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SISTech : juillet 2003
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Bulletin
du 4 juillet 2003
Bulletin
du 4 juillet 2003
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1. À la recherche du responsable de la sécurité
informatique idéal
2. Les communautés de pratique et le retour sur investissement
3. Réussir l’implantation d’un libre-service
en ligne
1. À la recherche du responsable
de la sécurité informatique idéal - Tandis
que les logiciels et réseaux sans fil affichent leurs faiblesses et que
les pirates informatiques raffinent leur art, la nécessité de
compter parmi ses ressources au moins un expert en matière de sécurité
des systèmes TI prévaut chez bon nombre d’entreprises et
conduit plusieurs travailleurs à embrasser ce champ d’expertise
en mouvance constante. Mais attention, car s’il y a beaucoup d’appelés,
peu seront en fait élus. Il faut en effet beaucoup plus que de la bonne
volonté pour transformer un travailleur TI en véritable champion
de la sécurité et la recherche de cette perle peut se révéler
ardue. Après tout, comment être certain que le candidat retenu
et auquel une organisation devra faire une confiance absolue est le bon?
Bien que la certification
CISSP (Certified Information Systems Security Professional) permette déjà
une certaine séparation du bon grain de l’ivraie, il vaut assurément
mieux adopter des méthodes additionnelles pour dénicher le gourou
ès sécurité de ses rêves.
L’étape
initiale du processus consiste certainement pour de nombreux dirigeants à
faire taire les démons intérieurs qui les conduisent à
redouter par-dessus tout l’embauche d’un tel spécialiste.
La menace tacite que cet expert représente – Et s’il se retournait
contre l’entreprise et exposait ses précieuses données à
tout vent? – prime ainsi souvent sur l’atout qu’il constitue
et mène plusieurs organisations à laisser inoccupé ce poste
pourtant hautement stratégique. Selon Jim Hurley, analyste chez Aberdeen,
ces craintes proviennent par ailleurs souvent d’une méconnaissance
du domaine de la sécurité informatique et des véritables
risques qui lui sont associés.
Une fois cette
barrière initiale levée, la quête de votre champion peut
s’amorcer. Un premier mot d’ordre : se rappeler que les aptitudes
recherchées varient selon le niveau du poste à combler :
- S’il s’agit
d’une fonction de niveau élevé et qui implique des tâches
de gestion (CSO, chief security officer), outre des compétences éprouvées
reliées au domaine de la sécurité, le candidat idéal
devrait avoir un sens des affaires certain ainsi que la capacité d’associer
les programmes de sécurité à mettre en place à des
sources de revenus ou de pertes selon le cas.
- S’il s’agit d’un poste sans responsabilités de gestion,
le candidat devrait plutôt savoir travailler de façon extrêmement
indépendante, se débrouiller parmi les différentes technologies
existantes et être capable de gérer les différents systèmes
en place ainsi que les interrelations de ceux-ci. De plus, non seulement votre
homme devrait-il savoir réagir rapidement aux menaces, mais il devrait
les anticiper. Cette perle parmi les perles devrait en outre accepter de pouvoir
être rejoint 24 heures par jour et de se tenir au fait des nouvelles problématiques
du domaine.
Si ces qualités
peuvent s’avérer difficiles à évaluer dans le cadre
d’une entrevue d’embauche, les entreprises disposent par contre
d’une variété d’autres façons de les mettre
au jour. L’une des plus efficaces demeure certainement encore et toujours
le recours aux références du candidat. Pour obtenir vos faveurs,
celui-ci devrait bénéficier de plusieurs recommandations solides,
qui reposent à la fois sur ses compétences transversales (esprit
d’équipe, autonomie, etc.) et professionnelles.
Rédactrice
: Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources : Elizabeth Millard, « How
to Hire a Security Guru », E-Commerce Times, 26 juin 2003
2. Les communautés de pratique
et le retour sur investissement - Les communautés de
pratiques ne sont pas nées de la dernière pluie. Il s’agit,
ni plus ni moins, d’une extension à la propension naturelle des
humains à socialiser et à travailler ensemble. Cependant, depuis
les dernières années, elles sont devenues un instrument de prédilection
pour les gestionnaires aguerris provenant, principalement, des grandes organisations.
Et elles se démocratisent de plus en plus.
Précisons
d’abord qu’une communauté de pratique peut être définie,
sommairement, comme un regroupement de personnes organisé, destiné
à susciter le partage des connaissances à propos d’un sujet
précis ou d’un domaine particulier de connaissances. Cela, en vue
d’améliorer certaines pratiques de travail. Elles prennent vie
soit par le biais d’une infrastructure technologique et / ou par des rencontres
en face à face.
Les avantages des
communautés de pratique sont nombreux. Mais globalement, voici à
quoi peuvent s’attendre les organisations qui adoptent cette façon
de faire.
• Plus grande
facilité à récupérer et à utiliser les savoirs
de l’organisation, par exemple par un accès partagé à
un répertoire des meilleures pratiques, de documents de référence,
de présentations, etc.
• Réponses plus rapides aux besoins des clients de par l’accessibilité
à l’expertise nécessaire pour résoudre les problèmes.
• Réduction du temps d’adaptation des nouveaux employés
pour devenir productifs par la possibilité de bénéficier
de support et de mentorat.
• Création d’idées nouvelles pour des produits et
services par le partage d’idées et de points de vue.
Bien que plusieurs
organisations investissent dans des communautés de pratique précisément
dans le but d’en retirer ces bénéfices, la plupart veulent
toutefois en mesurer plus formellement le retour sur investissement (ROI). Si
certains coûts sont relativement simples à évaluer, par
exemple pour les animateurs, les outils technologiques, le temps des employés
et les frais de déplacement nécessaires pour participer à
diverses activités, etc., le retour sur investissement généré
par ces dépenses l’est moins.
Certes, certaines
mesures qualitatives peuvent être intéressantes, par exemple l’évaluation
du nombre de contributions dans un forum de discussion ou dans une base de données.
Cependant, il est encore plus utile de pouvoir évaluer le ROI en dollars.
Ces éléments, réalisés grâce aux communautés
de pratique, devraient être considérés dans la mesure du
ROI:
• la résolution de problèmes d’affaires;
• les nouvelles connaissances développées;
• l’apprentissage collectif réalisé;
• le « recyclage » des connaissances de l’organisation;
• les innovations;
• l’amélioration de la performance des procédés,
des façons de faire;
• la facilitation pour recruter et retenir les talents au sein de l’organisation.
Une des façons
les plus efficaces de mesurer ces éléments sera de recueillir
de façon rigoureuse et systématique de l’information de
type « anecdotique » auprès des membres de la communauté
de pratique. Pour ce faire, l’animateur d’une communauté
peut réaliser des entrevues avec un échantillon de membres, et
ensuite documenter les témoignages recueillis dans le but de démontrer
les liens de causalité entre les activités de la communauté,
les connaissances et leur valeur. De la mise en commun de toutes ces histoires,
en résultera un portrait global des coûts et bénéfices
relatifs à la communauté.
Pour réaliser
cette approche, ces trois mesures devront être prises :
• déterminer une valeur approximative pour des éléments
tels le temps sauvé, les économies réalisées ou
les revenus additionnels générés;
• estimer la proportion de ces économies qui est directement imputable
à la participation à la communauté de pratique;
• évaluer le degré de précision de ces estimations.
Souvenez-vous,
plus votre évaluation du retour sur investissement sera précise
et crédible, plus il vous sera facile de justifier les dollars investis
pour votre communauté de pratique… et d’en obtenir d’autres!
Rédactrice
: Caroline Masson, analyste-conseil en veille stratégique et enquêtes
Source : Elearningeuropa.info. Inter-Organizational
Communities of Practice, [en ligne]. (page consultée le 3 juillet
2003)
3. Réussir l’implantation d’un
libre-service en ligne – Avec le déploiement de
divers services en ligne en mode autonome, bon nombre de clients deviennent
friands de ce canal de communication avec l’organisation. Pour répondre
avec succès à ce besoin grandissant, Tom Doyle, président
chez Kana, relève sept grands pièges devant être évités.
1. Sous-estimer
le succès du libre-service – Une des grandes erreurs souvent commises
par les organisations est de sous-estimer la popularité du service qui
sera transposé en mode autonome. S’il s’avère efficace,
convivial et qu’il répond à un réel besoin du client,
bon nombre de clients l’utiliseront. Prévoir cet achalandage, en
choisissant des technologies qui supporteront le service et en attribuant le
personnel nécessaire au développement technique et au support
des usagers, devient primordial.
2. Couper court
à l’analyse – Aux dires de Doyle, les organisations doivent
déterminer quatre paramètres pour réussir le passage à
un mode libre-service. Elles doivent choisir le bon canal, le bon problème
à résoudre, le bon moment et réaliser le tout à
bon prix. Elles doivent également se fixer un objectif précis
à atteindre. Pour bien déterminer ces paramètres et pour
faire le suivi des réalisations effectuées pour atteindre l’objectif
fixé, les organisations doivent collecter, conserver et analyser une
panoplie de données.
3. Éliminer
les autres canaux de communication – Autre piège à éviter
: Croire que tous les clients se tourneront vers le mode autonome en ligne.
Pour Doyle, il y a deux types de clients, soit ceux qui préfèrent
un contact humain – par téléphone ou en face à face
- ou ceux qui souhaitent réaliser leur transaction de façon autonome.
Les organisations doivent donc satisfaire ces deux types de clientèles
afin de les fidéliser. Forcer l’un ou l’autre à utiliser
un mode de communication qui ne lui convient pas peut entraîner une perte
de clientèle.
4. Négliger
le suivi du client – L’analyse des données collectées
doit également permettre un suivi du cheminement du client. Ce suivi
est primordial pour offrir un service personnalisé en conservant un historique
de ses transactions.
5. Omettre d’intégrer
les différents canaux – Intégrer en un seul lieu l’information
obtenue par le biais des divers modes de communication – en mode autonome
ou avec un agent – évite au client de répéter une
information fournie antérieurement et permet de mieux personnaliser le
service rendu au consommateur. Cette intégration, qui demande une réorganisation
du travail, s’avère un enjeu majeur pour assurer une bonne relation
avec le client.
6. Mal identifier
les problèmes communs – Un des plus importants défis qui
se posent à l’organisation qui s’investit dans le libre-service
est la prévision de tous les problèmes pouvant être rencontrés
par le client en mode autonome. Il importe de ne laisser aucun chemin sans issue,
de prévoir toutes les questions que peuvent se poser les usagers en cours
de route et de les diriger au bon endroit au bon moment.
7. Considérer
le client en deuxième – Enfin, placer ses intérêts
devant ceux des clients constitue une autre erreur majeure souvent commise par
les organisations. L’ « approche-client », c’est-à-dire
rendre un service en fonction des besoins et du raisonnement du client plutôt
que selon le fonctionnement de l’organisation, se veut un des principes
fondamentaux pour offrir un service convivial aux usagers du service en ligne.
Offrir un mode
libre-service en ligne peut rapporter maints bénéfices à
l’organisation, tant en réduction des coûts de fonctionnement
qu’en amélioration du service à la clientèle. Il
importe par contre de ne pas simplement transposer un service sur Internet,
mais d’effectuer une révision complète du fonctionnement
de l’organisation.
Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources :
Kimberly Hill, 1er juillet 2003, « Seven
Deadly Sins of Self-Service », CRMDaily.
Kimberly
Hill, 3 juin 2003, « Self-Service:
Now It’s Personnal », CRMDaily.
Kimberly
Hill, 29 avril 2003, « Self-Service
Tools Can Build Relationships », CRMDaily.
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