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du bulletin SISTech : janvier 2007
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Bulletin du 19 janvier 2007
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1. 2005-2006 : une année faste pour les gouvernements électroniques
des quatre coins du monde
2. De l’économie du savoir vers celle de la création,
ou l’émergence d’un nouveau paradigme
3. 2007 sera une année de renforcement des technologies
actuelles
1.
2005-2006 : une année faste pour les gouvernements électroniques
des quatre coins du monde - Une nouvelle ère est à
nos portes, celle de la société du savoir et de l’innovation.
Et les administrations publiques ont fait la preuve par leurs diverses politiques
et initiatives qu’elles en sont conscientes. C’est ce que révèle
entre autres le Bilan du bulletin e-Veille 2005-2006. Meilleur accès
à l’information gouvernementale, cyberdémocratie, gestion
des connaissances, formation en ligne font d’ailleurs partie de thématiques
explorées entre septembre 2005 et août 2006 dans le bulletin e-Veille1
et qui vont dans ce sens.
Une des préoccupations
majeures des gouvernements demeure, bien sûr, l’accès au
savoir pour tous. Maintes initiatives et politiques d’inclusion numérique
– pour réduire le fossé entre inforiches et infopauvres
– ont d’ailleurs été signalées et décrites
dans le bulletin au cours des derniers mois. Les administrations publiques ont
poursuivi également la modernisation de leurs façons de faire
par les nouvelles technologies.
La deuxième
édition du bilan annuel e-Veille a pour objet de rassembler,
en un seul document, les principales idées véhiculées,
les cas exemplaires et les études majeures qui ont marqué la dernière
année. Cette récapitulation permet également de dresser
le portrait de l’avancement de la réflexion et des réalisations
en matière de gouvernement électronique dans le monde. Enfin,
cette synthèse permet de dégager les principaux défis actuels
et à venir pour effectuer le passage à l’ère électronique.
Des résolutions
pour la prochaine année
Les objectifs que
se fixent les gouvernements cités dans le bulletin vont essentiellement
dans le même sens : ils visent à réduire la fracture numérique,
brancher les régions rurales et éloignées à Internet
haute vitesse, offrir une prestation de services électroniques de type
« guichet unique », renforcer la participation citoyenne, informatiser
davantage les PME et réduire les coûts d’administration de
l’État, notamment en favorisant le partage de ressources entre
ministères et organismes et en éliminant des structures et des
pratiques redondantes. Le bulletin e-Veille continuera de suivre l’évolution
de ces gouvernements au cours des prochains mois.
Un bilan en quatre volets
Le bilan e-Veille
2005-2006 se divise en quatre grandes sections :
1) Gouvernement
électronique : portrait global
2) Services publics en ligne et cyberdémocratie : les initiatives marquantes
3) Inclusion numérique : un défi de taille auquel s’attaquent
les gouvernements
4) Informatisation de l’administration publique, nouvelles tendances en
TI et sécurité informatique
Dans chacune de
ces sections, les articles du bulletin auxquels la synthèse fait référence
sont répertoriés sous la rubrique « Pour en savoir davantage
».
En guise de conclusion
au rapport, les divers défis et préoccupations des gouvernements
pour la prochaine année sont présentés.
Note
1- Élaboré par la Direction des enquêtes et de la veille
stratégique du CEFRIO pour le ministère des Services gouvernementaux
du Québec, le bulletin mensuel e-Veille fait connaître
les bons coups et les écueils vécus dans la transformation des
administrations publiques par les TI dans divers pays. Il aborde de thèmes
tels que la cyberdémocratie, le déploiement de services publics
en ligne, la sécurité informatique, la gouvernance des TI, etc.
Consultez le
Bilan e-Veille 2005-2006
2. De l’économie
du savoir vers celle de la création, ou l’émergence d’un
nouveau paradigme - Plusieurs études récentes
dans le domaine de la gestion des connaissances le démontrent : les organisations
tant publiques que privées devront sous peu composer avec un nouveau
paradigme. La majorité des experts du domaine s’entendent en effet
pour affirmer qu’une nouvelle économie est à nos portes
: place à la société de la création et de l’innovation!1
Créativité,
création, conception, design…
Or bien que la
tendance soit importante et éminemment sérieuse2, force est de
constater que les termes employés pour la nommer sont loin de faire consensus.
« Âge créatif », « ère de la créativité
», « société de la création », «
économie des idées », « paradigme de la conception
» sont en effet autant d’expressions pour désigner une nouvelle
réalité qui fait de la création et de la génération
d’idées un véritable impératif organisationnel.
Par ailleurs, les
spécialistes s’entendent aussi sur les principales causes de cette
transition de l’économie des connaissances vers celle de la création.
Pour Réal Jacob3 et Pierre-Jean Benghozi4, la création constitue
en effet aujourd’hui le principal facteur de différenciation des
organisations et partant, de leur compétitivité. Recherche de
positionnement donc, et ce, non seulement par rapport à la concurrence
étrangère, mais aussi relativement aux exigences des consommateurs
qui réclament désormais des produits et des services hyperdiversifiés,
personnalisés, sur mesure, à moindre coût, et de plus en
plus rapidement. Laurent Simon5 abonde dans le même sens. Il estime que
« l’un des principaux vecteurs de pérennisation des organisations
est l’innovation dont les principales sources sont les pratiques de création
».
Mais qu’entend-on
par les termes « création » et « créativité
» appliqués au contexte organisationnel? Des définitions
formulées par les experts du domaine, on peut dégager certaines
dimensions cruciales lorsqu’il est question de création. Quand
on parle de création, on fait ainsi référence à
:
- un processus collectif, nourri des interactions des différents acteurs
de l’organisation (dirigeants, employés, clients, fournisseurs,
etc.);
- qui correspond à l’expression d’idées ou de solutions
novatrices dont certaines seront combinées entre elles;
- en vue de leur mise en œuvre concrète au sein de l’organisation,
mise en œuvre qui, elle, renvoie au concept d’« innovation
».
Et du côté
des organisations?
Comment les organisations
peuvent-elles s’inscrire dans le courant et devenir parties prenantes
de cette société de la création? Quels seront, par exemple,
les rôles que ses différents acteurs devront adopter (dirigeants,
cadres, employés, syndicats, etc.)? Comment cela se vivra-t-il au quotidien
des organisations?
On l’a vu,
à la source de la création, réside l’interaction.
Pour devenir créatives, les organisations doivent donc miser sur la socialisation,
soit les interactions entre les travailleurs, à l’intérieur
des organisations comme avec le milieu externe. Pour ce faire, selon Réal
Jacob, de nouvelles formes organisationnelles fondées sur l’horizontalité,
les réseaux, les équipes et la virtualité doivent être
adoptées.
Et la tâche
n’est pas mince ! Les sources consultées sont d’ailleurs
unanimes pour décrire l’ampleur de la transformation qui attend
les organisations. Pour prendre le virage qui s’impose, elles devront
innover à tous les niveaux, que ce soit dans leur modèle d’affaires,
leur modèle de gestion, leur structure organisationnelle, dans l’organisation
du travail, dans l’aménagement des espaces de travail, et, au premier
plan, elles auront à instaurer un changement profond de leur culture.
En effet, le discours seul ne tiendra pas la route ; l’action devra se
concrétiser, s’enraciner et transcender toutes les sphères
de l’organisation
Extrait d’un
article de l’édition de novembre
2006 du bulletin e-Veille réalisé pour le ministère
des Services gouvernementaux. Consultez les autres articles du bulletin pour
en apprendre davantage sur la gestion des connaissances et le travail collaboratif
appliqués au contexte des organisations publiques.
Rédactrices : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et
veille stratégique, CEFRIO, et Gisèle Vachon, chargée de
projet, CEFRIO
Notes
1- Le CEFRIO a d’ailleurs publié à la fin de l’année
2006 une nouvelle édition du périodique Réseau CEFRIO,
édition intitulée Votre organisation… un espace de création?
et précisément consacrée à la thématique
de l’économie de la création.
2- De prestigieux périodiques lui ont en effet consacré au moins
une de leurs éditions, tandis que le Forum économique mondial
en a fait le thème principal de sa dernière rencontre de Davos.
3- Réal Jacob est directeur scientifique au CEFRIO et professeur titulaire
du Service de l’enseignement du management, HEC Montréal.
4- Pierre-Jean Benghozi est directeur du Pôle de Recherche en économie
et gestion à l’École polytechnique, Centre national de la
recherche scientifique (CNRS) (Paris, France).
5- Laurent Simon est professeur agrégé au Service de l’enseignement
du management de HEC Montréal.
Pour en savoir plus :
CEFRIO, Réseau
CEFRIO, vol. 6, no 1, Votre organisation…
un espace de création?, novembre 2006.
3. 2007 sera une année
de renforcement des technologies actuelles - Fidèles
à la tradition, plusieurs experts se sont risqués à prédire
les tendances technologiques pour 2007. L’année 2006 a été
particulièrement prolifique en ce qui concerne l’apparition de
nouvelles applications et tendances, particulièrement en ce qui concerne
le Web 2.0 et l’implication des internautes dans la création du
contenu en ligne. Cela étant dit, 2007 s’annonce comme étant
l’année où l’on pourra observer les véritables
répercussions des innovations de 2006 sur les modèles traditionnels.
Il semble indéniable qu’Internet occupe dorénavant une place
sociale importante au Québec et dans le monde, plus particulièrement
en ce qui concerne l’information et les loisirs. Dans cet ordre d’idées,
les innovations technologiques qui sont associées à la Toile ont
des répercussions sur l’ensemble de la société.
Le Web
2.0, toujours présent
Le Web 2.0 a connu une réelle croissance en 2006 et cette tendance devrait
se poursuivre cette année. Entre autres, les applications 2.0 vont continuer
de se développer et de se diversifier. Les applications de bureautique
basées sur le Web devraient s’imposer en 2007 comme une avenue
économique, performante et collaborative pour les entreprises. Les applications
RSS seront de plus en plus utilisées pour gérer les diffusions
d’informations et serviront de technologies de base pour la conception
de nouveaux services. L’implication des internautes dans la production
du contenu influence désormais la façon dont sont créées
et diffusées les informations. Bref, autant les multiples applications
Web gratuites, qui ont fait la renommée du Web 2.0, que les médias
traditionnels, telle la presse écrite, devront se définir un modèle
d’affaires solide en 2007.
La publicité
en ligne confirmera son importance
À l’image de 2006, l’année 2007 devrait permettre
une importante croissance de la publicité en ligne. eMarketer prévoit
une augmentation de 19 % des dépenses en publicité sur Internet
aux États-Unis par rapport à l’année dernière.
Ainsi, la croissance sera rapide et obligera les agences de publicité
à élaborer un modèle d’affaires plus robuste. À
ce propos, VDL2 juge que les agences publicitaires québécoises
ont toutes une pente à remonter pour s’adapter et performer dans
la sphère du marketing en ligne. Enfin, la vidéo devrait s’imposer
comme le format publicitaire de 2007 et les internautes devraient prendre une
plus grande place dans la conception des publicités.
La technologie
mobile sera en vogue
D’abord, la téléphonie IP devrait être utilisée
par un ménage sur quatre aux États-Unis en 2007 selon eMarketer.
Ensuite, le Web mobile sera la technologie de l’année 2007 avec
son déploiement fulgurant en Asie. Par ailleurs, cette année on
verra émerger les technologies mobiles Webphone, avec en tête de
liste le Iphone de Apple et Googlephone.
Aussi…
La télévision sur Internet devrait connaître une croissance
importante en 2007 avec une plus grande accessibilité et une offre de
films et d’émissions plus riche. Les diffuseurs traditionnels devront,
eux aussi, revoir leur modèle d’affaires mis à mal par la
multiplication des canaux et des supports d’écoute. La virtualité,
autant en ce qui concerne les modes de paiement (paypal) que les univers (Secondlife)
continuera son expansion. Enfin, en 2007 les instances gouvernementales devront
accroître leur rôle social par la mise en place de campagnes de
sensibilisation destinées aux internautes et portant sur les divers dangers
que représente Internet, entre autres l’hameçonnage.
De manière
générale, la concurrence existante entre les grands noms d’Internet
(Google, Microsoft, Yahoo…) devrait aller en s’intensifiant, et
ce, en ce qui concerne les navigateurs Web, les applications de bureautique
Web, la publicité, les moteurs de recherche… Reste à savoir
quelles seront les acquisitions de l’année !
Rédactrice
: Sophie Poudrier, analyste-conseil, Direction enquêtes et veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
« eMarketer's
10 key predictions for 2007 », eMarketer daily, 2 janv. 2007.
MacManus, Richard, et autres (2006). « 2007
Web predictions », Read/Write Web [blogue], 19 déc.
Morasse, Marie-Ève (2006). « Les
dix concepts technologiques de 2007 », Technaute, 15 déc.
Tendances
2006-2010, leur statut et ce qu'il faudra surveiller en 2007, VDL2
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