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du bulletin SISTech : janvier 2004
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Bulletin du 30 janvier 2004
Bulletin
du 16 janvier 2004
Bulletin
du 30 janvier 2004
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pour imprimer en version PDF
1. WebAverti
: Pour la sécurité des enfants dans le cyberespace
2. Concevoir un intranet aux couleurs organisationnelles
3. L’étiquette du commerce électronique ou
le code des bonnes pratiques commerciales
1.
WEBAVERTI : POUR LA SÉCURITÉ DES ENFANTS DANS LE CYBERESPACE -
Les jeunes, on le sait, sont de grands fervents d’Internet. Selon NetAdos
2003(1), 88 % des adolescents québécois de 12 à 17 ans
naviguent en effet sur la toile de façon régulière. Mais
encore ces jeunes internautes et leurs parents sont-ils conscients des éventuels
dangers du Net et savent-ils vraiment comment y naviguer en toute sécurité?
C’est en poursuivant
l’objectif d’aider les parents à protéger leurs enfants
contre certaines menaces possibles d’Internet, qu’une alliance de
grandes entreprises et d’organismes sans but lucratif dirigée par
le Réseau Éducation-Médias et par ses partenaires nationaux
Microsoft Canada et Bell Canada a ainsi récemment lancé la campagne
d’information publique WebAverti. Cette initiative comprend des messages
diffusés par différents médias afin de diriger les parents
vers le site Web www.webaverti.ca, véritable pierre angulaire du projet.
Or, toujours selon NetAdos 2003, WebAverti paraît tout à fait à
propos, 42 % des parents québécois ayant déclaré
lors du sondage ne pas avoir les outils nécessaires en matière
de sécurité en ligne pour accompagner adéquatement leurs
enfants dans leurs activités sur Internet.
Destiné donc de façon
prioritaire aux parents mais pouvant certainement intéresser tous ceux
qui ont à cœur la sécurité des jeunes en ligne, le
site présente une foule d’informations et de conseils notamment
en ce qui a trait à :
Comment
tirer le meilleur d’Internet :
- Internet 101 : introduction aux activités préférées
des jeunes sur Internet et aux technologies qu'ils utilisent;
- Recherche efficace en ligne : savoir choisir le bon moteur de recherche et
connaître les différentes méthodes pour obtenir des résultats
rapides et probants;
- Moteurs de recherche, répertoires pour les jeunes et portails : liste
de sites et conseils d’utilisation;
- Meilleurs sites pour enfants;
- Courriels et bavardoirs sécuritaires : exemples de sites destinés
aux enfants qui offrent des bavardoirs supervisés et sécuritaires
ainsi que des comptes de courriel gratuits;
- Outils technologiques (filtres, logiciels de surveillance, etc.) : exemples
de certains outils destinés à contrôler la navigation des
enfants sur Internet.
Connaître
les dangers d’Internet :
- Invasion de la vie privée : comprendre les menaces reliées à
la transmission de renseignements personnels en ligne;
- Pornographie : l’accès facile que donne Internet à la
pornographie figure parmi les principales craintes des parents;
- Cyberintimidation : de plus en plus de jeunes se servent des possibilités
de communication offertes par le Net (courriel, messagerie instantanée,
« chat ») pour intimider et harceler les autres;
- Prédateurs sur Internet : bien que les jeunes pensent être au
courant des risques que présentent les prédateurs, ils manifestent
souvent une grande naïveté;
- Pourriels : les parents ont de plus en plus de difficultés à
protéger leurs enfants contre l’invasion de ces messages non sollicités
d’ailleurs souvent reliés à la pornographie;
- Désinformation : dans la mesure où n’importe qui peut
facilement diffuser sur Internet ses théories ou opinions personnelles,
les jeunes doivent absolument acquérir une pensée critique qui
les incite à vérifier la crédibilité de l’information
trouvée en ligne;
- Jeux de hasard : les jeunes qui maîtrisent bien les nouvelles technologies
se tournent de plus en plus vers les sites Internet de jeux de hasard parce
qu’ils sont faciles d’accès, pratiques et anonymes.
À noter enfin que
le site WebAverti offre aussi des conseils de sécurité adaptés
à l’âge des enfants ainsi que la possibilité de soumettre
une question par courriel à un(e) spécialiste du domaine.
Note :
1- Il s’agit
d’une enquête menée pour la première fois en 2003
par le CEFRIO auprès d’adolescents québécois de 12
à 17 ans et de leurs parents. Vous pouvez consulter et télécharger
gratuitement le dépliant
qui en présente les principaux résultats ainsi que le rapport
complet sur le site du CEFRIO. Pour plus d’information sur l’édition
2004 de NetAdos, dont les résultats seront disponibles en mai prochain,
veuillez contacter Éric Lacroix,
directeur veille stratégique et enquêtes au CEFRIO.
Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
Communiqué
de presse du Réseau Éducation-Médias
Réseau
Éducation-Médias
WebAverti
2.
Concevoir un intranet aux couleurs organisationnelles - L’une
des règles fondamentales de conception d’un intranet est de développer
un système qui correspond aux besoins des futurs usagers. Malheureusement,
la conception de cet outil est souvent confiée à une équipe
de « spécialistes » qui tiennent rarement compte de l’opinion,
des attentes et des idées de ceux qui l’utiliseront. À cet
égard, il est essentiel de ne pas négliger l’influence -
positive ou négative - que peut avoir la culture organisationnelle sur
l’atteinte des objectifs visés par le projet.
Bien que la phase de planification
soit essentielle, l’intranet prend sa forme réelle une fois intégrée
au sein de l’organisation. La planification ne compte généralement
que pour 75 % du produit final et, souvent, tout ne se déroule pas toujours
comme prévu. D’où l’importance d’étudier
et de comprendre comment la culture de l’organisation peut influencer
la conception d’un intranet. Cet exercice permet de connaître les
exigences des futurs usagers, leur intérêt ainsi que leur intention
de s’impliquer et de collaborer dans le développement, la gestion,
l’enrichissement et la mise à jour de l’intranet.
L’intranet exige une
implication constante et continue de la part des usagers, et ce, au-delà
de la phase de planification et de mise en œuvre. L’organisation
doit être en mesure de maintenir l’intégrité et la
fiabilité de l’outil car le succès de l’outil en dépend.
Il faut donc décider, dès le départ, si l’on conçoit
un intranet qui s’harmonise avec les habitudes de la culture organisationnelle
ou un outil lié à la capacité d’adaptation de la
culture à un nouveau système.
Avant de choisir, voici,
pour vous aider, quelques facteurs d’influence de la culture organisationnelle
sur l’intranet. On peut les diviser en deux catégories, soit ceux
sur lesquels on peut exercer un certain contrôle et ceux qu’on ne
peut pas contrôler.
1- Facteurs contrôlables
:
- Fonctionnalité : la culture organisationnelle détermine ce que
l’intranet contient. On peut penser qu’une culture orientée
vers le travail collaboratif inclura des groupes de discussion, de la messagerie
instantanée, des agendas en ligne ainsi que la possibilité d’effectuer
des réunions électroniques. Par contre, une culture basée
davantage sur le travail indépendant ou en vase clos songera plutôt
à inclure des outils permettant d’interroger ou d’enrichir
des banques de données sans l’intervention d’une tierce personne;
- Conception : une culture organisationnelle où la technologie est fortement
implantée préférera un intranet dans lequel l’accent
est mis sur les fonctionnalités et moins sur les animations; contrairement
à une culture moins technologique qui optera pour un intranet plus simple
et plus convivial.
2- Facteurs incontrôlables
:
- Résistance au changement : les bonnes vieilles façons de faire
et les habitudes sont souvent difficiles à changer. Parfois, les meilleurs
arguments ne réussissent pas à convaincre un employé à
faire les choses différemment. Notez qu’il y a un risque inhérent
à implanter un nouveau système dans une organisation qui a démontré
dans le passé une certaine résistance au changement;
- Absence de collaboration : une grande part du succès d’un intranet
repose sur la collaboration de tous ceux qui sont impliqués dans le développement,
l’entretien et la mise à jour de celui-ci. En réalité,
l’intranet se définit davantage comme une communauté de
connaissances qu’une application informatique. Par exemple, une entreprise
qui travaille déjà dans un esprit de collaboration est susceptible
d’obtenir un plus fort taux de participation et de recueillir plus facilement
du contenu.
- Rétention de l’information : l’intranet permet de gérer
et d’accéder à une grande quantité d’information,
et ce, à partir d’un seul endroit. Toutefois, certains employés
sont réticents à partager leurs documents et leur savoir, croyant
ainsi assurer leur sécurité d’emploi ou obtenir une promotion.
Un intranet ne survivra pas à une culture organisationnelle où
le partage des connaissances n’est pas de rigueur.
Enfin, retenons que le seul
fait de réaliser l’importance de mettre sur pied un intranet n’en
garantit pas le succès. S’il est plus facile de changer un intranet
qu’une culture organisationnelle, ne permettez pas à des habitudes
culturelles négatives de transformer de votre planification initiale.
Cherchez plutôt à renforcer les habitudes culturelles positives
de votre organisation.
Rédactrice : Isabelle
Poulin, documentaliste, responsable du service SISTech, CEFRIO
Source : « The
river wild : the influence of corporate culture on intranets », Intranet
journal, 15 janv. 2004,
3. L’étiquette du
commerce électronique ou le code des bonnes pratiques commerciales -
Le Groupe de travail sur la consommation et le commerce électronique
qui planchait depuis l’automne 1999 sur l’établissement d’un
cadre de bonnes pratiques de commerce en ligne, vient de publier le fruit de
son travail. Le Code canadien de pratiques pour la protection des consommateurs
dans le commerce électronique a été tout récemment
entériné par les ministres fédéraux, provinciaux
et territoriaux responsables des questions de consommation. De plus, il sera
soumis sous peu aux organismes canadiens de protection des consommateurs privés
et publics.
Le contenu du code n’altère
en rien les droits, les obligations et les recours déjà en place
en matière de protection des consommateurs et des renseignements personnels.
Il est en fait un modèle ou un protocole qui indique ce qu’il faut
faire, ou ne pas faire, quand on est commerçant sur Internet.
Huit grands thèmes
sont abordés dans ce document couvrant les principaux points pouvant
porter à litige dans la réalisation d’une transaction commerciale
: 1) les dispositions relatives à l’information; 2) la langue de
communication; 3) la conclusion et l’exécution de contrats; 4)
la protection des renseignements personnels en ligne; 5) la sécurité
des paiements et des renseignements personnels; 6) le traitement des plaintes
et le règlement des différends; 7) les communications destinées
aux enfants et; 8) les courriels non sollicités.
À propos de ces fameux
courriels non sollicités, le Code prodigue deux conseils aux commerçants
désireux d’éviter de se retrouver au cœur de l’actualité,
de débats légaux ou de poursuites judiciaires.
Premièrement, le
Code recommande aux commerçants de ne pas transmettre de publicité
par courriel au consommateur sans son consentement, sauf si une relation a déjà
été établie avec ce dernier. À noter, qu’une
simple visite sur un site Internet ne peut en aucun cas être considérée
comme l’initiation d’une relation consommateur-commerçant.
Cette pratique s’inscrit donc dans un courant contraire à celui
promulgué par la critiquée loi antipourriel des États-Unis,
la CAN-SPAM, qui légalise l’envoi d’un premier courriel.
La deuxième pratique
recommandée par le Code concerne le devoir des commerçants d’offrir
aux destinataires de leurs publicités, un moyen de pouvoir indiquer clairement
leur désir de ne plus recevoir de tels messages. En appliquant ces bonnes
pratiques les détaillants sur le Web se prémuniront d’éventuels
problèmes légaux le jour où le Canada se munira, enfin,
d’une loi régissant la publicité par courriel. D’ailleurs,
avec la reprise des activités parlementaires, le projet de loi S-23 du
sénateur Donald Oliver devrait être réexaminé le
prochain mois.
Également, le Code
guide les commerçants en matière de bonnes pratiques de communications
par Internet destinées aux enfants. Entre autres choses, le Code leur
rappelle qu’ils ont comme responsabilité sociale de s’assurer
que l’internaute avec lequel ils communiquent ou commercent est un enfant.
C’est aussi à eux qu’échoue la responsabilité
de prendre des dispositions afin d’empêcher les enfants d’effectuer
des transactions financières sur le Web. Le code stipule également
que les commerçants doivent éviter d’envoyer des messages
publicitaires aux enfants et qu’ils doivent respecter certaines règles
quant à la cueillette et à l’utilisation de renseignements
personnels dans le cadre de concours visant les enfants.
Pour garantir la pertinence
et l’efficacité du Code canadien de pratiques pour la protection
des consommateurs dans le commerce électronique, il sera examiné
de façon régulière.
Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique,
CEFRIO
Sources :
Groupe de travail sur la consommation et le commerce électronique, Code
canadien de pratiques pour la protection des consommateurs dans le commerce
électronique, Révisé par le Comité de chefs
de file du commerce électronique pour l’examen du Code, Entériné
par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables
des questions de consommation, 16 janvier 2004, 17 p.
Liette D’Amours,
« Les pourriels,
un fléau », La Presse, 27 janvier 2004, p. 6.
Patrice Gaudreault,
« Oliver reprendra sa guerre aux pourriels », Le droit, 22 janvier
2004, p. 6.
Bulletin du 16 janvier 2004
Version
pour imprimer (format PDF)
1. Sécurité
informatique, musique en ligne, convergence technologique et logiciels libres
: des points chauds pour 2004
2. Miser sur la « e-performance » à l’ère
de l’économie globale
3. Santé en ligne : une initiative canadienne fait son chemin
dans l’univers du logiciel libre
1-
Sécurité informatique, musique en ligne, convergence technologique
et logiciels libres : des points chauds pour 2004 - Maints spécialistes,
experts et futurologues se sont prononcés sur les tendances 2004 dans
le domaine des TI. Quoi qu’il en soit, quatre sujets risquent de faire
la manchette cette année et s’avèrent des points chauds
à suivre de près.
1) Convergence
des TI – Si on se réfère aux divers experts du domaine,
la convergence technologique devrait occuper une place de choix dans les médias
consacrés aux TI en 2004. Téléphonie par Internet, réseaux
sans fil pour le branchement des appareils domestiques, intégration grandissante
entre appareils portables et fixes, services intégrant voix, données
et vidéo constituent des tendances lourdes à surveiller de près
tout au long de l’année, même si leur entrée se fera
graduellement dans les foyers et les entreprises. En outre, la chute annoncée
du prix des écrans à cristaux liquides risque de rendre encore
plus abordables les ordinateurs portatifs, réduisant du coup l’achat
d’ordinateurs de table. La croissance des ventes d’appareils mobiles
et de lecteurs-graveurs DVD devrait compter parmi les points chauds de 2004.
2) Le partage de
fichiers en ligne (P2P) – Sujet brûlant en 2003, le partage de fichiers
musicaux et vidéo devrait marquer encore l’actualité en
2004. Il faudra suivre de près comment les industries du disque et du
cinéma réussiront à se tailler une place sur la Toile.
Actuellement, à l’instar de son homologue américain, la
Canadian Recording Industry Association (CRIA) compte poursuivre ses détracteurs.
Comme le téléchargement de musique à titre personnel est
considéré légal au Canada, son action portera seulement
contre les internautes rendant disponibles leurs fichiers musicaux en ligne.
Au Québec, l’ADISQ a préféré y aller par la
prévention et la sensibilisation. Archambault se prépare pour
sa part à lancer un système similaire à iTunes pour vendre
de la musique en ligne à la pièce. Aussi, un comité d’experts
québécois en commerce électronique se penche actuellement
sur le dossier et devrait proposer à l’industrie de nouveaux modèles
d’affaires pour contrer le problème. Peut-être 2004 verra-t-elle
naître une révolution dans les modèles de commerce électronique?
Dossier à suivre dans les quotidiens, car il risque d’y faire régulièrement
la manchette.
3) Sécurité
informatique et lutte aux pourriels – En 2004, le pourriel, les numéroteurs
et les espiogiciels pourraient bien faire parler davantage d’eux que les
vers et virus. Si des épidémies de virus traditionnels restent
à craindre cette année, ce type de nuisance perdra du terrain
par rapport à d’autres types de menace. À titre d’exemple,
les numéroteurs - ces petits programmes connectant les internautes à
des sites ayant des numéros surtaxés ou à des fournisseurs
Internet situés dans un autre pays - devraient se répandre. L’internaute
infecté ne découvre le pot aux roses que lorsque la facture de
téléphone arrive. Voilà un simple exemple de ce qui devrait
occuper l’actualité en sécurité des TI, un marché
très lucratif pour les producteurs de pare-feux et autres logiciels de
protection anti-virus et anti-pourriels en 2004.
4) Linux et les
logiciels libres – Après les multiples attaques perpétrées
contre les systèmes d’exploitation et les logiciels propriétaires
et les défaillances de ces derniers, de plus en plus d’administrations
publiques dans le monde se tournent vers Linux et les logiciels libres. Les
villes de Munich et de Vienne, ainsi que des organismes publics en Allemagne,
au Japon, en Corée et au Royaume-Uni ont emboîté le pas
en 2003. On verra en 2004 si la nouvelle version 2.6 de Linux et les suites
bureautiques plus conviviales maintenant offertes sauront séduire davantage
les sceptiques.
Bref, une année
forte en rebondissements s’amène. Elle jettera certainement les
bases pour le développement d’Internet et des TI pour les années
à venir.
Rédactrice
: Isabelle Vachon, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources : Alain Brunet, 7 janvier 2004, Les « téléchargeurs
» canadiens menacés de poursuites, La Presse, A5
Michel Dumais, 3 novembre 2003, « Technologie
: des visionnaires tendent la main à l'industrie du disque et à
ses créateurs », Le Devoir
E-cology Corporation, septembre 2003, Le
potentiel d’affaires des logiciels libres pour le secteur des technologies
de l’information et des communications au Canada, 71 p.
Jon Fott, 2 janvier 2004, « 2004’s
Top Technology Trends », Forbes
Journal du Net, janvier 2004, dossier « Ce
qu'on peut attendre de 2004 ».
Jon Oltsik, 7 janvier 2004, « Security
2004 : How it will shape up », CNET News
2- Miser sur la « e-performance
» à l’ère de l’économie globale -
Rien de neuf sous le soleil, depuis toujours, les dirigeants, les employés
et les organisations doivent évaluer, prouver et améliorer leur
performance. Les entreprises qui ont encore tendance à se fier aux outils
et techniques ayant fait leurs preuves dans le passé sont-elles en mesure
de faire face à la musique et d’agir rapidement dans un contexte
d’économie globale où tout évolue et bouge très
vite? On réalise de plus en plus que les compétences et la performance
des ressources humaines représentent des atouts majeurs pour l’adaptation
et l’exécution – avec célérité - des
activités de l’entreprise. Comment les gestionnaires peuvent-ils
transformer leurs façons de faire pour miser davantage sur l’amélioration
de l'efficacité humaine? C’est ici que le nouveau concept de «
e-performance » prend toute son importance.
Les technologies
de l’information (TI) constituent une partie de la réponse à
la question posée. Malheureusement, la plupart des entreprises exploitent
peu toutes les possibilités qu’elles offrent. Elles les utilisent
pour faire – différemment –des activités déjà
implantées comme l’analyse du rendement ou la formation. Ainsi,
au lieu de s’interroger sur la façon d’automatiser un processus,
elles devraient plutôt se demander comment utiliser la technologie pour
l’améliorer.
Avant de chercher
de nouvelles façons d’utiliser les TI il faut bien comprendre le
concept de « e-performance » ou de « e-rendement ».
Selon TechEmpower, la « e-performance » consiste en l’amélioration
de la performance individuelle au moyen des TI. La firme a même développé
une équation pour la définir, soit
« e-performance = e-développement + e-interaction + e-support ».
Voici, un peu plus
en détail, chacun des éléments.
- Le « e-développement » englobe les TI, les modèles
interactifs et les outils pour l’apprentissage en ligne et les activités
de développement (examen du rendement, classe virtuelle, apprentissage
en ligne au rythme déterminé par l’apprenant, apprentissage
informel, etc.). Par exemple, la plupart des analyses du rendement sont basées
sur les propos d’une seule personne. L’examen du rendement en ligne
a l’avantage de favoriser la cueillette de renseignements provenant de
plusieurs personnes, permettant ainsi une évaluation plus étendue
et plus riche.
- La « e-interaction » comprend les TI, les modèles interactifs
et les outils qui permettent l’interaction entre les travailleurs (courriel,
communauté virtuelle, etc.). Bien que le courriel soit l’application
la plus commune, il ne faut pas le négliger car les outils de courrier
électronique sont faciles à utiliser.
- Le « e-support » concerne les TI, les modèles interactifs
et les outils qui fournissent de l’aide pour l’exercice de tâches
spécifiques (outil, auxiliaire de travail, ressource, base de connaissances,
etc.). Par exemple, les auxiliaires de travail en ligne peuvent prendre la forme
d’une liste de vérification des étapes de réalisation
d’un travail précis. L’outil peut inclure des formules automatiques
de rappel d'échéance, etc.
Voici quelques
nouvelles façons d’utiliser les TI dans votre organisation :
- Créer une banque de données des divers types d’emplois
ou compétences professionnelles comprenant des hyperliens vers des ressources
en ligne, des activités et des événements susceptibles
d’intéresser les employés concernés;
- Donner accès à des documents de référence comme
des procédures ou des meilleures pratiques afin d’accélérer
l’exécution ou d’éviter aux employés de réinventer
la roue lors de la réalisation d’activités ou de tâches
particulières;
- Offrir des séminaires virtuels sur l’heure du dîner;
- Utiliser les TI pour annoncer ou faire le suivi d’événements
ou d’activités de formation au moyen de rappels ou d’enquêtes.
Et vous, comment
pouvez-vous utiliser les TI pour améliorer le rendement de vos employés?
Rédactrice
: Isabelle Poulin, documentaliste, responsable du service SISTech, CEFRIO
Source : Karrer, Tony, et Elizabeth Gardner. « E-performance
essentials », Learning circuits, 22 déc. 2003
3- Santé en ligne : une
initiative canadienne fait son chemin dans l’univers du logiciel libre
- Un logiciel libre (open source software) développé
en Ontario fait son chemin dans l’univers des soins de santé. Créé
dans le but d’améliorer les diagnostics et les traitements dans
les cliniques et hôpitaux, ce logiciel gagne de plus en plus d’adeptes,
tant ici au Canada qu’à l’étranger.
Fruit du travail
de David Chan, professeur de médecine à l’Université
McMaster en Ontario, le logiciel libre OSCAR, pour Open Source Clinical Application
Resources, est un outil de références en ligne qui permet la mise
en commun d’information médicale.
À titre
d’exemple, un médecin qui doit traiter une patiente enceinte souffrant
de diabète peut avoir accès en ligne à des données
médicales provenant d’autres patientes qui ont souffert de la même
condition. Ainsi, ce médecin peut utiliser cette information afin d’offrir
à sa patiente des soins éprouvés et adaptés à
son état. En plus de permettre de gérer un dossier patient, OSCAR
est aussi un outil d’aide à la décision.
Chacune des équipes
médicales qui utilisent OSCAR peut l’adapter en fonction de ses
besoins spécifiques. Puisqu’il s’agit d’un logiciel
libre, les équipes doivent en retour partager leurs codes sources avec
les créateurs du logiciel de façon à le faire évoluer.
À titre de référence, l’Office québécois
de la langue française définit un logiciel libre comme un logiciel
livré avec son code source de manière qu'il puisse être
copié, modifié et redistribué, évoluant ainsi de
façon continue vers une version plus perfectionnée, dans un contexte
de développement coopératif et communautaire (Office québécois
de la langue française, 2002). Cette approche collaborative et communautaire
permet d’assurer l’objectivité de l’information contenue
dans cet outil en ligne puisqu’il est affranchi de toute considération
commerciale.
Afin de respecter
les impératifs reliés à la protection des renseignements
personnels, des dispositions ont été prises pour protéger
l’anonymat des patients. Ces derniers doivent également donner
leur consentement par écrit et sont informés des conditions exactes
dans lesquelles les renseignements les concernant seront utilisés. De
plus, les données médicales sont consignées dans un entrepôt
de données central (central data repository ou CDR) et des procédures
ont été mises en place pour protéger leur transport et
leur accès.
Selon, son créateur,
le docteur Chan, OSCAR a été téléchargé à
ce jour à presque 3 000 reprises par des équipes médicales
provenant de partout à travers le monde, de Vancouver jusqu’au
Brésil.
Rédactrice
: Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : Scott Foster, « Hospital
examine open source approach to records », ITbusiness.ca,
5 janvier 2004
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