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du bulletin SISTech : mars 2005
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Bulletin du 24 mars 2005
Bulletin du 11 mars 2005
Bulletin du 24 mars 2005
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format PDF
Dans cette édition
:
1. Payer ses achats du bout des doigts!
2. Le blogue entre à l’université!
3. Un ordinateur portable à 100 $ par enfant, rêve
ou réalité ?
1.
Payer ses achats du bout des doigts! - Bientôt, vous n’aurez
plus besoin de votre portefeuille ou de vos cartes de crédit pour payer
vos emplettes. L’empreinte de votre doigt suffira! Déjà
certains pays utilisent la technologie d’identification biométrique
pour des applications exigeant un haut niveau de sécurité, comme
le contrôle de l’accès physique à un lieu ou le contrôle
d’un accès virtuel. Toutefois, l’emploi de cette technologie
progresse et rejoint désormais un plus large public. Depuis peu de temps,
la biométrie est utilisée dans le secteur de la vente au détail,
pour le paiement des achats.
La biométrie
repose sur le principe de reconnaissance de caractéristiques physiques
d’une personne comme l’empreinte digitale, la forme de la main ou
du visage, l’iris, la rétine ou la voix. Le système biométrique
transforme ces éléments en une empreinte numérique unique,
permettant d’authentifier et d’identifier les individus. Nous abordons,
dans cet article, la reconnaissance des empreintes digitales.
Aux États-Unis,
le surpermarché Piggly Wiggly Carolina Co. Inc. est le premier détaillant
à avoir adopté un système de paiement biométrique
au sein de son réseau. L’entreprise, qui a opté pour le
système Pay By Touch, croyait ainsi attirer de nouveaux consommateurs.
Étonnamment, elle a constaté que ce sont les clients réguliers
qui l’utilisent davantage; leurs achats ont même augmenté
de 12 %.
À prime
abord, présenter une partie de son corps pour prouver son identité
et payer une facture peut sembler excessif ou donner l’impression d’une
surveillance et d’un contrôle extrêmes. Pourtant, la technologie
biométrique est plus simple et sécuritaire que bien des méthodes
de paiement. En plus de diminuer les risques de fraude et de vol d’identité,
le paiement biométrique élimine ou réduit :
- la nécessité d’apporter avec soi une carte de crédit,
une carte de débit ou un chéquier;
- les préoccupations et les opérations entourant une carte volée
ou perdue;
- la circulation des chèques qui divulguent nos coordonnées et
notre numéro de compte;
- les contorsions pour éviter qu’un étranger regarde par-dessus
notre épaule lorsqu’on tape le numéro d’identification
personnel (NIP).
Cependant, le consommateur
a-t-il lieu de s’inquiéter que son empreinte soit récupérée
et utilisée à ses dépens? En fait, le système enregistre
des points spécifiques de l’empreinte - et non l’empreinte
entière. Il effectue ensuite des calculs mathématiques qu’il
crypte et mémorise. Si quelqu’un parvenait à obtenir cette
information, il ne serait pas en mesure de recréer l’image exacte
de l’empreinte digitale.
Malgré cela,
la question de sécurité et de protection des renseignements personnels
demeure une préoccupation. Samir Nanavati, de l’International Biometric
Group, a travaillé sur la « Bioprivacy initiative » dont
le but était d’établir les meilleures pratiques en matière
de biométrie et de vie privée¹. Selon lui, la biométrie
comme telle ne constitue pas une menace à la vie privée car le
gabarit de l’empreinte digitale ne fournit pas de données sur la
personne. Un problème de confidentialité peut survenir lors d’un
croisement entre différentes bases de données et qu’un individu
est identifié comme étant deux personnes différentes. Cependant,
les empreintes ne peuvent pas mentir, il est alors facile de prouver son identité.
Un climat de confiance
doit tout de même s’installer entre le commerçant et le consommateur.
Le détaillant qui enregistre les informations biométriques de
ses clients doit - évidemment - les utiliser aux seules fins pour lesquelles
elles ont été recueillies. L’acheteur, pour sa part, a généralement
confiance en l’entreprise avec laquelle il transige puisqu’il a
l’habitude de fournir des renseignements beaucoup plus personnels. Finalement,
pour ceux qui développent une peur bleue que leur empreinte soit récupérée
à leur insu, il reste toujours la paire de gants!
¹International
Biometric Group. BioPrivacy
best practices
Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
« La
biométrie » [En ligne], Revues de Web, 24 mai 2004. (Page consultée
le 22 mars 2005)
Green, Donna (2005).
« Let fingers pay for shopping : biometric buying », Toronto star,
15 mars.
2.
Le blogue entre à l’université! - Qu’on
se le dise, le phénomène du blogue ou cybercarnet – est
en plein essor. Caractérisé par sa facilité de publication,
sa grande liberté éditoriale et sa capacité d'interaction
avec le lectorat, ce type de site Web constitue ainsi désormais une part
importante de la culture Internet américaine. Selon deux enquêtes
récemment conduites aux États-Unis, plus du quart des internautes
adultes de ce pays (27 %) consultent aujourd’hui de tels carnets
Web, ce qui représente, en nombre absolu, 32 millions d’Américains.
Les blogues paraissent en outre jouer un rôle de plus en plus important
dans le monde de l’éducation, comme support pédagogique
bien sûr, mais aussi en tant qu’outil de marketing!
Permettant, entre
autres, aux étudiants de s’exprimer, d’interagir entre eux
et de témoigner de leurs apprentissages, les carnets Web sont utilisés
en éducation de diverses façons. Ils supportent, par exemple,
la création d’espaces de collaboration destinés aux enseignants
et à leurs étudiants et peuvent agir en tant qu’outil de
gestion des connaissances. Les facultés et écoles de journalisme
sont d’ailleurs de grandes utilisatrices des blogues. Les étudiants
du domaine mettent ainsi à profit cet outil afin de concevoir des magazines
où chacun devient responsable de sa section. Le caractère interactif
du cybercarnet permettant aux lecteurs de commenter les contenus proposés,
les rédacteurs bénéficient rapidement de rétroactions
souvent enrichissantes.
Par ailleurs, d’autres
institutions d’enseignement, dont certaines universités américaines,
suivent une tendance qui croît en popularité en exploitant plutôt
le blogue comme complément aux autres outils marketing en place. Dans
le cadre de cette nouvelle stratégie d’attraction, des étudiants
de première année sont sollicités pour publier un journal
en ligne, accessible à partir de la page Web d’admission de l’institution.
Un appareil photo numérique leur est fourni et ils sont ainsi prêts
à partager leurs expériences. L’exercice poursuit l’objectif
de présenter la « vraie » vie sur le campus pour y attirer
d’éventuels étudiants. Pour ce faire, les journaux mettent
habituellement l’étudiant en scène à travers ses
activités quotidiennes, pas toujours roses, ce qui rend le projet encore
plus captivant pour l’auditoire. Certaines institutions imposent des sujets
à traiter, mais en tout temps l’auteur est responsable du contenu
qu’il publie. La maison d’enseignement accepte ainsi le risque de
n’avoir aucun droit de regard sur les contenus avant leur diffusion. Si
un excès survenait, elle pourrait par contre arrêter la transmission,
cette situation ne s’étant cependant encore jamais produite.
La principale difficulté
du procédé consiste à choisir les bons représentants
de la gent estudiantine, à la fois engagés et actifs sur le campus
et qui sauront plaire tant aux jeunes qu’à leurs parents…
ce qui, déjà, n’est pas rien! Jusqu’à présent
toutefois, le cybercarnet utilisé en tant qu’outil de promotion
atteint son objectif puisque grâce à lui, certaines institutions
en sont même parvenues à recruter de nouveaux candidats étrangers.
Rédactrices :
Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
Lisa Leigh Connors, « Diary
of a college freshman: now accessible online », The Christian Science
Monitor, 1er mars 2005, [En ligne], (Page consultée le 18 mars 2005)
Pew Internet &
American Life Project, The
state of blogging, janvier 2005, [En ligne], (Page consultée le 18
mars 2005
Teaching, Learning
& Technology Center, University of California, « Educational
Technology Update: Weblogs », janvier 2004, [En ligne], (Page consultée
le 18 mars 2005)
3. Un ordinateur portable à
100 $ par enfant, rêve ou réalité ? - Le
fossé numérique existant entre les utilisateurs et les non-utilisateurs
d’ordinateurs est à la veille d’être révolu.
En effet, une équipe de trois chercheurs du Massachusetts Institute of
Technology (MIT) ont exposé en janvier dernier lors du World Economic
Forum à Davos, en Suisse, leur projet de produire un ordinateur portable
à 100 $ ou moins destiné aux enfants du monde entier. Cet
outil de travail servirait autant à l’école qu’à
la maison, intéresserait les parents et constituerait à la fois
un lecteur DVD, un dispositif sonore et un outil d’entreposage de données.
Cette idée leur est venue lorsqu’ils ont pris connaissance des
résultats d’une firme de recherche en technologies, IDC, affirmant
qu’il était 131 fois plus probable de retrouver un ordinateur personnel
chez un ménage canadien qu’indonésien.
Une expérience
semblable s’est déjà déroulée dans le Maine
auprès de 34 000 élèves des sept et huitième
années avec des ordinateurs valant 300 $, mais le but ici est de
diminuer le coût de l’appareil pour qu’il soit accessible
aux écoles et communautés des régions moins favorisées.
Cette contrainte de prix est en fait le principal obstacle à surmonter
dans cette aventure. La solution envisagée est de créer une machine
simple, abordable, économique et robuste. Cette dernière caractéristique
est primordiale, car, en milieux éloignés de services techniques,
il faut éviter que ne surviennent des surtensions électriques,
des complications dues à la poussière, aux chutes et aux risques
d’Internet. Selon le MIT, la recette est, entre autres, de concevoir un
appareil comportant un écran de 12 pouces, alimenté par une pile
rechargeable manuellement, utilisant un système d’exploitation
gratuit (Linux), comprenant uniquement les programmes les plus utilisés,
possédant un port USB pour relier les dispositifs périphériques
et incluant un accès sans fil (Wi-Fi). De plus, il faut mettre de côté
l’idée de faire du profit, d’investir de l’argent sur
une stratégie de vente et d’accepter des commandes de moins d’un
million d’unités.
Au cours des derniers
mois, de nombreux collaborateurs se sont montrés intéressés
par le projet. Déjà, deux prototypes sont construits et une première
unité pourrait être disponible au milieu de la prochaine année
afin d’atteindre une production de 200 millions d’ordinateurs portables
d’ici 2007. D’ailleurs, des pourparlers sont entamés avec
la Chine et le Brésil en vue d’une commande de centaines de millions
d’appareils et la production pourrait se faire directement dans ces pays.
Du prix de vente, on s’attend à ce que 90 $ servent à
payer le matériel et le reste, les frais divers ou plus de 11 %
de marge de profit en fonction de la commande des différents gouvernements.
Finalement, bien
que ce projet semble être un acte de bienveillance, il est en fait une
approche visant à créer de nouveaux marchés de consommateurs
de technologies. Un collaborateur à ce programme espère que cette
initiative contribuera à informatiser près de 50 % de la
population mondiale d’ici 2015. Et qui sait, dans quelques années,
l’ordinateur portable sera peut-être aussi présent que le
téléphone cellulaire l’est en ce moment.
Rédactrice : Sabrina Côté, analyste en statistique, Enquêtes
et Veille stratégique, CEFRIO
Source: «MIT
team creating $ 100 laptops», eSchool
News staff and wire service reports, [En ligne], 14 mars 2005. (Page consultée
le 16 mars 2005)
Bulletin
du 11 mars 2005
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Dans cette édition
:
1. Évolution du rôle de la fonction des TI dans les
organisations : le défi des responsables des TI « nouvelle
vague »
2. Usage d’Internet dans les régions du Québec
: un aperçu de la situation
3. La messagerie instantanée : un outil avantageux pour
les entreprises?
1.
Évolution du rôle de la fonction des TI dans les organisations
: le défi des responsables des TI « nouvelle vague »
- Faire passer le rôle du département des technologies
de l’information (TI) de celui de « facilitateur » à
celui de « contributeur », voilà le pari que devront relever
les responsables des TI (CIO) en 2005. En effet, selon une étude réalisée
par Gartner Executive Programs (EXP) auprès de plus de 1 300 responsables
des TI, et ce dans 30 pays, le temps est maintenant venu de concentrer les efforts
pour faire participer activement la fonction TI au processus de croissance et
de recherche d’efficience des organisations.
Comment les TI
peuvent-elles contribuer à l’atteinte des objectifs organisationnels?
Par l’amélioration ainsi que l’intégration des processus
d’affaires d’une part et, d’autre part, par la pratique efficace
d’activités de veille (business intelligence). En d’autres
mots, la fonction TI doit offrir à l’organisation plus de valeur
ajoutée. De façon plus précise, les trois principaux défis
des responsables s’avèrent les suivants :
• Se faire-valoir
auprès de la direction. Premièrement, les responsables des TI
doivent accroître et stabiliser leur offre de services. Deuxièmement,
ils doivent démontrer clairement que ces services peuvent contribuer,
et contribuent, à la croissance de l’organisation et ce, dans
des termes compréhensibles par la direction.
• Gérer le manque de ressources humaines compétentes.
Plus de la majorité des responsables des TI ont indiqué avoir
à composer avec des ressources humaines dont le niveau de connaissances
est insuffisant pour remplir les cibles organisationnelles présentes
et, aussi, futures. Cette situation freine la réalisation des objectifs
mêmes de la fonction TI. De la difficulté à embaucher
du personnel qualifié s’en suit une augmentation de l’âge
moyen du bassin de ressources humaines.
• Gérer le rôle changeant des TI. L’évolution
du rôle de la fonction TI – c’est-à-dire, la transition
de fonction de support à celle de partie prenante aux processus d’affaires
– amènera des répercussions quant à la gouvernance
des TI, aux relations d’affaires, etc.
Les responsables
des TI seront personnellement mis à contribution dans le processus du
passage de facilitateur à contributeur. En effet, la transformation du
système d’information des organisations semble passer par la transformation
des responsables… eux-mêmes. Devenir un « nouveau »
responsable des TI implique de trouver le juste équilibre entre les différents
rôles associés à ce titre et aux responsabilités
qui lui sont inhérentes. Rapidement, voici les trois rôles que
les responsables des TI nouveaux genres ont à assumer :
1.
Cadre supérieur responsable de la gestion du système d’information
organisationnel.
2. Responsable des TI chargé du déploiement
et de l’application des technologies pour combler les besoins (problèmes
et défis) de l’organisation.
3. Membre du comité de la haute direction qui a besoin
de développer ses habilités personnelles, technologiques, de
gestion (leadership) et d’affaires.
Les technologies
elles-mêmes, on le sait, évoluent rapidement, mais voilà
que le rôle de la fonction TI et que le rôle même de son responsable
se transforment également. Force est d’admettre que les choses
bougent aux royaume des TI !
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources :
- Blosch, Marcus, Mark McDonald et Sandi Stevens (2005). Delivering
IT's Contribution : The 2005 CIO Agenda, Gartner Executive Programs, 14
janvier 2005, 7 p.
- Communiqué
de presse
2.
Usage d’Internet dans les régions du Québec : un aperçu
de la situation - En février 2005, le CEFRIO publiait
le cinquième bilan annuel de son enquête NETendances portant sur
l’usage d’Internet par la population québécoise. Cette
année encore, l’enquête s’est penchée sur les
tendances régionales en matière d’utilisation d’Internet.
En voici un aperçu.
L’utilisation
régulière d’Internet
Comme c’était
le cas lors de la précédente édition de l’enquête,
les régions urbaines de la province occupent toujours les premiers rangs.
Ainsi, si on observe le taux moyen d’utilisation d’Internet au cours
des 24 mois de 2003-2004, l’Île de Montréal affiche un taux
de 64,3 % comparativement à 55,8 % pour l’ensemble du
Québec. La région de Laval vient au second rang avec un taux moyen
d’utilisation de 61,2 %, suivie par la grande région de Québec
(région de la Capitale-nationale) qui présente un taux de 59,5 %.
Les conditions socio-économiques, généralement plus favorables
dans ces grands centres, combinées à la disponibilité de
l’accès à haute vitesse – tant dans les ménages
que dans les entreprises – expliquent ces bons résultats.
À l’autre
extrémité du peloton, se trouvent les régions de l’Est
du Québec. Si la Côte-Nord fait néanmoins bonne figure avec
un taux moyen d’usage d’Internet se situant à 48,1 %,
la situation est plutôt différente au Bas-Saint-Laurent (43,0 %)
ainsi qu’en Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (35,5 %). Dans ces
cas, outre le fait que l’accès à Internet soit parfois limité
sur certaines parties du territoire, on doit tenir compte des facteurs socio-économiques
pour expliquer ces faibles résultats. D’une part, selon les statistiques
de 2002 publiées par l’Institut de la statistique du Québec,
ces deux régions affichent les plus faibles revenus moyens disponibles
par habitant, environ 20 % inférieurs à la moyenne québécoise.
D’autre part, la région de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine
subit généralement un taux de chômage annuel moyen qui avoisine
les 20 %. Bref, pour de trop nombreux habitants de ces régions,
l’accès à Internet demeure un luxe qu’on ne peut simplement
pas s’offrir.
Mais peut-on vraiment
parler d’un luxe? Pas vraiment. En fait, considérons seulement
le dossier majeur de transition gouvernementale vers une administration et une
démocratie électroniques. Lorsque ce projet sera à terme,
les citoyens qui ne seront pas en mesure d’utiliser Internet pour recevoir
les services gouvernementaux en ligne ne profiteront tout simplement pas du
même niveau de service que la population branchée.
Bref, NETendances
révèle encore cette année la présence d’un
fossé numérique régional important et cette situation doit
demeurer une préoccupation pour les décideurs. Le succès
de l’initiative de gouvernement électronique passe par l’accès
le plus large à tous, et ce, sans égard au statut socio-économique,
à l’éducation ou à la région de résidence.
Un dossier à suivre!
Les lecteurs qui
seraient intéressés à consulter le sondage NETendances
ou à connaître plus en détails le niveau d’utilisation
d’Internet dans les différentes régions administratives
sont invités à consulter le site
du CEFRIO.
Rédacteur
: Eric Lacroix, directeur Enquêtes et Veille stratégique
3.
La messagerie instantanée : un outil avantageux pour les entreprises?
- Pour la plupart d’entre nous, la messagerie instantanée
(MI) fait référence à la communication en ligne en temps
réel entre deux internautes. C’est une activité sociale
peu coûteuse, très prisée par les jeunes. Toutefois, la
popularité de la MI s’étend au-delà des jeunes puisqu’elle
connaît une croissance d’utilisation fulgurante. Elle entre même
dans les entreprises les plus conservatrices. Toutefois, la MI sert-elle aux
activités personnelles ou professionnelles des employés?
Techniquement parlant,
la messagerie se situe dans la catégorie des collecticiels ou des outils
permettant à des personnes éloignées de travailler ensemble.
Considérant toute la panoplie d’outils existants (courriel, environnements
collaboratifs, courriel vocal, etc.), pourquoi choisir cette application plutôt
qu’une autre? En quoi la MI se démarque-t-elle? Eh bien, la MI
est la seule à permettre l’interaction en temps réel et
la possibilité de savoir si la personne à contacter est en ligne
au moment où l’on souhaite communiquer avec elle. La MI est une
façon rapide et économique de communiquer avec des gens situés
dans des bureaux ou des régions différentes. De plus, elle élimine
les inévitables laps de temps de réponse occasionnés, par
exemple, par le courrier électronique.
Le premier programme
de MI, ICQ, a été mis sur pied par la société Mirabilis
en 1996. Depuis, d’autres produits comme AOL Instant Messenger, MSN Messenger
ou Yahoo! Messenger ont été développés. Ces services
peuvent être téléchargés gratuitement. Cet avantage
peut justifier - en partie du moins - la hausse du taux d’adoption. À
cet égard, le Radicati Group a publié en juin 2004 les résultats
d’une enquête révélant que 85 % des entreprises nord-américaines
utilisent la MI, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles.
Il est intéressant de préciser que la motivation de plusieurs
d’entre elles est d’ordre professionnel. Voici quelques buts poursuivis
par les compagnies qui adoptent la MI :
- Améliorer les communications au sein de l’organisation (44 %);
- Réduire les coûts d’interurbains (33 %);
- Améliorer la productivité (11 %);
- Offrir une autre alternative aux systèmes de téléphone
et de courriel déjà en place (11 %).
Malheureusement,
la MI présente des risques de menace à la sécurité
informatique de l’organisation. On connaît bien le spam (pourriel)
qui envahit notre système de courrier électronique. Voici qu’est
apparu récemment le spim (spam over instant messaging ou pourriel sur
messagerie instantanée). Également, la MI permet de joindre des
fichiers attachés et donc, de transmettre des virus informatiques. Ainsi,
il est important de réfléchir à des sujets comme le but
de l’utilisation, la gestion des utilisateurs, la gestion de la sécurité
et le contrôle du serveur de la messagerie avant d’accepter la MI
au sein de l’entreprise. Cette réflexion doit - idéalement
- mener à la mise sur pied d’une politique d’utilisation
de la MI. À cet effet, Gartner recommande fortement de mettre sur pied
telle une politique, soulignant que les entreprise n’ont souvent aucune
idée du nombre de clients installés sur leurs systèmes
ainsi que de la façon dont le trafic circule sur leurs réseaux.
Les entreprises doivent s’assurer que l’utilisation de la MI ne
compromette pas leur sécurité.
Enfin, la MI est
si populaire qu’il est utopique de songer à l’interdire.
La question de l’utilisation à des fins personnelles au travail
ne se limite cependant pas à la MI. Cette préoccupation s’applique
également à l’utilisation d’Internet ou du courriel.
La gestion ou le contrôle des employés en matière de système
informatique doit ou devrait donc faire partie d’une plus vaste politique
d’utilisation des technologies de l’information.
Rédactrice
: Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
Apatik (2005). « Après
le spam, le spim » [En ligne], L’Actualité, MESS-France,
25 févr. (Page consultée le 10 mars 2005)
Daly, P.G. (2005).
« IM
and the enterprise : no longer just a social call » [En ligne], Intranet
journal, 14 févr. (Page consultée le 10 mars 2005)
Gartner (2005).
Prepare
now for the growing IM security threat [En ligne], 16 févr. (Page
consultée le 10 mars 2005)
The Radicati Group
(2004). Enterprise
IM users to reach 362 million by 2004 [Communiqué de presse, en ligne],
10 juin. (Page consultée le 10 mars 2005)
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