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: Avril 2007
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Bulletin du 20 avril 2007
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1. L'apprentissage virtuel pour les conseillers en vente automobile, une innovation qui tient la route.
2. Stimuler la participation des jeunes à la vie démocratique au moyen des TI
3. Les TI contribuent à la prospérité économique, à l'innovation et à la productivité des entreprises
1. L'apprentissage virtuel pour les conseillers en vente automobile, une innovation qui tient la route.
Il est notoirement
connu que l’industrie automobile a recours depuis longtemps à la
formation en mode virtuel notamment pour le personnel technique et plus particulièrement
pour les mécaniciens. En effet, ce mode de formation permet à
l’industrie de diffuser rapidement et à moindre coût des
contenus standards présentant les modifications d’ordre mécanique
qui interviennent, année après année, sur les différents
modèles d’automobiles. Ces formations sont essentiellement conçues
par les constructeurs automobiles et diffusées à l’ensemble
de leurs concessionnaires.
Par contre, les
conseillers en vente automobile, jusqu’à tout récemment,
n’avaient pas un accès aussi aisé à une formation
répondant à leurs besoins. En effet, les comportements des consommateurs
ainsi que les contextes juridiques et financiers varient selon les États
et les régions.
Le Comité
sectoriel de main-d’œuvre des services automobiles, avec l’appui
de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec, a donc
développé une formation portant sur les aspects légaux
et financiers de l’achat d’une automobile afin de standardiser les
connaissances des conseillers en vente du Québec, dont plusieurs n’ont
pas de formation initiale en vente, et s’assurer qu’ils puissent
donner une information précise et exacte à leurs clients.
Un projet
expérimental
Cette formation
a été développée dans le cadre d’une expérimentation
subventionnée par la Commission des partenaires du marché du travail
(CPMT). En effet, de janvier à décembre 2005, neuf organismes
ont mené des projets de conception et de prestation d’une formation
en mode virtuel. Ces projets ont fait l’objet d’un encadrement par
le CEFRIO et Valorisation Savoir Québec. Une recherche, menée
par le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie
(CIRST) de l’Université du Québec à Montréal,
sous la direction de Pierre Doray, chercheur et directeur du Centre, a permis
d’en dégager différents enseignements.
C’est ainsi
que près de 200 entreprises et 500 travailleurs ont participé
à l’un ou l’autre des neuf projets d’apprentissage
virtuel en entreprise. Pour le secteur des services automobiles, 48 conseillers
en vente et 26 directeurs de concessions provenant de 12 régions du Québec
différentes, ont suivi la formation conçue par le Comité
sectoriel.
Cette formation,
d’une durée estimée de 16 heures, visait à développer
les compétences requises pour conseiller adéquatement la clientèle
en ce qui a trait aux aspects législatifs et financiers d’une vente
ou d’une location automobile : les clauses d’un contrat de vente
et leur raison d’être, l’évaluation du coût d’achat
et de location avec rappel des notions de mathématiques financières
et finalement les produits de commercialisation après-vente.
La formation s’appuyait
essentiellement sur une approche d’autoapprentissage : la lecture d’un
manuel de formation était complétée par la réalisation
en ligne de différents exercices autocorrigés. Enfin, les participants
devaient compléter leur formation sur une période de cinq semaines
pendant laquelle des services de suivi et de tutorat, de même qu’un
support informatique, leur étaient offerts.
Des avantages
probants
Les données
recueillies auprès des participants et de leur employeur, tant par le
Centre de recherche que par le Comité sectoriel, montrent leur grande
satisfaction.
Plus spécifiquement,
les apprenants ont apprécié pouvoir faire leur apprentissage à
leur rythme, mettant à profit les périodes moins achalandées
pour effectuer leur lecture ou encore pour vérifier leurs connaissances
à l’aide des exercices proposés. La formation proposée
était particulièrement bien adaptée aux exigences de leur
métier (stratégie d’autoapprentissage, nombre et durée
de modules, support offert, combinaison de textes à lire, de démonstrations
sur vidéo et d’exercices à compléter, niveau d’interactivité
retenu).
Les exercices,
directement inspirés de la pratique des conseillers, référant
aux outils qu’ils utilisent quotidiennement et aux formulaires qu’ils
doivent remplir, ont particulièrement suscité leur intérêt
notamment en permettant la mise en application immédiate de leur apprentissage.
Enfin, le Comité
sectoriel, grâce à la plateforme de formation, a suivi la progression
de chacun des apprenants : les dates et durées d’utilisation du
logiciel, les exercices complétés, etc. Ainsi, bien que la grande
majorité des apprenants n’y ait pas eu recours, le service d’assistance
aux apprenants pouvait s’informer des raisons d’une baisse de la
fréquentation d’une personne et intervenir en précisant
des contenus, en renforçant la motivation ou encore, dans quelques cas,
en s’assurant auprès de l’employeur que l’employé
soit dégagé de ses tâches régulières pour
effectuer sa formation.
L’un des
objectifs du Comité sectoriel était que les conseillers puissent
mettre leurs nouveaux apprentissages rapidement en application. À cet
égard, les employeurs consultés dans le cadre de l’évaluation
du projet ont confirmé l’atteinte de cet objectif et l’impact
immédiat et positif de la formation notamment sur le nombre de correctifs
devant être apportés aux contrats, sur le nombre de remarques positives
quant au service-conseil reçu de la part des consommateurs ainsi que
sur le nombre de plaintes.
Les suites
données au projet
À la suite
de l’expérimentation, le bouche-à-oreille a fait son œuvre.
En effet, compte tenu de son succès et des impacts positifs de la formation,
la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec, qui offre
déjà un ensemble de formations à ses membres et à
leurs employés, s’est montrée intéressée à
reprendre la formation expérimentale et à l’offrir à
de nouveaux groupes de conseillers en vente. Elle envisage même de la
rendre obligatoire à terme.
À cet effet,
elle a demandé au Comité sectoriel, compte tenu de son expérience
en gestion d’une formation en mode virtuel, d’encadrer de nouveaux
groupes et d’assurer en même temps le transfert de son expertise
à son personnel pour que dans l’avenir, la Corporation puisse offrir
cette formation et éventuellement en développer d’autres.
La formation a
donc été offerte à quatre groupes en 2006, c'est-à-dire
à plus de 130 conseillers en vente et directeurs. Le taux de satisfaction
obtenu est de plus de 90 %.
La formation sera
légèrement modifiée en 2007 notamment pour tenir compte
des besoins de l’ensemble du personnel de vente du secteur. De nouvelles
sessions seront aussi offertes.
L’encadrement
des apprenants demeure très important pour le Comité sectoriel.
En effet, pour que la formation en mode virtuel demeure un atout majeur pour
l’industrie, le suivi et le support des apprenants doivent être
assurés par des moyens créatifs et constamment renouvelés.
Rédacteurs
: Marc Beaudry, chargé de projet, CEFRIO et Danielle Lechasseur, chargée
de projet, CSMOSA
Pour en
savoir plus
Le rapport de l’expérimentation
présenté à la CPMT : Le rapport d’accompagnement
et de recherche, la synthèse : http://www.cefrio.qc.ca/pdf/Synthese_avec_couvertures.pdf
La page Internet
des organismes promoteurs et les démonstrateurs des formations offertes
dans le cadre de l’expérimentation : http://www.cefrio.qc.ca/promoteur.cfm
Le site du Comité
sectoriel de main-d’œuvre – services automobiles : http://www.csmo-auto.com
Le site de la Corporation
des concessionnaires automobiles du Québec
http://www.ccaq.com
2. Stimuler la participation des jeunes à la vie démocratique
au moyen des TI
On observe une tendance peu réjouissante depuis quelques années
dans plusieurs pays industrialisés comme le Canada, la France ou le Royaume-Uni :
la décroissance de la participation électorale. Le taux de participation
aux élections fédérales canadiennes, qui se situait en
moyenne à 75 % de 1945 à 1988, tombe, depuis 1993, sous la barre
des 70 %. Le plus bas niveau a été atteint en 2004, avec 61 %.
Au Québec, le taux de participation est passé de 78 % en 1998
à 70 % aux élections de 2003, la plus basse participation depuis
1927. Le désintéressement des jeunes de la vie politique explique
en grande partie cette situation. Aux élections générales
canadiennes de 2000, à peine le quart (25 %) des Canadiens âgés
de 18 à 24 ans ont voté. Puisque les jeunes sont les plus grands
utilisateurs des technologies de l'information et les plus désengagés
politiquement, les technologies peuvent-elles stimuler l'intérêt
des jeunes à la vie démocratique ? C'est le pari qu'ont fait certaines
instances politiques.
La voix des jeunes sur la toile
Puisque Internet s'avère un outil d'interaction, plusieurs sites Web
qui permettent aux jeunes de s'exprimer ont été répertoriés.
Le portail
jeunesse de Service Canada offre aux 15-30 ans de participer à un
groupe de consultation en ligne au moyen du forum Connexion jeunesse canadienne.
Pour les inciter à participer à la consultation, quelques avantages
leur sont signalés : la possibilité d'échanger avec des
jeunes de partout au Canada, de se prononcer sur les services du gouvernement,
d'acquérir de l'expérience, de gagner des prix de participation.
Le rapport de chaque consultation est ensuite disponible en ligne. L'équivalent
européen, le Portail
européen de la jeunesse, offre davantage d'outils pour favoriser
la participation des jeunes. En plus des sondages en ligne, de la possibilité
de poser des questions sur l'Union européenne, de faire des témoignages,
de donner son opinion, ceux-ci peuvent s'inscrire à divers forums que
propose le portail et qui portent sur une variété de sujets, dont
les suivants : plus d'emplois de meilleure qualité pour les jeunes, les
jeunes et l'Europe, citoyenneté active. Pour chaque sujet, les participants
peuvent télécharger un document explicatif.
Au Royaume-Uni, plus précisément au pays de Galles, une organisation
offre, sur son site Funky
Dragon, la possibilité aux jeunes âgés de 0 à
25 ans de s'exprimer sur différents sujets pour que leur opinion soit
entendue par le Welsh Assembly Government et par le gouvernement national. Des
forums non modérés sont proposés, présentés
par région et abordent différents thèmes. Le maire de Londres
a créé un
site destiné aux jeunes. Ceux-ci y trouvent des formulaires en ligne
leur permettant de faire des commentaires et des suggestions sur des sujets
d'actualité, pour améliorer la ville ou concernant le site en
général. Les propos recueillis servent à concevoir des
stratégies qui visent les jeunes.
Les blogues, parce qu'ils permettent aux visiteurs de laisser leurs commentaires,
peuvent être utilisés pour favoriser la participation des jeunes
à la vie démocratique. Aux États-Unis, une organisation
sans but lucratif et indépendante, 18
to 35, qui se consacre à l'engagement des jeunes adultes dans les
processus politiques, a lancé un blogue. Divers sujets y sont abordés,
dont l'éducation, la santé, la politique.
Des enseignements tirés d'une consultation électronique
par téléphone cellulaire
Puisque le téléphone cellulaire a une grande portée chez
les jeunes, le conseil d'une ville de 193 200 résidents au nord de l'Angleterre
a mis en place des consultations électroniques par messagerie texte (SMS).
Le projet « Youth Participation Project » ciblait les 11-24 ans.
Pour favoriser leur participation à la vie démocratique, le Conseil
offrait un prix incitatif de 10 euros pour chaque tranche de 50 consultations
complétées.
Au début du projet, en 2004, 100 jeunes étaient inscrits. À
différents moments, le conseil a envoyé une question aux jeunes
par messagerie texte, mais le taux de réponse s'est avéré
plutôt faible, 9 %, 8 %, 7 % et 12 % pour les quatre premières
consultations. En raison du faible taux de réponse, le projet a été
interrompu, mais l'expérience a permis de tirer des conclusions pour
mieux réussir une telle consultation :
- Interagir davantage avec les participants par différents moyens
(site Web, message SMS, etc.) et plus rapidement, pour montrer que leur opinion
a été prise en compte.
- S'assurer que les employés municipaux et les politiciens s'engagent
activement dans le projet.
- Mieux promouvoir la tenue d'activités participatives auprès
des groupes cibles. Plus il y a de participants, plus l'opinion des jeunes sera
prise en compte.
- Poser des questions sur une base régulière.
- Choisir les bonnes questions, soit celles qui portent sur des sujets
qui intéressent les jeunes et qui favoriseront la participation.
La consultation électronique pour sonder les jeunes a été
perçue, par le conseil municipal, comme un processus plus rapide que
la consultation sur papier et plus objectif que les groupes de discussions dans
lesquels les jeunes sont souvent influencés par la dynamique du groupe.
Consultations en ligne : les facteurs de succès
Les conclusions de l'expérience de consultation par téléphone
cellulaire vont dans la même direction que celles de Stephen Coleman de
l'Université de Leeds pour la consultation en ligne. En effet, à
son avis, pour qu'une consultation en ligne auprès des jeunes soit bénéfique
et réussie, elle doit respecter certaines règles :
- Le gouvernement doit soutenir la participation des jeunes en ligne (aide
technique, réponse à certaines interrogations), sans toutefois
exercer un contrôle ni intervenir dans l'échange. Les jeunes doivent
se sentir libres de s'exprimer. C'est à eux de décider des limites
de leurs discussions. Cela ne signifie pas qu'il ne doit pas y avoir de règles,
mais celles-ci doivent être transparentes.
- Les jeunes doivent constater les effets de leurs discussions, par exemple,
le moment où leur opinion aura un impact dans le processus décisionnel.
Enfin, pour qu'un réel dialogue s'installe entre les jeunes et les élus,
et pour que les jeunes sentent qu'ils ont leur place dans la vie démocratique,
ils doivent également sentir que les politiciens les respectent et s’intéressent
à eux.
Cet article est tiré de la dernière édition du bulletin
e-Veille réalisé pour le ministère des Services gouvernementaux.
Consultez l’article en version intégrale et les autres articles du
bulletin pour en apprendre davantage sur différentes initiatives en gouvernement
électronique à travers le monde.
Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Direction des enquêtes
et de la veille stratégique, CEFRIO
Principales sources :
ARCHER, Keith. « Augmentation
de l'inscription des jeunes électeurs : de meilleures pratiques pour
toucher les jeunes électeurs », Perspectives électorales,
vol. 5, no 2, juillet 2003, 47 p.
COLEMAN, Stephen. « Digital voices and analogue citizenship : Bridging
the gap between young people and the democratic process », Public Policy
Research, décembre 2006-février 2007, Institute of Communication
Studies, University of Leeds, p. 257-261.
ÉLECTIONS CANADA, pages Web, « Taux
de participation aux élections et aux référendums fédéraux
1867-2006 » et « Jeunes
électeurs ».
GRIFFIN, David, Philippa TREVORROW, Edward HALPIN. « Using
SMS texting to encourage democratic participation by youth citizens : a case
study of a project in an English local authority », Electronic Journal
of e-Government, 2006, vol. 4, no 2, 7 p.
HOWE, Paul. « La
participation électorale et le manque de connaissance », Perspectives
électorales, vol. 5, no 2, juillet 2003, 47 p.
KERSCHOT, Hugo, Jo STEYAERT et Roland VAN GOMPEL. Fed-eView
Citizen : étude longitudinale d'Internet et de l'e-government en Belgique,
la parole au citoyen, Belgique, 2006.
PAMMETT, Jon H., Lawrence LEDUC. « La
problématique du déclin de la participation électorale
chez les jeunes », Perspectives électorales, vol. 5, no 2,
juillet 2003, 47 p.
YOUTHNET et BRITISH YOUTH COUNCIL. « Respect
? Campaign. The Voice Behind the Hood. Young people call for an end to negative
representation », 2006, 52 p.
3. Les TI contribuent à la prospérité
économique, à l'innovation et à la productivité des entreprises
Les technologies de l’information ont constitué - et demeurent
toujours - un moteur de développement de l’économie mondiale.
C’est ce que démontrent les chercheurs Robert D. Atkinson et Andrew
McKay de l’Information Technology and Innovation Foundation dans Digital
prosperity : understanding the economic benefits of the information technology
revolution. Dans ce rapport publié en mars dernier, les auteurs
présentent également une synthèse des études et
des enquêtes qui confirment l’impact de l’adoption des TI
par une entreprise sur sa productivité et son degré d’innovation.
Les travaux répertoriés
par les chercheurs illustrent clairement que, sans l’apport des TI, l’économie
mondiale ne serait pas demeurée aussi forte au cours des 10 dernières
années. Selon les études recensées, un plus grand investissement
en TI entraîne des gains de productivité. À titre d’exemple,
ils réfèrent à Daveri (2003) qui indique que plus de 70
% des gains de productivité dans le secteur manufacturier dans la seconde
moitié des années 90 se seraient produits dans les entreprises
qui avaient davantage adopté les TI. Le rapport offre un bilan complet
des bénéfices des TI pour l’économie. Études
à l’appui, les chercheurs démontrent aussi les impacts des
TI sur l’entreprise.
D’une part,
parmi les impacts directs des TI sur la productivité
des entreprises, ils relèvent qu’elles rendent la main-d’œuvre
plus performante : les employés peuvent réaliser plus de tâches
à la fois et ils peuvent se concentrer sur des tâches à
valeur ajoutée. En outre, les TI permettent d’éliminer les
tâches redondantes et routinières et de réaliser ainsi des
économies. Enfin, elles améliorent les opérations internes,
en réduisant les processus inutiles. Les TI permettent également
aux entreprises de restructurer leur chaîne d’approvisionnement
et d’améliorer les « libres-services ». Par ailleurs,
les auteurs référent à une étude de Baldwin, Sabourin
et Smith (2004) qui conclut que les TI ont permis d’accroître la
productivité des employés dans les industries canadiennes qui
les ont intégrées. Toutefois, Atkinson et McKay font remarquer
que les entreprises canadiennes accusent un certain retard par rapport aux entreprises
américaines. Celui-ci s’expliquerait par un investissement dans
les TI par travailleur deux fois moins important au Canada qu’aux États-Unis
(OCDE, 2005).
D’autre part,
de façon indirecte, l’adoption des TI amène
selon eux des gains de productivité globaux, en plus de permettre aux
entreprises d’aborder de nouveaux marchés et d’améliorer
leurs processus de décisions internes.
Enfin, selon les
auteurs et des recherches qui le confirment, les TI sont bénéfiques
pour l’innovation dans les entreprises en offrant aux chercheurs de puissants
outils de création et d’analyse à prix abordables, en permettant
aux PME de s’offrir de la RD à coûts moindres et en donnant
aux usagers un plus grand rôle à jouer dans l’innovation
des produits et services.
En guise de conclusion,
mentionnons que les chercheurs suggèrent quelques politiques publiques
visant à favoriser la prospérité économique par l’apport
des TI. Atkinson et McKay recommandent notamment que :
- la contribution des TI au développement économique soit explicitement
reconnue dans les politiques économiques;
- les gouvernements encouragent davantage l’innovation en TI et la transformation
de secteurs économiques par leur adoption, en offrant entre autres un
support financier aux entreprises qui intègrent des technologies émergentes
et en finançant davantage de recherche dans le domaine;
- les décideurs publics supportent les investissements des entreprises
dans des technologies émergentes par des avantages fiscaux;
- les instances publiques favorisent l’inclusion numérique et
l’adoption des technologies par toutes les entreprises;
- et enfin, que les décideurs s’assurent que des politiques ne
nuisent pas à l’adoption des TI par les entreprises.
Rédactrice : Isabelle Vachon, chargée de projet et coordonnatrice du bureau de l’Abitibi-Témiscamingue,
CEFRIO
Atkinson, Robert
D., et Andrew McKay (2007). Digital
prosperity : understanding the economic benefits of the information technology
revolution, The Information Technology and Innovation Foundation, mars,
69 p.
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