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Bulletin
du 7 mai 2004
Bulletin
du 21 mai 2004
Bulletin
du 21 mai 2004
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Dans cette édition
:
1. Comment se prémunir de l’infobésité
ou l’art de séparer le bon grain de l’ivraie
2. Implanter un progiciel de gestion intégré
3. Les outils collaboratifs pour les PME
manufacturières
1-
Comment se prémunir de l’infobésité ou l’art
de séparer le bon grain de l’ivraie
Si d’aucuns rendent grâce aux cellulaires, assistants numériques
personnels et autres dispositifs qui leur permettent d’être informés,
branchés et donc accessibles sans relâche, 24 heures sur 24 et
7 jours sur 7, force est cependant de constater que pour d’autres, cette
disponibilité a aussi son revers. Des voix de plus en plus nombreuses
s’élèvent en effet pour promouvoir l’importance de
s’accorder un répit et, en bout de ligne, de se ménager
un espace libre de cette info-pollution.
Car il faut bien
le dire, notre capacité d’absorption a ses limites et l’affluence
continue d’information rend de plus en plus ardu le maintien de l’attention.
Comment donc éviter de se comporter en poule sans tête, vacillant
d’une source d’information à l’autre, et parvenir à
endiguer le flux de messages qui nous parviennent?
C’est pour
explorer cette thématique de la surcharge d’information ainsi que
les impacts qu’elle a sur notre existence que les adeptes d’un mouvement
émergent, les « info-environnementalistes », ont récemment
tenu à Seattle un congrès judicieusement intitulé «
Information, Silence, and Sanctuary ». À noter que loin d’être
l’initiative de quelques hurluberlus rétrogrades et contemplatifs,
l’événement comptait parmi ses conférenciers plusieurs
chercheurs universitaires, des experts en informatique ainsi qu’une cardiologue…
et était supporté financièrement par l’Université
de Washington, la National Science Foundation et la MacArthur Foundation.
Selon les divers
intervenants du congrès, plusieurs stratégies peuvent être
utilisées par les consommateurs d’information désirant se
maintenir à flot. Parmi celles-ci, mentionnons l’idée :
- d’éliminer
d’emblée toute source d’information « stérile
» pour se concentrer sur celles qui sont véritablement utiles,
ces dernières variant bien sûr d’un individu à l’autre;
- de s’imposer
un « sabbah » informationnel, i.e. une pause hors ligne de quelques
minutes ou de quelques heures dans la journée ou dans la semaine.
Par ailleurs, en
contexte professionnel, maintenir l’attention des employés est
désormais l’une des toutes premières préoccupations
de bon nombre d’organisations. Pour Thomas Davenport, pionnier de la gestion
des connaissances, la gestion de l’attention n’est ainsi rien de
moins que l’enjeu de l’heure dans le monde du travail.
Or selon Erik Brynjolfsson,
professeur à la MIT Sloan School Management, quatre stratégies
peuvent être adoptées par les employeurs pour gérer le flux
d’information et protéger ainsi leurs troupes de l’infobésité
:
- filtrer l’information
et se concentrer sur celle étant véritablement stratégique
pour l’atteinte des objectifs d’affaires de l’organisation;
- pour ce faire,
développer des applications intelligentes qui agiront en filtres et
allégeront ainsi le fardeau des employés;
- adopter une
approche de gestion où la prise de décision est davantage distribuée
au sein de l’organisation;
- augmenter la
capacité de traitement de l’information des employés :
il s’agit en fait de s’assurer que ceux-ci aient l’information
et les compétences nécessaires pour prendre les bonnes décisions.
Précisons
enfin que ces quatre approches ne sont bien sûr que des bases sur lesquelles
les initiatives et la créativité des organisations peuvent s’appuyer.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
« Apprendre
à gérer l’attention : une question de survie », Entrevue
exclusive avec Thomas H. Davenport, directeur du Accenture Institute for Strategic
Change et coauteur du best-seller The Attention Economy, PerspecTIves
2003, p. 49-42.
http://www.cefrio.qc.ca/pdf/PerspecTIves_article8.pdf
Kendra Mayfield,
« How Info-Overload Experts Unwind », Wired News, 13 mai
2004
http://www.wired.com/news/technology/0,1282,63434,00.html?tw=wn_tophead_5
Dean Paton, «
E-serenity, now », The Christian Science Monitor, 10 mai 2004
http://www.csmonitor.com/2004/0510/p11s02-stct.html
« Q &
A : Managing Information Overload. A Conversation with Erik Brynjolfsson of
the MIT Center for eBusiness », Optimize Magazine, mai 2004
http://www.optimizemag.com/article/showArticle.jhtml;jsessionid=5HOINOY3NH1DIQSNDBCCKHQ?articleId=19502343
2-
Implanter un progiciel de gestion intégré
Selon une récente étude réalisée par IDC, les ventes
de progiciels de gestion intégrés (PGI) – mieux connus sous
le nom anglais de Enterprise Resources Planning (ERP) – devraient augmenter
de 7 % aux États-Unis d’ici la fin de l’année pour
atteindre les 37 milliards de dollars US en 2008. Si le marché semble
prometteur, après quelques années de stagnation, plusieurs se
disent sceptiques quant aux réels bénéfices que peuvent
apporter ces progiciels. Diverses conditions doivent en effet être remplies
avant de mettre en place ce type de solution.
Les progiciels de gestion
intégrés (PGI) sont définis par l’ « Encyclopédie
E-Business » du Journal du Net comme étant « un
ensemble de logiciels intégrant les principales fonctions nécessaires
à la gestion des flux et des procédures de l'entreprise (comptabilité
et finances, logistique, paie et ressources humaines, etc.). Tous ces logiciels
accèdent à des ressources communes, en particulier des bases de
données. » Les PGI permettent donc aux organisations publiques
ou privées de gérer l'ensemble de leurs processus, mais s’avèrent
surtout des outils de planification et de projection.
Même s’ils semblent
offrir maints avantages, plusieurs organisations en ayant fait l’essai
leur adressent divers reproches : délais d’implantation parfois
démesurés; réorganisation complète des façons
de faire de l’entreprise nécessaire; technologie complexe et onéreuse;
main-d’œuvre spécialisée dans le domaine essentielle
et coûteuse; développements informatiques supplémentaires
exigés pour s’adapter à l’entreprise, etc.
Pourtant, selon Bill Swanton
de la firme AMR, la réussite d’un projet d’implantation de
PGI est possible moyennant certaines conditions.
1. Gestion centralisée
- D’abord, puisqu’il s’agit d’applications intégrées,
il s’avère fondamental que l’entreprise soit dotée
d’une gestion centralisée. De la relation avec le client à
la gestion des paies, tous les processus de l’entreprise doivent être
reliés pour que les PGI soient utilisés à leur pleine capacité.
2. Spécialistes
attitrés – Toujours selon Swanton, l’organisation
qui souhaite se doter de PGI doit établir une équipe permanente
de spécialistes qui auront pour tâches de documenter, d’étudier
et d’améliorer les processus de l’entreprise et qui veilleront
à ce que les conditions nécessaires à l’implantation
de PGI soient respectées. Ce type de logiciels étant de plus en
plus sophistiqués, attitrer des spécialistes à son déploiement
et à son développement constitue un facteur de succès essentiel.
3. Évaluation
constante – Enfin, pour Swanton, les organisations mettant en
place des PGI doivent attribuer à un analyste financier la tâche
de faire l’évaluation des bénéfices qu’ils
apportent. Celui-ci pourra également aider à la prise de décision
sur l’achat de modules et sur les autres investissements nécessaires
à son développement par la suite.
Une étude de Peerstone
Research, ERP ROI, Myth and Reality, ajoute que, comme dans tout projet
d'envergure, l'investissement ne sera rentabilisé que si la direction
générale apporte un support indéfectible au projet. Les
entreprises doivent également demeurer vigilantes quant aux promesses
démesurées des fournisseurs : l’implantation de technologies
aussi complexes ne se fait pas sans efforts et sans contraintes !
Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources :
Christophe Deshayes, 12
mars 2004, « Progiciels de gestion intégrés : le temps du
bilan? », Journal du Net.
http://solutions.journaldunet.com/0403/040312_tribune.shtml
Journal du Net,
« Progiciel de gestion intégré », Encyclopédie
E-Business.
http://encyclopedie.journaldunet.com/definition/206/21/2/enterprise_resources_planning
Dawn Kawamoto, 17 mai 2004,
« Rebound seen for resource management software », CNET News.com.
http://zdnet.com.com/2100-1104_2-5214414.html
Pierre Lombard, 16 décembre
2003, « Faut-il calculer le ROI des ERP? » Journal du Net. http://solutions.journaldunet.com/0312/031216_chro_lombard.shtml
Denis Pombriant, 31 mars
2004, “Research: Three Criteria for ERP Success”, BPM Today.
http://www.newsfactor.com/story.xhtml?story_id=23582
3- Les outils collaboratifs pour
les PME manufacturières
Évoluant dans un contexte d’affaires en proie à des pressions
concurrentielles de plus en plus fortes, les PME québécoises cherchent
à accroître leur compétitivité. C’est d’ailleurs
dans le but de les soutenir dans cette quête que le CEFRIO lançait
en 2002 le projet de recherche-action intitulé « Outils collaboratifs
pour les PME manufacturières ». Arrivé à terme depuis
quelques semaines, la réalisation de ce projet a été riche
d’enseignements.
Se voulant une
réponse aux besoins de collaboration identifiés auprès
de PME lors des travaux entrepris dans le cadre du projet « Info-PME »
du CEFRIO et de l’expérience de la création du portail sectoriel
NETMETAL, le projet « Outils collaboratifs » a permis d’effectuer
six études pilotes en entreprise.
Interrogé
sur le sujet par le quotidien La Presse, M. Bernard Boire, coordonnateur des
travaux sur le terrain pour le CEFRIO, explique que lors de ces projets pilotes
l’utilisation d’outils, par exemple un extranet de gestion documentaire
et un extranet d’échange de communications par Internet en temps
réel, a été étudiée dans des PME manufacturières.
Ces outils de collaboration interentreprises ont rendu possible pour les PME
de travailler en équipe à distance, de façon synchrone
ou asynchrone.
En s’appropriant une
telle méthode de travail et en collaborant sur des projets collectifs,
les PME peuvent bénéficier de la mise en commun de leurs ressources
pour augmenter leurs capacités d’innovation, pour réduire
les délais de conception, pour augmenter leurs capacités de production,
etc. De plus, l’utilisation de tels outils collaboratifs pourrait éventuellement
donner l’occasion aux PME de s’unir afin de ravir des contrats aux
grandes entreprises dans un contexte de soumissions à des appels d’offres.
NETMETAL
S’inscrivant dans l’objectif de la pérennité du portail
NETMETAL, le projet « Outils collaboratifs pour les PME manufacturières
» comptait TELUS solutions d’affaires parmi ses partenaires financiers.
Notons que NETMETAL,
qui compte maintenant 553 membres actifs, a enregistré plus de 5 000
visites sur son site (www.netmetal.net) au cours
du mois d’avril dernier. Le Centre de surplus, où les entreprises
membres peuvent écouler leur surplus ou en acheter, prend également
de l’ampleur. Au début du mois de mai, 261 articles à vendre
étaient disponibles dans le Centre. Également, notons que NETMETAL
permet maintenant aux entreprises de consulter un panel composé de plus
de vingt experts et ce, en tout temps.
18e concours
annuel des OCTAS
En terminant, un mot pour vous informer que le 7 avril dernier, le CEFRIO et
TELUS solutions d’affaires inc. apprenaient avec fierté que leur
candidature avait été retenue au 18e concours des OCTAS. Ce concours
est organisé annuellement par la Fédération de l’informatique
du Québec (FIQ). Le CEFRIO et TELUS sont finalistes dans la catégorie
« partenariat stratégique – OSBL » pour le projet du
portail d’affaires électroniques NETMETAL. L’annonce des
lauréats se fera le 29 mai prochain à Québec. Le CEFRIO
profite de l’occasion pour souhaiter bonne chance à tous les finalistes.
Rédactrice : Caroline
Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : Jacques
Benoit, « Des PME font équipe à distance…par Internet
», La Presse, 19 avril 2004.
Bulletin
du 7 mai 2004
Version
pour imprimer en format PDF
Dans cette édition
:
1. Gouvernement en ligne : le Canada conserve
la première place
2. L’utilisation simultanée
des médias : une nouvelle façon de vivre… dont les jeunes
sont les champions!
3. Réseaux informatiques sans fil : quelques barrières
à leur adoption tomberont
1-
Gouvernement en ligne : le Canada conserve la première place
Pour la quatrième année consécutive, la firme Accenture
vient de classer le gouvernement du Canada au premier rang parmi vingt-deux
pays quant au degré de maturité des services en ligne offerts
aux citoyens. C’est dans la cinquième édition de l’étude
« eGovernment Leadership » qui vient tout juste d’être
publiée qu’Accenture couronne le Canada.
Le
but de cette étude est de dresser le portrait de l’état
de la prestation gouvernementale de services en ligne dans le monde. Les vingt-deux
pays sont comparés entre eux sur la base d’une évaluation
quantitative de la qualité et de la maturité des services offerts
aux entreprises et aux citoyens. Cette année Accenture a, en
plus, analysé les résultats d’un sondage mené auprès
de 5 000 utilisateurs d’Internet provenant de 12 pays nord-américains,
européens et asiatiques.
En
plus de maintenir sa position de leader, le gouvernement du Canada a augmenté
l’écart qui le séparait de ses plus proches rivaux que sont
Singapour et les États-Unis. Suivent ensuite l’Australie, le Danemark,
la Finlande et la Suède.
Selon
William Eggers, directeur du secteur public chez Deloitte Research, dont les
propos ont été rapportés par ITBusiness.ca, la popularité
du site du gouvernement du Canada auprès des citoyens peut s’expliquer,
entre autres, par sa convivialité (rapidité de téléchargement
des pages et navigation facile) et son apparence uniforme.
Révision du plan
Le Canada approcherait du plus haut niveau de maturité possible quant
à sa prestation de services en ligne. Accenture suggère
qu’il serait temps pour le gouvernement du Canada de prendre une décision
pour savoir s’il va continuer sa lancée et améliorer sa
prestation de services de façon incrémentielle ou, encore, s’il
va choisir de revoir son plan d’action, en place depuis 1999, afin d’accélérer
le processus de transformation des services de façon plus dramatique.
Le plan de l’initiative du « Gouvernement en direct » qui
vise à offrir les 130 services les plus utilisés par les citoyens
sur Internet d'ici 2005.
Interrogée
sur le sujet par ITBusinesse.ca, Christine Desloges, directrice générale
de l’initiative du Gouvernement en direct, explique qu’aucune décision
n’a encore été prise à ce sujet. Notons que madame
Desloges considère que la suggestion faite par Accenture n’est
pas une critique du plan actuel, mais plutôt une recommandation faite
pour poursuivre la transformation de services une fois son objectif réalisé.
Au
Québec
Enfin, notons que la volonté d’offrir aux citoyens un gouvernement
en ligne est également au coeur de l’actualité québécoise.
En effet, la prestation de services électroniques aux citoyens et aux
entreprises fait partie des lignes directrices du plan de modernisation de l’État
québécois présenté cette semaine par le Parti libéral
du Québec. Le rapport Gautrin devrait dévoiler les intentions
précises de l’Administration Charest à cet égard
d’ici quelques semaines. À suivre!
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Accenture,
eGovernment Leadership : High Performance, Maximum Value, The Government
Executive Series, mai 2004, 110 p.
http://www.accenture.ca/content/en/insights/Egov%20Research%20final.pdf
Kathleen Sibley,
« Canada Retains Top Spot on Accenture E-Government List : Service Transformation
MayR More Funding, PWGSC Says », ITBusiness.ca, 4 mai 2004,
http://www.itbusiness.ca/index.asp?theaction=61&sid=55527
2-
L’utilisation simultanée des médias : une nouvelle façon
de vivre… dont les jeunes sont les champions!
Si vous êtes de ceux qui ont l’habitude de naviguer sur le Net d’un
œil tout en regardant la télé de l’autre le tout, en
fredonnant joyeusement le succès de l’heure diffusé par
votre poste radio, réjouissez-vous car vous êtes tout à
fait dans le vent. Les résultats d’une récente enquête
menée aux États-Unis démontrent en effet que l’usage
simultané des médias fait désormais partie de la vie d’une
proportion substantielle d’Américains… et notamment des plus
jeunes!
Cette
tendance qui, si vous l’adoptez, confirme votre statut d’être
« multitâche », veut ainsi qu’au lieu d’attendre
d’un air hébété devant votre moniteur qu’un
fichier trop volumineux veuille bien se télécharger, vous en profitiez
pour consulter les grands titres de votre quotidien préféré,
écouter votre feuilleton télé favori ou encore, régler
frénétiquement au téléphone certains détails
de votre vie domestique. Encore faut-il cependant savoir où donner de
la tête et en bout de ligne, parvenir à décoder tous ces
messages qui affluent à votre cerveau affolé.
C’est
dans le but d’étudier ce phénomène ainsi que les
impacts qu’il ne manquera pas d’avoir sur le monde des médias,
que la firme BIGresearch a conduit l’an dernier l’enquête
« Simultaneous Media Usage Study »(1). Les résultats de ce
sondage démontrent que lorsqu’ils sont en ligne, de façon
simultanée et régulière : 35 % des répondants ont
indiqué écouter la télévision et 18 %, la radio,
tandis que 13 % ont plutôt déclaré lire leur courrier et
6 %, consulter le journal. Par ailleurs, si l’on considère aussi
les répondants ayant déclaré un usage simultané
occasionnel, l’étude met au jour que plus de 50 % des Américains
s’adonnent en fait à ce type consommation de médias et ce,
de façon plus ou moins régulière et selon diverses combinaisons.
Or,
une autre enquête, cette fois menée par Yahoo!(2), indique que
les représentants américains de la génération du
millénaire (les 13-24 ans) sont particulièrement friands de cet
usage simultané des médias, le « multitâche »
étant en fait leur spécialité. Dévoilés en
juillet 2003, les résultats de cette étude ont en effet mis au
jour que lorsqu’ils sont en ligne, habituellement en même temps
: 68 % des répondants ont déclaré écouter des CD
audio ou des fichiers MP3, 50 %, écouter la télévision,
tandis que 45 % ont plutôt indiqué écouter la radio, parler
au téléphone ou réaliser leurs travaux scolaires. Cette
seconde enquête démontre en outre que si les médias sont
souvent consommés en même temps par les jeunes, c’est Internet
qui joue le rôle premier dans leur univers médiatique et qui est
en fait devenu le centre de leurs activités. Les autres médias
sont ainsi relégués à l’arrière-plan ou utilisés
comme point de départ pour l’exploration du Web.
Précisons
enfin que NetAdos 2004, l’enquête du CEFRIO qui vise à tracer
le portrait Internet des 12-17 ans du Québec, s’est aussi intéressée
cette année à cette question de la place occupée par Internet
dans la vie des jeunes par rapport aux autres médias qu’ils consomment.
Les résultats de cette seconde édition du sondage seront lancés
le 28 mai prochain(3).
Notes :
1-
Troisième d’une série d’études sur le sujet,
cette enquête a été menée en ligne au cours du mois
de mars de 2003 auprès de 12 320 Américains.
2- Il s’agit de l’étude « Born to Be Wired »,
conduite au cours du mois de juin 2003 auprès de 2618 répondants
de 13 à 24 ans.
3- Pour plus de détails sur cet événement ou pour vous
inscrire, veuillez communiquer avec Karyne
Fontaine ou consulter le site du CEFRIO.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
BIGresearch, «
Simultaneous Media Usage : A Critical Consumer Orientation to Media Planning
», mars 2004
http://www.bigresearch.com/BIG-SIMM-WhitePaper1203.pdf
Yahoo!, «
Born to Be Wired : the Role of New Media for a Digital Generation », 2003
http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/promo/btbw_2003/btbw_execsum.pdf
3- Réseaux informatiques
sans fil : quelques barrières à leur adoption tomberont
Les réseaux informatiques sans fil offrent maints avantages : en plus
de permettre plus de mobilité, ils sont plus flexibles, plus économiques
et plus faciles à mettre en place que les réseaux filaires. Ce
qui bloque leur adoption : leur vulnérabilité au point de vue
de la sécurité, le partage de la bande passante ainsi que les
risques d’interférence et les problèmes qu’ils peuvent
occasionner pour la santé. Selon un récent rapport de A.T. Kearney,
grâce à de nouveaux développements dans ce domaine, plusieurs
de ces barrières pourraient tomber sous peu.
Sécurité
– La vulnérabilité des réseaux sans fil demeure l’obstacle
majeur à leur adoption à grande échelle, et ce, même
avec l’ajout du protocole de chiffrement WAP (wireless application protocol).
Ce problème pourrait bien être résolu avec l’arrivée
de nouveaux standards au cours de la prochaine année. Des pare-feu peuvent
également être installés pour sécuriser les réseaux
sans fil.
Bande
passante – Comme, dans un réseau sans fil, la bande passante est
partagée entre les usagers, elle s’avère moins rapide. La
vitesse obtenue actuellement pour chacun des usagers du réseau atteint
environ 54 mégabits par seconde (mbps), comparativement à environ
100 mbps avec un réseau filaire. La prochaine génération
de réseau sans fil, le WiMax, aura une capacité comparable à
celle d’un réseau filaire, soit d’environ 70 à 120
mbps. Encore mieux : la bande passante Ultrawide (UWB) pourra offrir 70 mbps
à 1 gigabit par seconde (gbps) et sera disponible d’ici deux ans.
Pour le moment, elle ne fonctionne que sur dix mètres mais des travaux
sont actuellement en cours pour pallier à ce problème.
Problèmes
de santé – Autre préoccupation des organisations à
propos des réseaux sans fil : la nocivité des ondes. La crainte
des effets des ondes radio sur la santé s’ajoute aux autres freins
à son adoption. Les impacts de ces ondes sur la santé sont controversés
: plusieurs études ont été réalisées sur
le sujet, mais elles n’arrivent pas aux mêmes conclusions. Si les
craintes persistent à cet égard, aucune étude n’a
pu encore démontrer ses effets néfastes sur la santé.
Interférence
– L’interférence représente également un des
problèmes des réseaux sans fil. Par exemple, le métal présent
dans la structure des bâtiments ou dans d’autres appareils électroniques
peut engendrer de l’interférence. Des solutions à ce problème
n’ont pas encore été trouvées pour le moment.
A.T.
Kearney va jusqu’à prévoir que le taux d’adoption
des réseaux sans fil aux États-Unis passera à 50 % entre
2004 et 2005, dans les secteurs de l’éducation, de la santé,
de la vente au détail ainsi que dans le domaine de la logistique et de
l’entreposage. Un dossier spécial de CNET sur la question abonde
également dans ce sens. L’article relève que la prolifération
des réseaux sans fil dans les maisons et son appropriation par les usagers
aideront certainement son adoption dans les entreprises et dans les autres organisations.
De plus, le fait que de plus en plus d’ordinateurs – principalement
les ordinateurs portatifs – soient équipés de dispositifs
sans fil réduit beaucoup les coûts de mise en place de ce type
de réseaux.
Nous
verrons, au cours des prochaines années, si les prévisions émises
dans leur rapport se sont révélées exactes. Pour le moment,
selon, A.T. Kearney, mieux vaut conserver les réseaux filaires et les
combiner, au besoin, avec des réseaux sans fil.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources:
A.T. Kearney, 2004, Tracking Disruption: How wireless changes the way we work,
19 pages.
http://www.atkearney.com/shared_res/pdf/WiFi_Monograph_S.pdf
Richard Shim, 23
février 2004, « Specialized markets lead corporate network trend
», CNET News.com.
http://news.com.com/2009-1039_3-5162757.html
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