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Archives du bulletin SISTech : Avril 2007
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Bulletin du 25 mai 2007

Version PDF

1. Santé 2.0 : le Web comme source d'informations et lieu d'échange entre patients
2. L'orthopédagogie en réseau : une expérience novatrice à la commission scolaire de Portneuf
3. Le Québec en bonne position sur la scène mondiale en termes d'utilisation d'Internet



1. Santé 2.0 : le Web comme source d'informations et lieu d'échange entre patients.

Depuis quelques mois sur Internet, de nombreux sites sur la santé ont vu le jour. Dans l'esprit du Web collaboratif (ou 2.0), ces sites offrent à leurs visiteurs de l'information tout en leur permettant de contribuer au contenu. Les internautes peuvent non seulement y poser des questions, mais ils ont aussi la possibilité de partager leurs connaissances avec leurs pairs virtuels à propos de sujets touchant la santé. Démocratisation de l'information sur la santé ou menace pour la santé publique ? Quoi qu'il en soit, ces sites gagnent de plus en plus d'adeptes et il importe, dès lors, de s'y intéresser de près.

Un phénomène d'importance
Une récente enquête intitulée Online Health Search 2006 et réalisée par Pew Internet & American Life Project montre la place majeure qu'occupent les sites Internet sur la santé auprès des internautes :

Principalement, l'enquête révèle que :

  • 8 internautes américains sur 10 utilisent Internet pour s'informer sur des questions de santé;
  • 58 % des utilisateurs de sites sur la santé affirment que l'information qu'ils y trouvent a un impact sur leur décision de traitement;
  • 55 % déclarent que le fait de consulter des sites Internet portant sur la santé a complètement changé leur façon gérer leur santé ou leur façon de conseiller quelqu'un d'autres sur des questions de santé;
  • 54 % des informations présentées en ligne orientent les questions posées aux praticiens ou influencent le fait d'aller chercher un second avis médical;
  • Aussi, pour 39 % des répondants, l'information en ligne a transformé leur manière de surmonter des problèmes chroniques ou la douleur liée à une maladie;
  • 35 % affirment que l'information trouvée en ligne influence le fait de consulter un médecin ou non.
Ces données s'avèrent révélatrices de l'impact des sites Internet sur la prise de décision des individus quant aux questions de santé.

Examen des sites sur la santé 2.0
L'apparition des sites Web relatifs à la santé n'est certes pas nouvelle et date des débuts d'Internet. Par contre, leur modèle a grandement évolué et la mouture actuelle propose un éventail de services et d'informations qui risquent fort bien de révolutionner la relation entre un patient et son médecin. Voici deux exemples de sites américains qui illustrent le potentiel actuel du Web et qui adoptent une approche tout à fait innovatrice.

 

Source: http://www.revolutionhealth.com/
D'abord, le site américain Revolutionhealth (http://www.revolutionhealth.com/) offre aux individus des moyens d'améliorer leur santé. Ce site repose sur une communauté d'internautes qui contribuent à son contenu. Pour ce faire, une panoplie d'outils favorisent l'intervention des internautes : ils peuvent coter l'information et la modifier; laisser un commentaire; participer à des discussions ; partager des expériences ; rencontrer des gens ayant les mêmes problèmes de santé qu'eux, etc. De plus, l'internaute peut créer sa page personnalisée à l'intérieur du site. Enfin, les visiteurs disposent d'outils pour gérer leur dossier de santé, d'un répertoire de services de santé et d'outils pour diagnostiquer leurs symptômes.

 

 

Le second site intègre moins en profondeur les notions du Web communautaire, laissant un espace limité à la participation des internautes à l'élaboration de son contenu. Son modèle demeure tout même très intéressant. Plus qu'un simple site informationnel, Web MD (http://www.webmd.com/default.htm) présente en ligne des outils de santé (health tools) permettant à l'internaute de se créer un dossier de santé personnalisé, ainsi que de consulter un répertoire de praticiens, un guide de premiers soins et d'urgence et un outil d'aide au diagnostic à partir de ses symptômes. On y retrouve aussi des blogues et de nombreuses vidéos d'information portant sur des techniques d'intervention ou l'identification visuelle de symptômes.
Source: http://www.webmd.com/default.htm
 

Le pour et le contre
Doit-on s'inquiéter de l'apparition de ces nouveaux sites sur la santé ? De toute évidence, le volet éducatif de ces ressources informationnelles ne peut être décrié. Ces sites fournissent aux individus des outils leur permettant de se responsabiliser face à leur propre santé. La popularité des sites de santé axés sur la participation des internautes montre bien que ce type de site répond à un besoin de partager des expériences vécues et d'obtenir plus amples informations sur certaines maladies. Grâce à ces sites nouveau genre, des sujets plus délicats, voire gênants, peuvent être abordés sous le couvert de l'anonymat à travers des forums, des commentaires ou des questions posées à la communauté. S'ils peuvent permettre au grand public de mieux comprendre une maladie et de briser son isolement en partageant avec d'autres malades, l'internaute doit demeurer vigilant devant leurs contenus bien souvent non approuvés par des professionnels de la santé.

En effet, les sites de ce type soulèvent des inquiétudes quant à la validité des informations qu'ils véhiculent et qui pourraient être mal interprétées par le lecteur. Les risques entourant l'autodiagnostic amènent également des interrogations. Bien sûr, les outils de diagnostic ne remplaceront jamais une visite chez le médecin. La communauté d'internautes, malgré sa bienveillance, ne possède pas les connaissances médicales requises pour donner des conseils sur la santé. De plus, que dire de la qualité et de la neutralité de l'information mise à la disposition des internautes, par exemple sur le choix des médicaments ? À ce propos, toujours selon les résultats de l'enquête Online Health Search 2006, les trois quarts des internautes américains qui consultent des sites Internet sur la santé vérifient quelques fois, presque jamais ou jamais la source et la date d'émission des informations qu'ils consultent.

Un modèle à suivre ?
De toute évidence, l'intérêt pour l'utilisation d'Internet et le recours à des communautés d'internautes pour échanger sur la santé semblent en forte croissance. L'une des façons de rendre fiable et efficace ce type de sites est sans aucun doute de les officialiser en les rattachant au système de santé. Les instances publiques, dont les compétences en matière de santé publique sont reconnues, gagneraient sûrement à mettre en place ce type de site plutôt que de risquer que des citoyens soient désinformés et qu'ils encourent des risques pour leur santé. D'ici là, les professionnels de la santé auront à mettre en garde leurs patients sur les informations trouvées sur Internet et de les aiguiller dans le choix des sites à consulter à cet égard, En guise d'outil pour ce faire, notons que le Réseau canadien de la santé a récemment publié un document visant à guider l'internaute dans le choix des sites sur la santé en ligne. Le Réseau invite notamment l'internaute à poser un regard critique sur les informations trouvées en ligne, plus particulièrement celles qui concernent la santé. On y retrouve aussi une liste de critères pour accompagner l'internaute dans l'évaluation des sites.

Autres exemples de sites sur la santé :

Rédaction : Sophie Poudrier, analyste-conseil, Direction des enquêtes et de la veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Phillip, Lisa. Pharmaceuticals Stay Healthy Online, eMarketer, 24 mai 2007.

Runyon, Barry. 2006 survey of Web portal uses and trends in U.S. care delivery organizations, Gartner, 16 février 2007, 26 pages.

Le Réseau canadien de la santé, Agence de la santé publique du Canada. Comment trouver de l’information-santé la plus fiable sur Internet.

Pew Internet & American life project, Online Health Search 2006, 29 octobre 2006, 22 pages.

Site Internet Revolutionhealth : http://www.revolutionhealth.com/

Site Internet Web MD : http://www.webmd.com/default.htm



2. L'orthopédagogie en réseau : une expérience novatrice à la commission scolaire de Portneuf

Les 19 et 20 avril 2007 se tenait à Québec une importante session de transfert organisée par le CEFRIO et réunissant plusieurs acteurs du projet École éloignée en réseau (ÉÉR) : directeurs généraux, directions des services éducatifs, enseignants, conseillers pédagogiques, responsables des services informatiques, directions d'école, membres du comité directeur du projet, CEFRIO et équipe de recherche-intervention provenant des universités Laval, McGill et Chicoutimi.

Rappelons que ce projet, initié par le CEFRIO et le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport en 2002, vise à transformer les pratiques pédagogiques par l'apport des TI dans le but d'assurer la vitalité des petites écoles en région et favoriser le développement économique des milieux ruraux. Près de 80 écoles rurales des niveaux primaire et secondaire de près d'une vingtaine de commissions scolaires participent aujourd'hui à cette expérimentation.

Nous avons vu au cours de cette session de transfert, que non seulement les pratiques pédagogiques des enseignants se transforment et se bonifient avec l'utilisation des TI, mais aussi celles d'autres intervenants. C'est le cas notamment des orthopédagogues.

À cet égard, il est intéressant de rapporter une expérience en réseau réalisée à la commission scolaire de Portneuf au cours des derniers mois. Cherchant de nouveaux moyens pour regrouper et intervenir auprès des élèves présentant des difficultés d'apprentissage et considérant que la distance à parcourir entre les différentes écoles primaires pour répondre aux besoins particuliers de certains élèves diminuait le nombre d'interventions possibles auprès de ceux-ci, l'opportunité d'utiliser les TI pour intervenir à distance a été envisagée.

Cela posait toutefois un certain nombre de questions, comme :

  • Est-ce que les élèves ayant des problèmes de comportement vont être capables de travailler sérieusement lorsqu'ils seront en réseau ?
  • Est-ce que les élèves vont être capables d'être à l'écoute pendant près d'une heure sans la présence physique d'un adulte, alors qu'ils ont de la difficulté à se concentrer pendant de très courtes périodes ?
  • Est-ce que les élèves vont être capables d'utiliser seuls les technologies (logiciel de vidéoconférence sur Internet notamment) et les différents périphériques ?

Ces appréhensions, légitimes reconnaissons-le, se sont vite estompées après la première semaine d'expérimentation. En effet, l'orthopédagogue a réalisé des interventions en réseau d'une durée de 55 minutes à raison de 5 rencontres par cycle de neuf jours. Les élèves ciblés provenaient de deux écoles : quatre élèves du 3e cycle (deux garçons et deux filles) et un garçon du 2e cycle. Ces élèves présentent une ou des problématiques associées à la dysphasie, la dyslexie, des difficultés d'apprentissage ou comportementales.

Que s'est-il donc passé pour que soudain, ces élèves soient motivés et attentifs ? La réponse se trouve en partie par le contexte créé par l'utilisation des TI. En effet, pour certaines périodes d'intervention, l'orthopédagogue n'intervenait pas dans la classe mais en réseau. On retirait alors l'élève de sa classe pour l'installer seul dans un local voisin, devant un ordinateur branché avec les logiciels et périphériques requis (caméra web, écouteurs, microphone). Voilà déjà un élément propice à la concentration. De plus, l'élève ne subissant pas le regard des autres élèves devenait beaucoup plus à l'aise pour s'exprimer dans ce nouvel environnement. Aussi, l'utilisation même des technologies pour réaliser des activités de lecture et de communication orale s'est avérée très motivante. D'autres observations ont aussi été faites par l'orthopédagogue et les enseignants après seulement trois mois de pratique. En effet, ils ont remarqué que ces élèves :

  • ont développé de l'autonomie par rapport à l'utilisation de l'ordinateur et des logiciels;
  • se sont davantage responsabilisés face à leurs apprentissages;
  • ont développé une meilleure communication orale et apporté de la fluidité dans leur lecture;
  • ont consolidé plus rapidement les stratégies en lecture;
  • et, non le moindre, ont amélioré leur comportement en classe et dans l'école (passage de leader négatif à leader positif).

Cette transformation vers une orthopédagogie en réseau implique toutefois de relever de nombreux défis. Par exemple, il faut beaucoup de souplesse entre l'orthopédagogue et les enseignants dans l'organisation des horaires et l'organisation physique (du fait qu'un élève est seul dans un autre local que celui de la classe). Et puis l'ordinateur, les logiciels ou les périphériques connaissent parfois des ratés en pleine intervention, à distance rappelons-le, de l'orthopédagogue…

Pourtant, tous les intervenants concernés par cette nouvelle forme d'orthopédagogie en réseau sont unanimes : il faut poursuivre l'expérience, innover dans les types d'intervention, revoir l'organisation des horaires, trouver des solutions aux failles technologiques… car en bout de course, l'élève ayant des besoins particuliers en sort gagnant.

Mentionnons que le projet École éloignée en réseau en est maintenant à sa troisième phase : l'institutionnalisation du modèle ÉÉR. Si le modèle s'est avéré jusqu'à ce jour bon et pertinent et qu'il a été démontré que chaque site-pilote est porteur d'éléments importants à la réussite de ce modèle, il appert néanmoins qu'il sera nécessaire dans l'avenir de mettre en valeur les bons coups des uns et des autres pour institutionnaliser l'École éloignée en réseau. C'est un premier pas en ce sens que nous avons voulu accomplir en vous présentant une expérience novatrice d'orthopédagogie en réseau.

Rédactrice : Gisèle Vachon, chargée de projet, CEFRIO

Remerciements à Brigitte Larivière, Marie-Hélène Ouellet et Louis Lemieux de la commission scolaire de Portneuf pour leur témoignage dynamique lors de la session de transfert d'École éloignée en réseau le 20 avril 2007.

Pour en savoir davantage sur le projet École éloignée en réseau, communiquez avec Josée Beaudoin, directrice du projet au CEFRIO, (514) 840-1245.

Description du projet
http://www.cefrio.qc.ca/projets/proj_34.cfm

Site de l'École éloignée en réseau :
http://www.eer.qc.ca/

L'École éloignée en réseau - Rapport final (phase 2)
http://www.cefrio.qc.ca/projets/Documents/EER_phase2_rapport_final.pdf


3. Le Québec en bonne position sur la scène mondiale en termes d'utilisation d'Internet

Selon l'enquête NETendances 2006, en moyenne, les deux tiers (66 %) des adultes québécois ont utilisé Internet sur une base hebdomadaire en 2006. Le taux d'utilisation du réseau des réseaux a même atteint 72 % en novembre. Et à en voir les résultats pour les quatre premiers mois de 2007, on s'attend à une moyenne d'utilisation encore plus importante cette année. En effet, en moyenne entre janvier et avril 2007, 69 % des adultes québécois naviguent sur Internet. Mais comment se positionne le Québec en matière d'utilisation d'Internet à l'échelle du pays et même par rapport à son voisin du sud, les États-Unis?

Selon les données d'Internet World Stats, le taux d'utilisation d'Internet atteint 86 % en Islande ce qui en fait le pays qui utilise le plus le réseau. La Nouvelle-Zélande, la Suède et le Portugal suivent alors que les États-Unis (70 %) se positionnent au 7e rang et le Canada, au 10sup>e rang (68 %). Le Québec se situerait donc un peu derrière, environ en 15sup>e position, puisque le taux moyen d'utilisation d'Internet chez les adultes en 2006 était de 66 %. Toutefois, si l'étude NETendances avait été effectuée qu'une seule fois en novembre 2006 (72 %), le Québec aurait devancé le Canada et se serait positionné au 5sup>e rang. Malgré ce bon positionnement, il semble que le Québec soit encore légèrement en retard à l'échelle du pays. En effet, selon une étude de Statistique Canada, Montréal s'avérait en 2005 la grande région métropolitaine de recensement avec le plus faible taux d'utilisation annuel d'Internet dans la population adulte (68 %).

Type de branchement à Internet

Selon une étude de 2006 publiée par eMarketer, le Canada dépasse les États-Unis en matière d'utilisation de la haute vitesse. En effet, selon leurs données, 59 % des ménages canadiens auraient un accès Internet haut débit, proportion qui serait de 44 % aux États-Unis. Au Québec, les données de NETendances montrent qu'en 2006, 58 % des adultes habitaient un domicile branché à la haute vitesse. Le Québec est donc très bien positionné et devance la moyenne américaine !

Internet transactionnel

Les Québécois seraient au même niveau que les autres Canadiens en matière d'opérations bancaires en ligne. En 2006, 37 % des adultes québécois ont utilisé Internet sur une base mensuelle pour effectuer des opérations bancaires en ligne. À titre comparatif, selon Statistique Canada, en 2005, 34 % des Canadiens avaient payé des factures en ligne et autant (35 %) avaient effectué des opérations bancaires.

Le processus de magasinage en ligne sans toutefois y acheter est assez répandu autant au Québec qu'ailleurs. Selon Statistique Canada, 9,2 millions d'adultes canadiens, ou 55 % de la population internaute, ont fait du lèche-vitrine en 2005 et, pour 60 % de ces personnes, l'achat s'est déroulé hors ligne. À la lumière de ces informations, le Québec n'accuse aucun retard au niveau du magasinage en ligne puisqu'en moyenne, en 2006, 28 % des Québécois adultes ont magasiné en ligne pour préparer un achat en magasin.

Toutefois, la situation diffère en matière de commerce électronique puisque les Québécois semblent moins friands de ce type d'achats. Selon les données de NETendances, en 2006, 35 % des adultes du Québec avaient déjà effectué un achat sur Internet à au moins une reprise, alors que 15 % des Québécois achètent en ligne sur une base mensuelle. Selon Statistique Canada, les internautes de l'Alberta (45 %) et de la Colombie-Britannique (45 %) ont été les plus fervents utilisateurs du commerce en ligne en 2005 (sur une base annuelle) alors que le Québec s'est situé bon dernier (35 %). Le taux d'utilisation d'Internet légèrement inférieur dans la province, la division de la population entre régions rurales et urbaines, la richesse relative de la province et la langue seraient quelques facteurs pouvant expliquer la situation. Notons que, selon e-Marketer, le Canada accuse lui aussi un retard sur les États-Unis en matière d'achat en ligne.

Utilisation du courriel et messagerie

Les Québécois utilisent le courrier électronique autant que les autres Canadiens. En moyenne, en 2006, 60 % des adultes du Québec avaient communiqué par courrier électronique avec des parents ou des amis au cours du mois précédant l'enquête. Des chiffres de Statistique Canada publiés en 2006 montrent qu'au cours des 12 mois précédant leur enquête, 56 % des Canadiens avaient utilisé le courriel à leur domicile. Par ailleurs, en 2006, 28 % des adultes du Québec ont discuté en direct (clavardage ou messagerie instantanée) sur Internet alors que Statistique Canada précise qu'en 2005 23 % des Canadiens participaient à des groupes de discussion ou utilisaient la messagerie instantanée. Le phénomène étant en émergence, cette dernière proportion a probablement connu une croissance importante, donc, prudence avec les comparaisons.

Divertissement

À l'échelle canadienne, la musique figurait en 2005 parmi les articles les plus commandés en ligne puisque 22 % des Canadiens avaient acquis ou sauvegardé du contenu musical. Au Québec, les chiffes de NETendances montrent des similitudes puisqu'en moyenne, en 2006, 22 % des adultes ont écouté ou téléchargé de la musique sur Internet dans un mois donné. Aussi, le visionnement ou le téléchargement de vidéos en ligne a connu une forte progression en 2006 probablement en raison des sites comme YouTube et Têtes à claques. Ainsi, en moyenne, 13 % des adultes québécois ont pratiqué cette activité. Les chiffres de Statistique Canada qui datent de 2005 montraient pour leur part que 5 % des Canadiens téléchargeaient ou visionnaient la télévision sur Internet et autant, des films.

Les Québécois accuseraient par contre un léger retard en matière de jeux en ligne. En effet, en moyenne en 2006, 15 % des adultes du Québec ont joué sur Internet ou en réseau dans un mois donné. Statistique Canada parlait plutôt de 24 % d'utilisateurs Canadiens de jeux sur Internet en 2005 à partir du domicile.

La santé et les vacances

Enfin, les Québécois seraient selon toutes apparences à égalité avec les autres Canadiens en matière de recherche d'information en santé sur Internet et pour la planification des vacances. En 2006, 34 % des adultes du Québec ont fait de telles recherches sur la santé au cours du trimestre précédant l'enquête, proportion mesurée à 35 % en 2005 chez les adultes canadiens. Pour la planification des vacances, 39 % des Québécois ont utilisé Internet à cette fin en 2006, alors que 39 % des Canadiens ont recherché de leur domicile des renseignements relatifs aux voyages et y ont fait des arrangements.

Bref, on constate que le Québec se positionne très bien en matière d'utilisation d'Internet et qu'il a comblé bon nombre de retards que l'on mesurait au cours des dernières années. Il y a encore du chemin à faire pour le commerce électronique où les Québécois sont encore réticents à y adhérer. Il sera intéressant de voir comment la situation progressera.

Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Direction des enquêtes et de la veille stratégique, CEFRIO

Sources :

Beauchemin, Malorie (2006). « Le Québec consomme moins sur Internet », La Presse, 2 novembre.

CEFRIO (2007). NETendances 2006 : utilisation d'Internet au Québec, [En ligne], février, 96 pages.

eMarketer (2006). Canada online

Site Internet World Stats

Statistique Canada (2006). « Commerce électronique : magasinage sur Internet » [Communiqué de presse], 1er novembre.

Statistique Canada (2006). « Enquête canadienne sur l'utilisation d'Internet » [Communiqué de presse], 15 août.

Statistique Canada (2006). Utilisation d'Internet par les individus, selon l'activité.

 


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