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Bulletin du 8 avril 2005
Bulletin du 22 avril 2005
Bulletin
du 22 avril 2005
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Dans cette édition
:
1. Nouveaux enjeux du gouvernement
en ligne
2. L’hôpital numérique : à votre santé!
3. La place de la radio satellite et de la baladodiffusion en 2010
1. Nouveaux enjeux du gouvernement
en ligne - Maintenant que plusieurs services publics sont offerts
en ligne, quels nouveaux défis attendent les gouvernements? Des écrits
publiés par les experts de la question, on peut dégager six grands
enjeux qui tiendront en haleine les gouvernements au cours des prochaines années.
1. Marketing
des services en ligne : En février 2005, selon notre enquête
NETendances¹ , 65,3 % des adultes québécois surfaient régulièrement
sur la toile. Il s’agit d’une augmentation fulgurante depuis février
2002, alors que ce taux se fixait à 56,4 %. Malgré ce gain majeur
d’internautes et l’éventail de services publics maintenant
offerts en ligne, la proportion de Québécois qui consultent mensuellement
des sites gouvernementaux est demeurée sensiblement la même au
cours de la même période, soit de 30 % pour les sites du gouvernement
du Québec et d’environ 22 % pour le gouvernement fédéral.
Promouvoir les services mis en ligne constituera donc un des défis majeurs
des divers paliers de gouvernements.
2. Donner
confiance dans Internet et dans le gouvernement : Usurpation d’identité,
vol de données, transmissions de renseignements personnels non autorisées
et fraudes informatiques s’avèrent autant de risques que craignent
les citoyens qui transigent avec le gouvernement par voie électronique.
Pour les rassurer, les gouvernements devront d’abord instaurer les systèmes
informatiques les plus sécuritaires, mais également encadrer la
transmission de renseignements et protéger la vie privée des citoyens
par des lois. Faire la promotion de la sécurité de ces transactions
devra aussi faire partie de l’agenda des gouvernements. Néanmoins,
le cadre législatif doit être adapté pour permettre certains
échanges sécuritaires de données. À titre d’exemple,
si elle est adoptée, la loi 83 autorisera l’échange de renseignements
de dossiers patients entre professionnels autorisés, et ce, en tout sécurité
et dans l’intérêt des citoyens.
3. Attester
de l’identité des citoyens : Identifier une personne de
manière irréfutable, voilà le rêve de bien des organisations
dont les services se fondent sur des données sensibles et confidentielles.
La recherche de moyens simples mais irréfutables d’authentifier
l’identité des citoyens a mené au développement d’une
panoplie de technologies comportant chacune ses avantages et inconvénients.
Parmi elles, on compte notamment les cartes électroniques, les authentifiants
numériques et les technologies biométriques. Parmi les techniques
biométriques les plus connues, notons la reconnaissance de l’empreinte
digitale ou l’analyse de l’ADN. Celles-ci sont utilisées
actuellement pour contrôler la circulation dans les bâtiments, pour
sécuriser davantage les cartes d’identité nationale et les
passeports, pour protéger l’accès à des dossiers
médicaux ou à des frontières. Grâce au progrès
dans ce domaine, nous pouvons croire qu’à moyen terme, des technologies
permettront d’authentifier l’identité des citoyens à
distance et de leur donner l'accès à des services gouvernementaux
en ligne. Déjà, des souris munies d’un capteur d’empreintes
digitales, la reconnaissance de la forme du visage à partir d'une image
de webcaméra ou encore l’analyse de la dynamique de frappe sur
clavier démontrent l’usage potentiel de la biométrie à
cette fin.
4. Développer
et intégrer les divers canaux de communication : Selon une étude
réalisée par IDC et le magazine Technology in Government portant
sur les priorités des gouvernements du Canada, intitulée Predictions
on the Canadian Government Sector in 2005, un enjeu important concerne l’intégration
des divers canaux de communication. Les demandes adressées par téléphone,
par la poste, au comptoir de service ou par Internet doivent être gérées
à travers un même système. Pour les participants de l’étude,
Internet représente un canal de communication parmi d’autres qu’il
faut développer et rendre disponibles.
5. Évaluer
des services en ligne et indicateurs de performance : Au cœur
des préoccupations des gouvernements canadiens, on trouve également
l’évaluation des travaux effectués au cours des dernières
années. En effet, l’intérêt des répondants
de l’enquête de Technology in Governement pour la définition
d’indicateurs clés de productivité a augmenté de
façon significative : 15 % des personnes interrogées ont jugé
qu’elle devait avoir la priorité, comparativement à 10 %
en 2003.
6. Développer
la participation citoyenne par les TI : Les gouvernements du Canada
et des États-Unis vivent une crise importante. La participation des citoyens
aux activités démocratiques connaît un déclin considérable
depuis les dernières années. En outre, les jeunes sont nombreux
à délaisser la politique, comme en témoigne la diminution
du taux de participation aux élections. Voilà que de nouvelles
technologies de la communication offrent un potentiel d’interaction avec
la population. Vote sur la réglementation, référendums
et élections, composition de jurys virtuels, consultation publique, accès
à davantage d’information et à l’historique des décisions
sont autant d’activités de la vie démocratique que les gouvernements
pourront mettre en ligne pour accroître la participation des citoyens.
La promotion des services
en ligne, l’élaboration de services publics multicanaux intégrés,
l'évaluation des services actuels, la sécurité de l’information
et le développement de la démocratie en ligne ont été
désignés comme les prochaines étapes à franchir
pour atteindre le but : une administration publique plus efficace, plus efficiente,
plus accessible et plus conviviale.
Note :
¹ Les résultats de l’enquête mensuelle NETendances
du CEFRIO sont disponibles en ligne.
Rédactrice :
Isabelle Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et veille stratégique,
CEFRIO.
Sources :
« Government
strategies 2005/06 Meta trends”, Meta Group, [en ligne], 2 mars 2005,
(page consultée le 22 avril 2005)
Coglianese, Cary.
The
Internet and Citizen Participation in Rulemaking, John F. Kennedy School
of Government, Harvard University, [en ligne], novembre 2004, 31 pages, (page
consultée le 22 avril 2005)
Gilpin, Mike ; Bartels,
Andrew Bartels ; Schwaber, Carey. « The top 10 new technologies for state
and local government Forrester Research”, Forrester, 21 juin 2004, 7 p.
Securiteinfo.com.
« La biométrie
», « Les technologies biométriques », [en ligne], 2004,
(page consultée le 22 avril 2005)
Sibley, Kathleen.
« Government
crafts strategies beyond e-service delivery », itbusiness.ca, [en
ligne], 17 mars 2005, (page consultée le 22 avril 2005)
2.
L’hôpital numérique : à votre santé! -
Au cours des dernières années, force est de le constater, le système
de santé s’est montré moins enthousiaste que d’autres
secteurs économiques à tirer profit des technologies de l’information.
Les hôpitaux ont ainsi souvent été critiqués pour
ne pas les avoir adoptées plus rapidement, plusieurs d’entre eux
ayant opté pour une position réactive, plutôt que proactive,
dans ce domaine. Or, bonne nouvelle, les choses commencent à changer.
Aux États-Unis par exemple, certains hôpitaux pionniers ont renversé
la vapeur et entrepris une transformation en profondeur grâce aux TI.
L’hôpital numérique est désormais à nos portes!
Mais encore, comment peut-on
définir cet établissement de l’avenir? Selon PriceWaterhouseCoopers,
les technologies sont au cœur même des processus de l’hôpital
numérique et représentent une composante fondamentale de sa stratégie
d’affaires. Grâce à leur utilisation innovante et à
leur appropriation par le personnel soignant, elles permettent à l’organisation
d’optimiser son potentiel et partant, d’offrir des soins de plus
grande qualité.
Bien que les exemples
d’hôpitaux totalement numériques demeurent toujours rares¹,
plusieurs établissements américains ont cependant réalisé
des pas étonnants dans leur appropriation des TI. Parmi ceux-ci, l’Hackensack
University Medical Center (N.-J.) fait certainement figure de proue. Depuis
1998, l’hôpital a en effet investi 72 millions $ US dans différents
projets impliquant les technologies, notamment dans :
- la mise en œuvre
d’un système électronique de prescription de médicaments;
- l’implantation d’un réseau d’échange d’imageries
médicales (système PACS pour picture archiving and communication
system) qui permet, entre autres, aux médecins d’examiner les radiographies
de leurs patients en ligne;
- l’installation d’écrans télé à plasma
dans les chambres des patients, écran leur permettant de rechercher de
l’information en ligne sur leur condition médicale;
- un surprenant « médecin électronique », un robot
que les médecins peuvent diriger depuis leur portable et grâce
auquel ils entrent en interaction à distance avec les patients, par l’intermédiaire
d’un système vidéo bidirectionnel.
Les résultats de
ces investissements massifs sont éloquents. Le taux de mortalité
des patients a diminué, tandis que la productivité des ressources
et la qualité des soins sont en hausse. Et malgré le fait que
les transformations soient encore récentes et que des obstacles demeurent
à surmonter, la direction de l’hôpital est tout à
fait convaincue que c’est grâce à ce passage au numérique
que l’établissement a pu se hisser en tête du palmarès
des hôpitaux du pays.
Le secret du succès
de l’Hackensack University Medical Center? Dans le cas du système
électronique de prescription de médicaments, le centre hospitalier
a passé de longues heures sur le design de l’application, de façon
à éviter d’emblée les pièges identifiés
dans une étude menée antérieurement sur le sujet. À
retenir donc : pour que les TI choisies fonctionnent adéquatement et
répondent à toutes les composantes de la routine du corps médical,
de nombreuses heures de travail sont nécessaires.
Les médecins eux-mêmes
constituent enfin l’un des principaux facteurs de succès des initiatives
de transformation par les TI mises de l’avant par les hôpitaux.
Si inciter ces praticiens à faire le saut vers le numérique est
parfois un défi en soi, une fois convaincus, ils deviennent par contre
des alliers cruciaux voire même, des champions du changement. Pour gagner
leur appui, une dernière recommandation : s’assurer que les TI
leur permettront de gagner du temps, seront faciles à utiliser et n’interféreront
pas dans leurs relations avec les patients.
Note :
¹Le concept d’hôpital numérique va en effet au-delà
de l’adoption de systèmes cliniques avancés et sous-tend
une intégration des TI aux technologies médicales comme par exemple,
les lits des patients, l’équipement chirurgical, les systèmes
de communication, etc.
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Sources : PriceWaterhouseCoopers, Reactive
to Adaptative : Transforming Hospitals with Digital Technology, mars 2005.
Timothy J. Mullaney
et Arlene Weintraub, « The
Digital Hospital », BusinessWeek Online, 28 mars 2005,
3.
La place de la radio satellite et de la baladodiffusion en 2010 -
À l’automne 2004, on apprenait que le roi des médias américains,
Howard Stern, avait signé un contrat totalisant 500 millions de dollars
U.S. avec la compagnie Sirius, un joueur important dans la radio satellite aux
États-Unis. Cet événement a par le fait même révélé
à plusieurs personnes l’existence de cette radio nouveau genre.
Et ce nouvel engouement n’est pas à la veille de s’estomper
puisqu’un récent rapport, The Future of Digital Audio, présenté
par Forrester Research Inc., prétend que la radio satellite et la baladodiffusion
connaîtront une forte croissance d’utilisation d’ici la fin
de cette décennie.
La radio satellite diffère
de la radio traditionnelle par le fait qu’elle reçoit les signaux
qui sont diffusés par satellites. Elle permet donc à l’auditeur
d’écouter la même émission peu importe où il
se trouve sans s’attarder aux contraintes relatives à la portée
de la station radio. Aux États-Unis, deux compagnies dominent le marché
de la radio satellite et, en échange de frais mensuels, offrent aux auditeurs
une panoplie de canaux de musique, de nouvelles, de sports, de divertissements,
de radios parlées, de circulation et de météo. Un récepteur
portable la rend accessible dans l’automobile, différents accessoires
permettent de l’écouter par sa chaîne stéréo
à la maison et les services sont aussi disponibles en ligne à
même son ordinateur.
À la fin de l’année
2004, la radio satellite comptait déjà 4,5 millions d’abonnés
aux États-Unis, une croissance de 150 % par rapport aux données
de 2003. Selon l’étude mentionnée précédemment,
le marché devrait croître constamment pour atteindre 20,1 millions
de foyers américains branchés à la radio satellite d’ici
la fin de la présente décennie. Avant que le marché ne
devienne saturé, les fournisseurs de radio satellite devront offrir différents
forfaits d’abonnements pour la rendre accessible à tous et non
seulement aux plus riches et ainsi intéresser 85 % des foyers américains.
Au Canada, la situation est tout autre. Le Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes (CRTC) a débuté,
en novembre dernier, les auditions pour l’application du premier service
de radio satellite canadien. Une décision devrait être rendue prochainement.
Un autre type de
radio gagne en popularité: la radio en ligne. En fait, sur Internet,
on retrouve de plus en plus de fichiers audionumériques de tous genres.
Il est même possible, pour un amateur de produire sa propre émission
de radio et de la rendre disponible sur la toile, c’est facile et peu
coûteux à réaliser. Les contenus sont variés et peuvent
être écoutés sur divers dispositifs. En effet, un mécanisme,
qui a d’abord été popularisé par les blogues, permet
de saisir les émissions de radio numérisées et tout autre
fichier audio recueillis sur la toile et de les transférer sur un baladeur
numérique personnel. En route vers la baladodiffusion ou podcasting.
Les utilisateurs conçoivent ainsi leur propre programmation selon leurs
propres intérêts. Comme plusieurs personnes ne peuvent écouter
leurs émissions favorites en temps réel, cette solution offre
à l’utilisateur la possibilité d’en prendre connaissance
quand il le veut et où il le veut. Selon les prévisions de l’étude
de Forrester, en 2010, 12,3 millions de ménages américains utiliseront
leur lecteur MP3 à des fins de baladodiffusion, ce qui représente
62 % des foyers. Dans les prochaines années, la radio en ligne continuera
de croître sur les portails comme AOL, Yahoo ! et MSN grâce à
l’ajout d’informations numériques et les stations radio,
quant à elles, déposeront plus fréquemment, sur leur site
Internet, des émissions d’abord diffusées sur les ondes
traditionnelles. Toujours selon l’étude, d’ici 2010, 30 %
des foyers américains et 50 % des ménages possédant la
large bande s’intéresseront à la radio en ligne.
Enfin, est-ce que
la baladodiffusion et la radio satellite feront disparaître la radio traditionnelle
? Probablement pas, mais selon certains analystes, la radio traditionnelle pourrait
connaître le même sort qu’a subi la radio AM suite à
l’arrivée des fréquences FM. Les stations de radio traditionnelle
ont donc intérêt à ne pas fermer les yeux sur les nouvelles
perspectives qui s’offrent à elles et à intégrer
une stratégie de baladodiffusion à leur offre de service.
Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes
et Veille stratégique, CEFRIO
Sources:
News Staff (2005)
« New Report forecast
growth of satellite radio and podcasting » [En ligne], Government
technology, 18 avril 2005, (Page consultée le 21 avril 2005)
Dumais, Michel
(2004) « Le podcasting, ou ses émissions préférées
sous le bras», Le Devoir, 18 octobre 2004, p.B7.
Bulletin
du 8 avril 2005
Version pour imprimer en
format PDF
Dans cette édition
:
1. Les réseaux privés virtuels (RPV) sont-ils vraiment
avantageux?
2. Internet au féminin… le fossé perdure
3. Les blogues et les entreprises font-ils bon ménage?
1.
Les réseaux privés virtuels (RPV) sont-ils vraiment avantageux?
- Les réseaux privés virtuels (RPV ou, en anglais,
VPN pour virtual private network), consistent à utiliser Internet comme
support sécurisé de transmission d’information au lieu d’un
réseau entièrement privé. Ils peuvent s’avérer
intéressants pour relier les entreprises comptant plusieurs établissements
ou tout simplement pour fournir aux télétravailleurs un accès
à distance aux systèmes de leur entreprise.
Selon un article de Jacob
Stoller publié en mars dernier dans CMA Management, les RPV sont un moyen
économique de remplacer les anciens réseaux de télécommunication
privés reliant les différents établissements d’une
même entreprise. Les données encryptées, donc inintelligibles
pour quiconque voudrait les intercepter durant le transfert, sont transmises
d’un point à l’autre par un tunnel, un chemin virtuel. Avec
cette utilisation, il est possible de réaliser de grandes économies
puisque les RPV utilisent le réseau Internet comme mode de transport
éliminant ainsi les frais élevés en télécommunications
associés aux réseaux privés. Certaines entreprises utilisent
un mélange des deux types de réseaux où les établissements
principaux continuent d’être branchés au système d’information
central par des réseaux privés alors que les plus petits s’y
connectent par un RPV.
Toutefois, l’auteur
apporte un bémol à tous ces aspects positifs des RPV. En effet,
citant Heath Freel, directeur de la technologie chez End-to-End Networks de
Markham, en Ontario, il mentionne que les entreprises doivent savoir que les
économies par rapport aux réseaux privés peuvent être
réduites en raison des coûts d’installation et de maintenance
engendrés par les RPV. Par ailleurs, l’article souligne que les
entreprises doivent évaluer correctement leurs besoins puisque certains
aspects garantis par les réseaux privés ne le sont pas par les
RPV. À titre d’exemple, dans le cas d’une liaison par trame
(type de réseau privé), l’entreprise de télécommunication
contrôle la bande passante, la sécurité, la disponibilité
et le rendement. Ce n’est pas le cas d’un RPV qui dépend
du lien à Internet de l’entreprise et de ses établissements.
Il suffit d’une panne chez son fournisseur de services Internet pour que
le RPV cesse de fonctionner et que les établissements perdent leur lien
avec l’entreprise.
Les RPV permettent aussi
aux employés d’accéder à distance à tout le
réseau de l’entreprise, à leurs données et à
leurs applications. Avec un tel système, il n’est dorénavant
plus nécessaire que chaque utilisateur à distance soit doté
d’une ligne individuelle de transmission de données. Il ne faut
pas plus qu’un accès à Internet ce qui élimine certains
frais mensuels. Les utilisateurs de portables sont donc en mesure de travailler
à différents endroits à la seule condition qu’il
y ait un accès Internet. Évidemment, l’accès à
haute vitesse garantit un meilleur rendement du RPV.
Si le fait que les travailleurs
aient accès à distance au réseau de l’entreprise
est certainement un grand avantage, il n’en reste pas moins que l’usage
de cette technologie comporte certains risques en matière de sécurité.
Ce réseau, relié aux ordinateurs domestiques par RPV, s’expose
ainsi davantage aux virus et aux intrusions diverses. Alors, il est important
que les employés soient sensibilisés à protéger
efficacement leur poste de travail. Mises à jour régulières
de l’antivirus et installation d’un bon système pare-feu
sont donc tout à fait essentielles. Autre source potentielle d’intrusion,
le vol d’un appareil pouvant se brancher par RPV pourrait permettre à
un malfaiteur d’accéder au réseau de l’entreprise.
Pour éviter ceci, il est nécessaire que l’usager doive s’identifier
à chaque fois qu’il se branche à distance aux serveurs de
l’entreprise.
Bref, avec leurs qualités
et leurs défauts, les RPV constituent sans nul doute une alternative
intéressante aux coûteux réseaux privés. Par contre,
il ne s’agit pas d’une panacée applicable à toutes
les situations. Dans bon nombre de cas, les enjeux reliés à la
sécurité ou à la fiabilité du lien de communication
primeront sur les opportunités d’économies.
Rédactrice :
Sabrina Côté,
analyste en statistique, Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Source: Jacob Stoller
(2005) « Gagner
du temps et économiser grâce aux RPV » [En ligne], CMA
Management, mars 2005, (Page consultée le 5 avril 2005)
2.
Internet au féminin… le fossé perdure - Depuis
2000, la proportion de femmes qui utilisent Internet sur une base régulière
a crû de façon importante au Québec, passant de 33,7 % en
2000 à 53,1 % en 2004. Mais cette augmentation n’aura pas suffi
à combler le fossé qui les sépare des hommes. À
preuve, l’écart entre les hommes et les femmes, qui atteignait
12,5 points en 2000, se chiffre maintenant à 11,5 points. Que font les
femmes sur Internet? Pourquoi le fossé numérique entre les hommes
et les femmes persiste? Dans un dossier spécial, intitulé Les
Québécoises et Internet¹, le CEFRIO s’est penché
sur le sujet et a tenté d’y apporter un éclairage.
Transaction
en ligne
Une hausse fulgurante
de la proportion d’adultes québécois effectuant des transactions
en ligne, que ce soit des achats, du magasinage ou des opérations bancaires
en ligne, a été observée depuis cinq ans. Malheureusement,
ces gains ont surtout été enregistrés auprès des
hommes. Ce phénomène a donc eu pour effet d’accentuer, au
cours des années, le fossé entre les Québécoises
et les Québécois dans ce type d’activité en ligne.
À titre d’exemple, malgré le fait que le pourcentage de
Québécoises qui transigent avec leur institution financière
par Internet ait doublé depuis 2001, l’écart entre les deux
sexes s’est considérablement accru, passant de 5,5 points en 2001
à 10 points en 2004. La même tendance s’observe en ce qui
a trait aux achats en ligne au cours du dernier mois et au magasinage sur Internet.
Outre le fait que
les femmes utilisent, en général, moins Internet que les hommes,
leur perception de la sécurité des transactions en ligne semble
aussi un facteur explicatif important de leur faible propension à effectuer
des transactions en ligne. En effet, les femmes demeurent plus craintives que
les hommes quant à la sécurité des transactions Web par
carte de crédit. Et la situation ne s’améliore pas avec
le temps, puisqu’un écart entre les deux sexes s’est creusé
depuis les cinq dernières années.
Divertissement
sur Internet
Les distinctions
notables qui se posent et même qui s’accentuent entre hommes et
femmes sur les plans de l’usage régulier d’Internet et pour
les transactions en ligne se répètent dans le domaine du loisir.
Seul loisir sur Internet où les femmes gagnent du terrain : la communication
par courriel. En fait, on constate une augmentation constante de l’usage
du courriel chez les deux sexes depuis les cinq dernières années.
Ce gain a, par ailleurs, été plus important chez les femmes (14
points) que chez les hommes (12,7 points). En 2004, 49,8 % des femmes et 56,9
% des hommes utilisent le courriel. La différence entre les deux sexes
s’amenuise également sur le fait de posséder une adresse
de courriel, passée de 7,5 points en 2003 à 5,7 points en 2004.
Interrogées sur la question, 54,8 % des Québécoises ont
indiqué détenir une adresse personnelle de courrier électronique
en 2004.
Langue
d’usage sur Internet
La langue que les
Québécoises utilisent pour naviguer sur le Web les caractérise
aussi dans leur usage d’Internet. En 2004, une plus grande proportion
de femmes (59,5 %) que d’hommes (52,0 %) surfent avant tout sur des sites
uniquement francophones. Le pourcentage de femmes et d’hommes internautes
affirmant naviguer en français a considérablement augmenté
entre 2001 et 2004, soit d’environ 11 points. Il s’agit en fait
d’une transition de l’anglais au français, l’anglais
ayant perdu un nombre similaire de points au cours de la même période.
Différent
profil, différente utilisation
Est-ce que la situation
socio-économique des femmes influence leur faible taux d’utilisation
d’Internet comparativement aux hommes? L’analyse statistique plus
approfondie des résultats de NETendances entre 2001 et 2004 laisse croire
que oui. Si les femmes utilisent moins Internet que les hommes, et ce, depuis
cinq ans, il appert que cet écart varie selon l’âge, le revenu,
le degré de scolarité, le fait d’avoir un enfant et la région
où les femmes habitent. Le retard dans l’utilisation d’Internet
se situe surtout chez les femmes de 55 ans et plus, sans enfant, ayant réalisé
des études secondaires ou collégiales et dont le ménage
possède un revenu annuel brut de moins de 20 000 $. Notons qu’une
grande distance se dessine entre les générations de Québécoises.
Ainsi, alors qu’un fossé énorme existe entre hommes et femmes
de 55 ans et plus (15,9 points), les jeunes femmes affichent un taux d’utilisation
d’Internet beaucoup plus près des jeunes hommes de leur âge
(3,9 points chez les 18-34 ans; 4,3 points chez les 35-54 ans)².
Pour en savoir
plus sur le sujet, procurez vous le rapport complet Les
Québécoises et Internet.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil, Direction des enquêtes et de la veille
stratégique, CEFRIO
Source :Isabelle
Vachon, CEFRIO, Léger Marketing. NETendances 2004 : Les Québécoises
et Internet, février 2005, 43 pages.
Procurez vous le fascicule en format PDF ou papier en le commandant sur
le site du CEFRIO.
Notes :
¹ Notes méthodologiques - Dans le cadre du sondage omnibus de Léger
Marketing, l’enquête NETendances a interrogé au téléphone
plus de 12 000 répondants adultes au cours de 2004, à raison d’environ
1000 Québécois par mois. Chaque mois, le taux de réponse
à l’enquête s’est avéré supérieur
à 60 %. Les résultats sont pondérés selon le sexe,
la langue et la région de résidence des répondants de façon
à en assurer la représentativité. De façon générale,
les résultats mensuels globaux sont affectés d’une marge
d’erreur maximale de l’ordre de 3,8 % alors que les résultats
portant sur les pratiques des internautes comportent une marge de l’ordre
de 5,5 %. Dans le rapport Les Québécoises et Internet, la majeure
partie des données porte sur l’année 2004. Par contre, certaines
données présentées réfèrent à la période
de 24 mois du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2004. On devrait les citer
de la façon suivante : « En 2003-2004, le taux moyen d’utilisation
d’Internet chez les femmes âgées entre 18 et 34 ans se situait
à 73,8 %. »
² La dernière
enquête NetAdos a, par ailleurs, révélé qu’il
n’y a pratiquement aucune différence entre l’usage hebdomadaire
des garçons et des filles âgés de 12 à 17 ans. En
mars 2004, 87,9 % des garçons contre 89,4 % des filles avaient utilisé
Internet au cours de la semaine précédant le sondage. D’autres
variables, telles que la langue maternelle et l’occupation principale,
ont peu ou pas d’effet sur la différence entre les deux sexes en
ce qui a trait à l’utilisation d’Internet. La marge d’erreur
de l’étude ne permet cependant pas de conclure à une réelle
avance des filles dans cette tranche d’âge.
3.
Les blogues et les entreprises font-ils bon ménage? -
Les blogues ont bonne presse ces temps-ci. Qui n’a pas entendu parler
du « fameux » carnet Web américain qui a dévoilé
les témoignages de la Commission Gomery pour lesquels il y avait un interdit
de publication? Toutefois, si le blogue a le pouvoir d’influencer le cours
de la justice ou de répandre de fausses rumeurs, il comporte de nombreux
avantages, tant pour les individus qui ont l’opportunité de s’exprimer
librement, que pour les entreprises qui peuvent s’abreuver à cette
source riche d’information sur leur clientèle. Le carnet Web est
un phénomène en expansion. Selon certaines estimations, d’ici
la fin de 2005, approximativement 10 millions de blogues américains et
34 millions de blogues provenant de partout dans le monde seront accessibles
dans la blogosphère. Les entreprises ainsi que les spécialistes
de la communication et du marketing ont donc intérêt à mieux
les connaître et à les utiliser efficacement afin de profiter de
toutes leurs possibilités.
Selon Pam Talbot,
président de la firme de relations publiques Edelman, nous venons d’entrer
dans une ère de personnalisation de masse. D’un côté,
les consommateurs s’attendent de plus en plus à ce que leurs marques
de commerce ou leurs entreprises favorites s’impliquent et emboîtent
le pas. D’un autre côté, les sociétés méconnaissent
le phénomène et ignorent les avantages qu’elles pourraient
en tirer. À cet effet, les blogues représentent un excellent outil
de communication et de marketing. Voici quelques exemples des avantages qu’ils
procurent. Les carnets Web :
- représentent une nouvelle source d’information pour les études
de marché;
- permettent de connaître le point de vue d’un groupe de gens partageant
le même intérêt;
- fournissent l’occasion de lancer une nouvelle publicité et de
mesurer son efficacité;
- encouragent la mercatique relationnelle;
- permettent aux employés de s’exprimer, de rétablir la
vérité, de prodiguer des conseils, de défendre leur employeur;
- accroissent la visibilité et parfois même la réputation
d’une organisation qui publie un blogue ou qui participe dans différents
carnets Web.
Cependant, avant
de s’embarquer dans une telle aventure, il est important d’en étudier
les tenants et aboutissants. Il faut pousser la réflexion au-delà
des simples questions comme : devons-nous publier un blogue?, quel type de blogue?
et à quoi servira-t-il? Il s’agit, en fait, d’établir
la base d’une nouvelle stratégie de communication. Voici donc quelques
questions pertinentes à analyser :
- Êtes-vous prêt à engager un dialogue avec votre clientèle?;
- Pensez-vous établir une politique concernant les blogues?;
- Effectuerez-vous des activités de veille pour être au courant
des discussions et des commentaires véhiculés à votre sujet?
Qui s’occupera de les répertorier? À qui seront-ils transmis?;
- Que ferez-vous des commentaires négatifs?;
- Développerez-vous une stratégie de présentation pour
les lancements de nouveaux produits ou les annonces d’événements
aux blogueurs?;
- Déterminerez-vous le format ou certains éléments visuels
afin que le cybercarnet soit adapté à votre site Web?;
- Êtes-vous prêt à plonger dans la blogosphère avec
toute l’honnêteté, la franchise et l’humour possibles?
Si vous ne pouvez « dépasser » les niveaux marketing et défensif
des messages, alors, le blogue n’est pas pour vous.
Si, par contre,
vous jugez que le carnet Web est un outil intéressant, voici quelques
trucs à faire… :
- Annoncer sur des blogues clés, s’il est pertinent de le faire;
- Établir une relation bidirectionnelle avec les blogueurs en fournissant
du contenu, des explications ou une rétroaction;
- Rédiger des commentaires brefs, succincts et appropriés;
- Dire la vérité;
… et à ne pas faire :
- S’engager dans une discussion orageuse, spécialement si le blogue
contient de l’information négative à votre endroit. Répondre
afin de rétablir la vérité et publier la réponse
sur le site Internet de votre entreprise;
- Être anonyme ou prétendre être quelqu’un d’autre;
- Répandre des critiques non fondées;
- Écrire une réponse déguisée en un message publicitaire.
Lorsque vous répondez à une demande, identifiez-vous, offrez de
l’aide et transmettez l’URL de votre site Web, de la section des
questions répétitives (FAQ) ou celle d’autres ressources.
Enfin, une récente
enquête réalisée par Edelman a permis d’observer un
transfert graduel de la confiance des Américains vers l’opinion
du « citoyen ordinaire » par rapport à celle du spécialiste
ou de la figure d’autorité. La « personne moyenne »
préfère s’engager dans des discussions plutôt que
de recevoir de l’information digérée. Cela explique sûrement
- en partie du moins - l’émergence du blogue et l’engouement
qu’il suscite. Alors, ne manquez pas le bateau et… suivez le courant!
Pour plus de renseignements,
je vous suggère de consulter le rapport mentionné en source.
Rédactrice : Isabelle
Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
Edelman, et Intelliseek (2005). Edelman, Intelliseek
co-publish first-of-a-kind report on the impact of blogs [Communiqué
de presse, en ligne], 4 avril. (Page consultée le 7 avril 2005)
Edelman, et Intelliseek
(2005). Trust
media : how real people are finally being heard [En ligne], 22 p. (Page
consultée le 7 avril 2005)
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