Bulletin du 28 avril 2000
Bulletin du 20 avril 2000
Bulletin du 14 avril 2000
Bulletin du 7 avril 2000
Bulletin du 28 avril 2000
- La tournée Québeclic : pour que les dirigeants de PME cliquent
enfin!
- L'utilisation d'informations personnelles inquiète les
internautes
- Des changements recommandés pour attirer plus de filles en
informatique
- Entrée en vigueur d'une loi pour protéger la vie privée des
enfants
- Analyse des répercussions de l'Internet dans l'industrie du
voyage
- LA TOURNÉE QUÉBECLIC: POUR QUE LES DIRIGEANTS DE PME CLIQUENT
ENFIN! - Faisant suite aux mesures annoncées en mars dernier
pour favoriser l'adoption des affaires électroniques par les
entreprises québécoises, le gouvernement du Québec a lancé ce
27 avril la tournée Québeclic, qui vise à sensibiliser les
dirigeants de PME québécoises à l'urgence de prendre le virage
du commerce électronique. Élaborée par le CEFRIO avec le
concours du ministère de l'Industrie et du Commerce, du
Secrétariat du Conseil du trésor, de l'Institut du commerce
électronique, de la Chambre de commerce du Québec et de l'Ordre
des comptables agréés du Québec, la tournée Québeclic
s'amorcera au début du mois de mai pour prendre fin en octobre.
Quelque vingt conférences auront lieu à travers le territoire
québécois, au cours desquelles les grands donneurs d'ordres et
les PME branchées viendront témoigner des changements effectués
au sein de leurs entreprises conséquemment à l'adoption du
commerce électronique.
Source: communiqué de presse du CEFRIO, 27 avril 2000.
Note: on trouve le calendrier de la tournée ainsi que des
informations complémentaires à l'adresse suivante:
http://www.autoroute.gouv.qc.ca/quebeclic/.
- L'UTILISATION D'INFORMATIONS PERSONNELLES INQUIÈTE LES
INTERNAUTES - Selon une étude menée en 1999 auprès de plus de
1 500 internautes américains par la firme Cyber Dialogue, les
consommateurs en ligne ne sont pas opposés à révéler des
informations personnelles; ils s'inquiètent plutôt de la
manière dont elles seront utilisées par les compagnies. Les
faits saillants de l'étude révèlent que 69% des internautes ont
signé inconsciemment des listes de distribution de courriels et
que plus de 40% ne savent pas ou ne comprennent pas ce que sont
les cookies. De plus, plus de 80% des internautes seraient
disposés à fournir des informations personnelles dont leur nom,
âge, degré de scolarité et passe-temps, en échange d'un contenu
personnalisé. Même si près de 30% des internautes estiment
qu'un site partageant leurs informations personnelles avec
d'autres sites vise à mieux interagir avec eux, notent les
auteurs de l'étude, les compagnies ne devraient pas prendre
pour acquis que cela les autorise à se servir de ces
informations comme bon leur semble. La fidélité des
consommateurs peut avoir un lourd prix à payer pour les
compagnies qui brisent ce lien de confiance: il peut en effet
en résulter une perte substantielle de revenus. L'étude révèle
par ailleurs que 46% des internautes ont accepté tous les
cookies proposés dans leur fureteur en 1999, soit une fois et
demie de plus qu'en 1997. Cyber Dialogue a découvert que 50% ou
plus des internautes sont d'accord pour que les sites Web
partagent l'information, tel que les réponses à des promotions
et l'identité des annonces cliquées, aussi longtemps que ces
données permettent de personnaliser le contenu. Toutefois, 49%
des internautes considèrent comme un violation de leur vie
privée le fait qu'un site partage directement cette information
avec d'autres sites. L'étude de Cyber Dialogue a fait les
autres constatations suivantes:
-Plus de 95% des internautes ont déjà reçu du courriel non
sollicité
-74% des internautes qui ont reçu du courriel non sollicité ont
pris des mesures pour faire retirer leur nom des listes
d'envois
-21% des internautes ne sont pas certains que leurs fureteurs
soient en mesure de contrer des cookies
-71% des internautes personnalisent un site Web afin de
recevoir du contenu plus pertinent, tel que la météo, les
listes de films et les événements communautaires locaux.
Source: Communiqué de presse de Cyber Dialogue, 20 avril 2000
Le rapport complet de cette étude peut être téléchargé sur le
site www.cyberdialogue.com
- DES CHANGEMENTS RECOMMANDÉS POUR ATTIRER PLUS DE FILLES EN
INFORMATIQUE - Le nouveau rapport "Tech-Savvy: Educating Girls
in the New Computer Age", publié par l'American Association of
University Women Educational Foundation, recommande de changer
la façon d'utiliser, d'appliquer et d'enseigner les
technologies de l'information (TI) en classe aux États-Unis
afin d'intéresser davantage la gente féminine au domaine.
Résultat de deux années de travaux de recherche, ce rapport
démontre clairement que les filles sont critiques face à la
culture informatique et non phobiques. Déplorant la violence et
le sexisme généralisé dans les jeux vidéo, par exemple, les
chercheurs considèrent que les filles n'ont pas à s'adapter à
la culture informatique actuelle mais plutôt que cette dernière
devrait se montrer plus accueillante envers elles. C'est ce qui
explique en grande partie l'écart encore très large qui
persiste dans les proportions des filles et des garçons en
informatique et en TI. Les filles représentent en effet 17% des
candidats novices en Science de l'informatique aux Etats-Unis
et moins d'un candidat sur dix à des études supérieures en
Science de l'informatique. Elles représentent maintenant
seulement 28% des gradués du baccalauréat en Science de
l'informatique, comparativement à 37% en 1984. D'autre part,
seulement 9% des diplômes de baccalauréat associés au génie
sont obtenus par des femmes. Conséquence: les femmes
constituent à peine 20% des professionnels en TI. Pour résoudre
les problèmes de sous-représentation des étudiantes en
informatique identifiés dans le rapport, les chercheurs
proposent certaines recommandations dont, entre autres:
-Adapter les logiciels de manière à supprimer les stéréotypes
sexistes et les références aux "bollés" de l'informatique
-Considérer les candidatures des filles et des femmes pour
combler la pénurie de main-d'œuvre en TI
-Donner aux enseignants suffisamment de préparation sur la
manière d'utiliser l'ordinateur comme outil de productivité
-Encourager les filles à devenir des conceptrices et non
seulement des utilisatrices des nouvelles technologies.
Source: AAUW Educational Foundation, 2000
Une version plein texte de cette étude est disponible sur le
site www.aauw.org/2000/techsavvybd.html
- ENTRÉE EN VIGUEUR D'UNE LOI POUR PROTÉGER LA VIE PRIVÉE DES
ENFANTS - Adoptée en 1998, la loi américaine " Children's
Online Privacy Protection Act " ou COPPA est entrée en vigueur
le 21 avril dernier. Visant à protéger la vie privée des
enfants sur Internet, COPPA exige des sites Web qu'ils
dévoilent au grand jour le type d'information qu'ils
recueillent auprès des enfants de 13 ans et moins, la façon
dont ils se servent de cette information et le fait qu'ils la
partagent ou non avec une tierce partie. Mais, surtout, la loi
requiert que les sites Web obtiennent un consentement des
parents " vérifiable " avant de récolter de l'information
personnelle auprès des enfants. Le coût de la conformité à la
loi s'avère très élevé pour certains sites, pouvant représenter
entre 50 000 $ et 100 000 $ (US). À cela s'ajoute également le
coût de la certification du site par une tierce partie.
Source: ZDNet News, 24 avril 2000
- ANALYSE DES RÉPERCUSSIONS DE L'INTERNET SUR L'INDUSTRIE DU
VOYAGE - Dans un rapport récent, des spécialistes de la firme
américaine Bear Stearns analysent les répercussions de
l'Internet sur l'industrie du voyage. Ils constatent qu'il
existe un fort potentiel de croissance pour l'industrie du
voyage dans Internet, mais ils soulèvent aussi quelques
hypothèses quant à savoir qui en profitera et qui en fera les
frais. Selon les analystes de Bear Stearns, environ 25% des
agents de voyages pourraient éventuellement perdre leur emploi
avec l'expansion d'Internet. Une recherche de l'industrie
confirme d'ailleurs qu'environ 1 800 agences de voyages
américaines se sont retirées des affaires en 1999, en partie en
raison de leur incapacité à générer des revenus. La solution?
La firme Bear Stearns recommande aux agents de se trouver des
niches spécialisées et de se concentrer sur les services à la
clientèle. Le rapport prédit d'autre part que seuls 20% des
plus forts survivront parmi les quelque 1 000 sites dédiés au
voyage dans Internet. Et ce ne serait qu'une question de temps
avant que les sites faisant la promotion d'escomptes sur le Web
soient neutralisés par les compagnies aériennes qui vendent
maintenant des billets à bon marché à travers leurs propres
canaux de distribution. La plupart des compagnies aériennes et
des hôtels développent en outre des partenariats en formant des
consortiums pour tirer profit des occasions de distribution
dans Internet. Ce qui n'est pas sans remettre en question le
contrôle de l'approvisionnement et des prix pour un certain
nombre de concurrents dans le système. Le rapport propose
finalement quelques recommandations pour les compagnies qui
souhaitent réussir en ligne, des recommandations évidemment
propres au monde de l'Internet et de la nouvelle économie.
Source: Communiqué de presse de Bear Stearns, 17 avril 2000
Il est possible d'obtenir un exemplaire du rapport "Internet
Travel - Point, Click, Trip" en correspondant par courriel avec
Christina Conde à cconde@bear.com ou avec Russell Sherman à
RussellSherman@bear.com
Bulletin du 20 avril 2000
- L'avenir d'Internet en chine repose sur la technologie sans fil
- Le CRIQ lance une nouvelle zone de commerce électronique
interentreprises
- Première Stratégie québécoise de développement des affaires
électroniques
- L'AVENIR D'INTERNET EN CHINE REPOSE SUR LA TECHNOLOGIE SANS
FIL - Bien que le nombre d'internautes chinois ait quadruplé en
1999 pour atteindre 8,9 millions, le développement d'Internet est
confronté à une série de contraintes dans ce pays, dont le coût
élevé des ordinateurs qui représenterait l'équivalent du salaire
annuel moyen d'un citadin chinois. Une des solutions avancées
récemment par des participants à la conférence "Internet China
2000" à Pékin, consisterait à faire appel à la technologie WAP
(Wireless Application Protocol) en donnant accès à Internet par le
téléphone portable ou les mobiles de la nouvelle génération.
A la fin de 1998, on estimait que moins de 4% des foyers urbains
chinois possédaient un ordinateur alors que les ventes de
téléphones portables exploisaient pour atteindre, un an plus tard,
40 millions d'abonnés. Et ce n'est pas fini puisqu'on s'attend à
ce qu'il y ait environ 60 millions de ces appareils en circulation
d'ici la fin de l'an 2000, chiffre qui pourrait atteindre 100
millions en 2001 et 250 millions en 2004, selon des estimations
chinoises. Même si le WAP n'en est encore qu'à ses premiers
balbutiements en Chine, de nombreuses sociétés de branchement à
Internet auraient entrepris de s'intéresser à ce marché des plus
prometteurs. De l'avis de certains spécialistes en communication,
l'Internet mobile s'avère être un concept révolutionnaire beaucoup
plus pratique pour le consommateur. Compte tenu des faibles
vitesses de transmission, les services WAP chinois se limitent en
ce moment à des nouvelles brèves, à la météo, au courriel et à
quelques activités de commerce électronique. Mais avec l'arrivée
de la nouvelle technologie GPRS (General Packet for Radio
Services), prévue pour la fin de l'an 2000, il deviendrait
également possible de transmettre des images ou même des vidéos.
Pour faciliter la lecture, les téléphones portables proposeront
des écrans agrandis ou des claviers amovibles. D'autres approches
font également l'objet de recherche comme l'utilisation de la
reconnaissance vocale ou de l'écriture manuscrite par l'appareil
pour contrer les difficultés de l'écriture chinoise. Quant au
commerce électronique, diverses solutions sont envisagées pour le
paiement, à défaut des cartes de crédit très peu répandues en
Chine, et qui consisteraient à utiliser la carte SIM contenue dans
les portables GMS, les cartes prépayées ou encore la facturation
par le biais de l'opérateur de télécom. Une chose est certaine,
les défis ne manquent pas pour les sociétés de la deuxième
génération d'Internet.
Source: La Presse (cahier A-26), 15 avril 2000
- LE CRIQ LANCE UNE NOUVELLE ZONE DE COMMERCE ÉLECTRONIQUE
INTERENTREPRISES - Le président-directeur général du Centre de
recherche industrielle du Québec (CRIQ), M. Serge Guérin, a
annoncé cette semaine le lancement officiel de la zone de commerce
électronique interentreprises iCRIQ. Cette nouvelle zone constitue
une version évoluée de la banque d'information industrielle et
technologique du CRIQ. Le site iCRIQ se veut le plus important
portail d'affaires et la banque d'information la plus exhaustive
en commerce électronique interentreprises au Québec. Elle donne un
accès direct à plus de 25 000 entreprises québécoises de toutes
tailles et oeuvrant dans tous les secteurs d'activité, ainsi qu'à
une information détaillée sur chacune d'elles. Et fait unique au
Québec, les entreprises figurant dans le site iCRIQ peuvent
également y vendre leurs produits et services en ligne par le
biais de catalogues électroniques. Selon l'organisme, le iCRIQ est
la seule banque dont l'information est validée suivant une
classification rigoureuse afin d'augmenter la performance de la
recherche. L'information qu'elle contient est saisie au moyen d'un
formulaire élaboré que le répondant de l'entreprise doit remplir
lui-même. Les données transmises sont ensuite validées, puis
indexées. M. Guérin a déclaré, lors du lancement, que "Le succès
d'iCRIQ repose sur une combinaison d'expertises de pointe
développées au CRIQ et d'une connaissance approfondie des milieux
industriels. Telle qu'elle est aujourd'hui, a-t-il dit, la zone
iCRIQ surpasse tous les autres sites référence du genre et nous
comptons enrichir la banque très rapidement, et ce, dès
septembre."
Source: Communiqué de presse du CRIQ, 17 avril 2000
Note: La zone de commerce électronique du CRIQ est à l'adresse
suivante: http://www.icriq.com/
- PREMIÈRE STRATÉGIE QUÉBÉCOISE DE DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES
ÉLECTRONIQUES - Le ministre délégué à l'Industrie et au Commerce,
M. Guy Julien, a dévoilé cette semaine la première Stratégie
québécoise de développement des affaires électroniques devant être
réalisée au cours des trois prochaines années. Cette stratégie a
pour but d'aider les entreprises à s'adapter au nouveau contexte
imposé par la révolution numérique et à saisir les occasions
d'affaires qui en découlent. Selon les plus récentes prévisions,
le marché des affaires électroniques au Canada sera multiplié par
16 d'ici 2003, passant de 5,3 millards de dollars (CAN) à 80,4
milliards, tandis que pour la même période, ce marché sera
multiplié par 19 aux États-Unis pour atteindre quelque 700
milliards de dollars (US). Pour rattraper rapidement le retard du
Québec dans ce secteur, le ministre a rappelé que le Québec compte
des atouts majeurs dans son jeu, tels que des coûts d'accès à
Internet parmi les plus bas au monde, des infrastructures en
télécommunications et en technologies de l'information de grande
qualité, une industrie du logiciel florissante et une main-d'œuvre
hautement qualifiée. La Stratégie élaborée par le ministère
québécois de l'Industrie et du Commerce (MIC) propose trois grands
axes d'intervention. Le premier axe consiste à accélérer le virage
des PME vers les affaires électroniques, de manière à faire passer
de 2 400 à 10 000 le nombre d'entreprises disposant d'un site Web
transactionnel d'ici trois ans. À cette fin, un nouveau crédit
d'impôt permettra aux PME d'obtenir un remboursement de 40% des
dépenses engagées pour la mise en place d'un site de commerce
électronique et ce, jusqu'à concurrence d'un montant maximum de
40 000 $. Le deuxième axe consiste à positionner les PME dans les
réseaux d'affaires électroniques, notamment par la création, d'ici
trois ans, de 15 centres d'affaires électroniques sectoriels ou
régionaux qui relieront les entreprises et les grands donneurs
d'ordres. La mise en place de telles plate-formes d'affaires
électroniques sera appuyée financièrement par le Fonds de
l'autoroute de l'information. Le troisième axe d'intervention
consistera finalement à accentuer le démarrage et le développement
d'entreprises vouées au commerce électronique. La stratégie veut
ainsi contribuer à faire de Montréal un vaste carrefour
international de commerce électronique digne des autres grandes
régions urbaines de l'Amérique du Nord. À cet effet, le
gouvernement du Québec compte doter la région de Montréal d'un
incubateur répondant aux exigences de ce type d'entreprises et
rendre plus accessible le capital de risque dédié aux affaires
électroniques.
Source: Communiqué de presse d'Industrie et Commerce, 18 avril 2000
Note: Le document présentant la stratégie du gouvernement du
Québec en développement des affaires électroniques peut être
téléchargé en format PDF à l'adresse suivante:
http://www.mic.gouv.qc.ca/communiques/2000-04-18-strategie.pdf
Bulletin du 14 avril 2000
- Le tiers des capitaux de risque investis dans les TI au Québec
- Les clients sont essentiels au succès du commerce
interentreprises
- Nouveau profil de l'industrie du multimédia au Canada
- Le Dow Jone lancera bientôt un indice pour la capacité de
transmission des réseaux de communication
- LE TIERS DES CAPITAUX DE RISQUE INVESTIS DANS LES TI AU
QUÉBEC - Selon une évaluation du ministère de l'Industrie et du
Commerce du Québec, les entreprises du secteur des technologies
de l'information (TI) ont reçu des investissements de près de
780 millions $ en capital de risque entre 1996 et 1999. En
excluant les subventions et les mesures fiscales
gouvernementales, cela représente le tiers des 2,2 milliards $
investis en capital de risque par les institutions financières
au cours de cette période au Québec. Seulement pour l'année
dernière, près de 300 millions $ ont ainsi été investis dans
les entreprises de TI. La soixantaine de sociétés de capital de
risque au Québec n'auraient cependant pas encore ouvert les
vannes du financement au niveau équivalant à la croissance de
la nouvelle économie. Mais elles ne devraient pas tarder à le
faire, estiment des spécialistes en capital de risque. Le Fonds
de solidarité des travailleurs du Québec de la FTQ a déjà
signifié qu'il compte doubler la valeur de son portefeuille
d'investissements dans les TI d'ici quatre ans, la faisant
ainsi passer de 70 à 150 millions $. La firme ontarienne
Macdonald & Associates estime qu'il y aurait plus de 1,3
milliard $ de capitaux de risque disponibles en ce moment au
Québec. Le tiers de ce montant devrait être accessible aux
entreprises oeuvrant dans les TI. À cela s'ajoutent d'autres
sources de financement comme les exemptions fiscales, le
financement traditionnel des institutions financières, le
financement public à la bourse et le financement privé.
Source: La Presse, 10 avril 2000
- LES CLIENTS SONT ESSENTIELS AU COMMERCE INTERENTREPRISES -
La récente dégringolade de la valeur des titres boursiers
spécialisés en commerce interentreprises (B2B) amène certains
experts à croire que le concept est devenu trop pompeux. Le B2B
reste cependant primordial, car il est appelé à se répandre et
à changer radicalement les modèles d'affaires dans tous les
secteurs d'activité. Il est important de réaliser qu'il n'y a
pas de B2B sans une clientèle à la base. Au lieu de penser en
matière de B2B ou de B2C (commerce électronique avec les
consommateurs), le chroniqueur et spécialiste en commerce
électronique, Don Tapscott, conseille de prendre du recul et de
considérer l'ensemble du tableau avec perspective, à savoir que
le B2B comme le B2C se fonde d'abord et avant tout sur la
clientèle. L'ensemble du processus de production, rappelle-t-
il, forme une séquence d'événements interreliés qui est initiée
seulement une fois que le client effectue un achat. Ça commence
et ça finit avec le client. Suivant le modus vivandi de
l'ancienne économie, les manufacturiers avaient l'habitude de
spéculer sur ce que voulait le marché. Ils lançaient à fond de
train les usines, remplissaient les canaux de distribution de
produits, puis ils attendaient que les clients achètent. Les
premiers produits se vendaient à fort prix, tandis que les
invendus étaient écoulés dans des soldes. Les rôles des
entreprises et des consommateurs sont fort différents dans la
nouvelle économie. Beaucoup plus informés, les consommateurs
participent au " desing " du produit qui les intéresse, et qui
sera ensuite fabriqué aussitôt que possible. Le résultat de
tout ça donne des clients plus satisfaits, des chaînes
d'approvisionnement moins lourdes et des entrepôts moins
encombrants, sans oublier les diminutions du gaspillage et des
coûts qui se reflètent par des prix plus bas. Bref, le nouveau
modèle d'affaires qui s'impose sur le Web démontre plus que
jamais l'importance de considérer une composante essentielle du
commerce pour croître et prospérer: le client.
Source: The National Post, 7 avril 2000
- NOUVEAU PROFIL DE L'INDUSTRIE DU MULTIMÉDIA AU CANADA -
Le ministère du Patrimoine canadien, Industrie Canada,
Développement des ressources humaines Canada et le ministère
des Affaires étrangères et du Commerce international viennent
de publier les résultats d'un sondage effectué auprès de
responsables dans le domaine du multimédia afin de tracer le
profil de cette industrie en rapide expansion. Les points
saillants de l'étude révèlent que les entreprises de
l'industrie tendent à se concentrer en Ontario (40%), au Québec
(28%) et en Colombie-Britannique (13%) et qu'environ 51%
d'entre elles comptent moins de dix employés. Côté financement,
l'étude estime que la moitié des recettes du secteur
proviennent de services corporatifs. D'autre part, un peu plus
de la moitié des entreprises en multimédia seraient déjà
rentables, bien que plusieurs éprouvent des difficultés à
établir un réseau de distribution dans les marchés au détail.
Un nombre croissant se tourne d'ailleurs vers la mise en marché
en ligne pour réaliser ou maintenir des taux de croissance plus
élevés. Enfin, l'étude dévoile que de nombreuses entreprises
ont prévu des plans d'embauche énergiques, malgré la pénurie de
main-d'œuvre spécialisée, et prévoient continuer à offrir de la
formation. Une majorité compte demander du financement au cours
des douze prochains mois afin de poursuivre leur développement.
Source: Strategis, Industrie Canada, 28 mars 2000
Note: l'étude complète peut être téléchargée gratuitement, en
format PDF, à l'adresse suivante:
http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/it05386f.html.
- LE DOW JONES LANCERA BIENTÔT UN INDICE POUR LES CAPACITÉS
DE TRANSMISSION DES RÉSEAUX DE COMMUNICATION - Le Dow Jones
projette lancer le 1er mai prochain un nouvel indice qui
permetta de suivre les fluctuations à la hausse et à la baisse
du prix de la " largeur de bande " des réseaux de
télécommunications. Cette mesure démontre que le jeune marché
du débit Internet a atteint la maturité de marchés bien établis
comme ceux du pétrole, du gaz ou même du porc et des céréales.
L'indice sera maintenu avec l'aide de la maison de change
RateXchange. Cette dernière est une des nombreuses compagnies
qui ont poussé pendant des années le concept de marché neutre
pour la " largeur de bande " des réseaux, où de grandes
compagnies de télécommunications pourraient acheter ou vendre
la capacité excédentaire de leurs réseaux. Ce marché s'est
considérablement développé au cours des dernières années avec
la venue de douzaines de nouvelles compagnies qui ont tapissé
les États-Unis et les océans de réseaux de données à haut
débit. Évidemment, cette offre supplémentaire a exercé une
pression à la baisse substantielle sur le prix de l'utilisation
des réseaux de communication. Les marchés pour la capacité de
transmission des réseaux pourront faire d'une pierre deux
coups. D'une part, ils faciliteront l'offre des transporteurs
tout en leur permettant de tirer profit d'une partie des
milliards de dollars d'investissements dans leurs réseaux.
D'autre part, ils permettront aux entreprises clientes d'avoir
accès aux réseaux de données à large bande plus rapidement
qu'avec le long processus actuel de négociation de contrats à
long terme. Il est à noter que l'indice du Dow Jones fournira
les prix de trois catégories de débit de données à longue
distance, ce qui permettra aux clients de surveiller le cours
des prix lorsqu'ils achètent un accès à des réseaux. Étant
donné que plus de transporteurs mettront dorénavant leurs
réseaux sur les marchés actifs, les investisseurs auront ainsi
le loisir de spéculer sur les prix futurs de la transmission de
données à haute capacité.
Source: CNET News.com, 10 avril 2000
Bulletin du 7 avril 2000
- Des agents intelligents à la rescousse des internautes
- La Suède projette offrir un accès à Internet à tous ses
habitants
- Un site commercial Internet pour fournisseurs et clients en
aérospatiale
- La vente d'assurance s'impose de plus en plus sur Internet
- DES AGENTS INTELLIGENTS À LA RESCOUSSE DES INTERNAUTES -
La somme colossale d'informations qui s'accumulent sur Internet,
surtout depuis la venue du commerce électronique, a provoqué
l'émergence d'une nouvelle technologie pour venir à la rescousse
des internautes: les agents intelligents. Cette solution permet
en effet de filtrer de vastes quantités d'informations pour
livrer aux usagers seulement celles qui leur sont pertinentes.
Les agents intelligents sont notamment utilisés avec efficacité
pour fouiller le Net et effectuer automatiquement une cueillette
de données suivant les critères personnels ou contextuels
établis par l'internaute. Plusieurs de ces agents intelligents
sont déjà en place pour appuyer le commerce électronique, en
particulier dans les secteurs des achats en ligne et des
enchères électroniques. Ils permettent entre autres aux
internautes acheteurs de comparer les prix d'un produit offert
chez plusieurs cybercommerçants. Certains fouillent plusieurs
sites pour trouver le produit recherché. Ils peuvent même
avertir un usager par courrier électronique lorsqu'il déniche
une bonne occasion. Jusqu'à présent, les agents intelligents
utilisés en commerce électronique prennent surtout la forme d'un
service de recherche multisites. Les prochaines générations
d'agents intelligents s'annoncent beaucoup plus sophistiquées en
permettant, par exemple, de représenter l'acheteur et le
vendeur. Les agents pourraient entièrement automatiser les
interactions entre vendeurs et consommateurs à partir de
critères satisfaisant les deux parties. Ceci serait
particulièrement intéressant pour le commerce électronique
interentreprises. Ainsi, l'agent d'un fabricant pourrait
accepter une commande de pièces de l'agent d'un fournisseur en
respectant une grille de coûts et des ratios pré-autorisés
d'augmentation des prix. Ce n'est là que le début des
possibilités qu'offrent les agents intelligents. La croissance
du commerce électronique et l'évolution de la bande passante
pourraient bien favoriser le développement de nouvelles
générations d'agents encore plus intelligents pour des
applications insoupçonnées.
Source: Les Affaires, 1er avril 2000
- LA SUÈDE PROJETTE OFFRIR UN ACCÈS À INTERNET À TOUS SES
HABITANTS - Le gouvernement suédois a annoncé un projet de
branchement à large bande à Internet pour aider les technologies
de l'information à pénétrer les régions les plus éloignées du
pays. La proposition gouvernementale prévoit l'injection de
quelque 20 milliards de dollars dans la construction d'un réseau
Internet à haute vitesse qui viendra concurrencer directement
les compagnies de télécommunication au pays. Environ la moitié
de la population de la Suède se branche déjà à Internet au moins
deux fois par semaine. Le projet du gouvernement veut assurer
que les régions rurales et nordiques aient aussi accès à des
réseaux à large bande. Toutes les compagnies de téléphone auront
accès au nouveau réseau gouvernemental. Il s'agirait d'un projet
unique en Europe occidentale. Visant à stimuler la demande pour
les TI, il devrait générer les bénéfices suivants: doter la
Suède d'utilisateurs "sophistiqués" d'Internet, puisque des
applications évoluées, exploitant la nouvelle largeur de bande
disponible, pourront voir le jour; inciter les fournisseurs de
connectivité à investir dans les technologies de pointe et ainsi
favoriser l'exportation de leurs services; créer un
environnement favorable au développement local de nouvelles
applications Internet évoluées.
Sources: Financial Times, 30 mars 2000 dans Edupage, 3 avril
2000 et The Toronto Star, 23 mars 2000
- UN SITE COMMERCIAL INTERNET POUR FOURNISSEURS ET CLIENTS EN
AÉROSPATIALE - La firme américaine spécialisée en B2B (Business-
to-Business), Commerce One, vient d'être mandatée pour créer un
site Web commercial pour faciliter les relations entre les
fournisseurs et les clients du secteur de l'aérospatiale. Ce
projet a été initié par les groupes Boeing, Lockheed Martin,
Raytheon et BAe, qui ont pris une participation dans une société
indépendante formée à cette fin. Les quatre groupes fondateurs
ont invité d'autres sociétés aérospatiales et des ministères de
la Défense à se joindre à cette plate-forme commerciale qui
devrait être opérationnelle à l'été 2000. Selon les
responsables, cette plate-forme optimisera les transactions en
toute sécurité entre les fournisseurs et les clients en
aérospatiale, notamment en réduisant considérablement leurs
coûts. Rappelons que le secteur de l'aérospatiale et de la
défense totalise un chiffre d'affaires de plus de 400 milliards
de dollars (US) par année à l'échelle mondiale. Il implique plus
de 37 000 fournisseurs dans le monde, des centaines de
compagnies aériennes et des dizaines de gouvernements.
Source: La Presse, 29 mars 2000
- LA VENTE D'ASSURANCE S'IMPOSE DE PLUS EN PLUS SUR INTERNET -
Selon certaines prévisions, la vente d'assurance individuelle en
ligne est appelée à connaître un essor fulgurant au cours des
prochaines années. Les experts s'attendent à ce qu'elle s'impose
en multipliant par huit sa part de marché d'ici 2003. C'est
encore et toujours la faible confiance des consommateurs envers
la sécurité des transactions en ligne qui a limité le
développement du marché de la vente d'assurance sur Internet, ou
à tout le moins a confiné cette dernière à un rôle de support
informationnel. Il lui faut donc d'abord établir la crédibilité
nécessaire pour arriver aux résultats escomptés et rivaliser
avec la vente directe au téléphone. La tendance actuelle serait
le magasinage des produits financiers sur le Net pour 50 % des
gens, avec à peine 2 % d'entre eux qui achètent leur assurance
en ligne. La combinaison optimale reste donc jusqu'à présent la
cueillette d'information sur les produits par Internet et la
conclusion de l'achat par téléphone. Plusieurs intervenants de
cette industrie sont d'avis que l'Internet constitue un
excellent canal libre-service où le client a la possibilité de
découvrir le produit qu'il recherche, faire lui-même son choix
sans pression extérieure et au moment qu'il juge opportun.
L'automatisation du processus d'achat d'une assurance répond
déjà bien aux produits ou aux opérations de convenance peu ou
pas complexes, standardisés. Le Net est également appelé à
couvrir l'ensemble du portefeuille des produits d'assurances, y
compris l'assurance-vie et l'assurance habitation. L'évolution
de la technologie permet progressivement de standardiser la
vente de produits même les plus complexes. Il est d'ores et déjà
prévisible que cette évolution suscitera une surabondance de
l'offre et l'arrivée de nouveaux concurrents. Divers
interlocuteurs de cette industrie reconnaissent que les
assureurs ont été peu nombreux à permettre les transactions en
ligne pour l'achat de leurs produits. Mais cela ne saurait
tarder, surtout si l'on considère que le choix se fait de plus
en plus sur le prix, la facilité d'acquisition, la rapidité des
règlements et la personnalisation de l'offre.
Source: Le Devoir, 1er avril 2000