[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech

Archives du bulletin SISTech : Janvier 2008
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]



Bulletin du 25 Janvier 2008

Version PDF

1. L’utilisation des technologies de l’information par les médecins en progression au pays
2. La folie Facebook gagne les Canadiens!

3. Gouvernement 2.0, inclusion numérique, cyberprévention, développement durable par les TI : les nouveaux défis du secteur public!

1. L’utilisation des technologies de l’information par les médecins en progression au pays

Les technologies de l’information (TI) deviennent de plus en plus présentes dans le milieu de la santé, entrainant de nombreux changements dans les façons de faire des médecins. Les résultats du Sondage national des médecins 2007 remettent les pendules à l’heure quant à la place qu’occupent réellement les TI dans le quotidien des praticiens canadiens.

Les résultats très attendus du Sondage national des médecins 2007 ont été publiés en début d’année 2008 et permettent de dresser le portrait des médecins canadiens de toutes les disciplines médicales sur plusieurs enjeux importants de cette profession. Ce sondage réalisé par la poste et par courriel a permis de rejoindre 19 239 praticiens, ce qui correspond à un taux de réponse de 31,6 %. Interrogés sur divers sujets, tels le milieu de travail et le contexte des soins aux patients, les médecins canadiens ont répondu au passage à plusieurs questions concernant leurs usages des technologies de l’information (TI) dans le cadre de leur travail. Y a-t-il une différence quant à l’usage des TI selon la spécialisation, le sexe ou l’âge des répondants ? Les médecins de famille, omnipraticiens et spécialistes font-ils un meilleur usage des TI que l’an dernier ? C’est ce que nous tenterons de vérifier.

Des utilisateurs moyens

Comment les médecins canadiens se perçoivent-ils par rapport à leurs compétences en informatique ? La majorité des répondants (51,8 %) disent posséder des compétences de niveau intermédiaire. À ce propos, il est intéressant de constater que ce sont les hommes qui se considèrent les plus compétents en informatique avec une proportion de 20,4 % d’entre eux qui jugent leurs compétences comme étant avancées, contre 8,3 % pour les femmes médecins. La plus grande proportion de praticiens qui affirment ne pas avoir d’expérience ou ne pas utiliser un ordinateur sont âgés de 65 ans et plus (14,7 %). Cette information sur le niveau de compétence s’avère indispensable pour comprendre la suite des résultats. À savoir que les technologies plus simples, soit celles accessibles à des utilisateurs de niveau intermédiaire, ont davantage de chance d’être adoptées qu’une technologie plus complexe.

Le niveau de compétence informatique des médecins canadiens

Source : Sondage national des médecins 2007. http://www.sondagenationaldesmedecins.ca/nps/2007_Survey/Results/FR/National/pdf/Q36/Q36_NON_CORE.only.fr.pdf

Un accès à Internet de plus en plus rapide

Depuis la dernière édition du Sondage national des médecins qui a eu lieu en 2004, on note d’importantes améliorations concernant les types d’accès à Internet que possèdent les médecins dans leur milieu de pratique principal. De fait, en 2004, l’enquête dénombrait 22,2 % des médecins canadiens qui n’étaient pas branchés à Internet et 54,7 % des praticiens qui utilisaient un accès à la haute vitesse. En 2007, ces proportions ont reculé à 14,2 % pour le nombre de médecins n’ayant pas Internet et le branchement à la haute vitesse a grimpé à 70,7 % dans leur milieu de travail. Au fil des années, c’est la catégorie d’âge de 65 ans et plus qui compte toujours la plus grande proportion de répondants n’ayant pas accès à Internet. La principale raison donnée par les médecins qui ne sont pas branchés à Internet dans leur principal milieu de travail est qu’ils jugent ne pas en avoir besoin (35,7 %). Cette explication est préoccupante dans la mesure où de plus en plus d’outils d’échange d’information entre les spécialistes (laboratoire, pharmacie, échange d’information entre les pairs) reposent sur cette technologie. Quant au nombre de cliniques possédant un site Web, 16,7 % des répondants ont affirmé que leur clinique possédait une telle vitrine.

Le courriel pour communiquer entre médecins

Au Canada, 49,6 % des médecins utilisent le courriel. Principalement, le courriel sert à communiquer avec des collègues à des fins cliniques (50,4 %) et à d’autres fins (63,2 %). Ainsi, la communication par courriel avec les patients pour des fins cliniques (13,3 %) ou pour d’autres fins (4,9 %) demeure, somme toute, assez marginale. À titre indicatif, les résultats d’une enquête menée en 2007 par Jupiter Research indiquent que 78 % de médecins américains communiquent par courriel avec leurs collègues et 39 % le font avec leur patients2. Il semble qu’à ce niveau, les médecins canadiens aient un léger rattrapage à faire sur nos voisins du Sud.

L’impact de l’âge sur l’utilisation du courriel confirme la tendance habituelle, c’est-à-dire que les plus jeunes communiquent davantage avec leurs collègues par voie électronique que leurs confrères plus âgés. Les hommes et les femmes semblent faire un usage quasi similaire du courriel, ce qui n’est pas le cas pour les diverses spécialisations. En fait, les médecins de famille et les omnipraticiens apparaissent moins nombreux à utiliser le courriel que leurs confrères ayant une autre spécialisation, et ce, peu importe le type de destinataire du message. Quant aux non-usagers du courriel, ils représentent 10,1 % des médecins canadiens.

Les dossiers électroniques, encore loin derrière

Le sondage mené par le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’Association médicale canadienne (AMC) et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC) a permis d’interroger les médecins canadiens sur l’utilisation de divers systèmes électroniques. Il apparaît que depuis 2004, une réelle augmentation a été réalisée quant à l’utilisation de systèmes électroniques par les médecins canadiens. Malgré cette avancée, en 2007, uniquement deux de la quinzaine d’outils mesurés passent la barre de la majorité : 55,2 % des répondants ont en effet indiqué posséder un accès en ligne aux revues, guides de pratique clinique, bases de données médicales et 53,3 % ont déclaré utiliser la facturation électronique. L’utilisation exclusive des dossiers électroniques demeure loin derrière avec à peine un médecin sur 10 qui l’a adoptée (9,8 %). Aux États-Unis, en 2006, on dénombrait 12,4 % des médecins qui utilisaient strictement les dossiers électroniques3.

Les médecins canadiens affirment utiliser :

Source : Sondage national des médecins 2007. http://www.sondagenationaldesmedecins.ca/nps/2007_Survey/Results/FR/National/pdf/Q40/Q40aii_NON_CORE.only.fr.pdf

Encore une fois, peu d’écarts existent entre les femmes et les hommes quant aux usages des divers outils technologiques et plus un médecin est jeune, plus il sera enclin à les utiliser. Concernant spécifiquement l’utilisation des dossiers électroniques, des différences notables persistent entre les médecins de famille et les omnipraticiens par rapport aux autres spécialistes. Effectivement, ces derniers restent plus nombreux à utiliser une combinaison de dossiers papier et électroniques (33,5 % contre 19,4 % pour les médecins de famille et omnipraticiens), mais sont moins nombreux à faire une utilisation exclusive des dossiers électroniques (7,0 % contre 12,3 % pour les médecins de famille et omnipraticiens).

Il ne fait aucun doute que l’utilisation des TI par les médecins canadiens progresse. Selon la docteur Ruth Wilson, présidente du Collège des médecins de famille du Canada, « un plus grand nombre de médecins travaillent en collaboration selon des ententes formelles et informelles au sein de leurs pratiques, et utilisent efficacement la technologie dans un effort pour améliorer les soins à leurs patients.»1 Cependant, il importe de spécifier que l’adoption se fait de façon inégale selon les tranches d’âge et les spécialisations. De plus, les résultats actuels du sondage ne permettent pas de comparer l’usage des TI par les médecins pratiquant dans une clinique privée à celui effectué plutôt par ceux rattachés à un centre hospitalier. De nouvelles segmentations des résultats seront publiées plus tard cette année et présenteront les résultats selon les spécialités médicales, les provinces et les territoires. Ces données complémentaires apporteront certainement un nouvel éclairage sur les modes d’adoption des TI par les médecins canadiens.

Notes :
1 - Le SNM identifie un besoin urgent d’une stratégie canadienne sur les effectifs médicaux, 9 janvier 2008, p. 2.
http://www.nationalphysiciansurvey.ca/nps/SNM.2007.Communiqu%E9.de%20presse-FINAL.pdf
2 - How Do Physicians Use the Internet for Work-Related Activities ?, iHealthbeat, 14 décembre 2007 http://www.ihealthbeat.org/articles/2007/12/14/How-Do-Physicians-Use-the-Internet-for-WorkRelated-Activities.aspx?topicID=57
3 - Use of Electronic Records Up for Doctor Practices, CDC Finds, iHealthbeat, 31 octobre 2007.
http://www.ihealthbeat.org/articles/2007/10/31/Use-of-Electronic-Records-Up-for-Doctor-Practices-CDC-Finds.aspx?topicID=53

Rédaction: Sophie Poudrier, analyste-conseil, CEFRIO

Sources:
2007 Sondage national des médecins
http://www.sondagenationaldesmedecins.ca/nps/2007_Survey/2007nps-f.asp

Le SNM identifie un besoin urgent d’une stratégie canadienne sur les effectifs médicaux, 9 janvier 2008, 3 p.
http://www.nationalphysiciansurvey.ca/nps/SNM.2007.Communiqu%E9.de%20presse-FINAL.pdf

Use of Electronic Records Up for Doctor Practices, CDC Finds, iHealthbeat, 31 octobre 2007.
http://www.ihealthbeat.org/articles/2007/10/31/Use-of-Electronic-Records-Up-for-Doctor-Practices-CDC-Finds.aspx?topicID=53

How Do Physicians Use the Internet for Work-Related Activities ?, iHealthbeat, 14 décembre 2007.
http://www.ihealthbeat.org/articles/2007/12/14/How-Do-Physicians-Use-the-Internet-for-WorkRelated-Activities.aspx?topicID=57


2.
La folie Facebook gagne les Canadiens!

L’engouement pour les sites de réseautage personnel comme MySpace, MSNSpaces, Yahoo360, Friendster, LinkedIn et plus particulièrement Facebook monte en flèche! Selon une enquête nationale effectuée par Zinc Research et Dufferin Research, le pourcentage d’internautes canadiens membres d’un site de réseautage personnel a presque doublé en quatre mois, passant de 34 % en septembre 2007 à 63 % en décembre 2007.

Parmi les sites de réseautage personnel adoptés, Facebook remporte la palme de la popularité. En effet, plus des trois quarts des membres de ce type de site y ont adhéré. Brian F. Singh, directeur chez Zinc Research, affirme que l’on compte plus de 7 millions d’abonnés à Facebook au Canada. Cela signifie qu’environ la moitié des internautes canadiens en sont membres. Les villes de Toronto, de Vancouver et de Montréal comptent le plus grand nombre d’adeptes. Fait intéressant : Toronto est la première ville nord-américaine à recenser plus d’un million d’abonnés sur Facebook. Par ailleurs, l’étude démontre que les membres de Facebook sont majoritairement âgés entre 18 et 34 ans (74 %) et de sexe féminin (57 %). Ils passent en moyenne 5,7 heures par semaine sur le site.

Interrogés sur leurs activités, les usagers des sites de réseautage personnel considèrent celles-ci très importantes ou assez importantes : rester en contact avec leurs amis (86 %), envoyer des courriels et clavarder (71 %), se distraire et se détendre (64 %), partager des idées sur les blogues (39 %), promouvoir leur entreprise et faire de la prospection de clientèle (26 %), etc.

Les internautes canadiens ont résolument adopté les sites de réseautage personnel. Vous savez donc où les trouver, si vous souhaitez les rejoindre…

Rédactrice : Isabelle Poulin, chargée de veille, CEFRIO

Sources :
Zinc Research, et Dufferin Research (2007). Canadians and social networking sites, 31 déc., 13 p. http://www.zincresearch.com/REPORT%20-%20Canadians%20&%20Social%20Networking%20Sites%20-%20News%20Release%20(Dec%2031%202007).pdf

Zinc Research, et Dufferin Research (2007). « 7 million+ can’t be wrong : Facebook continues to take Canada by storm », 31 déc. http://www.zincresearch.com/News%20Release%20-%20Online%20Canadians%20&%20Social%20Networking%20Sites%20(Dec%2031%202007).pdf




3. Gouvernement 2.0, inclusion numérique, cyberprévention, développement durable par les TI : les nouveaux défis du secteur public!


Maintenant que plusieurs services publics ont été transformés par les TI, tout comme les processus internes des Administrations, de nouveaux enjeux se dressent et préoccupent davantage les gouvernements. L’inclusion numérique, le gouvernement 2.0, le gouvernement vert, les dangers d’Internet et la sécurité de l’information sont des défis auxquels doit maintenant faire face le secteur public. C’est ce qu’a rapporté, au cours de la dernière année, le bulletin e-Veille, bulletin électronique réalisé par le CEFRIO1 pour le ministère des Services gouvernementaux.

Chaque année, une rétrospective des sujets abordés dans le bulletin mensuel est publiée. Le bilan des articles e-Veille parus d’octobre 2006 à août 2007 a donc pour objet de rassembler, en un seul document, les principales idées véhiculées, les cas exemplaires et les études majeures qui ont marqué la dernière année. Cette rétrospective permet à la fois de dresser le portrait de l’avancement de la réflexion en matière de gouvernement électronique et de dégager les principaux défis actuels que pose la société de l’information. Cette année, le bilan comporte trois chapitres :

  1. Gouvernement électronique et transformation des administrations publiques par les TI
  2. Démocratie en ligne et enjeux de la société de l’information
  3. Technologies émergentes et sécurité de l’information

À venir en 2008

Quels seront les thèmes abordés au cours de la prochaine année ? Vraisemblablement, la cyberdémocratie risque d’occuper une place de choix dans les mois prochains, alors que des élections se tiendront aux États-Unis et peut-être même au Canada. Les consultations publiques en ligne qui prolifèrent en ce moment retiendront certainement notre attention. Aussi, les services électroniques innovants, l’inclusion numérique, la sécurité de l’information, la biométrie et l’authentification numérique - des thèmes traités régulièrement dans le bulletin - reviendront certainement au cours de la prochaine année. En outre, l’équipe du bulletin e-Veille veillera à présenter davantage des initiatives liées aux nouvelles tendances, notamment en ce qui a trait au gouvernement 2.0 et au gouvernement vert.

Les Administrations seront également influencées par la nouvelle économie qui se dessine en ce moment, soit l’économie de la créativité. Le bulletin e-Veille fera connaître les effets de celle-ci sur la modernisation des Administrations.

Pour en savoir davantage, consultez le Bilan 2006-2007 !

Rédactrice : Isabelle Vachon, chargée de projet et coordonnatrice du bureau de l’Abitibi-Témiscamingue, CEFRIO

Note :
1 - Élaboré par la Direction des enquêtes et de la veille stratégique du CEFRIO pour le ministère des Services gouvernementaux du Québec, le bulletin mensuel e-Veille fait connaître les bons coups et les écueils vécus dans la transformation des administrations publiques par les TI dans divers pays. Il aborde de thèmes tels que la cyberdémocratie, le déploiement de services publics en ligne, la sécurité informatique, la gouvernance des TI, etc.

 


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)