[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech

Archives du bulletin SISTech : Septembre 2007
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]



Bulletin du 14 septembre 2007

Version PDF

1. Biométrie et santé : quand l'authentification passe par le bout des doigts
2. Les bibliothèques publiques à l'ère des TI : un atout pour les régions
3. Gouvernement électronique : les déploiements se poursuivent



1. Biométrie et santé : quand l'authentification passe par le bout des doigts

Dans l'État américain de Washington, le George Washington University Medical Faculty Associates (MFA) a misé sur l'implantation de technologies biométriques pour sécuriser l'accès aux dossiers de santé électroniques (DSE). L'utilisation de la biométrie permet de tenir un engagement fait aux patients, soit de leur garantir le plus haut niveau de sécurité possible quant à leur information médicale personnelle tout en offrant des outils pratiques au personnel hospitalier. C'est l'application technologique Bio-Key qui est utilisée pour donner, à partir de leur empreinte digitale, un accès à plus de 300 médecins du MFA aux DSE. En évitant l'utilisation de mot de passe pour accéder aux renseignements médicaux, l'authentification devient plus aisée et le personnel hospitalier peut se concentrer sur l'essence même de son travail, plutôt que de gérer des accès à des applications. De plus, en optant pour l'identification par les empreintes digitales, l'information des DSE est mieux protégée. En effet, un mot de passe peut être partagé, contrairement à une empreinte.

Concrètement, le personnel médical place son doigt sur le lecteur d'empreinte digitale des stations mobiles situées un peu partout dans la MFA. Une fois l'empreinte captée par le lecteur, l'application de Bio-key la lit et autorise les accès uniquement aux bases de données associées à l'empreinte. À partir de ce moment, il devient possible de consulter des DSE, de documenter les visites des patients, de prescrire une médication, de demander des tests au laboratoire et de les consulter. L'utilisation de Bio-Key connaît un réel succès au MFA et l'on espère déjà voir l'application s'étendre à d'autres usages.

Le rôle de la biométrie

Au cours des dernières années, de nombreux hôpitaux ont fait le pari, comme le MFA, d'implanter des de technologies basées sur la biométrie. Selon l'Office québécois de la langue française, la biométrie consiste en une « analyse mathématique des caractéristiques biologiques d'une personne, destinée à déterminer son identité de manière irréfutable ». En étant basée sur les particularités biologiques propres à une personne, l'identification à partir de la biométrie permet d'associer une personne à un élément physique qui lui est propre et qui la distingue des autres. Les éléments les plus fréquemment utilisés en biométrie sont les empreintes digitales, l'empreinte vocale, l'iris, la rétine et l'ADN. Le recours à la physionomie offre la certitude que la bonne personne accède à la bonne information selon les autorisations qui lui sont accordées.

Jumelées aux technologies de l'information, les caractéristiques biométriques peuvent servir d'authentifiants fiables et simples. Dans le milieu hospitalier, l'utilisation de la biométrie s'avère judicieuse dans la mesure où les DSE contiennent des renseignements confidentiels dont l'accès doit être sécurisé au maximum. Ainsi, la biométrie vient occuper le rôle de l'agent sécurisant les accès aux données sensibles tout en facilitant l'authentification du personnel autorisé. À cette fonction, il faut ajouter l'accroissement de la productivité et la satisfaction du personnel en éliminant les problèmes de gestion des mots de passe multiples et de leur oubli.

Vers une interconnexion

Actuellement, ce qui est intéressant à observer, c'est la façon dont plusieurs technologies s'arriment les unes avec les autres. Avec l'arrivée des dossiers informatisés de la santé et l'informatisation des données médicales qui se généralise, la fréquence avec laquelle les professionnels de la santé doivent accéder au système informatique s'est considérablement accrue. Pour une question de sécurité de l'information d'abord et d'accès simplifié ensuite, l'utilisation des empreintes digitales comme moyen d'authentification du personnel hospitalier s'avère une solution des plus accessibles pour les hôpitaux.

L'utilisation en simultanée des technologies de RFID1 et de la biométrie pousse encore plus loin la sécurité lors de l'authentification. Par exemple, un médecin portant une étiquette RFID peut être identifié à une courte distance par le scanneur lié à un ordinateur. Ensuite, si ce praticien souhaite accéder aux applications, il doit confirmer son identité à l'aide de son empreinte digitale. Autre exemple : des étiquettes munies d'un code à barres peuvent être apposées aux récipients des médicaments et aux bracelets des patients, ce qui fait qu'une infirmière qui souhaite administrer une médication doit scanner le bracelet du patient, l'étiquette du médicament et s'authentifier à l'aide de son empreinte digitale. Le tout, pour assurer que le médicament soit donné dans la bonne dose au bon patient. La sécurisation optimale des accès aux renseignements semble donc passer par une utilisation croisée de plusieurs outils technologiques.

La situation canadienne

Au Canada, les initiatives en biométrie semblent plutôt rares dans le domaine de la santé. Par contre, les données d'une enquête faisant l'état des priorités des hôpitaux canadiens en matière de projets de technologie de l'information, demeurent positives. De fait, le sondage intitulé The 2005-2006 Report on IT in Canadian Hospitals : Current Capabilities and Upcoming Acquisitions rapporte que pour les responsables des technologies de l'infromation des hôpitaux canadiens, les applications reposant sur la biométrie font partie des technologies prioritaires à déployer dans les 24 prochains mois suivant la tenue du sondage. Dans cette optique, on devrait pouvoir parler, d'ici peu, de projets technologiques canadiens basés sur la biométrie.

Rédaction : Sophie Poudrier, analyste-conseil, Direction des enquêtes et de la veille stratégique, CEFRIO

Références :

Biometrics Put Security at Physicians' Fingertips, Biometric Watch, Volume 5, Issue 6 (#42), juin 2007

Danish Biometrics and Copenhagen Hospital Corporation in strategic joint venture, Danish biometrics Research project consortium, 30 août 2006.

George Washington University Medical Faculty Associates Deploys Biometric Identification Solution, Biometric Watch, Volume 5, Issue 6 (#42), juin 2007

Martin, Zack. Access, Security Go Hand in Hand, Healthdata management, février 2007.

Poudrier, Sophie. « La RFID, un monde de possibilités pour le milieu de la santé », L'actualité médicale, 14 février 2007, p.64-65.

Zeidenberg. Jerry. Survey ranks top IT projects in hospitals across Canada, Canadian Healthcare technology, mai 2006.

Site Internet de l'Office québécoise de la langue française



2. Les bibliothèques publiques à l'ère des TI : un atout pour les régions

Une enquête de grande envergure effectuée par l'American Library Association en collaboration avec le College of Information de la Florida State University révèle que la technologie a entraîné une augmentation - et non une diminution - de l'utilisation des bibliothèques publiques aux États-Unis. En effet, on constate qu'un nombre grandissant de citoyens fréquentent la bibliothèque publique de leur municipalité, soit 1,3 milliards de visites au cours de l'année financière 2004, comparativement à 821,6 millions lors de l'année précédente. En comparaison, le Québec a également connu une hausse : en 2004, 48 % des Québécois ont fréquenté une bibliothèque publique au moins une fois au cours des 12 mois précédant l'enquête menée par l'Observatoire de la culture et des communications, comparativement à 37 % en 1999.

Par ailleurs, bien qu'un grand nombre d'Américains naviguent régulièrement sur le Web, le tiers d'entre eux ne possèdent pas encore d'ordinateur ou d'accès Internet à la maison. Toutes (99,1 %) les bibliothèques publiques américaines étant branchées à Internet, elles deviennent un lieu privilégié pour plusieurs citoyens. À cet égard, l'étude indique que 73 % des établissements interrogés représentent l'unique source d'accès public gratuit à un ordinateur ainsi qu'au réseau des réseaux dans leur communauté.

De plus, l'intérêt des bibliothèques publiques s'étend bien au-delà de l'accès à du matériel informatique (ordinateur, imprimante, scanneur). Le personnel formé pour dépanner les usagers ainsi qu'une gamme de services offerts (formation informatique, accès à des bases de données ainsi qu'à des sources d'information en ligne pour les étudiants de tous les niveaux scolaires, aide à la recherche d'emploi en ligne, etc.) représentent une valeur ajoutée hors pair.

Dans un autre ordre d'idées, une étude réalisée par l'Urban Institute et l'Urban Libraries Council met en lumière les atouts des bibliothèques publiques pour les régions à l'ère de l'économie du savoir. En effet, le contexte de la nouvelle économie entraîne des transformations nécessaires aux stratégies de développement local et régional, aux modèles d'affaires des entreprises et aux compétences des travailleurs. En permettant à leurs citoyens d'accéder à des technologies, à Internet, à des collections numériques ainsi qu'à différents médias, les bibliothèques publiques sont en mesure de jouer un rôle de développement économique actif au sein de leur communauté et de contribuer à une transition de leur municipalité vers une économie de l'information.

Le rapport intitulé Making cities stronger : public library contributions to local economic development suggère des moyens incitant les gouvernements municipaux à travailler de concert avec les bibliothèques publiques dans le but d'offrir des services qui mèneront à l'accomplissement de leur communauté. Les services visent quatre types de clientèles : les jeunes (promotion de la lecture, etc.), les futurs travailleurs (accès aux TI, formation informatique, etc.), les entreprises (sources d'information sur les produits, les fournisseurs et le financement, formation, etc.)… et les bibliothèques publiques (aménagement des lieux, intégration des ressources et des services, etc.)!

Enfin, on sait que l'exode des populations et la recherche de moyens pour attirer de nouveaux citoyens préoccupent grandement les régions. Il semble qu'un mélange alliant un milieu de vie actif, des incitatifs résidentiels ainsi que des activités commerciales et culturelles s'apparentant à celles des villes représente une bonne piste. Contribuer à une vie culturelle dynamique, voilà un autre défi - traditionnel, cette fois - à la mesure des bibliothèques publiques !

Rédactrice : Isabelle Poulin, chargée de veille, CEFRIO

Sources :

American Library Association, et Florida State University. College of Information (2007). Libraries connect communities : public library funding and technology access study 2006-2007, ALA, ix, 217 p.

Québec (Province). Institut de la statistique du Québec. Observatoire de la culture et des communications (2007). Statistiques principales de la culture et des communications au Québec, édition 2007, ISQ, 134 p.

Urban Institute, et Urban Libraries Council (2007). Making cities stronger : public library contributions to local economic development, Urban Libraries Council, 31 p.


3. Gouvernement électronique : les déploiements se poursuivent

Du 20 au 23 mai 2007, à Philadelphie en Pennsylvanie, se tenait l' International Conference on Digital Government Research. Pour faire suite à la publication récente des actes de cette conférence, une édition spéciale du bulletin e-Veille a été publiée et porte sur certains résultats de recherches dévoilés lors de l'événement.

Chaque année, cet événement - organisé par la Digital Government Society of North America - réunit des chercheurs et des praticiens de partout dans le monde qui présentent leurs réalisations et leurs analyses du gouvernement en ligne. C'est sous la forme de conférences, de tables rondes, de présentations techniques, d'affiches et d'ateliers que tous peuvent échanger leurs avis sur les aspects informatiques, sociaux, politiques, psychologiques et administratifs dans ce domaine. En outre, les initiatives mettant en scène divers partenaires provenant de différents milieux sont mises en vedette.

Parmi les thèmes abordés lors de ces conférences, six ont été traités dans l'édition d'août du bulletin e-Veille. Le bulletin, publié sur le site du ministère des Services gouvernementaux, se compose des articles suivants :

  • Justifier les dépenses du gouvernement électronique : un modèle d'analyse du rendement de l'investissement
  • Le gouvernement électronique permet aux familles monoparentales d'obtenir le paiement de la pension alimentaire à laquelle elles ont droit
  • Pourquoi les citoyens choisissent un canal plutôt qu'un autre : les facteurs déterminant le choix du moyen de communication avec l'Administration
  • Viser l'inclusion numérique des non-utilisateurs d'Internet : des stratégies efficaces inspirées des États-Unis et du Royaume-Uni
  • Seattle : une administration municipale des plus audacieuses passe aux technologies mobiles
  • Échanges d'information entre administrations publiques (G2G) dans un contexte chinois : une étude de cas

Par ailleurs, la prochaine conférence internationale de la Digital Government Society of North America aura lieu à Montréal du 19 au 22 mai 2008. Il s'agit de la neuvième édition de cet événement annuel et de la première à se tenir à l'extérieur des États-Unis. Le CEFRIO participera à l'organisation de cette conférence.

À propos de la Digital Government Society of North America

Fondée en 2006, la Digital Government Society of North America est multidisciplinaire. Elle réunit ainsi des professionnels de la fonction publique, des gestionnaires, des chercheurs, des professeurs, des étudiants et toute autre personne qui s'intéresse au développement des gouvernements électroniques. Financée par le programme de recherche sur le gouvernement en ligne de la US National Science Foundation, cette société offre l'occasion à ses membres de faire diverses études sur des questions conjuguant les technologies, l'innovation, l'information, les processus démocratiques et l'administration publique. Elle encourage fortement ses membres à réaliser des recherches multidisciplinaires et interdisciplinaires. Elle les incite aux échanges entre les chercheurs et les praticiens, ainsi qu'entre divers niveaux de gouvernements (local, régional, national, international). Le comité directeur de la société se compose de Sharon Dawes, présidente du Center for Technology in Government, ainsi que d'Eduard Hovy, président désigné, de Valerie Gregg, secrétaire, et d'Yigal Arens, trésorier, tous trois de l'University of Southern California.

Rédactrice : Isabelle Vachon, chargée de projet et coordonnatrice du bureau de l’Abitibi-Témiscamingue, CEFRIO

Références :

Ministère des Services gouvernementaux et CEFRIO. « Huitième conférence internationale de la recherche sur le gouvernement électronique », bulletin e-Veille, août 2007.

Proceedings of the 8th annual international conference on Digital government research: bridging disciplines & domains, Philadelphie, Pennsylvanie, 20 au 23 mai 2007.
* L'accès à ces actes requiert un abonnement gratuit au portail de l'Association for Computing Machinery.

 

Notes :

  1. Abréviation tirée de la terminologie anglaise radio frequency identification. La technologie RFID se base sur le principe communicationnel d'un émetteur et d'un récepteur dont le canal de transmission est les ondes radio. On attribue le rôle de l'émetteur à une radio-étiquette qui peut emmagasiner des chiffres et du texte. Deux types d'étiquettes sont principalement utilisés : les passives et les actives. Retour au texte


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)