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Bulletin du 26 janvier 2001
Bulletin du 19 janvier 2001
Bulletin du 12 janvier 2001

Bulletin du 26 janvier 2001

1. Santé : bientôt la carte à puce
2. Portails d'affaires et de commerce électroniques : les PME québécoises ont le choix
3. Internet et les chaînes de lettres : anecdote amusante

1. SANTÉ : BIENTÔT LA CARTE À PUCE - Après quelques projets pilotes à Rimouski et à Laval, la carte à puce médicale devrait bientôt s'étendre sur l'ensemble du territoire québécois. Sur les planches à dessin depuis le début des années 90, ce projet majeur devrait coûter quelque 157 millions à l'État et permettre la création de 150 postes à la RAMQ. En principe, le Conseil des ministres devrait donner son accord dans ces jours-ci et d'ici trois ans, adieu la carte-soleil et bienvenue la carte à puce.

Les expériences récentes ont permis de conclure que ce nouveau mode de fonctionnement simplifie la vie des patients et des médecins. Par contre, la Commission de l'accès à l'information s'inquiète des impacts sur la vie privée. Imaginez, votre dossier médical au complet dans une seule et unique base de données. La sécurité devra être considérable! Côté sécurité, le mode d'accès est intéressant comme en témoigne l'article de la Presse. Votre médecin traitant possède sa propre carte qu'il doit d'abord introduire dans le lecteur, puis composer son NIP. Vous insérez ensuite votre carte dans un second lecteur et vous entrez votre propre NIP. Votre dossier médical est maintenant accessible et la consultation peut commencer. L'article ne précise cependant pas ce qui se passe si le patient est inconscient. Existe-t-il des moyens de contourner ces mesures de sécurité pour permettre à un médecin d'accéder au dossier médical, même si le patient ne peut donner son accord?

L'expérience pilote de Laval a permis de démontrer que les patients n'opposent que très peu de résistance au nouveau système. En fait, la plupart seraient plutôt satisfaits de ne pas avoir à répéter leur histoire à plusieurs reprises. Du côté des médecins, par contre, il semble que la transition soit un peu plus lente ...
Source : La Presse, 20 janvier 2001

2. PORTAILS D'AFFAIRES ET DE COMMERCE ÉLECTRONIQUES : LES PME QUÉBÉCOISES ONT LE CHOIX - Depuis peu, les PME québécoises ont accès à un nouveau portail d'affaires sur Internet. En effet, le portail BellZinc.ca de Bell Actimedia - une filiale de Bell Canada - s'ajoute à ceux de QuébecTel (Bizznys.com) et de Onvia.ca (pendant canadien du portail américain Onvia.com). Sans oublier celui de la Banque Nationale et de Cognicase (Cliccommerce.com) qui sera disponible en avril prochain et celui du fournisseur de téléphonie de la Colombie-Britannique, Telus, qui sera accessible au printemps 2001.

Le portail interentreprises BellZinc.ca offre un contenu, des outils d'affaires et des services utiles aux entreprises dont un «centre info-conseil» portant notamment sur la comptabilité et les impôts, le commerce électronique et Internet, les finances, les ressources humaines, les affaires juridiques, les ventes et le marketing, les stratégies et la planification ainsi que des nouvelles d'affaires sur diverses industries. De plus, il comprend un annuaire commercial, un service d'appels d'offres électroniques ainsi qu'un marché électronique permettant aux entreprises d'acheter des produits en ligne.

Par ailleurs, à l'occasion du lancement de BellZinc.ca, Bell Actimedia a également annoncé un partenariat avec le portail américain AllBusiness.com. À la signature de l'entente, AllBusiness.com obtiendra une participation minoritaire dans BellZinc.ca, contribuant ainsi à l'enrichissement du portail canadien par ses technologies et son contenu de classe mondiale.

Le portail Bizznys.com de QuebecTel, quant à lui, constitue une place d'affaires virtuelle consacrée exclusivement aux gens d'affaires du Québec. Le site offre à ses membres des informations et des services adaptés aux besoins des PME francophones. Parmi ceux-ci, notons des forums de discussion sur l'exportation, le marketing, le travail autonome et la technologie, de l'information de nature économique et financière (bourse, taux de change et taux d'intérêt), un carrefour de l'emploi, des occasions d'affaires ainsi qu'une trousse d'initiation au commerce électronique interentreprises destinée aux PME et aux travailleurs autonomes. Notons qu'en mars prochain, le portail de QuebecTel permettra aux PME de faire des transactions interentreprises, de participer à des enchères et d'accéder à diverses applications accessibles en ligne.

Enfin, Onvia.ca est un portail qui facilite les activités de commerce électronique entre entreprises. En plus de fournir un point de rencontres et d'échanges permettant aux petites entreprises de vendre ou d'acheter des produits et services, Onvia met à leur disposition de l'information pertinente, des formulaires d'affaires et des chiffriers (worksheets) gratuits ainsi que des outils de productivité.

Et si vous visitiez tous ces portails?! Rendez-vous aux adresses électroniques suivantes : Bellzinc.ca ; Bizznys.com ; Onvia.ca ; Onvia.com ; Allbusiness.com

Sources : La Presse, 18 janvier 2001 ; Communiqué de presse, Bell Canada, 17 janvier 2001 ; Communiqué de presse, QuebecTel, 21 juin 2000 et le site des portails BellZinc.ca, Bizznys.com et Onvia.ca

3. INTERNET ET LES CHAÎNES DE LETTRES : ANECDOTE AMUSANTE - Tout internaute digne de ce nom a certainement déjà reçu un courriel racontant l'histoire pathétique du petit Craig Shergold atteint du cancer et qui collectionne les cartes d'affaires pour battre un record Guiness ou contenant un avertissement contre le dernier virus qui va faire exploser votre disque dur ou quelque autre baliverne du même acabit. Tous ces messages ont un point en commun : on vous demande plus ou moins subtilement de transmettre le message à tous vos amis. Vous êtes-vous déjà demandé à quelle vitesse le message pouvait se propager par la suite?

L'Associated Press relate l'histoire des élèves de quatrième année d'une école du Nebraska qui ont pu vivre l'expérience. Il y a moins d'un an leur professeur de géographie décide d'envoyer un courriel à 25 personnes leur demandant de répondre en indiquant leur localisation géographique et de transmettre le message à d'autres internautes. L'objectif de l'exercice : cartographier l'origine des réponses reçues. Le brave professeur s'attendait à quelques centaines de réponses. Erreur! Selon l'Associated Press, jusqu'à présent, il aurait reçu plus de 115 000 réponses, de tous les continents incluant l'Antarctique. Au cours des six premières semaines suivant l'envoi des 25 premiers courriels, la classe avait déjà reçu plus de 22 000 réponses. Comme le message ne contenait pas de date de fin, le professeur se demande encore combien de temps le flot de courriels va se poursuivre.

Bel exemple du pouvoir immense d'Internet comme outil de communication qui n'est pas sans rappeler la propagation fulgurante du virus I LOVE YOU ou plus récemment de l'histoire lubrique de Claire Swire et Bradley Chait, que nous ne relaterons pas ici ;-), et qui avait fait le tour du monde assez rapidement quelques jours avant Noël.
Source : Associated Press


Bulletin du 19 janvier 2001

1. S.V.P. restons optimistes sur l'avenir des affaires électroniques
2. Illégaux, les sites de commerce électronique québécois?
3. Peu de femmes choisissent une carrière en informatique
4. Le pouvoir des nouvelles technologies sur Internet

1. S.V.P. RESTONS OPTIMISTES SUR L'AVENIR DES AFFAIRES ÉLECTRONIQUES - À la lecture des titres de plusieurs articles traitant d'Internet et de la nouvelle économie, il semble évident que la vague de «sur» optimisme qui a jadis existé a maintenant été remplacée par une certaine vague de pessimisme. Le retour du balancier quoi !

Mais ne jetons pas l'éponge trop vite sur tout ce qui est Internet et les affaires électroniques. Les facteurs ayant jadis incité les entreprises à se lancer dans cette aventure virtuelle n'ont pas changé. Pour survivre et prospérer, les entreprises doivent toujours se transformer en organisations de plus en plus performantes. Internet et les technologies qui s'y rattachent sont encore de bons outils pour aider les entreprises à atteindre ce niveau d'efficacité.

Plusieurs dirigeants d'entreprises sont sûrement amers des promesses rompues des affaires électroniques. Mais soyons réalistes, la surexcitation de l'année dernière sur tout ce qui était «point-com» a apporté plusieurs promesses qui étaient, de toute façon, impossibles à tenir. La nouvelle économie existe bel et bien et Internet en est au centre. Les dirigeants d'entreprises qui partagent le cynisme et le pessimisme des médias sur les affaires électroniques vont perdre beaucoup. Ils ne pourront certainement pas élever leur organisation à un niveau de performance optimale afin de faire face à une concurrence de plus en plus intense dans leur industrie.

Les dirigeants d'entreprises doivent comprendre qu'Internet et les affaires électroniques doivent faire partie intégrante de leur stratégie d'affaires. Ils doivent tenir compte de l'impact d'Internet sur leur stratégie de produit mais également sur leur structure organisationnelle. Par ailleurs, ils doivent apprendre à utiliser les nouvelles technologies afin de gérer efficacement leurs ressources dans le but de protéger et d'accroître leur valeur pour leurs actionnaires.
Source : National Post, 11 janvier 2001

2. ILLÉGAUX, LES SITES DE COMMERCE ÉLECTRONIQUE QUÉBÉCOIS? - Dans son édition récente, le journal Les Affaires révèle que la presque totalité des sites de commerce électronique québécois seraient dans l'illégalité. Pourquoi?

D'abord, l'article 22 de la Loi sur la protection du consommateur stipule que dans le cadre d'un contrat à distance, un commerçant ne peut recevoir un paiement avant d'avoir livré la marchandise. Or, habituellement dans le cas du commerce électronique, on paye d'abord et on reçoit ensuite. Heureusement, la Loi a prévu une exception. En effet, l'article 309 prévoit que le président de l'OPC peut, en échange d'un cautionnement, exempter un commerçant de l'application de l'article 22. D'accord, mais quel cautionnement doit-on verser? Les articles 133-135 du Règlement d'application de la Loi sur la protection du consommateur fournissent la réponse à cette épineuse question. La première année qu'on établit des contrats à distance, le cautionnement est fixé à 50 000 $. Par la suite, ce montant correspond à 10 % du montant des ventes à distance de l'année précédente avec un minimum de 5 000 $ et un maximum de 100 000 $.

C'est assez dispendieux pour une entreprise qui commence à faire du commerce sur Internet, avouons-le. Comme nul n'est censé ignorer la loi (!), c'est peut-être ce qui explique que, selon Les Affaires, seulement 70 marchands à distance (incluant ceux qui vendent par téléphone ou par la poste) ont demandé l'exemption en vertu de l'article 309. Or, des enquêtes récentes, dont celles du CEFRIO, révèlent que plus de 2 000 sites Web québécois offrent la possibilité de payer des achats en ligne, donc avant d'avoir reçu les biens achetés. D'où l'affirmation que la presque totalité des sites québécois de commerce électronique seraient dans l'illégalité.

Par contre, malgré le fait que tous ces commerçants soient dans l'illégalité, aucun d'entre eux n'a été mis à l'amende. Les inspecteurs de l'OPC ont certainement d'autres chats à fouetter en s'occupant des fraudeurs et autres marchands malhonnêtes comme le précise le porte-parole de l'OPC cité par Les Affaires : «les enquêtes de l'OPC visent majoritairement les domaines qui intéressent le public et les consommateurs». En terminant, une solution temporaire pour les marchands qui désireraient se conformer à la Loi mais qui ne peuvent se permettre de débourser les 50 000 $ demandés par l'OPC : cessez de percevoir des paiements en ligne et adoptez le principe du «payable sur livraison».
Loi sur la protection du consommateur
Règlement d'application de la Loi sur la protection du consommateur
Sources : Les Affaires, 13 janvier 2001

3. PEU DE FEMMES CHOISISSENT UNE CARRIÈRE EN INFORMATIQUE - Encore de nos jours, les femmes sont peu enclines à poursuivre des études supérieures dans le domaine des sciences en général ou de l'informatique en particulier. Bien qu'elles représentent plus de la moitié de la population universitaire (57%), elles sont peu nombreuses à opter pour une carrière en sciences. En effet, selon le ministère de l'Éducation du Québec, seulement 23% des diplômes en informatique et 16% des diplômes en génie ont été octroyés à des femmes en 1998-1999. Il n'est donc pas étonnant de constater que cette situation se reflète également dans le milieu du travail. À cet égard, d'après une étude réalisée par TechnoCompétences et le Centre de promotion du logiciel québécois, 70% du groupe des cadres gestionnaires et 65% du groupe des techniciens professionnels sont des hommes.

Pourtant, jusqu'en 1983, les programmes informatiques dispensés au niveau collégial comptaient autant de femmes que d'hommes. L'écart est apparu à partir de 1991. Madame Francine Bélanger, conseillère à la coordination féminine du ministère de l'Éducation, explique notamment cette situation par l'arrivée de l'ordinateur personnel qui a changé le métier et a développé le domaine de la bureautique. Également, la conception et la méconnaissance des femmes à l'égard du domaine de l'informatique et des métiers qui y sont associés contribuent à creuser le fossé.

Cette conception différente des sciences chez les filles et les garçons s'observe déjà au niveau secondaire. En effet, une enquête effectuée par le Groupe d'études interuniversitaires et interdisciplinaires sur les représentations sociales de l'Université du Québec à Montréal auprès d'étudiants des 4e et 5e secondaires révèle que pour les garçons, les sciences servent à explorer et à découvrir l'univers ainsi qu'à développer de nouveaux savoirs tandis que pour les filles, les sciences sont surtout associées à l'invention d'objets. Or, en réalité, le travail en informatique s'approche grandement de la conception des filles - qui ne l'ont pas encore réalisé - puisqu'il consiste souvent à créer de nouvelles applications ou à solutionner des problèmes.

Enfin, il faudra voir si des concours comme «Chapeau, les Filles!» destiné aux étudiantes des niveaux secondaire, collégial et universitaire ou par des événements tels que celui organisé par l'École de technologie supérieure pour les filles des 2e et 3e secondaires - Les filles et les sciences, un duo électrisant - parviendront à intéresser davantage les filles aux sciences et à l'informatique.

L'étude de TechnoCompétences et du CPLQ intitulée «Enquête salariale 2000» est disponible en ligne.
Source : Les Affaires, 13 janvier 2001

4. LE POUVOIR DES NOUVELLES TECHNOLOGIES SUR INTERNET - Internet, aussi vaste et désorganisé qu'il soit, a tout de même révolutionné de fond en comble le monde des affaires. L'entreprise qui y a développé des stratégies gagnantes a su tirer profit des technologies Internet existantes afin de maximiser sa chance de réussite. De nos jours, ce sont des places de marché virtuelles, de langage XML et du CRM (Gestion de la relation client) dont les entreprises entendent parler.

En fait, plusieurs organisations se sont maintenant rendues à l'évidence qu'une stratégie passive sur le Web n'est pas vraiment efficace. Les entreprises qui publient leur catalogue en ligne et qui ne font qu'attendre les commandes sont souvent très déçues des résultats.

Être proactif sur Internet veut dire faire des partenariats avec des concurrents pour développer des stratégies conjointes ou du moins développer des ententes de collaboration, recueillir le plus d'information possible sur ces clients afin de leur offrir les produits et services qui correspondent le mieux à leurs besoins, et bien entendu, développer des stratégies d'affaires tenant compte de l'ensemble du processus d'affaires de l'entreprise.

Le langage XML est un bon exemple d'outil dont peuvent se servir les organisations pour les aider à développer des sites Internet performants. Les nouvelles technologies Internet, afin d'être utiles pour les entreprises, doivent absolument les aider à organiser et à gérer leurs ressources informationnelles.

En fait, l'important à retenir est qu'Internet est en évolution constante et, que ce soit à l'aide d'innovation technologique, de nouveaux concepts ou encore d'une combinaison de ces deux éléments, les entreprises voulant demeurer performantes devront toujours s'adapter.
Sources : Fortune.com


Bulletin du 12 janvier 2001

1. Protection de la vie privée sur Internet : préoccupation grandissante
2. Vers des stratégies marketing performantes
3. La formation universitaire à distance facilite l'accès des travailleurs à des études supérieures
4. L'avenir d'Internet

1. PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE SUR INTERNET : PRÉOCCUPATION GRANDISSANTE - Selon Michael Geist, - professeur de droit à l'Université d'Ottawa et directeur du Département de «e- commerce law» de la firme d'avocats Goodmans LLP - les aspects légaux entourant les technologies de l'information continueront d'être un des sujets chauds pour la communauté légale canadienne en cette année 2001.

D'abord, janvier 2001 marque l'entrée en vigueur de la loi canadienne sur la protection des renseignements personnels. Geist s'attend à ce que plusieurs provinces emboîtent le pas pour assurer la protection des renseignements personnels tombant sous leur juridiction, particulièrement dans le domaine de la santé. Chez nos voisins du Sud, la protection de la vie privée des enfants fera certainement partie des préoccupations à surveiller. Toujours selon le professeur Geist, les applications sans fil (téléphone cellulaire, SCP, etc.) poseront un problème épineux aux défenseurs de la vie privée. En effet, en plus de savoir QUI nous sommes, les fournisseurs de ces services savent OÙ nous sommes.

Parmi les autres aspects légaux à surveiller dans un avenir rapproché, on trouve la confiance des consommateurs pour les transactions en ligne. De tous les facteurs qui empêchent le commerce électronique de démarrer selon les attentes de plusieurs experts, le manque de confiance des acheteurs joue probablement encore un rôle de premier plan. Enfin, les batailles de juridictions (comme celle qui opposait le gouvernement français à Yahoo! concernant les enchères de souvenirs nazis) et les disputes de propriété intellectuelle (l'industrie de la musique contre Napster, par exemple) devraient être nombreuses et faire couler beaucoup d'encre au cours de l'année qui débute.
Source : Globe and Mail, 4 janvier 2001

**** Note : Pour les entreprises intéressées à connaître les modalités d'application de la nouvelle loi canadienne, le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada a publié le document : «Un guide sur la Loi sur la protection des documents personnels et les documents électroniques à l'intention des entreprises et des organismes».

2. VERS DES STRATÉGIES MARKETING PERFORMANTES - De plus en plus de sociétés point-com se rendent à l'évidence qu'elles ne peuvent pas tout simplement s'acheter une clientèle et qu'elles ne peuvent pas non plus se soustraire à la vieille loi «coûts/bénéfices». Les entreprises qui dépensaient pour acquérir un nouveau client davantage d'argent que celui-ci ne pourrait jamais rapporter dans toute sa vie ont payé le prix de leur erreur. Les coûts des campagnes publicitaires à grand déploiement qui n'ont jamais été expliquées ont certainement joué un rôle important dans les récentes débâcles de plusieurs sociétés point-com.

Ce retour à la réalité pour les entreprises restantes les force à chercher des façons innovatrices pour élargir leur bassin de clientèle. Un des premiers constats qu'il faut admettre est que les dépenses en marketing et en publicité devraient toujours être effectuées dans un optique de rentabilité. Pour survivre, les entreprises point-com doivent garder le contrôle de leurs coûts et, oui ... faire de l'argent.

Autre constat qui semble évident non seulement pour les sociétés point-com, mais pour toute entreprise en technologies est la nécessité d'étendre leurs frontières. Faire cavalier seul est illusoire dans une ère aussi complexe qui bouge aussi rapidement qu'aujourd'hui. Même pour ce qui est d'élargir leur bassin de clientèle, les entreprises devront penser sous l'angle d'alliances et de partenariats.

À vouloir créer à tout prix une marque de commerce reconnue et un «buzz» autour de leurs produits, souvent dans le seul but de courtiser et d'impressionner des investisseurs potentiels, plusieurs sociétés point-com ont couru à leur perte. Pour celles encore en affaires, l'adoption de stratégies marketing performantes sera vital !
Source : Fast Company, janvier 2001

3. LA FORMATION UNIVERSITAIRE À DISTANCE FACILITE L'ACCÈS DES TRAVAILLEURS À DES ÉTUDES SUPÉRIEURES - En ce début d'année - ou de trimestre scolaire - il convient d'aborder les différentes avenues qui s'offrent à ceux qui souhaitent accéder à des études supérieures, que ce soit pour entreprendre une nouvelle carrière ou pour parfaire ses connaissances. L'évolution des technologies de l'information et de la communication a grandement modifié, voire facilité l'accès au savoir universitaire. Ainsi, au tout début du processus, le futur étudiant peut faire sa demande d'admission à l'université en remplissant un formulaire en ligne, ce qui en accélère son traitement et son suivi. Ensuite, l'étudiant peut adapter sa formation à ses besoins en choisissant d'étudier le jour ou le soir, à temps plein ou à temps partiel, sur le campus, à son domicile ou à son lieu de travail.

Les universités offrent différents types de programmes, allant du baccalauréat spécialisé au baccalauréat multidisciplinaire. La formule de baccalauréat composé de trois certificats est celle préférée par la clientèle provenant du milieu du travail. À cet égard, cette clientèle opte pour l'éducation permanente qui offre un choix varié de certificats dont les cours sont dispensés le soir. De plus, grâce au développement d'Internet, plusieurs universités donnent dorénavant accès à une formation continue et à distance. Ainsi, l'étudiant peut apprendre au moment et à l'endroit qui lui conviennent. Facteur de motivation supplémentaire pour la clientèle visée, la plupart des programmes offerts à l'éducation permanente ou à l'éducation à distance sont adaptés au marché du travail.

Bien que le téléapprentissage connaisse une certaine croissance, il est étonnant de constater qu'il occupe seulement 5% des activités de l'Université de Montréal. Aussi, il semble que parmi les différents modes d'enseignement de la télé-université (envoi postal, télévision, vidéo, cédérom et Internet) c'est la formation universitaire à distance qui détient le plus haut taux d'abandon. On attribue ce phénomène à la discipline personnelle imposée par ce type de formation et au besoin de sociabiliser avec ses pairs. Le développement du réseautage dans ce type de cours pourrait notamment combler ce manque.
Source : Le Devoir, 6 janv. 2001

4. L'AVENIR D'INTERNET - La grande excitation jadis existante à propos d'Internet est maintenant résolue. Nous entrons dans une vision réaliste d'Internet qui n'est plus considéré comme LA SEULE solution. Les gens connaissent les limites d'Internet, ses faiblesses, ce qu'il apporte et ce qu'il ne peut pas apporter. De la même façon les consommateurs savent ce qu'ils aiment et ce qu'ils veulent faire sur Internet.

Internet entre dans sa phase de maturité et comme tel, il répondra dorénavant à des «lois» de marché et à une logique différente de sa phase précédente de technologie émergente. Les technologies et les services Internet ne sont plus un marché d'innovation mais un marché basé sur la qualité et sur un service à la clientèle à valeur ajouté, qui doit répondre aux besoins des consommateurs.

Cette nouvelle phase vers laquelle Internet se dirige ne connaîtra évidemment pas de changement drastique : l'utilisation d'Internet ne diminuera pas, les entreprises vont toujours chercher de nouvelles façons de répondre aux besoins de leur clientèle, le commerce électronique aura toujours une place sur Internet et, du point de vue des entreprises, les affaires électroniques vont continuer à gagner en popularité.

Internet offrira beaucoup d'opportunités pour les entreprises qui se questionneront et amélioreront leurs produits et services. Elles devront cependant composer avec une clientèle de plus en plus exigeante qui connaît de plus en plus ce qu'elle aime et ce qu'elle n'aime pas.
Source : The Pfeiffer Report, 12 décembre 2000 ; TheStandard.com, 8 janvier 2001


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