Bulletin du 23 février 2001
Bulletin du 16 février 2001
Bulletin du 9 février 2001
Bulletin du 2 février 2001
Bulletin du 23 février 2001
1. Cyberachat : transaction électronique conclue!
2. Crash de la nouvelle économie à l'horizon?
3. Napster et l'industrie de la musique : victoire définitive
des droits d'auteur?
4. Nouvelle tendance en matière de gestion de la chaîne
d'approvisionnement
1. CYBERACHAT : TRANSACTION ÉLECTRONIQUE CONCLUE! - Bien que
l'avènement du commerce électronique ait entraîné de nouvelles
façons de faire des affaires, l'expérience démontre de plus en
plus l'importance d'y intégrer les techniques de vente dites
traditionnelles. Le but ultime de toute entreprise commerciale
est de réaliser des ventes - et des profits! -. Pour le
cybercommerçant, le défi consiste à faire en sorte que
l'internaute complète un processus d'achat amorcé dans son site
Web. À cet égard, un récent sondage effectué par la firme A.T.
Kearney révèle qu'au premier trimestre de l'an 2000, quatre
tentatives d'achat sur cinq étaient abandonnées par les
internautes interrogés. Parmi les raisons évoquées, notons une
demande d'information incomprise (52%), une réticence à donner
son numéro de carte de crédit en ligne (46%), des difficultés
techniques du site Web (42%) et finalement, l'impossibilité de
retrouver le produit recherché (40%).
C'est dans le but d'éviter ces inconvénients majeurs que les
notions de gestion de la relation client, de personnalisation
des sites Web ou d'intégration aux centres d'appels se sont
développées. Selon Isabelle Gélinas, analyste chez Nurun, il
existe divers moyens pour réduire au minimum le nombre
d'internautes qui interrompent un processus d'achat à mi-chemin.
Le principal moyen concerne l'organisation même du site
Internet. La navigation dans le site, la disposition de
l'information et le graphisme sont des éléments primordiaux. Dès
son entrée dans le site, l'internaute doit être en mesure de
répertorier facilement l'information ou le produit recherché. Il
est aussi important de tenir compte de l'inexpérience des
consommateurs lors de la conception d'un site Web
transactionnel. Donc, les différentes étapes de la transaction
électronique doivent être clairement expliquées à celui qui
désire effectuer un cyberachat. Par contre, le site doit
également offrir la possibilité de passer rapidement sur
certaines étapes afin de ne pas impatienter les clients plus
expérimentés. Cette option est possible notamment grâce aux
applications de gestion de la relation client qui permettent de
personnaliser un site.
Une autre façon de s'assurer que le client va conclure une
transaction électronique entamée est de lui permettre de faire
appel, en ligne, au service d'un agent. Toutefois, madame
Gélinas ne favorise pas cette approche car un site Web bien
conçu devrait éliminer le besoin de recourir à un centre
d'appels. Cependant, on remarque que cette méthode a amené une
transformation inattendue du rôle des centres d'appels. En
effet, de centre d'assistance technique, ils deviennent peu à
peu un centre nerveux de la gestion de la relation client ainsi
qu'un centre de vente et de profits. Par ailleurs, selon un
article publié dans l'InfoWorld, la transformation d'un centre
d'appels traditionnel en un système de gestion électronique de
la relation client est un travail d'envergure. Elle implique
également des changements quant au rôle et aux compétences des
employés. Le piège à éviter : assigner les conseillers du
service à la clientèle à de nouvelles tâches sans qu'ils aient
eu la formation requise.
Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste
Sources : Les Affaires, 17 février 2001 ; la fiche Infomètre
sur l'étude de A.T. Kearney intitulée, « Satisfying the
experienced on-line shopper », novembre 2000 ;
« Turning traditional call centers into e-CRM Web centers is no
small task » dans Infoworld, 16 février 2001
2. CRASH DE LA NOUVELLE ÉCONOMIE À L'HORIZON? - Dans son récent
ouvrage, The Coming Internet Depression, Michael J. Mandel
prévoit désormais une dépression de la nouvelle économie. Mandel
n'est pas le dernier venu : économiste diplômé de Harvard, il
est le rédacteur en chef de la section économie de Business
Week. L'article du Journal Les Affaires le présente même comme
« le premier qui avait prédit l'explosion liée au Net ».
Selon Mandel, un parallèle peut être établi entre les années 20
et 90, les deux décennies ayant été marquées par une croissance
économique phénoménale et largement attribuable à un secteur de
l'économie bien défini : l'automobile à la glorieuse époque du
charleston et les technologies de l'information, à celle non
moins glorieuse du funky-rap. Lorsque ce phénomène
d'hypercroissance se termine, une surproductivité peut être
observée et entraîner un ralentissement économique. L'auteur
rappelle en outre que de nombreux spécialistes de l'époque
n'avaient su prédire l'ampleur de la dépression des années 30.
Par ailleurs, il insiste sur le fait que si les décideurs
disposent aujourd'hui de politiques destinées à atténuer les
effets de récessions potentielles, ces politiques sont par
contre toujours basées sur le modèle de l'économie
traditionnelle, modèle qui ne convient peut-être pas à la
nouvelle économie.
Pour Michael J. Mandel la nouveauté de l'économie du savoir ne
tient pas tant à l'Internet comme tel mais bien au fait que le
financement de l'innovation est désormais lié au capital de
risque et donc, au marché boursier... et à ses fluctuations.
Lorsque ces marchés sont à la hausse, le financement abonde,
mais au contraire, lorsqu'ils connaissent des revers, le
financement se tarit et l'économie ralentit. Ce ralentissement
induit à son tour une nouvelle baisse de l'innovation et on voit
alors se profiler un cercle vicieux qui, selon Mandel, nous
conduira à un nouveau crash. Comme il n'y a jamais eu de
dépression liée aux TIC et qu'il n'existe aucun consensus sur
l'existence même de la nouvelle économie, personne ne sait
véritablement à quoi s'attendre. Pas même les gouvernements qui
risquent pourtant d'être pris de court si la prédiction de
Mandel se confirme et que l'économie du savoir périclite.
Mais alors, y a-t-il un peu de lumière au bout de cet effarant
tunnel? Et oui, l'auteur américain ne saurait nous laisser sur
des considérations aussi inquiétantes. Des entreprises sauront
ainsi tirer parti du ralentissement comme une quantité
d'industries traditionnelles l'ont fait avant elles et les
grandes sociétés continueront à financer l'innovation mais avec
plus de prudence. Pour réduire les répercussions de la
dépression, les gouvernements devront, pour leur part, instituer
des programmes de financement de l'innovation et relancer ainsi
l'économie.
Rédactrice : Catherine Lamy
Source : Les Affaires, 17 février 2001, p. 39
3. NAPSTER ET L'INDUSTRIE DE LA MUSIQUE : VICTOIRE DÉFINITIVE
DES DROITS D'AUTEUR? - La semaine dernière, la décision de la
US 9th Circuit Court of Appeals confirmait un jugement préalable
condamnant Napster à fermer son système d'échange de fichiers
musicaux. Victoire pour l'industrie du disque, cette décision
implique-t-elle que les droits d'auteur sont enfin protégés sur
Internet?
Avant de répondre à la question, rappelons ce qu'est Napster et
pourquoi l'industrie de la musique lui cherche noise. Napster
fabrique un logiciel qui permet à une communauté d'internautes
de s'échanger des fichiers musicaux. Par exemple, si
l'internaute A possède le logiciel de Napster et des fichiers
musicaux en format MP3, l'internaute B peut aller piger sur le
disque dur de A pour récupérer la pièce musicale désirée. Et
comme présentement il y aurait plus de 50 millions d'internautes
dans cette communauté d'échanges, on imagine facilement
l'abondance des choix. D'où la réaction de l'industrie du disque
qui proteste contre cet abus potentiel des droits d'auteur et...
qui craint de voir fondre ses profits.
Mais, revenons-en à la question. Certes, les jours de Napster
sont peut-être comptés, mais les droits d'auteur sont-ils à
l'abri des abus sur Internet? Les firmes Gartner et META Group
se sont penchées sur la question et arrivent à des conclusions
semblables. La progression inévitable de la technologie P2P
(peer-to-peer ou personne-à-personne) qui permet d'échanger de
l'information numérique posera de plus en plus de problèmes aux
détenteurs de droits d'auteur en général et de ceux de
l'industrie de la musique en particulier. Un analyste de META
Group conclut que « ... la technologie P2P va permettre aux
internautes de violer les droits d'auteur d'œuvres numérisables
aussi allègrement que le photocopieur permet de le faire pour
l'imprimé ». L'analyste de Gartner ajoute même que « l'industrie
de la musique ne semble pas réaliser à quelle vitesse elle va
perdre la guerre du P2P, même si elle vient de remporter la
bataille contre Napster ». En fait, celui-ci ajoute que
l'industrie dispose de quelques mois pour trouver un moyen
réaliste de distribuer son produit sur le Net, faute de quoi,
elle sera dépassée par les événements.
Au-delà de ce différend entre l'industrie de la musique et
Napster, se profile toute la question de la propriété
intellectuelle. Là-dessus, META Group considère que la société
doit revoir la façon de considérer l'information. Alors que
jadis l'information devait être jalousement conservée,
aujourd'hui, il faut évaluer les bénéfices associés à son
partage. D'ailleurs, l'auteur souligne que l'information peut
même accroître sa valeur si elle est partagée dans une chaîne
logistique sectorielle entre donneurs d'ordres et sous-
traitants.
Rédacteur : Éric Lacroix
Sources : META Group, 13 février 2001 : Napster Court Loss Can't
Stop Changes Affecting Intellectual Property ; Gartner Flash,
16 février 2001 : The Music Industry Will Lose the P2P War
Napster ; www.napster.com
4. NOUVELLE TENDANCE EN MATIÈRE DE GESTION DE LA CHAÎNE
D'APPROVISIONNEMENT - Les systèmes de gestion de la chaîne
d'approvisionnement sont connus depuis maintenant plusieurs
années. L'apparition de nouvelles applications Internet en
matière d'affaires électroniques interentreprises semble
toutefois vouloir leur donner un second souffle. La nouvelle
tendance : la gestion des événements de la chaîne
d'approvisionnement « Supply Chain Event Management (SCEM)».
Les applications se rattachant au SCEM permettent à une
entreprise d'avoir une vision globale des activités de ses
fournisseurs et de ses partenaires d'affaires. Elles permettent
entre autres de recueillir des données en temps réel de
n'importe quel point d'une chaîne d'approvisionnement,
d'analyser les données recueillies et ainsi de produire un
rapport personnalisé en format HTML.
Le SCEM s'occupe de gérer pour l'entreprise, plusieurs facettes
de sa chaîne d'approvisionnement, lui permettant ainsi de
libérer certaines de ses ressources. Ces dernières peuvent donc
être réaffectées à des tâches plus critiques pour l'entreprise
comme par exemple offrir un meilleur service à la clientèle.
Mais attention, toutes les applications SCEM ne sont pas égales.
Bien sûr, plusieurs fournisseurs de services vous diront que
leur solution inclut déjà des applications SCEM mais souvent sa
portée s'arrête aux frontières de l'entreprise au lieu
d'intégrer complètement la chaîne d'approvisionnement.
D'ailleurs, l'intégration totale de la chaîne logistique est la
principale caractéristique du SCEM qui, au lieu de gérer
plusieurs processus à l'intérieur d'une seule entreprise, gère
plusieurs entreprises maîtrisant un seul processus.
Les principales fonctionnalités du SCEM sont sans aucun doute la
surveillance de la chaîne logistique et les possibilités de
messagerie d'alarmes. Se rajoutent également des fonctionnalités
de simulation, de contrôle et de mesure d'efficacité. Mais
encore là, ce n'est pas l'ensemble des solutions de SCEM qui
incluent toutes ces fonctionnalités. Il y a toutefois deux
problématiques que le SCEM n'a pas encore résolues : d'abord,
l'aide à la prise de décision. En effet, s'il est important de
savoir qu'il y a un problème avec la chaîne d'approvisionnement,
il est encore plus utile d'avoir des suggestions pour résoudre
le problème. Ensuite, l'ultime finalité du SCEM consisterait à
prévoir les problèmes avant même qu'ils ne se produisent.
Les coûts de ces nouvelles applications dépendent grandement du
nombre d'entreprises dans la chaîne logistique et des
fonctionnalités désirées. Par exemple, pour certaines
applications, le prix peut varier de 400 000 $ pour une chaîne
de 20 à 30 partenaires à 700 000 $ pour y inclure une centaine
de partenaires.
Il y a également toute la question de l'impact de ses
applications sur la relation grand donneur d'ordres et PME. Bien
que la question n'ait pas encore été documentée exhaustivement,
le contrôle et la surveillance accrue du grand donneur d'ordres
laissent entrevoir une pression supplémentaire sur le dos des
petits sous-traitants. Mais comme c'est souvent le cas, les PME
performantes n'auront pas de souci à se faire et considéreront
le SCEM comme une opportunité d'intensifiée leurs relations avec
leurs partenaires. Toutefois, pour les PME performant moins
bien, seulement l'avenir saura nous le dire!
Rédacteur : François Dubeau
Sources : Internet Week, 20 février 2001 ; Supply Chain Brain,
février 2001 ; ILOG Technology Primer : SCEM, 21 février 2002
Bulletin du 16 février 2001
1. Internet : un joueur important dans l'offre de soin de santé
au Canada
2. Un portail d'affaires pour les entreprises canadiennes
3. Anna Kournikova : qui est le vrai coupable?
4. La vraie valeur du savoir
1. INTERNET : UN JOUEUR IMPORTANT DANS L'OFFRE DE SOIN DE SANTÉ
AU CANADA - Grâce à Internet, un nombre croissant de patients
canadiens prennent une part active dans leurs traitements et
dans leur guérison. C'est ce que met en évidence le dernier
volet d'une série d'articles du National Post consacrés au rôle
de plus en plus important que jouent les malades eux-mêmes dans
le processus curatif. Véritable révolution dans le monde
médical, le phénomène prend une telle ampleur qu'il modifie
désormais l'offre des soins de santé au Canada.
Selon Peter Barrett, président de l'Association médicale
canadienne, les « baby boomers » sont en partie responsables du
phénomène : ce sont des consommateurs aguerris, habitués à
obtenir ce qu'ils veulent et à l'obtenir rapidement. Le public
étant de mieux en mieux informé, « Docteur Internet » est en
voie d'occuper une place de plus en plus importante sur la scène
de la santé au Canada. Avec un nombre croissant de sites reliés
au monde médical, il devient très facile d'avoir accès
rapidement aux résultats de recherches de pointe ou aux détails
d'études cliniques.
Selon un sondage périodique mené par la firme
PricewaterhouseCoopers, plus d'un Canadien sur cinq a recours au
Net pour obtenir des informations médicales, établir un
autodiagnostic mais aussi pour confirmer ou infirmer les
conclusions de son thérapeute. Les médecins doivent ainsi
souvent faire face à des patients qui se présentent à leur
rendez-vous, armés d'informations recueillies sur le Web. Un
grand nombre d'entre eux s'y sont donc mis eux aussi, Internet
leur permettant de demeurer à la fine pointe des développements
de leurs activités... et leur assurant d'être au moins aussi
bien informés que leurs patients qui, dans le cas contraire et
avec raison, n'hésiteraient pas à les abandonner!
Si le fait de devenir leur propre conseiller peut parfois nuire
aux malades en brisant la relation de confiance qu'ils avaient
établie avec leur médecin traitant, cela peut par contre les
servir grandement, allant même jusqu'à leur sauver la vie!
Citons d'abord le cas de Gary Henry (54 ans), condamné par ses
médecins de Colombie-Britannique suite au diagnostic d'un rare
et mortel désordre sanguin, et dont la femme a trouvé sur
Internet un traitement dispensé à Boston et assurant à son mari
90 % de chances de survie. Aujourd'hui guéri, monsieur Henry
doit une fière chandelle à son épouse... et au Net qui continue
à jouer un grand rôle dans le processus de sa guérison. Un
dernier exemple, celui d'Anthony Paolone (74 ans), lui aussi
condamné par ses médecins torontois à mourir d'un cancer pour
lequel ils ne connaissaient aucun traitement efficace. Il doit
la vie à ses enfants et à une nièce qui ont réussi à trouver sur
le Web un médecin de New York spécialisé dans le type de
traitements dont il avait besoin.
Morale de l'histoire : si vous n'êtes pas initié à Internet,
vous avez tout intérêt à bien soigner vos relations familiales!
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste conseil en veille stratégique
Source : National Post, 8 février 2001, p. A17
2. UN PORTAIL D'AFFAIRES POUR LES ENTREPRISES CANADIENNES -
L'époque où les entreprises devaient naviguer de site en site
pour retrouver de l'information sur les programmes et les
services du gouvernement du Canada est révolue! Désormais, elles
peuvent y accéder directement en se rendant à une seule adresse,
soit http://portaildesaffaires.ca/.
Le site Web portaildesaffaires.ca a été conçu dans le cadre du
programme « Le gouvernement en ligne » et représente une
composante essentielle du nouveau mode de prestation des
services offerts aux citoyens adopté par le gouvernement du
Canada. Il a été créé dans le but de faciliter l'accès aux
services et aux renseignements fédéraux destinés aux entreprises
canadiennes. Pour ce faire, Industrie Canada a réuni les
principaux partenaires fédéraux auprès desquels les entreprises
avaient l'habitude de s'adresser, soit l'Agence des douanes et
du revenu du Canada, Développement des ressources humaines
Canada, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, le
ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
ainsi que Statistique Canada. De plus, Industrie Canada a pris
le soin de sonder les clientèles visées afin de s'assurer que la
structure du site et les informations qu'on y retrouvent
correspondent à leurs besoins.
Ainsi, le portail des affaires comprend des publications en
ligne, des formulaires électroniques, des données sur les
programmes et les services gouvernementaux, des contacts dans
l'administration fédérale ainsi que de nombreux hyperliens, le
tout, classé par sujets préalablement définis par les
entreprises. Les dix thèmes identifiés sont : impôts et taxes,
ressources humaines et emploi, financement, règlements,
exportation et importation, innovation et recherche-
développement/technologie, démarrage d'entreprise, vendre au
gouvernement/appels d'offres, statistiques et analyses des
entreprises ainsi que fusionnements/acquisitions/faillites.
Notons que le site portaildesaffaires.ca évoluera au fil du
temps. Il est notamment prévu de consulter les provinces afin
d'y intégrer du contenu, des formulaires et des services des
différents gouvernements provinciaux. D'autres projets comme
l'ajout d'un outil de personnalisation ou des partenariats avec
le secteur privé sont en discussion ou en préparation. À
consulter régulièrement, donc!
Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste
Source : Communiqué de presse, Industrie Canada, 12 février 2001
3. ANNA KOURNIKOVA : QUI EST LE VRAI COUPABLE? - Eh non, le
bulletin SISTech ne vient pas de s'enrichir d'une section
sportive. Vous l'aurez deviné on va parler (encore!) du fameux
virus VBS.SST@mm, mieux connu sous le nom
d'AnnaKournikova.jpg.vbs. En fait, question de terminologie, son
mode de transmission indique qu'il s'agirait plutôt d'un vers
(worm) que d'un virus.
Commençons par un petit résumé des faits. Lundi (12/02), le vers
commence à se transmettre, profitant de la curiosité de certains
internautes qui ne peuvent résister à la tentation d'admirer la
jolie joueuse de tennis. Mardi matin, les rapports médiatiques
sont nombreux, on parle d'une infection comparable à celle de
Melissa ou même de ILOVEYOU. Plus tard dans la journée, on
apprend que le concepteur serait un « hacker » (plutôt un
script-kiddy) portant le pseudonyme OnTheFly, qui aurait conçu
le vers à partir d'un kit de fabrication de virus disponible sur
Internet. Mais pourquoi? Le petit coquin déclare qu'il aurait lu
un rapport d'IDC (International Data Corporation) mentionnant
que les internautes n'avaient pas appris leur leçon suite à
l'infection ILOVEYOU de mai 2000. Et vlan, il a décidé de
vérifier cette hypothèse et tout porte à croire qu'il n'avait
pas tout à fait tort. Enfin, mercredi, suite de l'histoire, on
apprend qu'il aurait été arrêté par la police au Pays-Bas. Bien
fait! Qu'on l'emprisonne ou mieux encore, qu'on le pende.
Mais ne construisons pas l'échafaud tout de suite. Qui est le
vrai coupable dans toute cette affaire? Certes, monsieur
OnTheFly a conçu le vers et l'a répandu dans Internet. Par
contre, à sa défense, mentionnons que contrairement à ILOVEYOU,
le vers Anna n'avait pas de capacité destructrice. Or, le kit de
fabrication utilisé lui aurait permis d'en ajouter un. Dans ce
cas, devrions-nous plutôt pointer du doigt le concepteur du kit
VBSWG, un « hacker W dénommé Kalamar? Ou plutôt, chaque
internaute qui a cliqué sur la pièce attachée ne devrait-il pas
faire un examen de conscience et faire son mea culpa? Parce que
le vers ne se transmettait pas tout seul. Il fallait que
l'usager DÉCIDE de cliquer, en toute conscience, sur la pièce
attachée. Le programme du virus NE pouvait PAS s'exécuter
automatiquement, comme c'est le cas du vers KAK qui exploite une
faiblesse du logiciel Outlook Express.
Donc, au lieu de pendre monsieur OnTheFly, ne devrions-nous pas
lui remettre une médaille pour nous avoir servi collectivement
une bonne leçon de prudence. Sans doute pas, car s'il a été
arrêté, c'est qu'il a tout de même enfreint la loi.
Par contre, l'incident ramène à l'avant-plan la règle d'or du
« Safe Hex » : si vous recevez un message que vous n'avez pas
sollicité - même s'il provient de votre meilleur(e) ami(e) - ne
cliquez jamais sur la pièce jointe. Dans le pire des cas, vous
allez rater une bonne blague, mais dans le meilleur, vous allez
éviter de propager un virus ou un vers, de perdre la face et
d'avoir à réparer les dégâts.
Rédacteur : Éric Lacroix, directeur de la veille stratégique
Source : Article de ZDNet sur l'arrestation du suspect
Description du virus AnnaKournikova.jpg.vbs
Description du virus/vers ILOVEYOU
Description du virus macro Melissa
Description du virus/vers KAK
Une version des règles du Safe Hex
4. LA VRAIE VALEUR DU SAVOIR - Estimer les effets de la gestion
des connaissances dans une organisation n'est pas tâche facile.
La plupart du temps ce n'est qu'après avoir implanté la stratégie et avoir investi plusieurs milliers de dollars dans le
projet qu'une organisation est en mesure d'apprécier l'ensemble
des bénéfices. Pas très pratique pour les organisations qui
aimeraient savoir avant coûts si elles doivent investir ou non
et si elles doivent faire de la gestion du savoir une priorité
dans leur organisation.
Pourtant deux études récentes ont réussi à démontrer
quantitativement le bien-fondé d'une stratégie en gestion des
connaissances. La plus récente, une étude de la firme Outsell
inc., nous indique qu'une entreprise bénéficiant d'un « centre
corporatif d'information » obtient des économies moyennes de
2 549 $ par employé par projet. Lors de projets
d'investissement, la consultation du centre rapportait des gains
supplémentaires de 800 000 $ de plus par projet. L'étude estime
également que le centre représente des économies de temps de 12
heures par employé par projet. La seconde étude, cette fois-ci
de la firme IDC, traite des impacts d'une banque de données
centralisée et précise que 90 % des organisations ont connu un
retour sur investissement de plus de 40 %, et que la période
moyenne pour récupérer leur investissement a été de 2,3 années.
Même si depuis les 20 dernières années plusieurs ont tenté de
trouver des méthodes de calculs fiables, il demeure encore
aujourd'hui que quantifier les retombés de la gestion des
connaissances reste toujours le talon d'Achille de cette
science. Selon une autre étude, seulement 20 % des organisations
ayant développé une stratégie de gestion des connaissances ont
évalué leurs bénéfices à l'aide d'une forme quelconque de
mesure. Il est vrai que le retour sur investissement (ROI) en
gestion des connaissances est aussi compliqué à calculer qu'on
puisse penser.
Faute d'avoir une méthode comptable adéquate, c'est souvent
l'intuition qui guide les investissements des projets en gestion
des connaissances. Toutefois, en faisant preuve d'un peu
d'ingéniosité, une organisation peut arriver à baser sa décision
sur des chiffres concrets. D'ailleurs, le cas d'une entreprise
ayant calculé son retour sur investissement en tenant compte des
retombés tangibles et intangibles le prouve. En effet, avant
d'investir dans un projet de gestion du savoir, l'entreprise a
réussi, non seulement à démontrer concrètement les économies
liées à l'amélioration de son processus de distribution, mais
également à évaluer les bénéfices, un peu plus intangibles cette
fois-ci, reliés à l'augmentation de la productivité de son
personnel de vente.
La valeur du savoir restera probablement toujours une question
subjective, mais ses effets sont indéniables, que se soit au
niveau de l'amélioration de la satisfaction du client, de la
meilleure satisfaction au travail pour les employés, de la
réduction des coûts ainsi que de l'amélioration du temps de
réponse au marché.
Rédacteur : François Dubeau, analyste en veille stratégique
Sources : Knowledge Management Magazine, février 2001 ;
JACOB, Réal et Lucile PARIAT. Gérer les connaissances : un défi
de la nouvelle compétitivité du 21e siècle, Québec, CEFRIO,
2000, 73 p.
Bulletin du 9 février 2001
1. Techno-maître, un programme universitaire branché
2. Pessimisme dans le domaine de la pub en ligne : la presse
doit prendre sa part de blâme
3. Un aperçu des coûts du SPAM
4. L'impartition, l'intégration et l'automatisation : trois
nouvelles tendances en affaires électroniques
1. TECHNO-MAÎTRE, UN PROGRAMME UNIVERSITAIRE BRANCHÉ! - Les
futurs enseignants gradués de l'Université du Québec à Hull
(UQAH) seront aptes et probablement enclins à intégrer
l'utilisation des technologies de l'information et de la
communication (TIC) à leurs cours. En effet, depuis septembre
2000, l'UQAH offre le plan techno-maître à ses étudiants
désirant s'inscrire à l'un de ses baccalauréats spécialisés en
enseignement (langues secondes au secondaire, arts ou
orthopédagogie).
Déjà près de 200 étudiants bénéficient de ce plan dont
l'enseignement est axé essentiellement sur l'utilisation des
TIC. Ainsi, en plus d'accéder à des salles de cours et à des
laboratoires équipés à la fine pointe, les étudiants ayant opté
pour le plan techno-maître disposent d'une adresse de courriel,
d'une page Web personnelle et d'outils de communication comme
les babillards électroniques, les forums de discussion et les
salons de bavardage (chat room). En outre, plusieurs cours sont
offerts à distance.
Aussi, les enseignants déposent sur leur propre page Web des
hyperliens pertinents à leurs cours ainsi que la documentation
s'y rapportant. Pour leur part, les étudiants peuvent
transmettre leurs travaux par le biais du courriel, ce qui
permet en même temps une efficacité et une économie de papier.
Les TIC sont également mises à contribution lors des stages de
formation en favorisant, notamment, la communication entre
l'étudiant, le superviseur de stage et le personnel enseignant
de l'Université.
De plus, la réalisation des travaux en équipe est grandement
facilitée par les rencontres virtuelles qui éliminent la
problématique des réservations de salle et des déplacements - un
grand nombre d'étudiants sont sur le marché du travail ou
habitent à l'extérieur de la ville -, tout en satisfaisant les
nouvelles exigences de la réforme de l'éducation à l'égard des
travaux de groupe.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que la mise sur pied
de ce programme a nécessité toute une année de travail. Les
professeurs et étudiants qui n'étaient pas familiers avec
l'informatique ont reçu une formation en début de session.
Notons également qu'un support technologique continu leur est
offert. Présentement, 145 enseignants de l'UQAH ont leur propre
site Web et environ 300 cours sont appuyés par Internet.
Enfin, il est intéressant de mentionner que le plan techno-
maître pourrait fort bien s'étendre aux autres départements et
programmes de l'UQAH puisque plusieurs ont manifesté leur désir
de l'adopter.
Rédactrice : Isabelle Poulin
Sources : Les Affaires, 3 février 2002 ; page Web du plan
techno-maître
2. PESSIMISME DANS LE DOMAINE DE LA PUB EN LIGNE : LA PRESSE
DOIT PRENDRE SA PART DE BLÂME - La publicité sur Internet - ou
plutôt sa trop faible présence - est souvent pointée du doigt
pour expliquer l'échec de plusieurs sites : les revenus
publicitaires actuels ne permettent pas la survie ou la
croissance de la majorité des sites qui offrent un contenu
gratuit sur le Web. En fait, à la base du problème, on doit
reconnaître qu'il y a présentement trop de convives pour la
tarte de revenus publicitaires disponibles. Et si, en plus, on
ajoute un vent de pessimisme plus ou moins justifié, on ne peut
qu'empirer la situation...
Or, selon Jack Myers, économiste en chef de Myers Reports, une
large part des craintes d'une récession dans l'industrie de la
publicité aux États-Unis proviendrait de rapports médiatiques
mal informés. Rapports qui amplifieraient un phénomène normal
de «hoquet cyclique» d'une industrie qui vit une période de
croissance continue. Ces conclusions sont basées sur une
enquête de Myers Reports, réalisée auprès d'une centaine de
dirigeants d'agences publicitaires. En outre, cette même
enquête prévoit une croissance des dépenses publicitaires pour
les 12 à 18 prochains mois.
Bien entendu, les médias ne seraient pas les seuls coupables.
Les faillites des «point-com» américaines, dont certains médias
se délectent, renforcent l'image négative entourant le
phénomène. De poursuivre Jack Myers : «le blâme ne devrait pas
être dirigé vers le marché de la publicité, mais plutôt vers
l'inexpérience et l'incompétence de gestionnaires et
d'investisseurs qui ont placé des attentes irréalistes dans un
médium qui n'avait pas encore fait ses preuves». Le rapport
ajoute même que «l'implosion dramatique» du secteur Internet est
une purge sanitaire d'investisseurs et d'administrateurs qui,
non seulement n'ont pas de connaissance de l'industrie, mais qui
sont inaptes à reconnaître une bonne stratégie commerciale et
des idées compétitives...
Certes, les conclusions de ce rapport de Myers Reports vont à
l'encontre des prévisions récentes de Yahoo! et DoubleClick en
matière de publicité en ligne. Par contre, si ces prédictions
s'avèrent exactes, certaines «point-com» pourront enfin pousser
un soupir de soulagement.
Rédacteur : Éric Lacroix
Source : Internetnews.com, 2 février 2001
3. UN APERÇU DES COÛTS DU SPAM - Les courriels commerciaux non
sollicités (SPAM) encombrent de plus en plus votre boîte de
courrier électronique et vous commencez à en avoir marre.
Mauvaise nouvelle, alors. Selon une étude récente (janvier 2001)
de la Commission Européenne, les «spammers» auront bientôt la
capacité technique d'envoyer jusqu'à 100 millions de messages
par jour. Imaginez que seulement 200 compagnies décident
d'avoir recours à ce stratagème... Résultat : 20 milliards de
ces messages voyageraient quotidiennement sur Internet, soit une
moyenne de 60 par internaute!
Le problème fondamental avec cette forme de publicité, c'est
que, contrairement au «junk-mail» usuel, les coûts sont assumés
par les usagers plutôt que par les commerçants. Nous seulement,
vous recevez du courriel que vous ne voulez pas, mais en plus,
vous devez payer la facture. Quelle facture? En faisant
l'hypothèse que chaque internaute reçoive en moyenne une
quinzaine de messages non sollicités par jour, que le coût moyen
d'une connexion à Internet soit de 11$ par mois et avec un taux
de téléchargement moyen de 108 K/bits par minute, l'enquête
estime qu'il en coûterait 9,4 milliards de dollars, soit 28 $
par année à chaque internaute pour recevoir son SPAM quotidien.
Ajoutons que l'enquête ne mentionne pas les coûts indirects pour
les fournisseurs de service Internet : serveurs de courriel plus
puissants, bande passante accrue, mise en place d'une équipe
pour surveiller l'abus des systèmes, etc. Ces coûts qui seront,
la plupart du temps, refilés à leurs abonnés.
Bref, il faut s'occuper du problème avant qu'il n'atteigne cette
ampleur. Et, comme nous le rapportions dans l'édition du 24
novembre 2000 de ce bulletin, c'est ce que l'Union européenne a
décidé de faire. Les Européens opteront-ils pour l'interdiction
totale du SPAM au profit de la publicité ciblée requérant un
accord préalable des récipiendaires, ce que les Américains
appellent «opt-in»? C'est le choix qu'ont fait l'Autriche, le
Danemark, la Finlande, l'Italie et l'Allemagne. Ou choisiront-
ils plutôt la formule qui permet à un commerçant d'adresser des
courriels de prospection, sous la réserve du droit dont dispose
l'internaute de s'opposer à en recevoir, soit le «opt-out»?
Cette dernière situation n'est certes pas idéale pour les
usagers. Imaginez le plaisir pour un internaute qui devrait
ainsi se désabonner d'une quinzaine de listes d'envoi à chaque
jour.
Rédacteur : Éric Lacroix
Source : eMarketer, 7 février 2001 ; SISTech du 24 novembre 2000
4. L'IMPARTITION, L'INTÉGRATION ET L'AUTOMATISATION : TROIS
NOUVELLES TENDANCES EN AFFAIRES ÉLECTRONIQUES - Il n'y a pas si
longtemps, selon les croyances populaires et pour des raisons
souvent aussi obscures que non fondées, une entreprise devait
absolument avoir un site Web, ou même un catalogue en ligne ou
encore mieux elle devait absolument vendre en ligne si elle
voulait survivre à l'ère numérique.
Aujourd'hui, les entreprises un peu plus sages voient dans
Internet et les affaires électroniques une façon d'améliorer
leur processus d'affaires et, par le fait même, de diminuer
leurs coûts d'opérations. Cependant, l'aventure n'est pas aussi
simple qu'elle ne le paraît. La complexité des technologies
requises pour mettre en œuvre une solution d'affaires
électroniques a déjà découragé plus d'un dirigeant d'entreprise.
Les préoccupations de coûts, de sécurité, de fiabilité et de
compatibilité sont des caractéristiques intrinsèques à chaque
logiciel. D'ailleurs, selon certains informaticiens, il
existerait 23 différents niveaux de considérations
technologiques avant l'implantation d'une solution d'affaires
électroniques. Il est donc très difficile pour un non-
informaticien de connaître les implications de chaque choix
technologique qui s'adresse à lui. Sans compter que nous n'avons
pas encore parlé des considérations managériales qui doivent
obligatoirement faire partie de la réflexion stratégique.
Néanmoins, en ce début d'année, pour aider et supporter les
dirigeants d'entreprises dans la mise en œuvre de leur
stratégie, trois tendances technologiques se distinguent :
l'impartition, l'intégration et l'automatisation.
L'impartition peut prendre deux formes, l'impartition
traditionnelle, c'est-à-dire de tout ce qui touche les
technologies de l'information et l'infrastructure et,
l'impartition envers ce qu'on appelle des fournisseurs de
service d'application (soit ASP en anglais) qui louent,
notamment en ligne, des logiciels d'application destinés aux
entreprises.
La deuxième tendance, l'intégration ne fait pas seulement
référence à l'intégration des processus interne de l'entreprise
avec la solution d'affaires électroniques mais également fait
référence à l'intégration interentreprises, entre fournisseurs
et clients.
Finalement l'automatisation est possible puisque plusieurs
logiciels sont maintenant assez puissants afin de gérer une
bonne partie du processus de vente ou de tout autre processus
d'ailleurs.
Mais, dans ces temps encore un peu turbulents, où le marché de
tout ce qui touche aux services informatiques en affaires
électroniques est en pleine expansion, il reste encore une
difficulté que le dirigeant d'entreprise doit surmonter. Et ce
dirigeant d'entreprise peut avoir très bien défini sa stratégie
d'affaires électroniques, il peut avoir de bonnes connaissances
en informatique lui ayant permis de voir le portrait global de
sa stratégie, il peut avoir exploité les nouvelles tendances
d'impartition, d'intégration et d'automatisation, la tâche la
plus cruciale reste encore à faire : choisir ses fournisseurs et
ses partenaires pour la mise en œuvre de son projet!
Rédacteur : François Dubeau
Sources : eCompany Now, Janvier 2001
Bulletin du 2 février 2001
1. De vitrine à espace commercial, la publicité sur Internet
pourrait se transformer
2. Avez-vous déjà pensé démolir votre ordinateur?
3. La gestion du savoir dans un contexte de mondialisation
4. Illégaux, les sites de commerce électronique québécois?
***Du nouveau***
1. DE VITRINE À ESPACE COMMERCIAL, LA PUBLICITÉ SUR INTERNET
POURRAIT SE TRANSFORMER - La bannière publicitaire constitue
présentement un modèle de référence pour publiciser un produit,
un service ou une organisation sur Internet. Cependant, de plus
en plus d'annonceurs considèrent que le nombre de visites sur
les pages Web qui affichent une telle bannière n'est pas
nécessairement un indicateur de réussite de la cybercampagne
publicitaire. Bien que les mesures d'audience soient faites au
moyen de logiciels spécialisés et complexes, plusieurs
annonceurs vont même jusqu'à douter de l'efficacité de ces
campagnes publicitaires en ligne dites classiques.
Par ailleurs, on observe que le prix moyen des «mille pages vues
avec publicité» est à la baisse. D'après monsieur Stéphane
Cordier, vice-président de DoubleClick Europe du Sud, ce prix a
diminué de près de 40 % en Europe depuis 1998. Le baromètre
LemonAd du consultant Netcrawling, quant à lui, a enregistré, en
France, en décembre 2000, un nombre de cybercampagnes
publicitaires en France 20 % inférieur à celui de novembre 2000.
Cette tendance s'observe également aux États-Unis. De plus, la
firme DoubleClick prévoit une forte diminution des ventes
d'espaces publicitaires - de 25 % à 30 % - pour 2001. Constat
étonnant puisque le nombre d'internautes est en constante
croissance.
Également, de plus en plus d'annonceurs considèrent qu'Internet
doit jouer davantage un rôle d'espace commercial plutôt que
celui d'une simple vitrine. Selon monsieur Benjamin Girard,
responsable commercial chez Netcrawling, les attentes des
annonceurs par rapport à la publicité sur Internet sont plus
grandes et exigeantes que celles placées dans les médias
traditionnels, soit dans les rues, à la télévision ou dans la
presse écrite. Ces médias sont perçus comme des supports et non
comme un intermédiaire commercial direct. À cet égard,
contrairement aux attentes des annonceurs envers une publicité
sur Internet - soit que l'internaute clique sur la publicité et
achète le produit -, celles des publicités placées dans les
médias traditionnels sont plus réalistes. En effet, les
annonceurs ne s'attendent pas à ce que le consommateur potentiel
court immédiatement acheter un produit après en avoir vu
l'annonce à la télévision, par exemple. Par contre, il semble
que la proportion d'internautes qui achètent un produit après
avoir vu la publicité et s'être rendus dans le site de
l'annonceur - ce qui porte le nom de "taux de transformation"
- augmente progressivement. Ce taux dépend toutefois du type de
produit ou de service offert.
Enfin, bien que les bannières représentent encore près de 80 %
des stratégies en Europe et plus que 51 % aux États-Unis, les
annonceurs cherchent à développer d'autres supports
publicitaires. Déjà, en Europe, l'envoi de courriels marketing
obtient une popularité grandissante. De plus, l'instauration de
nouveaux concepts tels que le «marketing viral», les
«supersticiels» ou la «gestion de communautés virtuelles» sont à
prévoir en raison du manque de confiance des annonceurs dans
l'audience comme telle. Pourtant, la bannière demeure en ce
moment le choix premier des annonceurs. Monsieur Cordier a
d'ailleurs mentionné que de 2,5 à 2,8 milliards bannières sont
placées par DoubleClick chaque jour.
Source : Le Monde interactif, 24 janvier 2001
2. AVEZ-VOUS DÉJÀ PENSÉ DÉMOLIR VOTRE ORDINATEUR? - Selon une
étude de l'Université d'Athabasca et du magazine canadien CIO,
l'invasion des technologies de l'information a fait augmenter
énormément le niveau de stress dans les organisations. Les
auteurs de l'étude ont même trouvé un nom à ce phénomène : La
rage au clavier!
L'étude tire ses conclusions d'un sondage réalisé auprès de 3200
abonnés au magazine CIO Canada ainsi que de quelques groupes de
discussion dans différentes régions canadiennes. Certains
commentaires recueillis font état de personnes ayant arraché
leur clavier pour le lancer à l'autre bout de la pièce ou encore
de moniteurs qui se sont retrouvés en pièces détachées sur le
sol. Les participants avaient tellement d'anecdotes à raconter,
selon les dires de monsieur Peter Carr, directeur associé au
Centre d'innovation en management d'Athabasca, qu'il était même
difficile par la suite de faire avancer la discussion.
L'étude révèle que seulement 20 % des répondants ont affirmé que
les technologies de l'information n'avaient pas augmenté leur
niveau de stress au travail alors que 55 % prétendaient le
contraire. Par ailleurs, seulement 27 % des répondants
travaillant dans un département d'informatique jugent que leur
entreprise fait du bon travail pour gérer l'introduction de
nouvelles technologies, comparativement à 37 % qui ont affirmé
que leur organisation faisait un mauvais travail. Ce dernier
résultat est d'autant plus significatif puisque le personnel des
départements d'informatique est souvent le premier à subir les
contrecoups de cette rage au clavier.
D'un autre côté, il semble que l'attitude régnant à l'intérieur
des départements d'informatique, qui se caractérise souvent par
un manque de compréhension des problèmes des usagers, soit en
partie responsable du problème. Il semble néanmoins que les
organisations ont leur part de torts puisqu'elles ne déploient
pas l'effort nécessaire lors de changements informatiques ou
technologiques afin d'éduquer et de former leur personnel.
D'ailleurs l'étude explique qu'à leur détriment, les entreprises
ne consultent pas toujours les employés utilisateurs de ces
technologies avant un changement.
Selon un expert, le sentiment de rage au clavier proviendrait du
sentiment d'impuissance qu'un employé ressent envers les
nouvelles technologies. L'employé peut même voir la technologie
comme une barrière à la bonne réalisation de ses tâches et même
craindre perdre son emploi à cause de cette barrière.
Source : The Globe and Mail, 24 janvier 2001
3. LA GESTION DU SAVOIR DANS UN CONTEXTE DE MONDIALISATION - La
gestion des connaissances ou la gestion du savoir est une
science relativement récente. Elle fait référence à la façon
dont une organisation crée, capture, organise, distribue et
finalement augmente la valeur de ce que l'on peut appeler son
capital intellectuel.
Selon certains experts, la gestion des connaissances a évolué
selon trois phases au cours des dernières années. Durant la
première phase, la gestion des connaissances était vue presque
qu'exclusivement d'un point de vue technologique. Lors de la
deuxième phase, le penchant technologique a laissé place aux
aspects humain et interactionnel du processus. Nous en sommes
aujourd'hui à la troisième phase de cette science qui cible
présentement le processus social engagé dans la création et le
transfert des connaissances. Par exemple, la "science" de la
gestion des connaissances aborde maintenant des sujets telle la
dispersion du savoir dans les communautés virtuelles.
D'un point de vue pratique cependant, la gestion des
connaissances dans les organisations a vu peu d'évolution. Selon
quelques experts, les gestionnaires en parlent beaucoup mais
n'agissent pas vraiment. Pour beaucoup d'organisations, le
prochain défi à l'horizon est d'intégrer la gestion des
connaissances à leurs processus de fonctionnement. Dans un
contexte de mondialisation, l'entreprise globale doit absolument
voir et comprendre que la gestion des connaissances est plus que
le simple fait de fournir des analyses économiques ou d'utiliser
une technologie particulière pour recueillir et stocker des
informations.
Source : Knowledge@Wharton, 17 - 30 janvier 2001-02-02
4. ILLÉGAUX, LES SITES DE COMMERCE ÉLECTRONIQUE QUÉBÉCOIS?
****DU NOUVEAU**** - Dans notre bulletin du 19 janvier 2001,
nous parlions de l'article du journal Les Affaires qui révélait
que la presque totalité des sites de commerce électronique
québécois enfreignaient la Loi sur la protection du
consommateur. En effet, très peu d'entre eux ont versé le
cautionnement de 50 000 $ à l'Office de la protection du
consommateur qui permet légalement de recevoir un paiement avant
d'avoir livré la marchandise commandée.
Nous concluions avec le conseil du Journal Les Affaires
corroboré par le porte-parole de l'OPC, en mentionnant que les
marchands qui désireraient se conformer à la Loi mais qui ne
pouvaient se permettre de débourser les 50 000 $ demandés par
l'OPC, pouvaient cesser de percevoir des paiements en ligne et
adopter le principe du "payable sur livraison".
Depuis, dans son édition du 27 janvier, le Journal Les Affaires
a publié une mise au point et le CEFRIO a eu l'occasion de
parler à un représentant légal de l'OPC. Bref, la situation est
moins dramatique qu'elle ne le semblait et il n'est peut-être
pas nécessaire de cesser de percevoir des paiements en ligne.
Oui, la Loi sur la protection du consommateur exige toujours que
les commerçants qui vendent à distance (incluant les
cybercommerçants) déposent un cautionnement initial de 50 000 $,
montant qui est ensuite ajustable selon le niveau des ventes.
Par contre, et c'est là que ça devient intéressant, certains
assureurs offrent une assurance cautionnement qui peut remplacer
le fameux dépôt de 50 000 $. Évidemment, le coût de cette
assurance varie selon le niveau de risque présenté par
l'entreprise, mais l'OPC affirme que pour la majorité, la prime
pourrait varier entre 10 $ et 15 $ pour chaque tranche de 1 000 $
de cautionnement. Donc, un montant de 500 $ à 750 $ au lieu
de 50 000 $, ce qui est un peu plus raisonnable pour un
entrepreneur qui démarre.
Par ailleurs, l'OPC révise présentement ses règles pour les
assujettir à la nouvelle réalité du commerce électronique.
Cependant, il ne faudrait pas nécessairement s'attendre à ce que
le cautionnement disparaisse. Car en fait, lorsqu'on demande aux
consommateurs ce qu'ils en pensent, une étude de l'Institut de
la statistique du Québec, réalisée pour le ministre délégué à
l'Autoroute de l'information et rendue publique en septembre
1999, concluait que «La presque totalité (95%) des internautes
québécois croient que les protections garanties par les lois au
Québec devraient aussi s'appliquer sur Internet.»
Donc, au lieu d'être un frein apparent au développement du
commerce électronique, il se pourrait que le cautionnement
s'avère plutôt un avantage comparatif pour les cybermarchands
québécois par rapport à ceux qui exercent leurs activités à
l'étranger.
Sources :
-L'OPC (Maître André Allard)
-Le Journal Les Affaires, 27 janvier 2001
-Le rapport de l'ISQ de l'Enquête sur les transactions et
l'identification dans un contexte d'inforoute
-Le bulletin SISTech du 19 janvier 2001