[L'InfoMètre]
[À propos de l'InfoMètre]
        [Un site de la Direction de la veille stratégique]
[Logo du CEFRIO]




 

   Recherchez dans le
   répertoire d'enquêtes
   statistiques !


   Recherche simple:
      Recherche détaillée
  Études statistiques en TI - Québec
  -Ménages
  -Personnes
  -Secteur privé
  -Adm. publique

  Études statistiques en TI - Le monde
  -Canada
  -États-Unis
  -Autres pays

  Études statistiques en TI - Réseau Internet
   Banque d'hyperliens
          sur les TI
NouveautésBulletin SISTech

Archives du bulletin SISTech : janvier 2004
[Présentation et bulletin en cours | Abonnement | Archives]

Bulletin du 30 janvier 2004
Bulletin du 16 janvier 2004

Bulletin du 30 janvier 2004
Version pour imprimer en version PDF


1. WebAverti : Pour la sécurité des enfants dans le cyberespace
2. Concevoir un intranet aux couleurs organisationnelles
3. L’étiquette du commerce électronique ou le code des bonnes pratiques commerciales

1. WEBAVERTI : POUR LA SÉCURITÉ DES ENFANTS DANS LE CYBERESPACE - Les jeunes, on le sait, sont de grands fervents d’Internet. Selon NetAdos 2003(1), 88 % des adolescents québécois de 12 à 17 ans naviguent en effet sur la toile de façon régulière. Mais encore ces jeunes internautes et leurs parents sont-ils conscients des éventuels dangers du Net et savent-ils vraiment comment y naviguer en toute sécurité?

C’est en poursuivant l’objectif d’aider les parents à protéger leurs enfants contre certaines menaces possibles d’Internet, qu’une alliance de grandes entreprises et d’organismes sans but lucratif dirigée par le Réseau Éducation-Médias et par ses partenaires nationaux Microsoft Canada et Bell Canada a ainsi récemment lancé la campagne d’information publique WebAverti. Cette initiative comprend des messages diffusés par différents médias afin de diriger les parents vers le site Web www.webaverti.ca, véritable pierre angulaire du projet. Or, toujours selon NetAdos 2003, WebAverti paraît tout à fait à propos, 42 % des parents québécois ayant déclaré lors du sondage ne pas avoir les outils nécessaires en matière de sécurité en ligne pour accompagner adéquatement leurs enfants dans leurs activités sur Internet.

Destiné donc de façon prioritaire aux parents mais pouvant certainement intéresser tous ceux qui ont à cœur la sécurité des jeunes en ligne, le site présente une foule d’informations et de conseils notamment en ce qui a trait à :

Comment tirer le meilleur d’Internet :
- Internet 101 : introduction aux activités préférées des jeunes sur Internet et aux technologies qu'ils utilisent;
- Recherche efficace en ligne : savoir choisir le bon moteur de recherche et connaître les différentes méthodes pour obtenir des résultats rapides et probants;
- Moteurs de recherche, répertoires pour les jeunes et portails : liste de sites et conseils d’utilisation;
- Meilleurs sites pour enfants;
- Courriels et bavardoirs sécuritaires : exemples de sites destinés aux enfants qui offrent des bavardoirs supervisés et sécuritaires ainsi que des comptes de courriel gratuits;
- Outils technologiques (filtres, logiciels de surveillance, etc.) : exemples de certains outils destinés à contrôler la navigation des enfants sur Internet.

Connaître les dangers d’Internet :
- Invasion de la vie privée : comprendre les menaces reliées à la transmission de renseignements personnels en ligne;
- Pornographie : l’accès facile que donne Internet à la pornographie figure parmi les principales craintes des parents;
- Cyberintimidation : de plus en plus de jeunes se servent des possibilités de communication offertes par le Net (courriel, messagerie instantanée, « chat ») pour intimider et harceler les autres;
- Prédateurs sur Internet : bien que les jeunes pensent être au courant des risques que présentent les prédateurs, ils manifestent souvent une grande naïveté;
- Pourriels : les parents ont de plus en plus de difficultés à protéger leurs enfants contre l’invasion de ces messages non sollicités d’ailleurs souvent reliés à la pornographie;
- Désinformation : dans la mesure où n’importe qui peut facilement diffuser sur Internet ses théories ou opinions personnelles, les jeunes doivent absolument acquérir une pensée critique qui les incite à vérifier la crédibilité de l’information trouvée en ligne;
- Jeux de hasard : les jeunes qui maîtrisent bien les nouvelles technologies se tournent de plus en plus vers les sites Internet de jeux de hasard parce qu’ils sont faciles d’accès, pratiques et anonymes.

À noter enfin que le site WebAverti offre aussi des conseils de sécurité adaptés à l’âge des enfants ainsi que la possibilité de soumettre une question par courriel à un(e) spécialiste du domaine.

Note :

1- Il s’agit d’une enquête menée pour la première fois en 2003 par le CEFRIO auprès d’adolescents québécois de 12 à 17 ans et de leurs parents. Vous pouvez consulter et télécharger gratuitement le dépliant qui en présente les principaux résultats ainsi que le rapport complet sur le site du CEFRIO. Pour plus d’information sur l’édition 2004 de NetAdos, dont les résultats seront disponibles en mai prochain, veuillez contacter Éric Lacroix, directeur veille stratégique et enquêtes au CEFRIO.


Rédactrice : Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :
Communiqué de presse du Réseau Éducation-Médias

Réseau Éducation-Médias

WebAverti

2. Concevoir un intranet aux couleurs organisationnelles - L’une des règles fondamentales de conception d’un intranet est de développer un système qui correspond aux besoins des futurs usagers. Malheureusement, la conception de cet outil est souvent confiée à une équipe de « spécialistes » qui tiennent rarement compte de l’opinion, des attentes et des idées de ceux qui l’utiliseront. À cet égard, il est essentiel de ne pas négliger l’influence - positive ou négative - que peut avoir la culture organisationnelle sur l’atteinte des objectifs visés par le projet.

Bien que la phase de planification soit essentielle, l’intranet prend sa forme réelle une fois intégrée au sein de l’organisation. La planification ne compte généralement que pour 75 % du produit final et, souvent, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. D’où l’importance d’étudier et de comprendre comment la culture de l’organisation peut influencer la conception d’un intranet. Cet exercice permet de connaître les exigences des futurs usagers, leur intérêt ainsi que leur intention de s’impliquer et de collaborer dans le développement, la gestion, l’enrichissement et la mise à jour de l’intranet.

L’intranet exige une implication constante et continue de la part des usagers, et ce, au-delà de la phase de planification et de mise en œuvre. L’organisation doit être en mesure de maintenir l’intégrité et la fiabilité de l’outil car le succès de l’outil en dépend. Il faut donc décider, dès le départ, si l’on conçoit un intranet qui s’harmonise avec les habitudes de la culture organisationnelle ou un outil lié à la capacité d’adaptation de la culture à un nouveau système.

Avant de choisir, voici, pour vous aider, quelques facteurs d’influence de la culture organisationnelle sur l’intranet. On peut les diviser en deux catégories, soit ceux sur lesquels on peut exercer un certain contrôle et ceux qu’on ne peut pas contrôler.

1- Facteurs contrôlables :
- Fonctionnalité : la culture organisationnelle détermine ce que l’intranet contient. On peut penser qu’une culture orientée vers le travail collaboratif inclura des groupes de discussion, de la messagerie instantanée, des agendas en ligne ainsi que la possibilité d’effectuer des réunions électroniques. Par contre, une culture basée davantage sur le travail indépendant ou en vase clos songera plutôt à inclure des outils permettant d’interroger ou d’enrichir des banques de données sans l’intervention d’une tierce personne;
- Conception : une culture organisationnelle où la technologie est fortement implantée préférera un intranet dans lequel l’accent est mis sur les fonctionnalités et moins sur les animations; contrairement à une culture moins technologique qui optera pour un intranet plus simple et plus convivial.

2- Facteurs incontrôlables :
- Résistance au changement : les bonnes vieilles façons de faire et les habitudes sont souvent difficiles à changer. Parfois, les meilleurs arguments ne réussissent pas à convaincre un employé à faire les choses différemment. Notez qu’il y a un risque inhérent à implanter un nouveau système dans une organisation qui a démontré dans le passé une certaine résistance au changement;
- Absence de collaboration : une grande part du succès d’un intranet repose sur la collaboration de tous ceux qui sont impliqués dans le développement, l’entretien et la mise à jour de celui-ci. En réalité, l’intranet se définit davantage comme une communauté de connaissances qu’une application informatique. Par exemple, une entreprise qui travaille déjà dans un esprit de collaboration est susceptible d’obtenir un plus fort taux de participation et de recueillir plus facilement du contenu.
- Rétention de l’information : l’intranet permet de gérer et d’accéder à une grande quantité d’information, et ce, à partir d’un seul endroit. Toutefois, certains employés sont réticents à partager leurs documents et leur savoir, croyant ainsi assurer leur sécurité d’emploi ou obtenir une promotion. Un intranet ne survivra pas à une culture organisationnelle où le partage des connaissances n’est pas de rigueur.

Enfin, retenons que le seul fait de réaliser l’importance de mettre sur pied un intranet n’en garantit pas le succès. S’il est plus facile de changer un intranet qu’une culture organisationnelle, ne permettez pas à des habitudes culturelles négatives de transformer de votre planification initiale. Cherchez plutôt à renforcer les habitudes culturelles positives de votre organisation.

Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste, responsable du service SISTech, CEFRIO
Source : « The river wild : the influence of corporate culture on intranets », Intranet journal, 15 janv. 2004,


3. L’étiquette du commerce électronique ou le code des bonnes pratiques commerciales - Le Groupe de travail sur la consommation et le commerce électronique qui planchait depuis l’automne 1999 sur l’établissement d’un cadre de bonnes pratiques de commerce en ligne, vient de publier le fruit de son travail. Le Code canadien de pratiques pour la protection des consommateurs dans le commerce électronique a été tout récemment entériné par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables des questions de consommation. De plus, il sera soumis sous peu aux organismes canadiens de protection des consommateurs privés et publics.

Le contenu du code n’altère en rien les droits, les obligations et les recours déjà en place en matière de protection des consommateurs et des renseignements personnels. Il est en fait un modèle ou un protocole qui indique ce qu’il faut faire, ou ne pas faire, quand on est commerçant sur Internet.

Huit grands thèmes sont abordés dans ce document couvrant les principaux points pouvant porter à litige dans la réalisation d’une transaction commerciale : 1) les dispositions relatives à l’information; 2) la langue de communication; 3) la conclusion et l’exécution de contrats; 4) la protection des renseignements personnels en ligne; 5) la sécurité des paiements et des renseignements personnels; 6) le traitement des plaintes et le règlement des différends; 7) les communications destinées aux enfants et; 8) les courriels non sollicités.

À propos de ces fameux courriels non sollicités, le Code prodigue deux conseils aux commerçants désireux d’éviter de se retrouver au cœur de l’actualité, de débats légaux ou de poursuites judiciaires.

Premièrement, le Code recommande aux commerçants de ne pas transmettre de publicité par courriel au consommateur sans son consentement, sauf si une relation a déjà été établie avec ce dernier. À noter, qu’une simple visite sur un site Internet ne peut en aucun cas être considérée comme l’initiation d’une relation consommateur-commerçant. Cette pratique s’inscrit donc dans un courant contraire à celui promulgué par la critiquée loi antipourriel des États-Unis, la CAN-SPAM, qui légalise l’envoi d’un premier courriel.

La deuxième pratique recommandée par le Code concerne le devoir des commerçants d’offrir aux destinataires de leurs publicités, un moyen de pouvoir indiquer clairement leur désir de ne plus recevoir de tels messages. En appliquant ces bonnes pratiques les détaillants sur le Web se prémuniront d’éventuels problèmes légaux le jour où le Canada se munira, enfin, d’une loi régissant la publicité par courriel. D’ailleurs, avec la reprise des activités parlementaires, le projet de loi S-23 du sénateur Donald Oliver devrait être réexaminé le prochain mois.

Également, le Code guide les commerçants en matière de bonnes pratiques de communications par Internet destinées aux enfants. Entre autres choses, le Code leur rappelle qu’ils ont comme responsabilité sociale de s’assurer que l’internaute avec lequel ils communiquent ou commercent est un enfant. C’est aussi à eux qu’échoue la responsabilité de prendre des dispositions afin d’empêcher les enfants d’effectuer des transactions financières sur le Web. Le code stipule également que les commerçants doivent éviter d’envoyer des messages publicitaires aux enfants et qu’ils doivent respecter certaines règles quant à la cueillette et à l’utilisation de renseignements personnels dans le cadre de concours visant les enfants.

Pour garantir la pertinence et l’efficacité du Code canadien de pratiques pour la protection des consommateurs dans le commerce électronique, il sera examiné de façon régulière.


Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Sources :
Groupe de travail sur la consommation et le commerce électronique, Code canadien de pratiques pour la protection des consommateurs dans le commerce électronique, Révisé par le Comité de chefs de file du commerce électronique pour l’examen du Code, Entériné par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables des questions de consommation, 16 janvier 2004, 17 p.

Liette D’Amours, « Les pourriels, un fléau », La Presse, 27 janvier 2004, p. 6.

Patrice Gaudreault, « Oliver reprendra sa guerre aux pourriels », Le droit, 22 janvier 2004, p. 6.


Bulletin du 16 janvier 2004
Version pour imprimer (format PDF)

1. Sécurité informatique, musique en ligne, convergence technologique et logiciels libres : des points chauds pour 2004
2. Miser sur la « e-performance » à l’ère de l’économie globale
3. Santé en ligne : une initiative canadienne fait son chemin dans l’univers du logiciel libre

1- Sécurité informatique, musique en ligne, convergence technologique et logiciels libres : des points chauds pour 2004 - Maints spécialistes, experts et futurologues se sont prononcés sur les tendances 2004 dans le domaine des TI. Quoi qu’il en soit, quatre sujets risquent de faire la manchette cette année et s’avèrent des points chauds à suivre de près.

1) Convergence des TI – Si on se réfère aux divers experts du domaine, la convergence technologique devrait occuper une place de choix dans les médias consacrés aux TI en 2004. Téléphonie par Internet, réseaux sans fil pour le branchement des appareils domestiques, intégration grandissante entre appareils portables et fixes, services intégrant voix, données et vidéo constituent des tendances lourdes à surveiller de près tout au long de l’année, même si leur entrée se fera graduellement dans les foyers et les entreprises. En outre, la chute annoncée du prix des écrans à cristaux liquides risque de rendre encore plus abordables les ordinateurs portatifs, réduisant du coup l’achat d’ordinateurs de table. La croissance des ventes d’appareils mobiles et de lecteurs-graveurs DVD devrait compter parmi les points chauds de 2004.

2) Le partage de fichiers en ligne (P2P) – Sujet brûlant en 2003, le partage de fichiers musicaux et vidéo devrait marquer encore l’actualité en 2004. Il faudra suivre de près comment les industries du disque et du cinéma réussiront à se tailler une place sur la Toile. Actuellement, à l’instar de son homologue américain, la Canadian Recording Industry Association (CRIA) compte poursuivre ses détracteurs. Comme le téléchargement de musique à titre personnel est considéré légal au Canada, son action portera seulement contre les internautes rendant disponibles leurs fichiers musicaux en ligne. Au Québec, l’ADISQ a préféré y aller par la prévention et la sensibilisation. Archambault se prépare pour sa part à lancer un système similaire à iTunes pour vendre de la musique en ligne à la pièce. Aussi, un comité d’experts québécois en commerce électronique se penche actuellement sur le dossier et devrait proposer à l’industrie de nouveaux modèles d’affaires pour contrer le problème. Peut-être 2004 verra-t-elle naître une révolution dans les modèles de commerce électronique? Dossier à suivre dans les quotidiens, car il risque d’y faire régulièrement la manchette.

3) Sécurité informatique et lutte aux pourriels – En 2004, le pourriel, les numéroteurs et les espiogiciels pourraient bien faire parler davantage d’eux que les vers et virus. Si des épidémies de virus traditionnels restent à craindre cette année, ce type de nuisance perdra du terrain par rapport à d’autres types de menace. À titre d’exemple, les numéroteurs - ces petits programmes connectant les internautes à des sites ayant des numéros surtaxés ou à des fournisseurs Internet situés dans un autre pays - devraient se répandre. L’internaute infecté ne découvre le pot aux roses que lorsque la facture de téléphone arrive. Voilà un simple exemple de ce qui devrait occuper l’actualité en sécurité des TI, un marché très lucratif pour les producteurs de pare-feux et autres logiciels de protection anti-virus et anti-pourriels en 2004.

4) Linux et les logiciels libres – Après les multiples attaques perpétrées contre les systèmes d’exploitation et les logiciels propriétaires et les défaillances de ces derniers, de plus en plus d’administrations publiques dans le monde se tournent vers Linux et les logiciels libres. Les villes de Munich et de Vienne, ainsi que des organismes publics en Allemagne, au Japon, en Corée et au Royaume-Uni ont emboîté le pas en 2003. On verra en 2004 si la nouvelle version 2.6 de Linux et les suites bureautiques plus conviviales maintenant offertes sauront séduire davantage les sceptiques.

Bref, une année forte en rebondissements s’amène. Elle jettera certainement les bases pour le développement d’Internet et des TI pour les années à venir.

Rédactrice : Isabelle Vachon, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Sources : Alain Brunet, 7 janvier 2004, Les « téléchargeurs » canadiens menacés de poursuites, La Presse, A5

Michel Dumais, 3 novembre 2003, « Technologie : des visionnaires tendent la main à l'industrie du disque et à ses créateurs », Le Devoir

E-cology Corporation, septembre 2003, Le potentiel d’affaires des logiciels libres pour le secteur des technologies de l’information et des communications au Canada, 71 p.

Jon Fott, 2 janvier 2004, « 2004’s Top Technology Trends », Forbes

Journal du Net
, janvier 2004, dossier « Ce qu'on peut attendre de 2004 ».

Jon Oltsik, 7 janvier 2004, « Security 2004 : How it will shape up », CNET News


2- Miser sur la « e-performance » à l’ère de l’économie globale - Rien de neuf sous le soleil, depuis toujours, les dirigeants, les employés et les organisations doivent évaluer, prouver et améliorer leur performance. Les entreprises qui ont encore tendance à se fier aux outils et techniques ayant fait leurs preuves dans le passé sont-elles en mesure de faire face à la musique et d’agir rapidement dans un contexte d’économie globale où tout évolue et bouge très vite? On réalise de plus en plus que les compétences et la performance des ressources humaines représentent des atouts majeurs pour l’adaptation et l’exécution – avec célérité - des activités de l’entreprise. Comment les gestionnaires peuvent-ils transformer leurs façons de faire pour miser davantage sur l’amélioration de l'efficacité humaine? C’est ici que le nouveau concept de « e-performance » prend toute son importance.

Les technologies de l’information (TI) constituent une partie de la réponse à la question posée. Malheureusement, la plupart des entreprises exploitent peu toutes les possibilités qu’elles offrent. Elles les utilisent pour faire – différemment –des activités déjà implantées comme l’analyse du rendement ou la formation. Ainsi, au lieu de s’interroger sur la façon d’automatiser un processus, elles devraient plutôt se demander comment utiliser la technologie pour l’améliorer.

Avant de chercher de nouvelles façons d’utiliser les TI il faut bien comprendre le concept de « e-performance » ou de « e-rendement ». Selon TechEmpower, la « e-performance » consiste en l’amélioration de la performance individuelle au moyen des TI. La firme a même développé une équation pour la définir, soit
« e-performance = e-développement + e-interaction + e-support ».

Voici, un peu plus en détail, chacun des éléments.
- Le « e-développement » englobe les TI, les modèles interactifs et les outils pour l’apprentissage en ligne et les activités de développement (examen du rendement, classe virtuelle, apprentissage en ligne au rythme déterminé par l’apprenant, apprentissage informel, etc.). Par exemple, la plupart des analyses du rendement sont basées sur les propos d’une seule personne. L’examen du rendement en ligne a l’avantage de favoriser la cueillette de renseignements provenant de plusieurs personnes, permettant ainsi une évaluation plus étendue et plus riche.
- La « e-interaction » comprend les TI, les modèles interactifs et les outils qui permettent l’interaction entre les travailleurs (courriel, communauté virtuelle, etc.). Bien que le courriel soit l’application la plus commune, il ne faut pas le négliger car les outils de courrier électronique sont faciles à utiliser.
- Le « e-support » concerne les TI, les modèles interactifs et les outils qui fournissent de l’aide pour l’exercice de tâches spécifiques (outil, auxiliaire de travail, ressource, base de connaissances, etc.). Par exemple, les auxiliaires de travail en ligne peuvent prendre la forme d’une liste de vérification des étapes de réalisation d’un travail précis. L’outil peut inclure des formules automatiques de rappel d'échéance, etc.

Voici quelques nouvelles façons d’utiliser les TI dans votre organisation :
- Créer une banque de données des divers types d’emplois ou compétences professionnelles comprenant des hyperliens vers des ressources en ligne, des activités et des événements susceptibles d’intéresser les employés concernés;
- Donner accès à des documents de référence comme des procédures ou des meilleures pratiques afin d’accélérer l’exécution ou d’éviter aux employés de réinventer la roue lors de la réalisation d’activités ou de tâches particulières;
- Offrir des séminaires virtuels sur l’heure du dîner;
- Utiliser les TI pour annoncer ou faire le suivi d’événements ou d’activités de formation au moyen de rappels ou d’enquêtes.

Et vous, comment pouvez-vous utiliser les TI pour améliorer le rendement de vos employés?

Rédactrice : Isabelle Poulin, documentaliste, responsable du service SISTech, CEFRIO
Source : Karrer, Tony, et Elizabeth Gardner. « E-performance essentials », Learning circuits, 22 déc. 2003


3- Santé en ligne : une initiative canadienne fait son chemin dans l’univers du logiciel libre - Un logiciel libre (open source software) développé en Ontario fait son chemin dans l’univers des soins de santé. Créé dans le but d’améliorer les diagnostics et les traitements dans les cliniques et hôpitaux, ce logiciel gagne de plus en plus d’adeptes, tant ici au Canada qu’à l’étranger.

Fruit du travail de David Chan, professeur de médecine à l’Université McMaster en Ontario, le logiciel libre OSCAR, pour Open Source Clinical Application Resources, est un outil de références en ligne qui permet la mise en commun d’information médicale.

À titre d’exemple, un médecin qui doit traiter une patiente enceinte souffrant de diabète peut avoir accès en ligne à des données médicales provenant d’autres patientes qui ont souffert de la même condition. Ainsi, ce médecin peut utiliser cette information afin d’offrir à sa patiente des soins éprouvés et adaptés à son état. En plus de permettre de gérer un dossier patient, OSCAR est aussi un outil d’aide à la décision.

Chacune des équipes médicales qui utilisent OSCAR peut l’adapter en fonction de ses besoins spécifiques. Puisqu’il s’agit d’un logiciel libre, les équipes doivent en retour partager leurs codes sources avec les créateurs du logiciel de façon à le faire évoluer. À titre de référence, l’Office québécois de la langue française définit un logiciel libre comme un logiciel livré avec son code source de manière qu'il puisse être copié, modifié et redistribué, évoluant ainsi de façon continue vers une version plus perfectionnée, dans un contexte de développement coopératif et communautaire (Office québécois de la langue française, 2002). Cette approche collaborative et communautaire permet d’assurer l’objectivité de l’information contenue dans cet outil en ligne puisqu’il est affranchi de toute considération commerciale.

Afin de respecter les impératifs reliés à la protection des renseignements personnels, des dispositions ont été prises pour protéger l’anonymat des patients. Ces derniers doivent également donner leur consentement par écrit et sont informés des conditions exactes dans lesquelles les renseignements les concernant seront utilisés. De plus, les données médicales sont consignées dans un entrepôt de données central (central data repository ou CDR) et des procédures ont été mises en place pour protéger leur transport et leur accès.

Selon, son créateur, le docteur Chan, OSCAR a été téléchargé à ce jour à presque 3 000 reprises par des équipes médicales provenant de partout à travers le monde, de Vancouver jusqu’au Brésil.

Rédactrice : Caroline Jacob, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO
Source : Scott Foster, « Hospital examine open source approach to records », ITbusiness.ca, 5 janvier 2004



 


Des nouvelles gratuites à chaque mois!

RétrospecTIve des articles 2005


En collaboration avec Léger Marketing
_________________

Utilisation d'Internet
au Québec depuis
novembre 1999

_______________

Mai 2008
73,1 %
des adultes québécois
utilisent Internet



-NetAdos
-NETendances
-NetGouv
-NetLeader
-Enquête sur la sécurité de l'information
-Enquête sur le Web
municipal au Québec

-Indicateurs numériQC
-NetPME
-NetPub
-Gouvernance et TI au Québec
-Indice du commerce électronique

À propos de l’Infomètre
Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)
infometre@cefrio.qc.ca

888, rue Saint-Jean, bureau 575
Québec (Québec) G1R 5H6
Téléphone: (418) 523-3746

[Réalisation du site]

loupe_bas2.jpg (2446 bytes)