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Bulletin
du 28 janvier 2005
Bulletin du 14 janvier 2005
Bulletin du 14 janvier 2005
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Dans cette édition
:
1. Où en sera Internet dans 10 ans? Des experts se prononcent
2. Vote en ligne : l’expérience de la « capitale
canadienne de la haute technologie »
3. Perspectives des TI : où en sont les pays de l’OCDE?
1. Où en sera Internet
dans 10 ans? Des experts se prononcent - Si le mois de décembre
est propice aux rétrospectives annuelles, les débuts d’années
représentent pour leur part des périodes privilégiées
pour les prévisions et prédictions de tout acabit. Internet n’échappe
pas à cette tendance en 2005, l’Institut de recherche Pew Internet
& American Life Project venant de publier un rapport judicieusement intitulé
The Future of the Internet dans lequel des experts du domaine se prononcent
sur l’avenir du Net.
Les résultats présentés dans le document sont issus d’une
consultation menée en septembre 2004 par l’organisme de Washington
et ce, auprès de plus de 1200 répondants (spécialistes
en TI, analystes, chercheurs et leaders de l’industrie). Comme on pouvait
s’y attendre, certaines tendances génèrent des opinions
divisées. Par exemple, 42 % des personnes interrogées sont
d’avis que l’engagement social augmentera au cours des 10 prochaines
années, les gens pouvant facilement repérer des organismes auxquels
adhérer en ligne, tandis que 30 % des répondants sont plutôt
d’avis contraire. Les opinions se révèlent aussi partagées
quant au côté positif de la prolifération de l’information
relative à la santé sur Internet : 40 % des répondants
perçoivent ce foisonnement comme étant salutaire pour le secteur
de la santé, tandis que 30 % croient l’inverse.
Bien qu’elle
ne soit pas rassurante, la majorité des experts interrogés (66 %)
s’entend par contre sur une assertion : l’infrastructure d’Internet
sera la cible d’au moins une attaque dévastatrice au cours des
10 prochaines années. D’aucuns se montrent plus alarmistes encore
et vont jusqu’à avancer que des effractions sérieuses pourraient
être commises de façon régulière. Un consensus s’établit
en outre autour du fait, pas du tout étonnant celui-là, qu’Internet
sera de plus en plus intégré à notre environnement physique
et que la haute vitesse se répandra.
Quelques autres
prédictions sur lesquelles la majorité des répondants sont
d’accord :
- 59 % des experts déclarent que le gouvernement et les entreprises
accroîtront la surveillance qu’ils exercent sur les internautes,
grâce à la prolifération des dispositifs informatiques ainsi
qu’à leur intégration aux appareils électroménagers,
voitures, téléphones, etc.
- 57 % d’entre eux croient que les classes virtuelles seront de plus
en plus populaires et que les étudiants seront occasionnellement regroupés
avec d’autres qui partagent les mêmes intérêts, plutôt
que selon les groupes d’âge traditionnels;
- 56 % sont d’avis que le télétravail et la formation
à distance se répandront, les frontières entre travail
et loisirs s’estompant ainsi;
- enfin, la moitié des répondants (50 %) pensent que le partage
anonyme et gratuit de fichiers musicaux sera toujours aussi facile à
réaliser dans 10 ans.
Selon les experts
consultés, ce seront les industries des médias et de l’édition
qui connaîtront les plus grandes transformations dans la foulée
des développements d’Internet et de la croissance de la blogosphère.
Les secteurs de l’éducation, de la santé et le marché
du travail de façon générale vivront aussi – on s’en
doutait déjà – de profonds changements.
Rédactrice : Catherine Lamy, directrice adjointe, Enquêtes et Veille
stratégique, CEFRIO
Source : Pew Internet
& American Life Project, The
Future of the Internet, janvier 2005
2.
Vote en ligne : l’expérience de la « capitale canadienne
de la haute technologie » - Les récentes élections
américaines ont considérablement alimenté les discussions…
surtout en ce qui a trait au vote électronique! Cette nouvelle alternative
au scrutin traditionnel anime également les débats au Canada où,
déjà, certaines municipalités ont expérimenté
ce type de technologie lors d’élections locales. Parmi celles-ci,
la ville de Markham en Ontario, la « capitale de la haute technologie
au Canada », fait office de chef de file en matière de cyberdémocratie.
Contrairement aux
villes d’Edmonton et de Toronto, qui ont utilisé les urnes électroniques
comme nouveaux processus de votation, ou celle de Montréal, qui a utilisé
les lecteurs optiques pour faciliter le dépouillement des bulletins de
vote lors de la dernière élection municipale, Markham a plutôt
choisi d’offrir à sa population, l’opportunité de
voter par le biais d’Internet. Cette initiative a été mise
sur pied dans le but d’accroître le taux de participation aux élections
municipales en augmentant l’accessibilité et l’efficience
du processus de votation ainsi que dans le but d’explorer les possibilités
offertes par le vote électronique.
Une étude
réalisée auprès des électeurs de Markham a permis
de dégager certaines conclusions quant à cette initiative de cyberdémocratie.
Selon le sondage
réalisé auprès des électeurs, électroniques
ou traditionnels, il appert que l’expérience du vote par Internet
a été positive. Le taux de satisfaction des électeurs électroniques
atteint 99 % tandis que la totalité des citoyens qui ont voté
par Internet ont indiqué qu’ils seraient prêts à utiliser
de nouveau ce mode de scrutin lors de prochaines élections. Une idée
qui fait également son chemin auprès des électeurs qui
se sont présentés en personne aux bureaux de vote; 69 % d’entre
eux se disent intéressés à voter en ligne dans le futur.
Principalement,
c’est le côté pratique du vote électronique qui a
motivé neuf électeurs sur dix à l’utiliser. Beaucoup
de résidents de Markham n’ont pas eu besoin de se déplacer
puisqu’ils ont pu voter à la maison ou au travail. Les électeurs
pouvaient également voter à partir des postes informatiques qui
ont été mis à leur disposition dans les bibliothèques
ainsi que dans les bureaux de vote.
Le taux de participation
global à l’élection n’a cependant pas enregistré
de croissance significative comparativement à celui relevé lors
de l’élection précédente. Quand même, la proportion
de citoyens qui ont exercé leur droit de vote en 2003, mais qui avaient
omis de le faire lors du scrutin précédent, est plus grande chez
les électeurs électroniques, que chez les électeurs traditionnels.
Signalons que 17% des votes ont été enregistrés par Internet,
ce qui représente 7 210 électeurs.
En bout de ligne,
malgré les résultats encourageants entourant cette première
initiative de vote en ligne, la municipalité de Markham est incertaine
quant à la possibilité de la réitérer. Question
de sécurité? Pas vraiment. Les coûts élevés
associés à ce mode électoral constituent actuellement le
frein principal. Du reste, gageons que le dossier du vote électronique
n’a pas fini d’alimenter les discussions!
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources : Delvinia
Interactive, Internet
Voting and Canadian e-Democracy in Practice : The Delvinia Report on Internet
Voting in the 2003 Town of Markham Municipal Election, février 2004,
vii, 94 p.
Fawzia Sheikh,
« E-voting
Still Expensive, Fraught With Security Issues », Technology in Government,
décembre 2004, Vol. 11, no. 9
3.
Perspectives des TI : où en sont les pays de l’OCDE? -
Les TI jouent un rôle majeur dans l’économie des pays de
l’OCDE. Si la part de marché que les TI représentent continue
sa progression de façon tendancielle et que les perspectives s’améliorent,
cette croissance se fait à un rythme plus lent que prévu. L’utilisation
d’Internet par les entreprises et les citoyens de ces pays s’est
répandue rapidement pour être maintenant accessible à la
grande majorité. Par contre, un fossé numérique se creuse
quant à la façon de se servir de ce puissant outil. Ce ne sont
ici que quelques-unes des conclusions d’un rapport de l’OCDE, publié
en décembre 2004, qui fait état du degré d’adoption
des TI et de l’économie reliées à ce marché.
Parmi les observations
comprises dans son volumineux rapport Perspectives des TI, l’OCDE rapporte
qu’Internet est avant tout utilisé pour la recherche et la diffusion
d’informations et que seulement une entreprise sur cinq offre à
ses clients la possibilité d’effectuer des achats en ligne. Le
volume des transactions commerciales poursuit sa croissance, notamment dans
le secteur du commerce électronique grand public, mais les entreprises
accusent un retard par rapport à un usage plus poussé des TI dans
leurs processus. Selon les données fournies par cet ouvrage, la proportion
d’entreprises utilisant les TI dans leur production serait de 24 %
au Japon, alors qu’elle ne serait que de 20 %, aux États-Unis
et en Corée, et de 14 % en Allemagne et en Irlande. Par ailleurs,
les importations et exportations chinoises de biens de TI ont augmenté
sept fois plus vite que celles des autres pays membres, ce qui fait du pays
un acteur majeur dans ce marché.
Parmi les autres
constats de l’OCDE, certains portent sur les politiques gouvernementales
au sujet des TI. Le rapport révèle, entre autres, que de plus
en plus de pays choisissent les logiciels libres. Dans son rapport, l’OCDE
a tenu à consolider la crédibilité de ce type de logiciels
et à montrer leur popularité croissante. Selon l’organisation,
les deux tiers des serveurs Web dans le monde reposent sur des logiciels libres
(principalement Apache, mais aussi SunOne et Zeus). Toujours selon son bilan,
plusieurs gouvernements ont passé aux logiciels libres pour améliorer
l’interopérabilité, renforcer la concurrence (c’est-à-dire
également briser le monopole), et améliorer la sécurité
des systèmes. Par ailleurs, huit pays de l’OCDE ayant répondu
au questionnaire sur les politiques des TIC (Allemagne, Australie, Grèce,
Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour et Turquie) ont mentionné avoir
intégré ou projètent d’intégrer le logiciel
libre dans leur stratégie nationale des TI.
Alors qu’Internet
et les ordinateurs se sont implantés dans la majorité des foyers
et des entreprises, l’OCDE conclut qu’une fracture numérique
se dessine entre les petites et grandes entreprises quant à la façon
d’en exploiter les potentiels. L’organisme suggère que des
politiques gouvernementales soient émises à ce sujet. En plus
de son analyse de plusieurs aspects de l’usage des TI dans ses pays membres,
l’OCDE met à la disposition du lecteur, en annexe, une panoplie
de données et de graphiques sur les divers thèmes qu’il
aborde.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil, Enquêtes et Veille stratégiques,
CEFRIO
Sources : OCDE.
« L'accès
aux TIC est maintenant largement répandu, mais l'OCDE met en garde les
utilisateurs tardifs contre le risque d'une nouvelle fracture numérique
», 14 décembre 2004, communiqué de presse.
OCDE. Perspectives
des technologies de l'information de l'OCDE 2004, 2004, 425 pages.
Bulletin
du 28janvier 2005
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Dans cette édition
:
1. Échos de la recherche universitaire en informatique
2. Concevoir un sondage court et concis pour connaître l’opinion
des utilisateurs d’un intranet ou d’un site Web
3. Petites et grandes… même combat?
1. Échos de la recherche
universitaire en informatique – Que se passe-t-il ces
jours-ci dans les laboratoires universitaires de recherche en informatique?
Sur quelles thématiques travaillent nos chercheurs québécois?
Et surtout, à quoi peut-on s’attendre comme innovations dans les
prochains mois ou les prochaines années? La semaine dernière (19-21
janvier 2005), la Montreal Conference on e-technologies 2005 ouvrait une fenêtre
sur ce monde fascinant.
Organisé
par le Laboratoire de recherche sur les technologies du commerce électronique
(LATECE) de l’UQAM en collaboration avec le Concordia Institute for Information
Systems Engineering, l’événement réunissait plus
d’une cinquantaine de spécialistes du domaine, dont Charles Petrie
de l’Université Stanford en Californie, conférencier mondialement
reconnu.
Le colloque a permis
de constater que les services Web sont à l’honneur ces temps-ci
dans les labos informatiques. L’Office québécois de la langue
française nous renseigne sur la nature de ces applications : «
Composant applicatif accessible sur le Web, par l'entremise d'une interface
standard, qui peut interagir dynamiquement avec d'autres applications en utilisant
des protocoles de communication basés sur le XML, et cela indépendamment
du système d'exploitation et des langages de programmation utilisés.
»
D’entrée
de jeu, Charles Petrie a partagé sa vision futuriste d’un sorcier
virtuel (« World-Wide Wizard ») qui serait en quelque sorte un amalgame
de services Web permettant d’automatiser simplement plusieurs tâches
complexes reliées les unes aux autres. On peut facilement imaginer les
impacts d’une telle application sur les futurs systèmes de gestion
intégrés des entreprises. Toujours dans le domaine des affaires
électroniques, des équipes de recherche travaillent actuellement
à simplifier le processus automatisé de sélection de fournisseurs
sur Internet. Ainsi, la future application ira automatiquement consulter les
catalogues de fournisseurs et proposera à l’usager un choix basé
non seulement sur le prix, mais aussi sur la capacité à livrer,
les délais de livraison, la qualité de la composante, etc. D’autres
se penchent sur un algorithme qui permettra d’abord de repérer
des appels d’offres publics, et ensuite de les qualifier et de les filtrer
pour ne présenter que les plus pertinents à l’entreprise.
Côté
sécurité informatique, certains chercheurs tentent de concilier
la protection de la vie privée et prévention du vol d’identité.
En effet, les législations actuelles forcent les entreprises à
protéger les renseignements personnels et les consommateurs demandent
eux aussi une meilleure protection de leur vie privée alors que de l’autre
côté, les pouvoirs publics tentent de surveiller certaines données
sensibles pour protéger le public et prévenir le vol d’identité.
Ce n’est pas une mince tâche que de concilier les deux besoins!
Une autre équipe a présenté un protocole qui permet à
un acheteur éventuel de négocier par Internet un prix avec un
marchand, mais sans que ce dernier n’ouvre complètement son jeu.
Le concept est fonctionnel, mais il reste à voir dans quels contextes
d’affaires il pourrait s’appliquer.
Sur le plan de
l’apprentissage en ligne, la conception modulaire semble plutôt
à la mode. Au lieu de concevoir des cours entiers avec une approche intégrée,
on opterait davantage pour des modules indépendants, exportables et réutilisables
: des objets d’apprentissage autonomes en quelque sorte. Par contre, la
mise à jour des contenus demeure le défi principal de l’apprentissage
virtuel et il semblerait qu’il n’y ait pas encore moyen d’imaginer
un service Web qui automatiserait cette mise à jour. La validation des
sources d’information et la gestion des droits d’auteurs demeurent
avant tout des processus humains.
La conférence
s’est achevée par une table ronde sur la société
numérique et les partenariats de recherche où des représentants
des gouvernements fédéral et provincial côtoyaient ceux
de Microsoft, de CGI, de Montréal International et de l’UQAM. On
y a abordé différentes questions dont l’importance croissante
de la recherche-action et du transfert de connaissances par rapport à
la recherche fondamentale ainsi que de l’implication du privé dans
la recherche et le développement.
Eric Lacroix, directeur
Enquêtes et Veille stratégique, CEFRIO
Références
:
Conférence de Charles
Petrie
Site Web du colloque
On peut se procurer les actes du colloque en contactant Aziz
Salah du LATECE.
2.
Concevoir un sondage court et concis pour connaître l’opinion des
utilisateurs d’un intranet ou d’un site Web - D’une
façon générale, nous réagissons tous de la même
façon à la réception d’un appel téléphonique
ou d’un courriel nous demandant de répondre à un questionnaire
pour connaître notre opinion ou nos habitudes. S’il arrive que l’on
s’y soumette de bonne grâce, très souvent, on refuse ou on
ignore le message par manque de temps ou d’intérêt. Pourtant,
le sondage est un outil intéressant tant pour le répondant, qui
a l’opportunité de faire part de ses besoins et attentes, que pour
le sondeur, qui approfondit la connaissance de sa clientèle. L’enjeu
est de concevoir un questionnaire bref, simple et direct.
L’essence
même d’un intranet ou d’un site Web est de rendre accessible
du contenu, de favoriser la communication ou de transiger en ligne tout en s’assurant
que l’expérience de l’usager soit la plus agréable
et positive possible. Aussi bien attentionnée soit-elle, une organisation
qui possède un site ne peut prétendre connaître tous les
besoins de ses utilisateurs ou leur degré de satisfaction sans les consulter.
L’équipe informatique est en mesure de fournir des statistiques
de fréquentation des pages Web et de tracer le portrait des habitudes
de navigation des internautes, soit quelles pages ont été visitées
et à quel moment. Toutefois, ces données ne peuvent décrire
les motivations ou les sentiments des usagers. Le fait de savoir qu’une
page a été visitée cent fois dans une journée ne
dit rien sur la satisfaction du contenu lu ou sur le système en général.
Un usager peut se rendre sur une page sans rien y lire ou encore, réaliser
que le texte ne lui convient pas. De plus, il est préférable de
ne pas se contenter des commentaires épars reçus par courriel
ou de vive voix. La meilleure façon de quantifier, d’analyser et
de bénéficier des expériences de navigation des utilisateurs
est le sondage en ligne.
Trop souvent, les
questionnaires d’enquêtes sont très longs, ce qui décourage
le répondant. Au moment de la rédaction, on est souvent porté
à formuler toutes les idées qui nous viennent en tête. Rappelons-nous
qu’une question simple et concise peut être aussi efficace, sinon
plus, que trois questions vagues. Le type d’interrogations dépend,
évidemment, des objectifs visés par le sondage. Il est toutefois
recommandé qu’elles soient centrées autour de trois thèmes,
soit 1- la qualité et la pertinence du contenu, 2- la navigation et la
convivialité du site et 3, la conception et l’aspect visuel du
site.
En fait, il n’existe
pas de règles proprement dites pour qu’un sondage connaisse un
succès. Cependant, des éléments comme ceux mentionnés
ci-dessous sont susceptibles d’entraîner un plus haut taux de réponses.
Voici quelques conseils :
- Présenter un questionnaire court et concis. Veiller à ce que
les questions soient simples et directes;
- Chaque page du questionnaire doit contenir un maximum de cinq à dix
questions;
- Paginer le questionnaire sous la forme « page X de Y »
de façon à ce que le répondant réalise où
il se situe;
- Assurer le participant que le sondage est anonyme et que les réponses
demeureront confidentielles afin qu’il se sente libre de répondre
le plus honnêtement possible;
- Placer un hyperlien vers le sondage en ligne dans une section fortement fréquentée
comme la page d’accueil, la section des nouvelles, la page des questions
fréquentes (FAQ) ou la page des coordonnées;
- Offrir des réponses à choix multiples. Si possible, utiliser
la même échelle tout au long du questionnaire. Autrement dit, ne
passer pas d’un choix du type « 1 à 5 » à
un type « énormément, beaucoup, un peu, pas du tout »;
- Fournir une case de texte libre à la toute fin pour que le répondant
puisse s’exprimer et ajouter des commentaires;
- Écrire les questions à la première personne du singulier;
- Offrir une récompense ou tout autre encouragement peut inciter certaines
personnes à participer;
- Éviter d’effectuer une enquête sur papier; elle demande
par la suite un trop grand effort de travail manuel.
Voici quelques
exemples d’énoncés pouvant être inclus dans un sondage
d’utilisation d’un intranet. Les répondants ont un choix
de réponses allant de 1 à 5 (1- fortement en désaccord,
2- en désaccord, 3- neutre, non applicable, 4- en accord et 5- fortement
en accord).
- J’accède très souvent à l’intranet au cours
d’une journée;
- J’accède à l’intranet à distance à
partir de la maison ou lors d’un voyage d’affaires;
- Je trouve habituellement ce que je recherche dans l’intranet;
- J’accède moins souvent au site Internet car la même information
se retrouve dans l’intranet;
- Je peux facilement trouver ce que je recherche en : 1- naviguant dans le site
à l’aide des menus, 2- utilisant le moteur de recherche du site;
- Le contenu de l’intranet est en lien avec mes activités courantes;
- J’utilise l’intranet car il contient des informations non disponibles
ailleurs;
- Je peux trouver de l’information pertinente et à jour sans avoir
à consulter d’autres sources;
- Je suis satisfait de mon expérience de navigation dans l’intranet;
- Case de texte libre : Les points forts de l’intranet sont :;
- Case de texte libre : Les points faibles de l’intranet sont :;
- Case de texte libre : J’aimerais que l’on ajoute dans l’intranet
:;
- Case de texte libre : Commentaires.
En répondant
au sondage, les utilisateurs ont également l’impression de participer
et de s’impliquer dans leur intranet ou dans l’amélioration
du site. Alors, n’oubliez pas de rendre publics les résultats -
ou quelques résultats - de l’étude. Les répondants
ont besoin de savoir que le temps alloué au sondage n’a pas été
vain. Autrement, ne vous étonnez pas, lors de votre prochaine enquête,
si les utilisateurs ne coopèrent pas.
Rédactrice
: Isabelle Poulin, documentaliste, CEFRIO
Source : Chin,
Paul. « Designing
an intranet user survey » [En ligne], Intranet journal, 13 déc.
2004. (Page consultée le 26 janv. 2005)
3. Petites et grandes… même
combat? - En 2004, le réputé magazine CIO¹
a entrepris de sonder, pour la troisième année consécutive,
plus de 500 responsables des technologies de l’information (CIO), directeurs
des technologies (CTO) et vice-président technologies de petites, de
moyennes et de grandes organisations, publiques et privées, aux États-Unis.
Divers aspects entourant le rôle et les responsabilités des responsables
des TI se sont retrouvés sous la loupe des enquêteurs. A-t-on observé
des écarts quant à ces rôles et ces responsabilités
selon que ces derniers proviennent de PME ou de GE? Peut-on retirer des enseignements
d’une telle étude?
Des constats intéressants…
Quelle que soit la taille des organisations sondées, les obstacles que
les responsables des TI ont indiqué avoir à surmonter sont : 1)
le manque de ressources financières; 2) la difficulté à
combler les attentes organisationnelles ainsi que les orientations stratégiques
et; 3) le manque de temps à consacrer à la planification stratégique.
Toutefois, il appert que le manque de ressources financières constitue
le principal frein ressenti par les responsables des TI des petites et des moyennes
entreprises. Chez les GE, cette contrainte à l’efficacité
arrive en troisième position, après la difficulté à
combler les attentes organisationnelles et le manque de temps à consacrer
à la planification stratégique.
Par contre, les
différences s’aplanissent lorsqu’il est question des priorités
des responsables des TI en matière de technologies. Ainsi, peu importe
la taille des systèmes d’information ou leur niveau de complexité,
les efforts déployés par les fonctions TI sont tournés
vers : 1) l’intégration et l’amélioration des systèmes
et des processus; 2) les questions de sécurité et d’intégrité
des données; 3) la reconception et la rationalisation de l’architecture
du système d’information et; 4) la gestion des relations avec la
clientèle.
Quant aux priorités
au niveau de la gestion de la fonction TI, il ressort encore une fois que les
responsables des TI des PME et des GE tiennent un discours semblable. En effet,
pour chaque catégorie d’organisation, petite, moyenne ou grande,
les deux principales priorités de gestion sont de faire concorder les
objectifs des TI avec les objectifs d’affaires de l’entreprise et
de faire croître l’efficacité de l’entreprise par le
biais de l’amélioration des processus propres aux TI.
Les responsables
des TI des organisations de taille plus modeste se retrouvent ainsi à
jongler avec les mêmes impératifs de gestion et technologiques
que leurs homologues des organisations de grande taille… sans cependant
avoir les mêmes conditions budgétaires. Compte tenu de ces conditions,
la propension des PME à confier à des tiers externes la réalisation
de certaines tâches sous la responsabilité de la fonction TI dépasse-t-elle
celle des grandes entreprises? Les résultats américains indiquent
plutôt le contraire, les GE étant plus enclines que les PME à
avoir adopté ce comportement. Peut-être cette situation est-elle
due à la crainte des responsables des TI des petites et moyennes organisations
de perdre le contrôle sur les opérations? Voilà une piste
qui reste à suivre…
¹ CIO. CIO.com.
[En ligne]. (Page consultée le 27 janvier 2005)
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : CIO Research
Reports. « State
of the CIO: Challenges Differ in SMBs, large Organisations », CIO,
13 décembre 2004.
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