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du bulletin SISTech : février 2005
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Bulletin
du 25 février 2005
Bulletin du 11 février 2005
Bulletin
du 25 février 2005
Version pour imprimer en format PDF
Dans cette édition
:
1. Concevoir des formations en ligne en deux temps trois mouvements
2. Prestation électronique de services gouvernementaux :
Revenu Québec et la RRQ partenaires d’un nouveau service
3. Parution d’un nouvel ouvrage sur la gestion des connaissances
1. Concevoir des formations
en ligne en deux temps trois mouvements - Fini le processus
long et fastidieux nécessaire pour développer une formation par
Internet. Voilà que le « développement accéléré
de formation en ligne » (DAFL) ou rapid e-learning fait son entrée.
Des outils simples et conviviaux, du multimédia facilement intégrable
aux modules d’apprentissage, le tout à prix moindre : la DAFL gagne
tranquillement la faveur des petites et des grandes organisations. Cette forme
de conception deviendra sans doute une tendance lourde de ce marché.
Dans la méthode
« traditionnelle » de développement de formation en ligne,
un expert du contenu, un designer pédagogique et parfois même un
programmeur conçoivent, de concert, les modules d’apprentissage
en ligne et les outils d’évaluation. Ensuite, l’équipe
teste les composantes de la formation et apporte des modifications. Ce processus
peut s’étendre sur quelques mois avant d’en arriver à
un produit final. L’intégration d’options plus interactives
demande également temps et technologies onéreuses. Développer
du matériel de formation sophistiqué, bien construit et plus étoffé
constitue un bon investissement quand l’entreprise désire une formation
utile à long terme, qui porte sur des éléments critiques
et moins variables. Par contre, pour un besoin de formations de moins grande
envergure et plus spontanées, la méthode traditionnelle de conception
de formation en ligne s’avère trop coûteuse et excessivement
longue à mettre en place.
C’est ici
qu’interviennent le développement accéléré
de formation en ligne et les outils qui lui sont reliés. Les logiciels
qui supportent le DAFL servent à faire le lien entre des outils déjà
connus des utilisateurs de suite bureautique. L’édition des modules
d’apprentissage peut, entre autres, être basée sur un logiciel
de présentation comme PowerPoint. Les logiciels de DAFL permettent d’enregistrer
facilement des trames sonores – par exemple une narration – et de
les intégrer aux transparents créés. Ils disposent, bien
sûr, d’outils d’évaluation des apprentissages, de suivi
des apprenants et de création d’exercices en ligne.
En même temps
que la popularité du DAFL croît, l’offre d’outils y
étant reliés grandit. Actuellement, on retrouve sur le marché
Lersus, Breeze de Macromedia, SNAP! Studio, Content Point, Webex et Mindflash.
Tous ces produits sont compatibles avec SCORM, un standard utilisé pour
définir les modèles de contenu de formation dans Internet, et
avec AICC, une norme en formation en ligne*. Le produit final se retrouve souvent
en Flash, un format convivial et accessible par une large majorité d’apprenants.
Certains logiciels, dont Breeze, utilisent également des balises XML,
ce qui permet l’indexation des contenus et facilite leur repérage
par des outils de recherche. Et quoi encore? Étant donné leur
convivialité, les outils DAFL n’exigent plus le recours à
un expert en informatique ni même à un designer pédagogique.
Et ce n’est pas tout : Le temps de développement se compte en termes
de jours ou de semaines, plutôt qu’en termes de mois avec la méthode
« traditionnelle » de développement.
Est-ce la fin du
métier de designer pédagogique ou du développement de formation
en ligne par des programmeurs? Évidemment pas. Leurs compétences
seront davantage mises à profit dans des projets plus complexes, requérant
leur expertise. Le développement accéléré de formation
en ligne peut, en contrepartie, être fort avantageux lorsqu’il s’agit
de transfert rapide de connaissances, de formation sur des éléments
changeants constamment, ou, tout simplement, pour la conception de prototypes
de formation à plus grand déploiement.
Note :
* Voir à ce sujet :
Vachon, Isabelle. « Standardiser
pour mieux échanger », Bulletin SISTech, 6 décembre
2002.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil, Direction des enquêtes et de la veille
stratégique, CEFRIO
Source : Archibald, Dianne. « Rapid
E-Learning: a Growing Trend », Learning Circuits, janvier
2005. Page visitée le 24 février 2005.
2.
Prestation électronique de services gouvernementaux : Revenu Québec
et la RRQ partenaires d’un nouveau service - Le 9 février
dernier, Revenu Québec et la Régie des rentes du Québec
(RRQ) ont annoncé leur association dans le but d’améliorer
respectivement leur prestation électronique de services (PES) destinés
aux citoyens. Cette collaboration prend la forme d’un nouveau service
d’authentification simple et sécuritaire qui permettra aux citoyens
d’accéder par une seule porte d’entrée à certains
services en ligne, soit par le biais des services Clic Revenu de Revenu Québec.
Le particulier
désireux de se prémunir de cet identifiant devra préalablement
s’inscrire en ligne à Clic Revenu. Par la suite, Revenu Québec
transmettra, pour vérification, certains renseignements personnels à
la RRQ (nom, prénom, date de naissance et numéro d'assurance sociale).
Une fois ces renseignements corroborés, le demandeur obtiendra un code
d’utilisateur et un mot de passe qui lui ouvriront l’accès
aux services précédemment identifiés.
Quels sont les
bénéfices attendus de ce nouveau service d’authentification?
Avec un seul identifiant, plutôt que deux identifiants, les particuliers
ont maintenant la possibilité d’obtenir en ligne la confirmation
du montant de leur remboursement anticipé pour l’année d’imposition
2004 et de consulter leur avis de cotisation sur le site de Revenu Québec.
Faisant d’une pierre deux coups, les particuliers peuvent également
avoir accès aux services en ligne « SimulRetraite », un outil
de simulation, et « Demande de rente de retraite », deux services
offerts par la RRQ. Il est à noter que pour la première année,
ce service s'adressera exclusivement à ceux qui transmettront eux-mêmes
leur déclaration des revenus par Internet.
Commentant la mise
en place de ce nouveau service d’authentification, le ministre du Revenu,
M. Lawrence S. Bergman, a mis en relief le caractère précurseur
de ce projet : « Dans le contexte d'un gouvernement en ligne, une priorité
du gouvernement du Québec, cette authentification commune est avant-gardiste
en matière de services électroniques offerts aux internautes du
Québec ». Par la même occasion, le ministre insistait sur
l’importance qui est accordée par son gouvernement à la
question de l’Administration en ligne. La récente nomination de
M. Henri-François Gautrin au poste de ministre délégué
au Gouvernement en ligne, confirme d’ailleurs l’intérêt
du gouvernement actuel envers le développement de la PES. Notons que
M. Gautrin est l’auteur du Rapport sur le gouvernement en ligne :
Vers un Québec branché pour ses citoyens¹.
La PES au gouvernement
du Québec : un dossier à suivre…
¹Gautrin,
Henri-François,
Rapport sur le gouvernement en ligne : Vers un Québec branché
pour ses citoyens [En ligne]. juin 2004, 292 p. (Page consultée
le 24 février 2005)
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources :
Revenu Québec. Revenu
Québec et la Régie des rentes du Québec s'associent pour
rendre leurs services électroniques plus accessibles [En ligne].
Communiqué de presse, ministère du revenu du Québec, 9
février 2005.
Régie
des rentes du Québec. Faites
d'une pierre 2 coups. Inscrivez-vous à Clic Revenu! [En ligne].
9 février 2005.
Site
Internet de Revenu du Québec
3. Parution d’un nouvel
ouvrage sur la gestion des connaissances - L’univers de
la gestion des connaissances et des dynamiques d’intelligence collective
vient de s’enrichir d’un instrument de réflexion. En effet,
Olivier Zara, un praticien français des dynamiques coopératives,
nouvellement installé au Canada (Nouveau-Brunswick), vient de faire paraître
un essai sur les instruments de la nouvelle gouvernance organisationnelle.
Si la gestion des
connaissances se définit comme un ensemble de techniques permettant la
gestion optimale de la création, de l’échange et de la capitalisation
des connaissances d’une entreprise, la gestion des coopérations
intellectuelles dans les organisations, concept central de la proposition de
monsieur Zara, est au cœur des processus de capitalisation de l’information
dans l’entreprise contemporaine ou entreprise intelligente.
Suivant le point
de vue des mutualistes (mise en commun des savoirs et savoir-faire), il définit
le champ des coopérations intellectuelles comme un espace à trois
pôles dynamiques qu’il appelle tour à tour: un vouloir coopérer
générant des valeurs stimulantes au sein de l’organisation,
un savoir coopérer permettant une maîtrise des compétences
relationnelles et un pouvoir coopérer qui renvoie aux dispositions de
l’organisation dans le champ du partage de l’information.
Contrairement à
la tendance généralement observée dans de nombreux ouvrages
théoriques sur la question, l’auteur propose plutôt un ensemble
d’outils, de méthodes et de processus que « les équipes,
les dirigeants et les managers [gestionnaires] peuvent utiliser pour mobiliser
et mettre en œuvre l’intelligence collective ». Outil principal
offert aux gestionnaires, la matrice AXIO leur permet de piloter leurs équipes
et de diagnostiquer leurs aptitudes à la gestion de la dynamique coopérative
dans leur entreprise.
La publication
est intéressante, mais elle s’adresse à un lecteur qui serait
déjà familier avec les concepts de base de la gestion des connaissances.
Ainsi, l’auteur n’a pas jugé utile de définir les
notions d’information, de connaissance et de savoir. Donc, le lecteur
néophyte dans le domaine est peut-être mieux de débuter
par un ouvrage d’introduction avant de s’attaquer à cette
publication.
À noter
en terminant que des conférences seront organisées régulièrement
par l’auteur au Canada. Quatre conférences sont déjà
programmées entre le 16 et le 22 mars 2005 à Montréal et
Québec. Vous trouverez toutes les informations utiles sur le livre et
sur ces conférences sur le site du livre, à l’adresse www.axiopole.info.
Rédacteur
:
Moussa Sarr, Ph.D.,
chargé de projet, Recherche, Transfert et Valorisation, CEFRIO
Source : Zara,
Olivier (2004). Le management de l’intelligence collective, vers une
nouvelle gouvernance, Paris, M2 Éditions, 195 p.
Bulletin
du 11 février 2005
Version pour imprimer en format PDF
Dans cette édition
:
1. L’impartition à domicile (homeshoring), vous connaissez?
2. Dossier minimum partageable en santé : À quand
un dossier patient pancanadien?
3. Les étiquettes RFID bientôt testées aux
frontières américaines
1.
L’impartition à domicile (homeshoring), vous connaissez? - L’importance
grandissante accordée au service à la clientèle et le développement
de la gestion de la relation client (GRC) ont contribué à l’apparition
d’une nouvelle forme de sous-traitance, soit l’impartition à
domicile (homeshoring ou homesourcing). Selon une récente étude
d’IDC, de plus en plus de centres d’appels optent pour l’impartition
à domicile, notamment pour des contrats nécessitant des compétences
particulières, lors d’un revirement de situation ou pour répondre
à des besoins saisonniers. Aussi, cette formule permet beaucoup de flexibilité
car l’organisation peut aisément communiquer avec les agents, selon
ses projets. Dans certains cas, transiger avec des téléopérateurs
travaillant à la maison se traduit par une augmentation de la productivité
et de l’efficacité ainsi que par une réduction des coûts.
Présentement,
on compte environ 100 000 agents d’appels à domicile aux États-Unis.
Contrairement aux centres d’appels traditionnels ou à l’impartition
extraterritoriale (offshoring), l’impartition à domicile permet
aux entreprises qui veulent sonder leurs clients d’accéder à
des téléopérateurs hautement qualifiés ou répondant
à un profil professionnel précis, connaissant bien le marché
dans lequel elles évoluent ainsi que la culture de leur clientèle;
tout cela, à un prix raisonnable.
L’impartition
à domicile a un atout supplémentaire en cette période de
croissance de l’externalisation à l’étranger :
elle favorise la création d’emplois au sein du pays. En effet,
on constate que l’impartition internationale prend de plus en plus d’ampleur.
Forrester Research prévoit qu’à la fin de 2005, 830 000
emplois américains du secteur des services se déplaceront à
l’étranger - comparativement aux 588 000 prévus à
l’origine, ce qui représente une augmentation de 40 %. Ce
nombre pourrait atteindre 3,4 millions à la fin de 2015. D’ailleurs,
au Canada, l’Association canadienne de la technologie de l'information
a mis sur pied le comité « Wise persons committee » afin
d’étudier le phénomène de l’impartition à
l’étranger et son impact.
Si l’impartition
à domicile est intéressante pour les centres d’appels et
pour les entreprises, elle l’est tout autant pour les agents d’appels.
En effet, la technologie et l’accès à Internet large bande
le permettant, le télétravail est une option de plus en plus alléchante
pour les travailleurs. Une enquête réalisée par Dieringer
Research Group et l’International Telework Association révèle
que le nombre d’Américains qui travaillent à la maison (d’une
fréquence d’un jour par année à 5 jours par semaine)
est passé de 41,3 millions en 2003 à 44,4 millions en 2004, soit
un taux de croissance de 7,5 %. Au Québec, l’enquête
NETendances 2004 effectuée par le CEFRIO et Léger marketing, démontre
qu’en mai 2004, 19 % des adultes québécois ont utilisé
Internet pour travailler à la maison à des fins professionnelles,
au cour du mois précédant le sondage, ce qui représente
environ 1,1 million de Québécois.
Enfin, est-ce que
l’impartition à domicile sonne le glas des centres d’appels
traditionnels? On peut penser qu’elle annonce davantage leur transformation
que leur disparition…
Rédactrice
: Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Sources :
IDC (2004). Companies
are turning to home-shoring to boost productivity and efficiency while reducing
costs, IDC Says [Communiqué de presse, en ligne], 21 déc.
(Page consultée le 10 févr. 2005)
Association canadienne
de la technologie de l'information (2004). ITAC
establishes " Wise persons committee" on offshore-outsourcing
[Communiqué de presse, en ligne], 26 juin. (Page consultée le
10 févr. 2005)
CEFRIO, et Léger
marketing (2005). NETendances
2004
Note : Le rapport sera disponible à partir du 25 févr. 2005
CEFRIO, et Léger
marketing (2004). Graphique
« Au cours du dernier mois, avez-vous utilisé Internet pour travailler
à la maison à des fins professionnelles? mai. (Page consultée
le 10 févr. 2005)
Forrester Research
(2004). Forrester
finds near-term growth of offshore outsourcing accelerating [Communiqué
de presse, en ligne], 17 mai. (Page consultée le 10 févr. 2005)
2.
Dossier minimum partageable en santé : À quand un dossier patient
pancanadien? - L’accès des professionnels de la
santé aux dossiers médicaux de tous les patients canadiens ne
relève plus de l’utopie. Des organisations travaillent actuellement
à mettre en place une architecture informatique qui rendra possible l’échange
de données entre les différents intervenants. Tout votre dossier
médical ne sera pas partagé, d’où le terme dossier
« minimum » partageable. L’objectif premier consiste
à fournir aux professionnels de la santé autorisés les
données les plus pertinentes pour pouvoir traiter un patient rapidement,
en tout temps et en tout lieu.
Les 1er et 2 février
derniers se tenaient, à Montréal, les Journées sur les
normes et l’interopérabilité des systèmes informatiques
en santé. Organisées par l’Association de l’industrie
des technologies de la santé (AITS), ces conférences ont permis
à diverses organisations d’exposer leur vision respective de l’échange
d’information dans le domaine de la santé¹.
Pour créer
une infrastructure informatique permettant un partage de données d’un
océan à l’autre, il faut parler le même langage, d’où
la nécessité d’établir certaines normes. Les normes
d’infostructure sont, en fait, des ententes documentées qui contiennent
des spécifications techniques ou des critères précis visant
à faciliter l’interopérabilité des technologies de
la communication et de l’information en santé.
Un des projets
prometteurs dans ce domaine s’avère celui d’Inforoute Santé
du Canada. Il consiste à développer une architecture de dossier
de santé électronique. Ce dossier de santé procurera à
chaque individu du Canada un dossier à vie, sécuritaire et confidentiel
des principaux antécédents en matière de santé et
de soins au sein du système de santé. On y retrouvera, notamment,
le groupe sanguin, les allergies et intolérances, la médication,
les antécédents médicaux majeurs, les radiologies et les
résultats d’examens de laboratoire du patient. Inforoute Santé
Canada souhaite rendre ce service disponible d’ici 5 à 7 ans, et
ce, pour au moins la moitié de la population canadienne.
Comment faire pour
que l’ensemble des systèmes d’information utilisés
par les différents centres hospitaliers, les pharmacies et diverses cliniques
communiquent entre eux? Au lieu d’imposer un nouveau système informatique,
Inforoute Santé du Canada a choisi de créer une couche au-dessus
de tous les systèmes d’information. La couche d’accès
à l’information en santé (CAIS) interprète les données
médicales provenant des différents systèmes. Actuellement
en développement, l’architecture sera intégrée graduellement
en mars et avril 2005. Après une phase de validation et de réajustements,
l’édition, le formatage et la publication seront effectués
entre juin et septembre 2005.
Qu’en est-il
du Québec? Le projet de loi 83, en attente d’approbation en ce
moment, assurera un cadre légal à la mise en place de tel système
entre les intervenants de la province. Les normes et l’architecture choisies
par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
s’harmoniseraient avec celles retenues pour le dossier de santé
électronique canadien. Le Québec, ainsi que les autres provinces
canadiennes, devront toutefois se conformer à certaines règles
pour faire partie de ce projet national.
Note :
¹Ainsi les personnes présentes ont pu écouter les présentations
d’Inforoute Santé du Canada, du ministère de la Santé
et des Services sociaux, de l’Institut canadien d’information sur
la santé, de l’Université de Sherbrooke, de Integrating
the Healthcare Enterprise (IHE) et de HL7 Canada.
Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil, CEFRIO
Sources :
Association de l’industrie des technologies de la santé. Journées
sur les normes et l’interopérabilité des systèmes
informatiques en santé, Montréal, 1er et 2 février 2005.
Les documents PowerPoint
des présentations sont disponibles en ligne.
Pour en savoir davantage, consultez les sites suivants :
Inforoute santé
Canada
Institut
canadien d’information sur la santé, HL7 Canada.
Projet
de loi 83 sur l'harmonisation de la Loi sur les services de santé et
les services sociaux
3.
Les étiquettes RFID bientôt testées aux frontières
américaines - Après les objets de consommation,
le bétail et les enquêteurs mexicains¹, ce sera bientôt
au tour des étrangers entrant aux États-Unis de se voir munis
d’une étiquette d’identification par radiofréquence².
Le gouvernement fédéral américain entend ainsi tester sous
peu cette technologie dans le but d’améliorer la sécurité
et la gestion de son système frontalier.
Grâce à
l’utilisation de telles étiquettes électroniques, le Département
de la sécurité publique du pays entend bonifier son habileté
à établir les correspondances entre les entrées et les
sorties des visiteurs en sol américain et ce, sans augmentation significative
du temps alloué au processus de transition. Selon Asa Hutchinson, sous–secrétaire
à la sécurité des frontières et des transports au
département, les étiquettes RFID ont non seulement le potentiel
de renforcer la sécurité des postes frontaliers, mais représentent
aussi certainement l’amélioration la plus probante de cette infrastructure
depuis plus de 50 ans.
Dans le cadre de
ce projet, les visiteurs entrant aux États-Unis seront ainsi munis d’une
étiquette qui témoignera de leurs allées et venues aux
frontières du pays. Une version pilote de l’initiative sera évaluée
à une frontière simulée au cours du printemps prochain,
la technologie devant par la suite être implantée aux limites des
États de l’Arizona, de New York et de Washington.
Les autorités
américaines assurent que lesdites étiquettes « non invasives
» ne renfermeront pas d’information personnelle ou de nature biométrique.
Elles contiendront plutôt des numéros de série, sans signification
pour une tierce partie, reliés de façon sécuritaire à
l’information relative à un visiteur emmagasinée dans les
bases de données utilisées par le nouveau système de filtrage
US-Visit (United States Visitor and Immigrant Status Indicateur Technology).
Ces numéros de série ne pourront être modifiés et
les étiquettes ne seront activées qu’une seule fois, soit
lors de leur livraison officielle. Grâce à ces caractéristiques,
le gouvernement souhaite éviter l’utilisation illicite de l’information
véhiculée par les étiquettes. Les autorités en charge
n’ont enfin pas encore décidé si ces balises seront fixées
aux passeports, aux visas ou à d’autres documents que les visiteurs
doivent transporter durant leur séjour en sol américain.
Malgré le
fait que le gouvernement se veut rassurant, l’utilisation des étiquettes
RFID aux frontières américaines a ses détracteurs. Parmi
ceux-ci, l’American Civil Liberties Union craint que ces balises «
trop bavardes » en viennent à permettre la vérification
invisible et automatique de l’identité des individus. La protection
de la vie privée est en effet l’un des principaux enjeux de l’usage
de tels dispositifs de pistage.
À noter
en terminant que l’identification par radiofréquence n’est
que l’une des technologies implantées par les Américains
pour renforcer la sécurité de leurs frontières. Dans le
cadre du système US-Visit, le gouvernement récolte en effet déjà
les empreintes digitales ainsi que les photographies des étrangers entrant
au pays à partir des 50 postes frontaliers les plus achalandés
répartis entre 10 États. Ces données biométriques
sont ensuite comparées à celles qui sont emmagasinées dans
diverses bases de données criminelles fédérales.
Notes :
¹Voir l’article de Frédéric Perron « Des étiquettes
trop bavardes? » publié aux pages 42 et 43 de l’édition
du mois d’octobre 2004 du magazine Protégez-vous.
²« Étiquette qui sert à identifier des objets et qui
est constituée d'une puce contenant des données et d'un dispositif
électronique capable, à l'aide d'une antenne radio, de transmettre
les informations à un lecteur spécialisé. » (OQLF)
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Sources :
Eric Chabrow, « Homeland
Security to Test RFID Tags at U.S. Borders », InformationWeek, 25
janvier 2005
Michel Dumais, « Technologie
: bienvenue à l’ère du marketing cybernétique
», Le Devoir, 8 septembre 2003
Frédéric Perron « Des étiquettes trop bavardes? »,
Protégez-vous, octobre 2004, p. 42-43.
Bulletin du 16 décembre 2005 - Article 1
1.
Une rétrospective de l’année 2005 de SISTech -
Pour ce dernier bulletin de l’année 2005, le CEFRIO a choisi de
répéter l’expérience de l’an dernier et de
vous offrir gracieusement une publication électronique qui recense l’ensemble
des 54 nouvelles relatives à l’actualité des TI publiées
dans le bulletin SISTech au cours de la dernière année.
Vous y retrouverez
ainsi tous les articles publiés en 2005, classés selon les six
grands thèmes de recherche du CEFRIO, soit : (1) affaires électroniques,
(2) éducation/formation, (3) gestion du savoir, (4) santé et services
sociaux, (5) services gouvernementaux et (6) utilisation d’Internet. Une
dernière section intitulée « Autres thématiques »
complète le tout en intégrant les nouvelles qui ne pouvaient être
catégorisées selon l’un ou l’autre des thèmes.
Veuillez enfin
noter que le bulletin SISTech fera relâche pendant la période des
fêtes. Nous vous retrouverons donc avec plaisir le 20 janvier 2006!
Bonne lecture et
heureux temps des fêtes!
L’équipe du bulletin SISTech
RétrospecTIve
SISTech 2005
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