ou utilisent un appareil sans fil, qu’il s’agisse d’un téléphone
cellulaire, un téléavertisseur, un assistant personnel numérique
(ex. : PalmPilot) ou autres.
• 17 % des usagers ou propriétaires de cellulaires et près
de la moitié des utilisateurs ou détenteurs d’assistants
numériques personnels utilisent leur appareil pour se rendre sur Internet.
Les technologies
mobiles alliées à un accès Internet sans fil s’avèrent
un autre pas dans la révolution de la façon d’apprendre,
et ce, tant pour le travailleur en formation continue, l’étudiant
au postsecondaire que pour l’écolier. Si elles offrent maints avantages,
elles requièrent par contre temps, argent et expertise. Avant de se lancer
dans cette aventure, il faut donc d’abord déterminer si ces technologies
offrent une réelle valeur ajoutée par rapport aux autres technologies
moins coûteuses et plus abordables.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources :
Harvey Singh, « Leveraging
Mobile and Wireless Internet », Learning Circuits, 8 septembre 2003
Vicki Lee
Parker, « Web
classes delivered to the hinterlands », News Observer, 24 septembre
2003
Decima
Research et Decima Publishing, UnWired ‘Net: Consumer Attitudes on the
Wireless Internet Using Personal Wireless Devices, sommaire exécutif,
juin 2003
Yukari Iwatani,
« Schools
Look to Wireless to Boost Learning », iWon, 22 avril 2003
¹Fiche
Infomètre disponible sur cette étude : « Accéder
à Internet grâce aux technologies sans fil : un phénomène
encore nouveau pour les Canadiens », 4 juillet 2003.
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