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du bulletin SISTech : septembre 2004
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Bulletin
du 17 septembre 2004
Bulletin
du 3 septembre 2004
Bulletin du 17 septembre 2004
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format PDF
Dans cette édition
:
1.
Les
secrets du succès des équipes virtuelles géographiquement dispersées
2.
Plus
d’argent = Système de santé plus efficace ?
3.
InterContinental
Hotels Group annonce la fin de son association avec Expedia et Hotels.com.
Un revirement spectaculaire de la situation dans le secteur de l’hébergement
1- Les
secrets du succès des équipes virtuelles géographiquement dispersées
Malgré ce que l’on pourrait peut-être penser d’emblée,
les groupes de travail formés de personnes oeuvrant à très
grande distance les unes des autres peuvent se révéler tout à
fait performants… leur succès pouvant même dépasser
celui des équipes dont les participants travaillent coude à coude.
Mais attention, pour que ces équipes géographiquement dispersées
soient performantes, certaines règles concernant leur gestion doivent
être appliquées.
Selon les auteurs d’un
article récemment paru dans la Harvard Business Review, lorsqu’un
projet requiert une diversité de compétences et que le travail
à effectuer peut l’être grâce à des outils électroniques,
constituer une équipe virtuelle regroupant des gens oeuvrant à
distance peut s’avérer un choix tout à fait gagnant. Si
les participants de tels groupes de travail doivent en effet composer avec le
fait de ne pas être ensemble de façon réelle et partant,
de ne pouvoir décoder certains mouvements ou expressions, ils sont par
contre libérés de plusieurs obstacles physiques et psychologiques
(délai entre les réunions, gêne associée à
certaines attitudes, etc.) qui, dans certains cas, auraient pu réduire
l’efficacité de leur participation à l’équipe.
Pour en apprendre davantage
sur le succès des équipes géographiquement dispersées
et être en mesure d’en établir les conditions, les auteurs
ont en outre mené des entrevues téléphoniques ainsi qu’un
sondage Web auprès de 293 personnes, réparties dans 54 groupes
de travail. De l’ensemble des données colligées, ils ont
ensuite dégagé les trois grandes règles à la base
de la réussite de telles équipes :
Règle 1 : Exploiter
la diversité
Les participants d’une équipe de travail à distance doivent
être choisis sur la base de leurs différences (disciplines variées,
modes de travail divers, etc.), car la force du groupe vient justement de cette
confrontation des perspectives. Si ce rapprochement de points de vue différents
risque de nécessiter certains ajustements lors des premières sessions
de travail, il permet par contre en bout de course de faire émerger un
éventail de solutions.
Règle 2 : Utiliser
la technologie pour supporter la collaboration
L’enquête conduite par les auteurs de l’article a permis de
mettre au jour que la technologie jugée la plus efficace par les participants
des équipes sondés est de loin celle des espaces de collaboration
virtuels. Souvent jumelées aux appels conférences, ces applications
ont le grand avantage d’être accessibles à tous et en tout
temps, et de permettre une récupération rapide des documents.
À noter que puisqu’elle permet des rétroactions rapides,
la messagerie instantanée s’est aussi révélée
très populaire chez les membres de tels groupes de travail.
Règle 3 : Assurer
la cohésion de l’équipe
Les diverses menaces susceptibles de miner la cohésion d’une équipe
virtuelle de travail (manque de confiance, formation de cliques, etc.) doivent
être considérées et limitées par diverses actions
du leader du groupe. Celui-ci pourrait par exemple choisir d’encourager
une communication quotidienne entre les participants, les faire travailler en
paires ad hoc l’espace d’une ou de deux semaines, etc.
Avec le développement
d’un nombre croissant d’applications informatiques destinées
à supporter le travail d’équipe, il y a tout lieu de croire
que les équipes virtuelles géographiquement dispersées
feront de plus en plus d’adeptes au cours des années à venir.
Rédactrice : Catherine
Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Source :
Ann Majchrzak, Arvind Malhotra,
Jeffrey Stamps et Jessica Lipnack, « Can Absence Make a Team Grow Stronger?
», Harvard Business Review,
mai 2004, p. 131-137
http://harvardbusinessonline.hbsp.harvard.edu/b01/en/common/item_detail.jhtml?id=R0405J
(Page consultée le 16 septembre 2004)
2-
Plus d'argent = Système de santé plus efficace ?
La
conférence des ministres de la santé à Ottawa s’est
terminée mercredi dernier. Le fédéral s’est engagé
à verser 18 milliards de dollars sur six ans aux provinces – dont
4,5 milliards au Québec – pour financer leur système de
santé. Un récent rapport publié par le Conference Board
du Canada montre toutefois que si l’argent s’avère nécessaire
au bon fonctionnement des systèmes de santé, il ne garantit pas
leur performance: une révision des modes de gestion et l’intégration
des TIC comptent parmi les mesures qui s’imposent pour rendre les systèmes
de santé plus efficaces.
Le rapport paru en juin
dernier, intitulé Challenging Health Care System Sustainability: Understanding
Health System Performance of Leading Countries, compare les systèmes
de santé des 24 pays de l’OCDE et place le Canada au treizième
rang dans la qualité des services de santé offerts à sa
population. Le rapport conclut notamment que les investissements en santé
n’assurent pas une bonne performance du système de santé
et une meilleure qualité des soins. En effet, selon le rapport, la Suisse,
qui se classe en première place, aurait un système très
coûteux financé par le privé. Par contre, la Suède
arrive en seconde position avec des fonds majoritairement publics et un budget
restreint. Qui plus est, l’Espagne dépense beaucoup moins pour
la santé que le Canada et se classe au troisième rang en ce qui
a trait à la qualité des services de santé.
L’étude relève
également que les systèmes de santé ayant investi stratégiquement
dans les TIC reliées à la santé et ayant offert de la formation
dans ce domaine à leurs employés ont une main-d’œuvre
beaucoup plus productive. À ce chapitre, le Canada tire de l’arrière.
Selon le rapport, seulement 40 % des hôpitaux canadiens seraient branchés
à Internet. La plupart des hôpitaux branchés s’avèrent
de grands établissements situés dans des régions urbaines
et bénéficiant de budgets importants et souples. De plus, alors
que les hôpitaux suédois dédient environ 4 % de leur budget
aux TIC, les hôpitaux canadiens n’en consacrent qu’entre 1,8
% et 2,5 %. Selon Glen Roberts, un des problèmes majeurs demeure que
seuls des budgets globaux sont attribués aux hôpitaux canadiens.
Il s’avère alors difficile pour les gestionnaires de choisir entre
un investissement dans un ordinateur et l’embauche d’infirmières
par exemple. Il suggère donc qu’une enveloppe spéciale soit
réservée à l’investissement dans les TIC.
La preuve de l’apport
des TIC en santé n’est plus à faire : plusieurs études
et expérimentations ont entre autres démontré qu’elles
diminuent les listes d’attente, réduisent les risques d’erreur,
assurent une meilleure coordination des services en accélérant
l’accès aux données sur le patient, offrent une aide à
la décision et contribuent à une meilleure qualité des
soins de santé¹. Souhaitons donc que les nouveaux investissements
promis par Ottawa servent également à rendre nos hôpitaux
plus modernes.
Notes :
1. Voir à cet effet
un nouveau livre paru aux Presses universitaires de Namur :
Véronique Dumont,
Claire Lobet-Maris et Anne Rousseau, 2004, Urgence aux urgences. L’informatique,
une solution ?,
Presses universitaires de Namur, Namur, 184 pages.
Ainsi qu’un article
paru précédemment dans le bulletin SISTech :
Isabelle Vachon, CEFRIO,
12 mars 2004, « Sauver le système de santé par les TI »,
bulletin SISTech.
http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/sistech/0304.asp#3
Rédactrice : Isabelle
Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources :
Joël-Denis Bellavance
et Denis Lessard, 16 septembre 2004, « Le Québec obtient une entente
asymétrique. 18 milliards pour la santé », La Presse.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,092004,792547.shtml
The Conference Board of
Canada, June 2004, Challenging Health Care System Sustainability: Understanding
Health System Performance of Leading Countries.
http://www.conferenceboard.ca/boardwiseii/LayoutAbstract.asp?DID=755
(Il faut être abonné pour y accéder. L’abonnement
est gratuit)
Kathleen Sibley, 29 juillet 2004, “Health care needs increased IT
investment, report says”, ITBusiness.ca.
http://itbusiness.ca/index.asp?theaction=61&sid=56309#
3- InterContinental
Hotels Group annonce la fin de son association avec Expedia et Hotels.com.
Un revirement spectaculaire de la situation dans le secteur de l’hébergement
MIS EN CONTEXTE
Dans le monde des affaires
les revirements de situation sont fréquents. Celui que vit présentement le secteur
de l'hébergement confirme qu'aucune tendance n'est jamais immuable.
C'est qu'InterContinental Hotels Group, le plus important groupe hôtelier du
monde, annonçait en août dernier sa décision de cesser de faire affaire avec
des entreprises qui préconisent le modèle marchand (Péloquin, 2004a). Ainsi,
le groupe hôtelier mettait fin à son association avec InteractiveCorp et ses
filiales Expedia et Hotels.com au profit de Travelocity et des filiales Orbitz
et Cheap Tickets.
Cette nouvelle vient donc, possiblement, sonner le glas de la prédominance du
modèle marchand par rapport au modèle d'agence (1). Cette tendance avait été
relevée, entre autres, par Sabourin, Vézina et Côté (2003) dans leur rapport
sur les Affaires électroniques et le secteur de l'hébergement de l'industrie
du tourisme au Canada : une analyse sectorielle. Cette étude avait été conduite
dans le cadre d'un projet du CEFRIO.
Afin de bien cerner l'importance que revêt cette nouvelle voyons de plus près
quels sont les impacts des affaires électroniques dans l'industrie du tourisme
et, plus précisément, dans le secteur de l'hébergement.
LE e-TOURISME
L'industrie du tourisme a vu, au cours des dernières années, sa structure changer
avec l'arrivée d'Internet et des affaires électroniques (Sabourin, Vézina et
Côté, 2003). À l'échelle internationale, Internet aurait généré des ventes atteignant
85 milliards de dollars américains en 2003 dont 43 aux États-Unis et 15 en Europe
(PhoCusWright) (2). Plus près de nous, au Québec, en mai 2004, le tiers des
adultes québécois (32,2 %) prévoyaient utiliser Internet pour planifier leurs
vacances (3). En mai 2000, cette proportion atteignait 14,9 %.
Dans le secteur de l'hébergement, un des secteurs qui composent l'industrie
du tourisme, Internet a donné la chance aux entreprises hôtelières de court-circuiter
les réseaux de distribution traditionnels. Dans ces réseaux traditionnels, ces
dernières ne bénéficiaient pas d'un accès direct aux voyageurs. Par contre,
les entreprises doivent maintenant se frotter aux intermédiaires de distribution
ou agences virtuelles.
LES MODELES D'AFFAIRES PRESENTS DANS LE SECTEUR DE L'HEBERGEMENT
Deux types de modèles d'affaires se côtoient dans le secteur de l'hébergement.
Le modèle marchand et le modèle d'agence. Le tableau suivant définit et compare
ces deux modèles d'affaires électroniques.
Modèle marchand
et modèle d'agence : caractéristiques comparatives
| Modèle
marchand |
Modèle
agence |
-
Le modèle marchand consiste en des contrats établis avec des fournisseurs
sur la base de tarifs négociés à l'avance selon le principe de l'opération
de consignation.
-
Opération de consignation : expédition de marchandises à une personne
(le consignataire) pour les vendre au nom de l'expéditeur (le consignateur)
moyennant une rémunération convenue calculée sur le produit de la vente.
Le consignateur demeure le propriétaire des marchandises jusqu'à ce
que le consignataire les ait vendues en conformité avec les clauses
du contrat (4).
|
-
Le modèle de l'agence est celui où une commission est prise par l'agence
de voyages virtuelle au moment de compléter la commande.
-
Commission : rémunération attribuée par exemple à des représentants,
calculée au moyen d'un pourcentage appliqué au chiffre des ventes ou
au bénéfice découlant de celles-ci.
|
Source : Sabourin,
Vézina et Côté (2003), p. 34.
Dans le modèle marchand, les
intermédiaires de distribution achètent en gros des réservations de chambres d'hôtels
à des prix fixes pour enfin les revendre aux voyageurs. Ces intermédiaires représentent
le maillon de la chaîne qui relie les entreprises du secteur hôtelier aux voyageurs.
Étant propriétaires de ces réservations, les intermédiaires peuvent ajuster les
prix et les écouler aux plus offrant sans, toutefois, informer les acheteurs du
prix réellement négocié à l'hôtelier. C'est ce modèle qui, au cours des dernières
années, a pris de l'ampleur au détriment du modèle d'agence, où chaque vente génère
une commission. Expedia est un bon exemple d'entreprises qui ont choisi le modèle
marchand.
D'ailleurs, les propos de Greg Stanger, vice-président sénior et directeur financier
chez Expedia, illustrent ce phénomène : «…les
volumes d'affaires liés aux packages dynamiques et aux nuitées d'hôtels sur le
modèle marchand ont respectivement augmenté de + 83 % et de + 81 % par rapport
à l'année précédente.»(5)
UN RENVERSEMENT DE LA SITUATION ?
La décision prise par le géant
hôtelier InterContinental Hotels Group de cesser la poursuite de ses activités
avec InteractiveCorp annonce un revirement surprenant de la situation. Ce passage,
de la vente de gros à la vente de détail, devrait hypothétiquement entraîner pour
InterContinental Hotels Group une perte de 100 millions de dollars, soit 1 % de
ses revenus. Par contre en tenant compte du fait que les pertes encourues par
les tarifs négociés (modèle marchand) sont estimées par la firme à 6 % des revenus
(Smith Travel Research) (6), le jeu semble en valoir amplement la chandelle. Notons
que le modèle marchand aurait occasionné des pertes de l'ordre de 1 milliard de
dollars à l'industrie hôtelière américaine en 2003, soit 1,3 % des revenus et
6 % des profits (Smith Travel Research) (7). En plus de reprendre le contrôle
sur la vente de ses chambres, InterContinental Hotels Group innove en offrant
à sa clientèle la garantie de bénéficier en tout temps d'informations claires
et justes sur les frais inhérents à leur séjour.
Également, en cessant ses activités avec Expedia et ses filiales, InterContinental
Hotels Group verra fondre drastiquement le nombre de télécopies qui lui sont envoyées.
En effet, malgré que les voyageurs fassent désormais leurs réservations en ligne,
l'intermédiaire, dans bien des cas, transmet les réservations aux hôtels par télécopie.
En choisissant des distributeurs dont les processus sont entièrement automatisés,
les regroupements hôteliers réduiront le risque d'erreur associé à la saisie manuelle
des réservations dans leur système informatique.
Notons qu'en garantissant les meilleurs prix possibles sur les sites Internet
des ses hôtels, InterContinental Hotels Group réussit à garder le contrôle sur
70 % des ventes faites en ligne. Le géant InterContinental Hotels Group est composé
de 3 500 hôtels dont les bannières Crown Plaza et Holiday Inn.
LES STRATEGIES
POSSIBLES
Quelques stratégies peuvent permettent aux entreprises du secteur de l'hébergement
de perdre le moins de plumes possibles.
Les voici donc :
- Établir le prix
des chambres à leur juste valeur, tant sur les canaux traditionnels qu'en
ligne, même si certains concurrents poursuivent une stratégie agressive de
prix avec les agences en ligne.
- L'internaute
a perfectionné ses méthodes de recherche et se montre maintenant à l'aise
dans la comparaison des tarifs d'un même produit d'un site à l'autre. La stratégie
tarifaire sur Internet devra faire preuve de cohérence, de transparence et
surtout de simplicité. La meilleure façon de contrer l'attractivité des sites
intermédiaires consiste à adopter une politique de "garantie des meilleurs
tarifs". Une telle approche nécessite en parallèle une entente négociée avec
les agences en ligne afin d'obtenir la certitude qu'elles ne vendront jamais
sous le seuil déterminé par la chaîne hôtelière.
- Les programmes
de fidélité offerts aux internautes sont d'autant plus importants qu'ils permettent
aux sites corporatifs de se distinguer des intermédiaires en ligne.
- L'érosion de
la marque, en raison de mauvaises stratégies dans le choix des canaux de distribution,
peut entraîner d'importantes répercussions à long terme. L'hôtelier doit examiner
avec précaution tout nouveau canal de vente et s'assurer que ce dernier ne
conduise pas à mettre en péril l'intégrité de son produit ou le contrôle de
ses prix.
- Offrir un site
Internet convivial et efficace n'est pas suffisant, il faut que l'internaute
puisse le localiser. Selon Forrester Research, 80 % des visites ont été générées
par une requête sur un moteur de recherche. Une stratégie de positionnement
visant à maximiser le référencement auprès des principaux moteurs de recherche
s'avère fondamentale. Le défi de la mise en marché électronique des hôteliers
indépendants est encore plus grand puisque ceux-ci ne bénéficient pas du rayonnement
et de la sphère d'influence qu'offrent les chaînes. Le marketing direct par
courriel auprès de leur banque de clientèle pour les informer des spéciaux
"dernière minute" (60 % des voyageurs affirment planifier plus tardivement
qu'avant) pourrait se révéler une alternative efficace.
Source : Péloquin (2004)
(1) Ces modèles sont les deux types de modèles d’affaires
employés par les distributeurs du secteur de l’hébergement.
(2) Cité dans : Péloquin, C (2004b)., Internet synonyme de rabais
: mythe ou réalité ?, [En ligne].
http://www.veilletourisme.ca/fr/resultats_recherche_article.aspx?id_article=73
(Page consultée le 27 août 2004)
(3) CEFRIO, NETendance, Prévoyez-vous utiliser Internet pour planifier
vos vacances cet été ?, [En ligne].
http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/omnibus/professionnelle_0504.asp
(Page consultée le 10 septembre 2004)
(4) Source: Office de la langue française, 1998.
(5) Bouteiller, J. Expedia poursuit sa forte croissance : Spécialiste
de la vente de voyages en ligne, Expedia inc. annonce un CA de 2 Mds de $
pour le second trimestre 2003, en progression de +53 %, [En ligne].
http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl/neteconomie/infos/article/20030807111751
(Page consultée le 9 septembre 2004)
(6) Cité dans : Péloquin, C (2004b)., La bataille de la distribution
en ligne, [En ligne].
http://www.veilletourisme.ca/fr/resultats_recherche_article.aspx?id_article=121
(Page consultée le 27 août 2004)
(7) Cité dans : Adams, B., Billion-Dollar Trade-Off: Internet Merchant
Model Forces Hotel Operators to Choose Between Boosting Occupancy or Rate,
[En ligne].
http://www.findarticles.com/p/articles/mi_m3072/is_1_219/ai_112654942/print
(Page consultée le 9 septembre 2004)
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
SOURCES
Péloquin, C. (2004a), Est-ce la fin du modèle d'affaires d'Expedia et d'Hotels.com
?, [En ligne].
http://www.veilletourisme.ca/fr/bulletin_article.aspx?sortcode=1.4&id_article=252
(Page consultée le 27 août 2004)
Péloquin, C. (2004b), La bataille de la distribution en ligne, [En
ligne].
http://www.veilletourisme.ca/fr/resultats_recherche_article.aspx?id_article=121
(Page consultée le 27 août 2004)
Sabourin, V., Vézina, M. et L. Côté (2003), Les affaires électroniques
et le secteur de l'hébergement de l'industrie du tourisme au Canada : une
analyse sectorielle, CEFRIO, septembre, 43 p.
Bulletin du 3 septembre 2004
Version
pour imprimer en format PDF
Dans cette édition :
1. Un
peu de répit pour nos employés TI…
2. Grappes
d’opportunités et grappes de risques
3. La loi antipourriels
américaine CAN-SPAM ne suffira pas
1-
Un peu de répit pour
nos employés TI…
Si l’objectif ultime poursuivi par l’implantation de diverses technologies
est certes d’augmenter la productivité des employés qui
en bénéficient, force est de constater que, dans certains cas,
c’est plutôt l’effet inverse qui peut être observé.
Il semble bien en effet qu’en matière de TI, l’adage populaire
« trop, c’est comme pas assez » reçoit une nouvelle
confirmation.
Selon
une récente étude menée par le fournisseur d’équipements
et de services de communication Avaya inc (1), un trop grand choix de systèmes
et de dispositifs technologiques crée en effet de la confusion et du
stress chez plusieurs utilisateurs ainsi que chez les employés TI qui
doivent en assurer le support. À titre d’exemple, plus de six professionnels
TI sur dix (61 %) ont déclaré, dans le cadre de cette enquête,
que certains messages pouvaient leur échapper… faute d’avoir
consulté le bon outil!
Par
ailleurs, la disponibilité continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur
7, d’une variété de sources d’information entraîne
avec elle une augmentation notable des attentes des travailleurs en matière
de soutien technologique. S’ils acceptent ainsi, bon gré mal gré,
d’être soumis à un flux ininterrompu de messages, ils sont
aussi nombreux à compter en retour sur le support - lui aussi ininterrompu
- de leur équipe technique. Et les chiffres sont éloquents :
- La grande
majorité des professionnels TI sondés (85 %) a indiqué
demeurer accessible durant ses temps libres (soir, fin de semaine, vacances);
- Plus des
trois quarts d’entre eux (76 %) consultent d’ailleurs leurs
messages durant ces périodes;
- Enfin, plus
de six employés TI sur dix (61 %) voient leur semaine de travail
typique allongée et ce, de façon régulière.
Or
il faut bien le dire, les ressources TI elles-mêmes n’ont ni toujours
le temps de se familiariser adéquatement avec les différentes
fonctionnalités des dispositifs mis en place, ni celui d’assurer
des sessions de formation appropriées à leur utilisation. Un apprentissage
formalisé aurait pourtant le grand mérite d’assurer plus
d’autonomie aux usagers et d’alléger ainsi la tâche
de soutien des travailleurs TI.
Quoi
qu’il en soit, comme il existe depuis longtemps déjà des
réglementations en matière de santé et de sécurité
au travail ou d’autres grandes problématiques professionnelles,
la nécessité d’établir des normes qui départageraient
clairement les usages raisonnables des moyens de communication de ceux qui,
au contraire, sont inappropriés se fait de plus en plus sentir au sein
des organisations. Dans le but de préserver la vie privée des
travailleurs TI et d’éviter qu’ils ne finissent par déserter
en bloc des entreprises qui les auront trop harassés, il devient impérieux
pour plusieurs d’entre elles de se poser certaines questions, notamment
: à combien d’appels ou de courriels un employé TI est-il
tenu de répondre au cours d’une journée type de travail?
Ou encore, à partir de quelle heure ces messages doivent-ils être
considérés déraisonnables, leurs réponses pouvant
de façon légitime être remises au lendemain?
Une
fois de plus, les organisations sont donc confrontées à la nécessité
d’établir l’équilibre entre d’une part, leur
volonté d’assurer un support technologique adéquat à
leurs employés et d’autre part, le respect – ou le répit
- qu’elles se doivent d’accorder à leurs ressources TI.
Note
:
1-
Cette enquête, dont les résultats ont été publiés
au cours de l’été, a été conduite en mars
2004 auprès d’environ 300 professionnels TI issus de différents
secteurs industriels.
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Sources :
Sean Coughlan,
“Working from home: is IT your friend or foe?, The Guardian,
26 juin 2004
http://money.guardian.co.uk/work/story/0,1456,1247523,00.html
“Technology
: is it your friend or foe?”, ComputerWorld Canada, 6 août
2004
http://www.itworldcanada.com/Mobile/ViewArticle.aspx?id=idgml-81f2caf8-3098-4abf-9946-b9525dd5ffab&format=Print
2-
Grappes d’opportunités et grappes de risques
Les
grappes, ou clusters, font couler beaucoup d’encre depuis la
parution en 1990 de l’ouvrage de Michael Porter « The Competitive
Advantage of Nations ». Le concept de la grappe d’entreprises
n’est cependant pas des plus récent. Depuis longtemps les entreprises
ont en effet choisi de s’établir auprès d’autres entreprises
qui produisent des produits connexes ou apparentés ainsi qu’auprès
d’institutions telles les universités. De ces relations de type
« concurrence / coopération » résulte l’accroissement
de la productivité et de la compétitivité des entreprises
et, d’un même souffle, celles de la région.
Constatant
que l’accroissement de l’écart observé depuis deux
décennies du produit intérieur brut canadien (PIB) par rapport
au PIB américain résulterait du bas niveau de productivité
du Canada, le Conference Board du Canada a décidé de pousser la
réflexion sur le sujet des grappes d’entreprises. Cette étude
s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de recherche, «
The Canada Project » qui vise la croissance du niveau de vie canadien
et l’amélioration de la position du Canada dans le monde. Par le
biais d’une recension de la littérature, de onze études
de cas internationaux et d’un sondage auprès de 171 dirigeants
d’entreprises canadiennes des secteurs des TIC (1) ainsi que des biotechnologies,
le Conference Board a tenté de répondre à deux questions
clés : « Est-ce que les grappes contribuent à la croissance
de l’économie régionale ? et « Quel est le rôle
du gouvernement ? ».
À
la première question, le Conference Board affirme qu’en effet,
les grappes influenceraient bel et bien le développement des économies
régionales mais, aussi, que leur influence dépend de trois facteurs
: 1) le cycle de vie des grappes ; 2) le cycle économique et ; 3) le
degré de maturité des technologies communes aux entreprises constituant
la grappe. Notons que les quatre cycles de vie des grappes, ou stades, sont
les suivants : 1) le stade de naissance (early-stage) ; 2) le stade
de croissance (growth-stage) ; 3) le stade de maturité (mature-stage)
et ; 4) le stade de renouveau ou de déclin (renewal or decline stade).
En
plus de pouvoir contribuer à la croissance économique des régions,
par la création d’emplois par exemple, les grappes peuvent également
contribuer à la croissance du savoir régional. Les flux d’information,
d’affaires et technologique, circulant dans la grappe, provenant tant
de l’intérieur que de l’extérieur des grappes, viennent
enrichir le savoir global de la région et créent les conditions
idéales à l’innovation et à la création de
valeur.
Quant
à la deuxième question, le Conference Board arrive à la
conclusion qu’effectivement le gouvernement a un rôle à jouer
dans le développement des grappes. En fait, son rôle serait de
mettre en place toutes les conditions nécessaires à la croissance
des grappes (formation, infrastructures, investissements, etc.) et, surtout,
de résister à l’envie de bâtir une grappe à
partir… de rien ! Le gouvernement doit donc se préserver de devenir
« l’initiateur » pour plutôt performer dans son rôle
de « stimulateur ».
Enfin,
comme avec les avantages viennent également des inconvénients.
Notons que les principaux dangers qui guettent les grappes proviennent de l’incapacité
de faire circuler efficacement l’information entre les acteurs de la grappe,
de leur dépendance vis-à-vis les cycles économiques, des
technologies et de leur cycle de vie ainsi que de la tentation de s’accaparer
l’économie entière d’une région.
(1) Technologies
de l’information et de la communication
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : The Conference
Board du Canada, Clusters of Opportunity, Clusters of Risk, The Canada
Project, Report by Trefor Munn-Venn and Roger Voyer, August 2004, 25 p.
http://www.conferenceboard.ca/boardwiseii/signin.asp
Conférence
internationale sur les grappes, Faits saillants – Clusters 2003,
Montréal, 7-8 novembre 2003, rapport préparé par Manon
Bourgeois et Mireille Brochu, 38 p.
3-
La loi antipourriels américaine CAN-SPAM ne suffira pas
Sophos,
un des leaders mondiaux des logiciels antipourriels, a publié le 24 août
dernier la liste des douze principaux pays émetteurs de pourriels (spam).
En tête de lice, et loin devant, on retrouve les États-Unis, d’où
proviennent 42,5 % des pourriels diffusés dans le monde. Malgré
la loi fédérale adoptée par nos voisins, la quantité
de courriels non sollicités diffusés par Internet n’a cessé
de croître.
En
décembre 2003, le président des États-Unis, Georges W.
Bush, signait le CAN-SPAM Act, loi qui fut mise en vigueur le 1er janvier 2004.
Cette loi visait à réglementer davantage le pollupostage en obligeant
les auteurs de messages de marketing à indiquer, dans leur courriel,
une adresse courriel de retour, une adresse postale valide, un mécanisme
de retrait de la liste d’envoi ainsi qu’un titre pertinent dans
le champ sujet. Si cette loi donne maintenant la possibilité de poursuivre
les émetteurs de pourriels non conformes à la loi et de les condamner
à une peine pouvant atteindre cinq ans de prison ou 6 millions de dollars,
elle n’a eu que très peu d’impact jusqu’à présent
sur le volume de pourriels reçus par les internautes. Malgré le
fait que seulement 1 % des courriels non sollicités respecteraient la
nouvelle loi peu de poursuites ont en effet été intentées,
les moyens manquants pour investiguer et les polluposteurs s’avérant
difficiles à retracer.
«
La tentative des États-Unis d'adapter sa législation anti-spam
n'a eu que peu d'effet. Le pays reste de loin le plus gros émetteur de
spam dans le monde », commente Annie Gray, directrice générale
de Sophos France. Selon une étude de Pew Internet & American Life
Project, depuis l’entrée en vigueur de cette loi, 24 % des internautes
américains possédant une adresse courriel personnelle déclarent
avoir reçu plus de pourriels qu’avant le 1er janvier 2004 et 53
% n’ont noté aucun changement. L’enquête révèle
par contre que 71 % des détenteurs d’adresses de courriel ont déjà
reçu des pourriels à caractère pornographique, mais que,
depuis la CAN-SPAM Act, 25 % ont remarqué une diminution du nombre de
ce type de message alors que 53 % n’ont pas remarqué de variation.
D’après
l’étude de Sophos, le Canada aurait de son côté fait
quelques progrès en divisant par deux sa part du pourriel émis
dans le monde, de 6,8 % il y a six mois à 2,9 % aujourd'hui. La guerre
aux pourriels n’est pourtant pas gagnée : Selon les prévisions
d’Industrie Canada, le pourriel représentera jusqu’à
70 % du courriel global d’ici la fin de 2004.
Les
gouvernements de plusieurs pays mettent donc l’épaule à
la roue pour réduire le nombre de pourriels reçus par leurs citoyens.
Le 11 mai dernier, le ministre d’Industrie Canada a pour sa part annoncé
la mise sur pied d’un Groupe de travail spécial sur le pourriel.
Aussi, un Groupe de réflexion de l’OCDE pour coordonner la lutte
contre les courriels non sollicités vient également d’être
mis en place afin de concerter les efforts des pouvoirs publics, des entreprises
et de la société civile contre ce fléau. Il aura deux ans
pour étudier les stratégies antipourriels en place ou sur le point
de l’être dans l’ensemble des secteurs d’activités;
développer et prévoir des outils antipourriels et enfin, à
définir une stratégie de sensibilisation du public.
Nous
verrons prochainement si les initiatives mises en place par les gouvernements
auront un réel impact sur la proportion de pourriels que nous recevrons
au cours des prochains mois. Selon madame Gray, « plusieurs mesures ont
été suggérées pour venir à bout du spam
(depuis la facturation de l'envoi des e-mails jusqu'à la création
des mécanismes d'authentification de l'expéditeur), mais elles
ne suffiront pas à résoudre le problème. Seule une combinaison
de technologies, de législations internationales et de changements du
comportement des usagers permettra d'arrêter le spam ».
Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Sources:
Robyn Greenspan, ClickZ
news, 20 avril 2004, « E-Marketers Not Fully CAN-SPAM Compliant ».
http://www.clickz.com/news/article.php/3343071
Grant Gross, PC World,
13 janvier 2004, « Is the CAN-SPAM law working? : only a small percentage
of unsolicited e-mail complies with the new law, studies show ».
http://www.pcworld.com/news/article/0,aid,114287,00.asp
Grant Gross, 11 août
2004, « Most spam is domestic, study says : spammers aren't ducking antispam
laws by operating offshore, they're just ignoring it », PC World.
http://www.pcworld.com/news/article/0,aid,117336,00.asp
Gregg Keiser, 5 août
2004, « Can-Spam isn't doing the job », Information Week.
http://www.informationweek.com/showArticle.jhtml?articleID=26806194
Industrie Canada, mai 2004,
Un plan d'action anti-pourriel pour le Canada, 12 pages.
http://e-com.ic.gc.ca/epic/internet/inecic-ceac.nsf/fr/h_gv00246f.html
OCDE, 12 août 2004,
« Un Groupe de réflexion de l'OCDE pour coordonner la lutte contre
le spam », communiqué de presse,
http://www.oecd.org/document/17/0,2340,fr_2649_22555297_33656849_1_1_1_1,00.html
Pew Internet & American Life Project, mars 2004, “The CAN-SPAM Act
has not Helped Most Email Users So Far”.
http://www.pewinternet.org/press_release.asp?r=78
Sophos, 24 août 2004, « Sophos publie la nouvelle liste des douze
principaux pays émetteurs de spam », Communiqué de presse.
http://www.sophos.fr/pressoffice/pressrel/20040824dirtydozen.html
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