[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech

Archives du bulletin SISTech : juin 2004
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]

Bulletin du 18 juin 2004
Bulletin du 4 juin 2004

Bulletin du 18 juin 2004
Version pour imprimer en format PDF

Dans cette édition :
1. Rapport Gautrin : une feuille de route chargée jusqu’en 2007 pour mettre en place un gouvernement électronique
2. La sécurité informatique dans les entreprises québécoises : les tendances
3. Comment se porte le moral de vos troupes TI?

1- Rapport Gautrin : une feuille de route chargée jusqu’en 2007 pour mettre en place un gouvernement électronique
Le 7 juin dernier, l’adjoint parlementaire au premier ministre du Québec, Henri-François Gautrin, lançait son rapport sur le gouvernement en ligne. L’objectif visé d’ici 2007 : « un Québec branché qui offre plus de 50 % des services aux citoyens et aux entreprises en ligne, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ».

En près de 300 pages, le rapport Gautrin rappelle les initiatives développées par d’autres gouvernements, résume les initiatives québécoises et les structures actuelles, et propose de nouvelles avenues. Les projets proposés touchent 4 axes :

1. Offre de services en ligne (ou prestation électronique de services)
Divers projets en prestation électronique – certains nouveaux, d’autres déjà amorcés - font partie du plan d’action. La création d’un portail gouvernemental axé sur les besoins des citoyens et les informant des services qui leur sont offerts en fonction des événements de leur vie constitue un des projets proposés. Ce portail et les portails thématiques sous-jacents référeraient également les citoyens aux services des divers paliers gouvernementaux, selon leurs besoins. Le gouvernement québécois deviendrait ainsi LA référence du citoyen. Autres services suggérés pour 2007 : la diffusion, en temps réel, de l’achalandage dans les urgences des hôpitaux du Québec; la prise de rendez-vous et la consultation de dossiers électroniques; l’inscription en ligne à l’assurance médicaments du Québec et la mise à jour des dossiers à la RAMQ ainsi que plusieurs ressources en géomatique.

2. Démocratie en ligne
On reproche aux démocraties modernes l’insuffisance des moyens offerts aux citoyens pour faire connaître leur opinion sur les enjeux sociétaux et politiques. Dans son rapport, monsieur Gautrin fait de la démocratie en ligne un cheval de bataille. Ainsi, d’ici 2007, il souhaite tenir une réelle réflexion sur le vote en ligne; offrir une plus grande transparence des dépenses publiques et permettre aux citoyens de s’exprimer sur ces questions; mettre en place des mécanismes de consultation en ligne des citoyens et créer des forums de discussion sur les enjeux sociaux.

3. Usage accru des TIC dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice et dans les réseaux municipaux
Dans le but d’accroître l’usage des TI dans les dossiers prioritaires que sont la santé, l’éducation, la justice et les municipalités, monsieur Gautrin recommande la tenue de projets pilotes sur l’implantation des TI dans ces secteurs et la mise sur pied de portails sur ces thématiques.

4. Accès des citoyens à l’information que l’État détient sur eux
Enfin, une des initiatives les plus novatrices proposées par le député Gautrin s’avère « Mes infos gouv », une page Web personnalisée pour chacun des citoyens qui comprendrait toute l’information détenue par chacun des ministères et organismes à leur sujet.

Réduire la fracture numérique et améliorer les services en région comptent également parmi les objectifs de ce plan d’action. Le rapport contient aussi d’autres propositions :
- accroître l’utilisation des logiciels libres;
- assouplir le cadre législatif, créer un identifiant unique du citoyen;
- remplacer le Fonds de partenariat interministériel par un Fonds pour le développement et le déploiement du gouvernement en ligne (qui semble moins restrictif);
- utiliser les réseaux de centres locaux d’emploi et des bureaux de Communication-Québec, répartis sur le territoire, comme centres multiservices de type « guichet unique ».

Monsieur Gautrin suggère également que le gouvernement dépose dans les 6 mois suivant la publication de son rapport, un plan stratégique détaillé de la structure de gouvernance du gouvernement électronique. Selon lui, le premier ministre doit en assurer le leadership. Il recommande également la création d’un poste de dirigeant principal de l’information (DPI) et d’un Secrétariat au développement du gouvernement en ligne, sous la direction du DPI.

En somme, le rapport Gautrin présente une synthèse bien documentée des nombreux aspects touchés par la mise en place d’un gouvernement électronique. Par contre, les recommandations y sont parfois un peu timides et ne semblent pas toujours constituer un réel engagement du gouvernement. On peut donc s’interroger de l’impact qu’il aura sur les actions gouvernementales à venir.

Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Gautrin, Henri-François (2004). Rapport sur le gouvernement en ligne : vers un Québec branché pour ses citoyens [En ligne], juin 2004, 292 p. (Page consultée le 18 juin 2004)


2- La sécurité informatique dans les entreprises québécoises : les tendances
Virus. Pannes. Fraudes informatiques. Autant de mots qui représentent autant de menaces pour les systèmes informatiques des organisations. Afin de découvrir comment les entreprises réagissent devant de telles menaces, potentielles ou effectives, le CEFRIO et Samson Bélair/Deloitte & Touche ont réalisé une enquête qui mesure les pratiques actuelles des grandes entreprises québécoises en matière de sécurité informatique et de protection des renseignements personnels.

Dans le cadre d’un sondage combinant le Web et le téléphone réalisé par Impact Recherche, l’Enquête sur la sécurité de l’information a recueilli les propos de 147 responsables de la sécurité informatique des 500 plus grandes entreprises du Québec. Compte tenu du taux de réponse de 28 %, il faut être prudent dans l’interprétation et la généralisation des résultats de l’enquête et plutôt les considérer comme des tendances intéressantes permettant de se figurer l’état d’avancement des entreprises en matière de sécurité de l’information.

Quelques résultats
Encore peu connu il n’y a pas si longtemps, le poste de responsable de la sécurité de l’information fait maintenant partie de l’organigramme de plus de sept entreprises sondées sur dix. Et ces responsables de la sécurité ne sont pas là pour chômer! En effet, les systèmes informatiques des deux tiers des entreprises ayant participé à l’enquête ont été la cible d’une attaque - virus, tentatives d’intrusion, hackers ou autres - au cours des 12 derniers mois. Fait intéressant mais quelque peu inquiétant : alors que 47,7 % des infractions proviennent de sources externes, 5,3 % ont été perpétrées par des personnes à l’interne et 14,4 % par des personnes à la fois à l’interne et à l’externe de l’entreprise.

De façon générale, dans près des deux tiers des entreprises sondées, la gestion de la sécurité fait partie d’une stratégie formelle. La même proportion d’entreprises, d’ailleurs, enclenche systématiquement un processus d’enquête lorsque surviennent des incidents relatifs à la sécurité de l’information. Aussi, 60,3 % des entreprises étudiées possèdent un système qui détecte les tentatives d’attaques au niveau des infrastructures technologiques.

Malgré la prolifération des attaques, les responsables de la sécurité interrogés semblent satisfaits du degré de protection de leurs réseaux informatiques. Plus de sept répondants sur dix affirment être très ou extrêmement confiants que leurs réseaux interne (71,6 %) et externe (79,3 %) sont bien protégés contre d’éventuelles agressions.

Par ailleurs, si on se fie au taux élevé d’entreprises qui ont préféré éviter le sujet, la protection des renseignements personnels en est un plutôt délicat… Quand même, notons qu’un peu plus du tiers des entreprises interrogées ont désigné un responsable de la protection des renseignements personnels et disent avoir adopté une politique écrite en matière de protection des renseignements personnels, de pratique équitable de traitement de l’information ou de collecte des données. Par contre, moins du quart des entreprises interrogées sont dotées d’un programme de gestion de la conformité à la protection des renseignements personnels.

D’autres enquêtes se sont également intéressées à la question de la sécurité de l’information dans les organisations. Entre autres, Statistique Canada, dans son Enquête sur le commerce électronique et la technologie (2001-2003), révélait que 56,8 % des entreprises privées avaient recours en 2003 à des technologies de sécurité des réseaux et de l’information.

Enfin, pour conclure sur une note des plus positives, notons que Samson Bélair /Deloitte & Touche suite à un sondage mondial sur la sécurité dans les institutions financières en 2003, accordait au Canada le 1er rang pour l’engagement de la haute direction de ses entreprises et la quantité de financement de projets de sécurité dans le cadre des exigences réglementaires ou juridiques.

(1) Pour obtenir plus de détails, vous pouvez communiquer avec nous ou, encore, consulter les faits saillants de l’Enquête sur la sécurité de l’information en téléchargeant notre dépliant.

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :
CEFRIO, et Samson Bélair/Deloitte & Touche (2004). Enquête sur la sécurité de l’information [Dépliant, en ligne], juin 2004 (Page consultée le 15 juin 2004)

Samson Bélair/Deloitte & Touche, et Cohn & Wolfe Montréal (2004). « Les plus importantes institutions financières du monde tentent de dissiper les menaces croissantes à leur sécurité, selon une étude de Deloitte » [Communiqué de presse, en ligne], 17 mai 2004 (Page consultée le 15 juin 2004)

Statistique Canada (2004) « Utilisation des technologies de l’information et des communications » [En ligne], Enquête sur le commerce électronique et la technologie, tableaux statistiques 358-0007, selon SCIAN (Page consultée le 15 juin 2004)


3- Comment se porte le moral de vos troupes TI?
À la suite de l’effervescence et de l’enthousiasme qui ont caractérisé le secteur des TI il y a quelque temps déjà, la situation est nettement plus tempérée aujourd’hui, ce qui risque de miner l’entrain de certains employés TI. Et bien qu’il soit question un peu partout – et de plus en plus - du bonheur au travail, en tant qu’employeur, vous devez peut-être vous-mêmes en convenir, tout n’est pas toujours au beau fixe en vos murs. Vous n’avez en fait qu’une question en tête : comment donc renverser la vapeur et rehausser le moral des troupes?

Pour vous consoler un peu, sachez d’abord que vous n’êtes pas seul. En effet, selon l’édition 2004 d’un guide témoignant de la situation des ressources humaines en TI publié annuellement par la firme Meta Group(1), le moral des personnes œuvrant au sein des équipes informatiques est particulièrement bas cette année. La situation est telle en fait que 72 % des organisations sondées ont indiqué que cette démotivation, ainsi que les conséquences qu’elle ne peut manquer d’avoir sur la performance de l’entreprise, sont désormais un enjeu organisationnel majeur.

Pour les analystes de Meta Group, si plusieurs facteurs peuvent expliquer cette baisse d’enthousiasme, notamment les coupures de budget et les réductions de personnel, les entreprises disposent toutefois de divers moyens pour raviver la flamme vacillante de leurs employés. Des exemples? Près de la moitié (45 %) des organisations consultées ont mis en place des programmes de reconnaissance des travailleurs, tandis que 40 % d’entre elles ont instauré de nouvelles initiatives destinées au développement des compétences de ceux-ci.

LA solution entre toutes? Encore davantage cette année, la création de canaux de communication internes efficaces paraît tout à fait déterminante à l’égard de la motivation des employés TI. Pour demeurer bien branchés à l'entreprise et à ses stratégies d'affaires, les travailleurs doivent ainsi être au fait des projets et des changements à venir ainsi que des grandes orientations qui les guident en sous-main. Un mot d'ordre donc : ouvrir ou maintenir ouverts et opérationnels des canaux de communication formels et informels qui permettent aux employés d'exprimer leur opinion et de parler directement tant à leurs supérieurs qu'à leurs pairs d'autres départements.

Et pour ce faire, on le sait, ce ne sont pas les moyens qui manquent en TI : courriel, intranet, messagerie instantanée, blogues… sans oublier bien sûr les méthodes nettement moins technologiques mais ô combien efficaces que sont les traditionnelles conversations autour du photocopieur ou de la machine à café.

Enfin, bien que le bonheur au travail n’existe pas dans l’absolu, les facteurs de motivations variant d’un individu à l’autre(2), ces échanges auront le grand bénéfice de vous permettre de mieux connaître vos travailleurs, pour en bout de ligne mettre au jour ce qui les anime de façon particulière.

Notes :
1- 2004 IT staffing and compensation guide.

2- Une autre enquête, cette fois menée par Denis J. Garand, professeur et chercheur à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, auprès de 496 travailleurs hautement qualifiés des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches a par ailleurs mis en lumière que les déterminants les plus homogènes décrivant le bonheur au travail sont pour eux :
La réalisation de soi et le sentiment d’utilité
Les relations interpersonnelles
La reconnaissance
L’ambiance
L’équilibre travail-famille

Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :
Garand, Denis J., et autres (2004). Analyse des difficultés reliées à l’attraction, la mobilisation et la rétention du personnel hautement qualifié dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches : rapport final [En ligne], mars 2004 (Page consultée le 18 juin 2004)

Martin, Patrice-Guy (2004). « Comment se porte votre moral? » [En ligne], Direction informatique, 10 juin 2004 (Page consultée le 18 juin 2004)

Meta Group (2004). IT staffing and compensation guide 2004 : executive summary [En ligne] (Page consultée le 18 juin 2004)

Bulletin du 4 juin 2004
Version pour imprimer en format PDF

Dans cette édition :
1. Santé en ligne : les médecins peuvent dormir sur leurs deux oreilles
2. Démystifier les neufs mythes de l’apprentissage en ligne
3. Portrait des 12-17 ans : que font les ados sur Internet?

1- Santé en ligne : les médecins peuvent dormir sur leurs deux oreilles
Si Internet constitue une source privilégiée d’information relative à la santé pour un nombre important de personnes, le diagnostic des médecins traitants demeure cependant toujours prépondérant. Plusieurs études démontrent ainsi que la toile est utilisée avant tout comme une ressource de renseignements supplémentaires, renseignements qu’il faut d’ailleurs parfois savoir prendre avec un grain de sel.

L’information sur la santé véhiculée en ligne est très populaire, notamment chez les Américains qui en sont particulièrement friands. Selon les résultats d’une enquête menée par Harris Interactive en février dernier, près des trois quarts (74 %) des internautes adultes des États-Unis, soit 51 % de l’ensemble de la population adulte du pays ou environ 111 millions de personnes, ont en effet indiqué avoir navigué sur le Net en quête d’une telle information. Rappelons qu’au Québec, ce sont plutôt 24,1 % des adultes qui affirmaient à la même époque s’être servis d’Internet comme source d’information en matière de santé lors des trois mois précédant le sondage(1).

Lorsqu’ils demeurent avec des questions relatives à leur état de santé ou à celui d’un de leurs proches à l’issue d’un rendez-vous médical ou à la suite de l’observation d’un malaise, nombreux sont donc les internautes à se tourner vers le Web. Il est toutefois important de souligner que cette recherche d’information additionnelle ne conduit que très rarement les patients à remettre en cause la confiance qu’ils ont envers leur médecin ainsi que les traitements qui leur ont été prescrits.

Et c’est tout à fait réjouissant, puisque s’il est certes positif d’être mieux informé, réaliser un autodiagnostic à partir d’information glanée ça et là sur la toile s’avère certainement un pensez-y bien. Bien que plusieurs sites aient ainsi recours à des spécialistes ou à des experts dont les avis professionnels peuvent grandement aider certaines personnes, d’autres paraissent nettement moins recommandables. Or, on le sait, il n’est pas toujours facile de départager rapidement les premiers des seconds qui, souvent, s’intéressent bien davantage aux portefeuilles des internautes qu’à leurs petits et plus gros bobos.

Les questions de santé étant par ailleurs très sensibles, les renseignements récupérés sur le Net peuvent aussi causer de la confusion chez ceux qui les consultent et les alarmer sans raison… parfois même jusqu’à provoquer des attaques de « cybercondrie », fléau qui, semble-t-il, fait de plus en plus de victimes.

Les médecins peuvent donc se rassurer. Bien qu’ils se présentent parfois à leur rendez-vous armés d’imprimés issus du Web, leurs patients leur sont toujours fidèles.

Note :
1- CEFRIO (2004). NETendances [En ligne], février (Page consultée le 4 juin 2004)

Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :
Harris Interactive (2004). No significant change in the number of « cyberchondriacs » : those who go online for health care information [Communiqué de presse, en ligne], 12 avril (Page consultée le 4 juin 2004)

« Health websites no threat to GPs » [En ligne], BBC news, 12 mai 2004 (Page consultée le 4 juin 2004)

Lawson, Sevan (2004). « Bitter pill for « cyberchondriacs » », BBC news, 26 mai (Page consultée le 4 juin 2004)

2- Démystifier les neufs mythes de l’apprentissage en ligne
Pour réussir l’implantation d’un système d’apprentissage en ligne (e-learning) certaines conditions sont nécessaires : avoir une bonne stratégie d’apprentissage, de bons logiciels et de bons programmes ainsi qu’un plan clair et bien pensé. Mais surtout, il ne faut pas se laisser berner par les neuf mythes qui entourent le e-learning…

Mythe 1- Tout le monde sait ce qu’est l’apprentissage en ligne. Bien que le terme soit de plus en plus connu, il reste que les définitions diffèrent souvent d’une personne à l’autre. Il ne faut donc pas prendre pour acquis que tout le monde parle de la même chose.

Mythe 2- L’apprentissage en ligne… « y a rien là ! » Au contraire, l’apprentissage en ligne représente un changement profond qui transforme une organisation dans son ensemble. En effet, les changements se font sentir au niveau des processus d’apprentissage, des technologies, de la gestion globale, de la structure, des compétences et de la culture organisationnelle.

Mythe 3- Les difficultés viennent de la technologie. Les difficultés viennent plutôt des humains, qui contrairement aux logiciels et autres outils inanimés, sont empreints de sentiments et d’émotions qui peuvent entrer en contradiction avec le désir de mutation des organisations. Il faut donc s’assurer de prendre en compte les résistances potentielles aux changements pour ainsi s’assurer que les usagers vont accepter le projet d’implantation de l’apprentissage en ligne et que l’organisation, en entier, lui apportera son support.

Mythe 4- Les apprenants (learners) sont les seuls qui comptent réellement. La haute direction, les cadres intermédiaires ainsi que tout le personnel des ressources humaines et de la formation sont également parties prenantes au projet.

Mythe 5- Les apprenants (learners) savent à quoi s’attendre. Comme on vient de le voir (mythe 1), les définitions et, par le fait même, les attentes varient en matière d’apprentissage en ligne. Il faut donc mettre en place une stratégie marketing destinée à toutes les parties impliquées dans le processus, en particulier les apprenants. Comme dans toute bonne stratégie marketing il faut bien « positionner » le produit (de quel type d’outils d’apprentissage en ligne qu’il s’agit ? comment serviront-ils ? à quoi ? et à qui ?) et il faut établir la « stratégie de marque » (quelle est la valeur du projet ? quelle est son « image » ?).

Mythe 6- La communication doit se faire à sens unique. Lors de la mise en place d’un système d’apprentissage en ligne, il est essentiel d’avoir un plan de communication qui implique des échanges bidirectionnels entre les différentes parties prenantes.

Mythe 7- Le succès réside dans la bonne marche des TI.
Loin d’être une finalité, l’installation du matériel informatique constitue plutôt la première étape du processus d’implantation. Deux étapes restent à suivre, l’implantation, où les apprenants assimilent les outils, et l’intégration, moment où l’apprentissage en ligne devient partie intégrante de l’organisation au même titre que les autres fonctions.

Mythe 8- Une fois c’est assez ! La mise en place d’un projet d’apprentissage est un processus itératif. Une fois en place, pas le temps de s’asseoir sur ses lauriers. Il faut déjà penser à la version numéro 2.0 !

Mythe 9- C’est magique ! Enfin, tout comme il n’existe pas deux organisations identiques, chacun des projets d’apprentissage en ligne diffèrent les uns des autres. Malheureusement, il n’existe pas de formule ou de modèle qui peuvent garantir le succès d’une stratégie d’implantation !

L’apprentissage en ligne peut entraîner des bénéfices importants pour votre organisation, mais pour cela il faut se méfier…des mythes!

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Source : Dublin, Lance (2004). « The nine myths of e-learning implementation : ensuring your real return on your e-learning investment » [En ligne], ASTD 2004 time register, ASTD International Conference (2004 : Washington, D.C.), 7 avril, 4 p. (Page consultée le 4 juin 2004)

3- Portrait des 12-17 ans : que font les ados sur Internet?
Quelle place prend Internet dans la vie des ados québécois? Délaissent-ils les médias traditionnels au profit du Web : regardent-ils moins la télévision, parlent-ils moins au téléphone, lisent-ils moins de livres? L’enquête NetAdos 2004, initiée par le CEFRIO en collaboration avec Léger Marketing, met non seulement l’accent sur ce que font les 12-17 ans tant sur Internet qu’à l’extérieur du Web mais trace aussi un portrait sociodémographique de cette génération qui transformera profondément les domaines de l’éducation, du travail et de la consommation. Menée auprès d’adolescents et de leurs parents (2000 entrevues), cette deuxième édition met aussi en lumière la perception des parents face à cet univers. Des résultats très attendus!

« Au chapitre des surprises, NetAdos nous révèle que contrairement à ce que véhicule la croyance populaire, les plus grands utilisateurs d’Internet (plus de 10 heures/sem.) ne négligent pas pour autant les médias ou les activités culturelles jugées plus traditionnelles, déclare Éric Lacroix, directeur veille stratégique et enquêtes au CEFRIO. Ces derniers sont, en effet, de plus grands cinéphiles (80 %) que les plus faibles utilisateurs du Web (73 % moins de 3 h/sem.), de plus grands adeptes de concerts et de spectacles (38 % contre 30 %) et de plus grands amateurs de théâtre (31 % contre 23 %). »

En outre, l’enquête nous apprend que les utilisateurs plus intensifs d’Internet sont aussi de grands consommateurs de médias. Ces derniers passent donc plus de temps à écouter la télévision que les plus faibles utilisateurs (11,8 h/sem. contre 8,5 h/sem.), à discuter au téléphone (4,6 h/sem. contre 2,9 h/sem.) et à lire des journaux et des magazines (1,8 h/sem. contre 1,3 h/sem.). Toutefois, bien que la télévision demeure le média favori des ados québécois qui y consacrent en moyenne 9,5 heures par semaine, NetAdos démontre qu’Internet gagne rapidement du terrain (8 h/sem.). Par surcroît, 59 % des ados déclarent que s’il leur était retiré, l’accès domestique au Net leur manquerait.

La génération Internet
Sur le plan des prévisibilités, NetAdos 2004 fait à nouveau la preuve que les 12-17 ans sont les plus grands utilisateurs d’Internet au Québec : 89 % d’entre eux s’en servent régulièrement contre 58 %* des adultes. Et que font principalement les 12-17 ans sur le Net? Ils consultent des outils de recherche (92 %), communiquent par courriel (79 %), naviguent sans but précis (74 %), clavardent (72 %), visitent des sites reliés à des films, des émissions de télé (65 %), s’échangent de la messagerie instantanée (64 %) ou encore jouent en ligne (61%).
NetAdos fait aussi tomber un autre cliché : « Souvent perçu comme étant très populaire chez les jeunes, le téléchargement de musique en ligne ne se classe pourtant qu’au 9e rang de leurs activités virtuelles préférées, fait remarquer Éric Lacroix. Dans les faits, seulement la moitié des adolescents internautes s’y adonnent. Et ce pourcentage chute à 25 % lorsqu’il est exclusivement question de musique québécoise (environ 10 %* pour les adultes). Nous sommes donc loin d’un piratage à grande échelle de la musique québécoise. »

Autre donnée intéressante : les 12-17 ans québécois préfèrent naviguer en français. Ainsi, plus de la moitié des ados (54 %) visitent une majorité de sites francophones alors que près du tiers d’entre eux (31 %) fréquentent davantage de sites en anglais. Les filles (62 %) sont en outre nettement plus nombreuses que les garçons (46 %) à opter pour des sites en français.

Travaux scolaires
N’allez toutefois pas croire que les 12-17 ans ne font que s’amuser sur le Web. En effet, Internet est devenu la source d’information privilégiée par la majorité d’entre eux pour réaliser leurs travaux scolaires : 61 % l’utilisent davantage que les livres à cette fin. Plus précisément, les adolescents québécois consacrent en moyenne deux heures par semaine à leurs activités scolaires en ligne alors que leur utilisation à des fins personnelles (loisirs) les occupe environ six heures par semaine.

Les parents
Résultat réjouissant : la majorité des parents (66 %) considèrent que l’école joue bien son rôle de formation à Internet auprès des élèves. Toutefois si la majorité des ados (85 %) ont déclaré que leur institution scolaire a pignon sur le Web, seulement 29 % des parents ont par contre indiqué que celle-ci correspondait avec eux par courriel ou leur permettait de le faire.

Encore cette année, NetAdos fait la preuve que les parents québécois se sentent très concernés par les activités en ligne de leurs jeunes, 91 % d’entre eux ayant déclaré qu’il était important pour eux de les encadrer. Par ailleurs, comme les jeunes l’ont eux-mêmes indiqué, la plupart des parents se disent au courant des activités virtuelles de leurs enfants, que ce soit à des fins scolaires (71 %) ou de divertissements (76 %). D’autre part, la majorité des parents (71 %) disent se sentir compétents en matière de sécurité en ligne pour accompagner leurs enfants dans leurs activités sur Internet.

Les données relatives aux adultes québécois sont issues de l’enquête NETendances, réalisée également par le CEFRIO.

Informations : Pour plus de détails, communiquez avec nous ou téléchargez les faits saillants de l’enquête à ou encore le rapport intégral.

Source : CEFRIO (2004). Portrait des 12-17 ans : que font les ados sur Internet? [Communiqué de presse, en ligne], 28 mai (Page consultée le 4 juin 2004)

 


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)